« Nous sommes des Québécois. Ce que cela veut dire, d'abord et avant tout, et au besoin exclusivement, c'est que nous sommes attachés à ce seul coin du monde où nous puissions être pleinement nous-mêmes. Ce Québec qui, nous le sentons bien, est le seul endroit où il nous soit possible d'être vraiment chez nous. Être nous-mêmes, c'est essentiellement de maintenir et de développer une personnalité qui dure depuis trois siècles et demi. Au cœur de cette personnalité se trouve le fait que nous parlons français.
Tout le reste est accroché à cet élément essentiel et en découle ou nous y ramène infailliblement. Dans notre histoire, l'Amérique a d'abord un visage français, celui que, fugitivement mais glorieusement, lui ont donné Champlain, Joliette, Lasalle, La Vérendrye. Les premières leçons de progrès et de persévérance nous sont fournies par Maisonneuve, Jeanne Mance, Jean Talon, celles d'audace et d'héroïsme par Lambert Closse, Brébeuf, Frontenac, d'Iberville. Puis vint la conquête. Nous fûmes des vaincus qui s'acharnaient à survivre petitement sur un continent devenu anglo-saxon. Tant bien que mal, à travers bien des péripéties et divers régimes, en dépit de difficultés sans nombre, nous y sommes parvenus. [...]
Nous sommes fils de cette société dont le cultivateur, notre père ou notre grand-père, était encore le citoyen central. Nous sommes aussi les héritiers de cette fantastique aventure que fut une Amérique d'abord presque entièrement française, et plus encore de l'obstination collective qui a permis d'en conserver vivante cette partie qu'on appelle le Québec. Tout cela se trouve au fond de cette personnalité qui est la nôtre. Quiconque ne le ressent pas à l'occasion n'est pas, n'est plus l'un d'entre nous. »
René Lévesque, Option Québec
Depuis 2003 il n’y a eu que des gouvernements fédéralistes au Québec, hormis un hiatus de 16 mois, sans budget adopté.
L’état actuel du Québec c’est exclusivement le résultat de la gouvernance fédéraliste.
Les intelligences artificielles ne vivent pas une expérience, ne possèdent pas de corps, ne traversent ni la joie ni la douleur, ne mûrissent pas dans la relation, ne connaissent pas de l’intérieur ce que signifient l’amour, le travail, l’amitié, la responsabilité. Elles n’ont pas non plus de conscience morale : elles ne jugent pas le bien et le mal, ne saisissent pas le sens ultime des situations, n’assument pas sur elles le poids des conséquences. Elles peuvent imiter, elles peuvent simuler, mais elles ne comprennent pas ce qu’elles produisent, car elles n��habitent pas l’horizon affectif, relationnel et spirituel dans lequel l’humain devient sage. #MagnificaHumanitas
Il y a quelque chose de lunaire dans le débat sur la position identitaire du PQ suite au rapport OUI Québec. 🌙
Tout le monde qui sait lire un sondage voit que le discours identitaire est infiniment plus populaire que la souveraineté.
Chaque fois que le PQ a délaissé l’identité, il s’est fait doubler par une 3e voie assumée sur ces questions: ADQ 2007, CAQ 2018.
Ce débat revient pourtant périodiquement. Pourquoi? Parce que la gauche multiculturaliste veut faire passer ses propres lubies pour une proposition électoralement gagnante.
Plusieurs raisons peuvent expliquer la relative stagnation du PQ dans les intentions de vote…mais pas le fait qu’il défende l’identité québécoise. ⚜️
Sans tomber dans la paranoïa, il reste que la souveraineté fait face à de nombreux adversaires qui s'organisent.
Il y a les "absolument contre" qu'on connait bien, mais aussi les "à condition que..." qui jouent le rôle d'idiots utiles du fédéralisme sans s'en trop rendre compte
Whether you're studying online, finding a new job, or keeping in touch, internet is a basic need. But right now, too many New Yorkers don't have internet connectivity.
I am proud to announce alongside @NYCHousing@RepRitchie@NYPL that we are expanding New York City’s Neighborhood Internet Program, which provides free, high-speed broadband to New Yorkers living in affordable housing. Now, an additional 2,000 NYC households will gain access to high-speed broadband across the Bronx.
Le dessinateur de la BD la plus colorée de France était daltonien.
Il y a 99 ans jour pour jour, le 25 avril 1927, naît à Fismes dans la Marne le quatrième enfant d'une famille d'immigrés vénitiens. Il vient au monde avec douze doigts. Six à chaque main. On l'opère à un mois.
Il est aussi sourd de l'oreille gauche, et il ne distingue pas le rouge du vert.
À sept ans, il dévore Mickey Mouse dans Le Petit Parisien. Il rêve de Walt Disney. À l'école, ses cahiers sont noircis de croquis. Sa mère le voit clown. Lui se voit dessinateur.
Il quitte l'école à 13 ans pour aider son père tapissier. À 18 ans, il décroche son premier contrat à la Société parisienne d'édition. À 24 ans, dans les couloirs de la World Press à Bruxelles, un type aux idées vives le remarque. Il s'appelle René Goscinny.
Huit ans plus tard, le 29 octobre 1959, le numéro un d'un nouvel hebdomadaire pour la jeunesse paraît. Il s'appelle Pilote. En page 20, sur une seule planche, deux Gaulois apparaissent pour la première fois.
380 millions d'albums vendus. 111 langues. Un parc d'attractions. Un mythe.
Il s'appelait Albert Uderzo.
The Trump family has made $4 billion off the presidency.
Crypto: $3.02B
Persian Gulf deals: $425.8M
Qatari jet: $150M
Legal fees/merch: $127.7M
Mar-a-Lago: $125M
Corporate deals: $91M
Hanoi hotel: $40M
Truth Social: $25M
Don Jr: $19.6M
Unprecedented kleptocracy.
Peut-on avoir la peau noire, être issu de l’immigration et être Québécois? La réponse courte : oui. La réponse longue maintenant.
Je reviens sur cette question, car elle revient souvent sur les réseaux sociaux et même dans mon entourage : qui fait partie de ce « nous québécois »? En ce qui me concerne, je m’inclus dans ce « nous ». Pas seulement parce que je suis née ici, mais aussi parce que la majorité de mes références culturelles, je les puise ici.
Ceux qui me connaissent personnellement savent que j’ai longtemps été une grande amatrice de séries québécoises (j’ai moins le temps d’en regarder maintenant). Dans le désordre : Ô, Chambres en ville, Nos étés, Unité 9, À cœur battant, Scoop, Lance et compte, Au nom du père et du fils, Marguerite Volant, Virginie, Deux frères.
J’aime la musique de chez nous aussi. Quand j’étais adolescente, je m’endormais au son des chansons francophones diffusées sur les ondes de Rock Détente. La chanteuse dont je connais le plus de chansons par cœur est et restera toujours Céline Dion. Lors d’un voyage en France, quelqu’un m’a même déjà dit : « Mais elle parle comme Céline Dion, celle-là! » J’ai trouvé ça bien drôle, surtout considérant que j’ai un accent haïtien.
Je n’ignore pas le climat de polarisation actuel ni les commentaires racistes visant les personnes issues de l’immigration. Je comprends qu’ils puissent susciter du ressentiment.
Cela dit, je refuse de laisser ces propos définir qui a le droit de se réclamer de l’identité québécoise. Je crois aussi profondément que ces commentaires disgracieux sont le fait d’une minorité bruyante. Si ce n’était pas le cas, je ne suis pas certaine que je pourrais tenir, depuis toutes ces années, le discours qui est le mien.
Mais la preuve la plus éloquente que je suis bien une Québécoise me vient de ma mère. Après un court séjour d’une semaine chez moi l’an dernier, elle a dû se rendre à l’évidence. Assise à ma table, elle a déclaré : « Tu as la couleur d’une Haïtienne, mais tu es une Québécoise. » Je pense qu’elle était peut-être à boutte de manger des plats non haïtiens dans mon humble demeure. 🤣
Au fond, personne ne peut définir mon identité à ma place. Être Québécois ne dépend ni de la couleur de la peau ni des préjugés de certains. C’est une réalité vécue, faite de culture, de repères communs et d’un sentiment d’appartenance bien réel. On peut avoir des origines diverses et faire pleinement partie du « nous ». C’est mon cas, tout simplement.