@Aurelien_Le_Coq Quoi, quand un mec se casse le cul et réussit à s'en sortir il n'a pas le droit d'en faire profiter sa famille ? Vous préférez la spoliation parce que vos parents n'ont pas été capable de faire de même ? Arrêtez de jalouser et laissez aux gens leur argent.
Le débat sur la taxe Zucman est surréaliste et révélateur du point de méconnaissance de base, même pas de l'économie, mais des notions totalement élémentaires de ce qu'est un capital ou un revenu.
Il y a vraiment des gens qui croient que 2% du capital, ce n'est rien. Certains semblent même comparer 2% du capital à la flat tax de 30% sur les revenus du capital pour dire que "2% c'est rien", c'est dire à quel point on part de très bas.
Si le capital rapporte 4% et la taxe prend 2% du capital, ça fait 50% des revenus. 4%, c'est grosso modo le rendement maxi d'un placement "assez sûr" de type obligataire. Attention, 4% de gain brut, c'est un gain hors inflation plus faible...
Dans un pays où l'inflation est de 1,5 à 2%, la taxe à 2% boufferait quasiment tous les gains hors inflation. Autant dire que les possesseurs de capital n'aiment pas.
"Oui mais les riches font bien plus que 4%".
Certes, mais si un capital rapporte plus, c'est avec un risque de perte plus élevé. Sur 10 ans, le Cac40 dividendes réinvestis a fait environ 9-10% (selon grok, pas vérifié, mais c'est l'ordre de grandeur que j'avais en tête), mais avec de grandes différences entre années: +28% la meilleure année de ces 10 dernières, mais -11% la plus mauvaise. Alors les bonnes années, les 2% passent crème, mais les mauvaises, ça fait mal.
Si ce capital est de la "richesse en devenir" mais ne rapporte rien aujourd'hui (cas d'une startup très hypée), c'est juste une perte sèche.
"Naaan mais les gens ils vont pas quitter leurs amis et leur cadre de vie pour 2% ?"
Ben, si, ils l'ont déjà fait.
Les riches ont déjà fait ça lorsque Mitterrand a instauré l'ISF en 82, qui était pourtant bien moins que 2%. Ou quand un autre abruti (Juppé je crois, mais pas sûr) à supprimé le plafonnement de la somme de tous les impôts à 80% des revenus vers 1995.
L'institut Montaigne avait calculé vers 2005 que l'ISF version Mitterrand, bien plus light que la taxe Z, avait certes rapporté environ 3 milliards mais avait coûté 15 milliards de recettes fiscales perdues, par exil fiscal et par découragement de l'investissement en France.
Les riches britanniques (ou riches étrangers résidant en UK) quittent massivement l'UK parce que les travaillistes ont augmenté leurs taxes. Les riches suédois avaient massivement fui la Suède dans les années 80 90 et sont revenus dans les années 2000 quand la Suède a supprimé à la fois son ISF et son impôt sur les successions (en 2004). Résultat, les recettes fiscales totales ont augmenté beaucoup plus vite que l'inflation, +33% hors inflation entre 2004 et 2014 : ces riches, non content de revenir avec leur capital, sont revenu avec des idées et on financé la "génération spotify". Voir mon article sur cette réforme en Suède, https://t.co/WDuEwaWZI8
C'est évidemment ce qu'il faudrait faire en France, même si les partisans de la Z-tax dénonceraient un "scandaleux cadeau aux riches"...
Le problème d'une Taxe Z n'est pas uniquement le risque de fuite des possesseurs existants de capital. Il est surtout l'incitation à aller créer de la richesse ailleurs.
Un créateur d'entreprise à haut potentiel sait qu'il va mettre 5 à 10 ans pour être rentable, mais que si ses premières ventes sont prometteuses, la valorisation "putative" de son entreprise sera élevée, par "anticipation des résultats futurs".
Apparemment, des décérébrés croient que "si une entreprise vaut X milliards mais ne génère pas de bénéfice net, "c'est que le dirigeant est minable". Ces gens n'ont aucune idée de la façon dont les réussites se construisent. Le cas le plus célèbre est peut être celui d'Amazon qui a mis 9 ans avant de dégager son premier bénéfice. Pourquoi ? Parce que Bezos a réinvesti tous les cash flow initiaux pour prendre des parts de marché et ne pas se laisser bouffer par ses concurrents d'alors. Les investisseurs ont cru en cette stratégie et ont donc payé très cher pour entrer au capital d'Amazon avant qu'Amazon ne gagne de l'argent, acceptant qu'Amazon ne rémunère pas leur risque dans l'espoir de gains futurs supérieurs. Stratégie Gagnante pour Amazon, mais de nombreuses start up de cette époque, pourtant "grands espoirs de la cote", ayant fait de même, ont disparu, ou vivotent comme de banales PME, à une fraction de leur valeur passée, après avoir été pourtant "investies en phase de perte", comme Amazon.
Qui se souvient de Boo ? De Priceline ? de Groupon ? de Webvan ? De etoys ? de Napster ? d'Aucland ? Caramail ? Lycos ? Altavista ? club-internet ? Nomad ? Multimania ? etc, etc.
Toutes ces entreprises ont été à une époque valorisées des centaines de millions, voire des milliards, alors qu'elles ne gagnaient pas d'argent. Et elles ont sombré ou vivoté à une fraction de leur pic de splendeur. Oui, investir, c'est risqué.
Pour un tel entrepreneur ou investisseur en phase précoce, une taxe Z est évidemment une catastrophe, le cas d'Arthur Mensch, repris en boucle sur X, en est l'exemple le plus connu. Créer un "wannabe leader mondial" est une entreprise plus que risquée, alors qui est assez naïf pour croire que les gens prendront le risque là o�� on leur imposera une fiscalité confiscatoire en phase de croissance ?
La taxe Zucman serait un énorme tue-l-avenir.
@grok @XCoreeDuNord @mousquetaire011 @LysandreBL @grok dans les pertes d'emplois estimés, as-tu compté les pertes en cascades ? (Restaurants qui autour des sièges sociaux, coffee shops, etc)
« Si tu prends 5000$ à un gars qui travaille et que tu donnes 1000$ à 5 qui ne travaillent pas, tu perds un vote et tu en gagnes 5.
C’est la plus grande fraude pyramidale de l’histoire et ça s’appelle le socialisme »