Plus de 25 000 milliards de FCFA de dette, une crise sociale qui touche l’école, la santé et les services essentiels, des familles qui peinent à joindre les deux bouts. Et dans nos campagnes, des populations qui attendent encore l’eau, l’électricité et le minimum auquel tout citoyen devrait avoir droit.
Écoutez cette femme rencontrée lors de la tournée de la République des Valeurs à l’intérieur du pays. Elle raconte comment des enfants sont obligés d’aller réviser leurs leçons sous des lampadaires publics, faute d’électricité chez eux. En 2026, au Sénégal ! Comment peut-on encore accepter que l’avenir d’un enfant dépende de l’endroit où il est né ?
Pendant ce temps, au sommet de l’État, les rivalités politiques s’invitent jusque dans les débats budgétaires. Mais où est le cap ? Quelle réponse concrète le président Bassirou Diomaye Faye apporte-t-il à ces urgences ? Comment prétendre construire un Sénégal souverain quand une partie de ses citoyens attend encore les services les plus élémentaires ?
Les Sénégalais n’ont pas donné mandat à leurs dirigeants pour entretenir des querelles de pouvoir. Ils leur ont confié une responsabilité : améliorer leurs conditions de vie et rendre des comptes.
La République ne peut pas s’arrêter aux portes de Dakar. Et la souveraineté du peuple ne se résume pas à un bulletin de vote tous les cinq ans.
Plus de 25 000 milliards de FCFA de dette, une crise sociale qui touche l’école, la santé et les services essentiels, des familles qui peinent à joindre les deux bouts. Et dans nos campagnes, des populations qui attendent encore l’eau, l’électricité et le minimum auquel tout citoyen devrait avoir droit.
Écoutez cette femme rencontrée lors de la tournée de la République des Valeurs à l’intérieur du pays. Elle raconte comment des enfants sont obligés d’aller réviser leurs leçons sous des lampadaires publics, faute d’électricité chez eux. En 2026, au Sénégal ! Comment peut-on encore accepter que l’avenir d’un enfant dépende de l’endroit où il est né ?
Pendant ce temps, au sommet de l’État, les rivalités politiques s’invitent jusque dans les débats budgétaires. Mais où est le cap ? Quelle réponse concrète le président Bassirou Diomaye Faye apporte-t-il à ces urgences ? Comment prétendre construire un Sénégal souverain quand une partie de ses citoyens attend encore les services les plus élémentaires ?
Les Sénégalais n’ont pas donné mandat à leurs dirigeants pour entretenir des querelles de pouvoir. Ils leur ont confié une responsabilité : améliorer leurs conditions de vie et rendre des comptes.
La République ne peut pas s’arrêter aux portes de Dakar. Et la souveraineté du peuple ne se résume pas à un bulletin de vote tous les cinq ans.
L'Assemblée nationale, pourtant convoquée en session extraordinaire, donc pour des motifs prétendument impératifs, a reporté la séance de ce matin. C'est la réponse du berger Pastef à la bergère Kiiraay, dont la saisine du Conseil constitutionnel bloque l'examen de la loi sur le Code pétrolier prévu cet après-midi.
Match nul entre les factions politiciennes, mais défaite cinglante pour le Sénégal, sa stabilité et sa notation financière. Notre pays est l'otage de dirigeants élus sur des promesses de rupture qu'ils sont incapables d'assumer, tant ils sont aveuglés par leurs rivalités.
Nous avons vu ce que de tels enfantillages ont engendré dans nombre de pays de l'Afrique de l'Ouest. Une crise ouverte survient rarement de manière brutale. Elle résulte d'une crise larvée, de répétitions de coups et de contrecoups qui finissent par miner le pays, ne laissant comme issue que les solutions extrêmes.
J'en appelle aux citoyens : c'est nous et nos enfants qui allons trinquer.
Exprimons-nous ! Trop, c'est trop. Le Pastef et Kiiraay doivent s'occuper de nous et non des prochaines élections.
Crise de l'électricité : l'incompétence plutôt que le sabotage.
En 2023, le Sénégal exportait jusqu'à 120 MW d'électricité vers la Guinée, 60 MW vers la Gambie et 40 MW vers la Mauritanie. En 2026, les rôles s'inversent : le Sénégal importe de la Guinée jusqu'à 200 MW. Cet apport ne comble pas, pour le moment, un déficit catastrophique qui oblige la SENELEC à des délestages tournants.
Cela nous ramène à pire que l'annus horribilis de 2011 durant laquelle, malgré tout, le déficit n'avait jamais atteint les 200 MW.
Les émeutes de cette année maudite hantent sans doute le régime, d'où ces délestages sélectifs. Les Sénégalais étant tous égaux, mais pas égaux de la même façon, les villes et quartiers ne sont pas au même régime de délestages. Les zones potentiellement explosives, Dakar et ses banlieues frondeuses, sont choyées, si l'on peut dire. Thiès et d'autres localités moins fougueuses sont soumises à des délestages plus longs et fréquents. Le Palais de la République et Ndiaganiao, ce n'est pas la même chose, quand même !
Un seul chiffre illustre la catastrophe en cours : la centrale de West African Energy, qui devait fonctionner au gaz, est alimentée au DO (Diesel Oil) avec une facture incendiaire d'un milliard de francs CFA par jour. Une armada d'une cinquantaine de camions-citernes assure cet approvisionnement quotidien, digne d'un corps d'armée en guerre.
D'exportateur net d'électricité, voici le Sénégal redevenu dépendant de la Guinée. Vive la souveraineté !
Je reviendrai prochainement sur les décisions politiques qui ont produit cette situation catastrophique pour les foyers en cette période de canicule, ainsi que pour les entreprises déjà durement éprouvées.
Le gouvernement veut-il encore enrichir José ?
La LFR reconduit un décaissement de 1,5 milliard espéré de la banque Santander, qui correspond à la fameuse facture qu’agitait José il y a quelques semaines, lui qui n’a pas encore travaillé.
Pendant ce temps, les violents délestages font cruellement écho au calvaire de 1 700 villages, purement et simplement sacrifiés sur l'autel des combines.
Le gouvernement savait tout de ce scandale. Toute tentative de bricoler ce projet en violation du code des marchés serait injustifiable.
Kiiraay ou le soupou kandja de la honte
Tout semble normal dans ce Sénégal qui s'apprête à accueillir les JOJ, alors que sa population est laissée sous courant alternatif.
Pour nombre de nos compatriotes, l'accès à l'eau se résume encore au puits et à l'épuisante corvée de la corde. L'absence d'électricité prive nos villages de moulins et de soins de base. L'insécurité rôde partout, la drogue se banalise, le coût exorbitant de l'essence asphyxie les travailleurs et le désespoir pousse notre jeunesse vers l'immigration clandestine. Tomber gravement malade est devenu une tragédie absolue : il faut d'abord trouver un centre de santé fonctionnel, avant de s'endetter pour espérer en payer les frais.
Mais tout cela semble normal au pays de Kiiraay. Si normal que le débat national se limite à savoir qui rejoindra ce parti soupou kandja, concocté avec des condiments de Pastef, des os de l'APR, un zeste du PDS et un soupçon de Takku-Wallu…
À défaut d’un véritable ceebu jën, Kiiraay nous sert ce soupou kandja de la honte.
L'homme que vous allez entendre n'est pas un expert. Il n'a reçu mandat de personne. Il cite de mémoire les villages de chez lui qui figuraient dans le programme d'électrification et où rien n'est jamais arrivé. Il les compte un par un Ce recensement-là c'est l'administration qui aurait dû le tenir. C'est un citoyen qui s'en charge, parce que l'État s'est tu.
Trente-sept milliards de francs CFA décaissés sur un marché de plus de 91 milliards. L'argent est sorti du Trésor il y a deux ans parce que c’est le contribuable qui paye in fine. Et à ce jour aucune autorité n'a expliqué aux Sénégalais ce qu'elle a fait pour le récupérer.
On nous oppose la procédure judiciaire. Elle existe et c'est une bonne chose. Mais le juge ne gère pas un marché public à la place de l'administration. Il dit le droit pénal. Il ne signe pas une mise en demeure il n'applique pas les pénalités contractuelles, il n'appelle pas les garanties, il ne prononce pas une résiliation. Ces actes-là n'appartiennent qu'à l'autorité contractante, et rien, absolument rien, ne les suspend.
Voilà pourquoi l'abstention ici n'est pas une neutralité. C'est une position. Une administration qui laisse dormir un dossier de cette ampleur pendant deux ans a choisi quelque chose, et ce choix profite à quelqu'un.
Et que l'on ne se trompe pas sur notre demande. Nous ne réclamons pas qu'on sauve ce contrat, ni qu'on lui trouve une seconde vie au prix d'arrangements discrets. Un marché dont l'avance est partie sans contrepartie n'a pas à être relancé. Il a à être sanctionné. L'argent revient d'abord, le courant viendra ensuite, par des voies régulières et avec des entreprises qui honorent leur signature.
Monsieur le Président de la République, vous avez été élu sur trois mots, jub, jubal, jubanti. Ce dossier ne vient pas d'un autre temps. Il s'est déroulé sous votre mandat, avec votre gouvernement, vos nominations et votre silence. Les villages que cet homme énumère vous attendent depuis le premier jour.
Monsieur le ministre de l'Énergie vous dites chercher une solution. Elle est écrite dans le contrat depuis l'origine. Alors répondez par des dates et des documents. L'entreprise a-t-elle été mise en demeure et quand ? Les garanties ont-elles été appelées, et pour quels montants ? Des pénalités ont-elles été appliquées ? Le marché est-il encore vivant ? Un seul acte, montrez-en un seul.
S'ils existent, publiez-les aujourd'hui. Le pays vous en saura gré. S'ils n'existent pas la question devient la seule qui compte. Qu'est-ce qu'on protège ?
Un État qui ne réclame pas son dû ne perd pas seulement de l'argent. Il révèle ce qu'il est devenu.
Écoutez cet homme jusqu'au bout. Il compte des villages. Il devrait compter des poteaux.
DPG, dette : pendant que Dakar discute des mots, les créanciers s’organisent
12 heures de DPG et, au fond, une impression qui reste : on a beaucoup travaillé les mots. La réalité, elle, n’a pas bougé.
Le matin Al Aminou Lô assure que le Sénégal n’a « rien » concédé. Quelques heures plus tard, il reconnaît : « Nous sommes dans l’ajustement structurel. Nous avons mis fin à énormément de projets. C’est cela, l’ajustement. On y est. » Puis il explique qu’il n’y aurait finalement pas d’ajustement structurel.
Sur la dette, même prudence. Pas de restructuration, mais un « reprofilage ». Le terme est techniquement possible. Mais ce n’est déjà plus le vrai sujet.
Le Sénégal a officiellement annoncé son intention de solliciter un traitement de sa dette pour en rétablir la viabilité. Et pendant que nous discutons encore du vocabulaire, Reuters révèle qu’au moins huit gestionnaires détenteurs de nos obligations se sont regroupés et ont mandaté White & Case pour défendre leurs intérêts.
Eux s’organisent. Ils prennent leurs conseils et préparent leurs positions et défendront chaque franc qui leur est dû. C’est normal. La question est donc simple : qui défend les intérêts du Sénégal, avec quel mandat et quelles lignes rouges ?
C’est cela qu’on attendait d’abord de la DPG. Pas seulement le daara, le Prytanée, Kéba Mbaye, la crainte de Dieu ou la femme qui revient du puits. Je respecte cette part de l’homme. Mais l’émotion ne dit pas aux Sénégalais ce qu’ils vont payer, combien de temps, ni comment l’effort sera réparti.
Et l’argument des « 3 mois d’action sur un cycle de 27 mois » ne tient pas davantage. Al Aminou Lô n’est pas arrivé aux affaires il y a trois mois. Il était au cœur de Sénégal 2050, de la DPG de 2024, de la revue des contrats, de la commission sur le domaine public maritime et du Masterplan. On ne signe pas l’ouvrage pour ensuite décliner la préface.
J’ai dit que l’accord avec le FMI était le moindre mal. Je le maintiens. Mais le moindre mal n’est pas un chèque en blanc.
Tout ne se négocie évidemment pas sur la place publique. En revanche, un peuple a le droit de connaître le périmètre de ce qui se négocie en son nom, les objectifs poursuivis, les lignes rouges de l’État et surtout l’effort qu’on s’apprête à lui demander.
Cette exigence vaut aussi pour les dossiers que l’on préfère laisser dans le silence. Sur ASER-AEE Power, par exemple au-delà de dire que « la justice est saisie », quelles diligences concrètes l’État a-t-il engagées pour préserver ses droits et récupérer les sommes en cause ?
Au fond, voilà où nous en sommes. les créanciers s’organisent pour défendre leur argent. Les Sénégalais sont en droit de savoir comment leur État s’organise pour défendre le leur.
Al Aminou Lô promet la « culture de la preuve ». Très bien. Qu’il commence par les pièces.
Jubbanti commence par la vérité
Deeg réel! Le reste c’est de la Com wala Tiakane