Il n’en reste que 28 dans le monde !
Une stavkirke est une église médiévale en bois typique de la Norvège.
Si ces édifices sont aujourd’hui emblématiques de la Norvège, certaines découvertes archéologiques laissent penser que ce type de construction a pu exister ailleurs en Europe du Nord.
On les appelle en français « églises en bois debout » en raison de leur mode de construction : des mâts ou poteaux soutiennent à la fois la toiture et l’élévation de la nef, mais servent aussi à élever les murs.
On estime que la Norvège a compté environ 1 300 églises en bois debout au Moyen Âge. Il n’en reste aujourd’hui que 28, toutes situées en Norvège, à l’exception d’une déplacée en Pologne en 1844.
Les stavkirkes représentent l’un des exemples les plus raffinés et techniquement avancés de l’architecture en bois qu’ait connu l’Europe du Nord-Ouest au Moyen Âge.
La majorité des stavkirkes ont été bâties entre 1150 et 1350, mais beaucoup ont disparu autour de 1700.
Une carte de 1800 en recense encore 322, principalement dans des régions isolées : vallées montagneuses, villages forestiers, hameaux de pêcheurs, îles et fjords reculés.
Comme énoncé plus haut, il n’en reste malheureusement que 28 aujourd’hui…
Il faut tout de même être réaliste sur un point : les origines des stavkirkes font encore débat. Elles semblent être le résultat d’un mélange complexe d’influences : traditions locales norvégiennes, architecture romane européenne, éléments paléochrétiens et même influences orientales.
L’art scandinave de l’époque romane, lié à la christianisation progressive du territoire, est profondément marqué par l’héritage viking, comme en témoignent les dragons sculptés au sommet des pinacles, ou les figures issues de la mythologie nordique.
Ainsi, on voit apparaître sur les stavkirkes des motifs comme celui de Gunnar dans la fosse aux serpents.
Ainsi, élevées à la croisée du paganisme et du christianisme, les églises en bois debout portent encore les marques visibles de cette transition spirituelle : figures mythologiques, symboles anciens, récits gravés dans le bois.
Un syncrétisme fascinant qui donne à ces édifices une aura unique dans toute l’histoire de l’architecture religieuse.
Le décor sculpté des stavkirkes constitue un aspect fondamental de cet art médiéval : un foisonnement de motifs ornementaux, d’animaux fabuleux, d’entrelacs et de scènes légendaires, qui rivalise en richesse avec les portails sculptés des églises romanes occidentales.
« Nous savons maintenant que toute conscience est conscience de quelque chose, que l'homme a cessé d'être nature, île, prison, essence. Nous savons qu'il se définit par ses contacts, par sa façon de saisir le monde et de se saisir par rapport à lui, par le style de la relation qui l'unit aux objets, aux autres hommes, à lui-même.
Or il m'a semblé que la littérature était l'un des lieux où se trahissait avec le plus de simplicité et même de naïveté cet effort de la conscience pour appréhender l'étre. C'est au contact d'un beau vers, d'une phrase heureuse, d'une image, d'un adjectif, voire d'une inflexion, d'un rythme ou d'un silence que tout grand écrivain découvre et crée à la fois sa grandeur d'écrivain et sa vérité d'homme. La grande littérature constituerait dès lors comme le domaine électif de la relation heureuse. »
Le 24 mars 1529, François Ier crée une institution pour une seule raison : la Sorbonne refuse d'enseigner le grec et l'hébreu.
Les théologiens considèrent que le latin suffit. Tout ce qui vient de l'Antiquité grecque les effraie.
François Ier ne négocie pas. Il nomme deux professeurs, les paie sur ses deniers, et leur donne une mission : enseigner ce que la Sorbonne refuse d'enseigner. Gratuitement. À tout le monde.
La Sorbonne est furieuse. Elle tente de faire interdire les cours. Elle échoue.
Deux chaires deviennent douze. Le grec, l'hébreu, les mathématiques, la médecine, la philosophie.
L'institution s'appelle d'abord le Collège des lecteurs royaux.
Aujourd'hui, c'est le Collège de France. Ses cours sont toujours gratuits. Toujours ouverts à tous. Sans inscription, sans diplôme, sans condition.
Près de cinq siècles plus tard, rien n'a changé. C'est l'un des derniers endroits en France où le savoir n'a pas de prix.
Dans la France dont je rêve, Marine, les politiciens qui ont détourné des fonds publics vont en prison.
Ceux et celles qui soutiennent et sont soutenus par une dictature russe qui veut nous détruire sont inculpés pour intelligence avec une puissance étrangère.
Ceux et celles qui ont soutenu pendant des années un leader antisémite et raciste, sont frappés d'inéligibilité. Et celles et ceux qui font reposer tout leur programme sur la désignation d'un bouc émissaire sont moralement disqualifiés.
Je compte sur toi, Marine 🙂
"Les attaques de colons israéliens contre des civils palestiniens en Cisjordanie sont « moralement et éthiquement inacceptables », a affirmé, mercredi 18 mars, le chef d’état-major de l’armée israélienne. Le lieutenant-général Eyal Zamir a appelé les autorités politiques « à agir avant qu’il ne soit trop tard ».
(...)
Mardi également, une ex-ministre et députée centriste, Meirav Cohen, a dénoncé au Parlement la résurgence d’un « terrorisme juif ». « La réalité est qu’en ce moment même, des villages sont attaqués, des communautés sont délibérément expulsées de leurs foyers, des moutons sont abattus, des vergers sont incendiés, des gens sont attaqués simplement parce qu’ils sont arabes, sans qu’ils aient recours à la violence », a déploré Mme Cohen.
« Et récemment, c’est devenu de plus en plus violent, de plus en plus public. Aussi douloureux et honteux que cela soit à admettre, il s’agit bien de terrorisme, et de terrorisme juif », a-t-elle dénoncé. « Avec le temps, ce terrorisme a acquis une impunité croissante. Il est devenu plus répandu, plus organisé, plus dangereux. Et il est dangereux non seulement pour les Palestiniens, mais aussi pour les Israéliens, pour les soldats, pour notre pays », a mis en garde cette députée.
(...)
En début de semaine, une lettre ouverte signée par des centaines d’anciens responsables sécuritaires du mouvement « Commandants pour la sécurité d’Israël » a dénoncé l’intensification de ces violences de colons, devenues un « phénomène quotidien, permanent et terrifiant ».
« Il ne s’agit pas ici de quelques émeutiers ou de “mauvaises herbes”. Ces actes de violence s’appuient sur un système organisé comportant plusieurs niveaux hiérarchiques institutionnels », avec des « objectifs clairs : vider de larges zones de toute présence palestinienne par le biais de menaces, d’atteintes graves à la vie et aux biens, ainsi que d’émeutes et de pogroms purs et simples », ont accusé les anciens militaires.
(...)
https://t.co/BIJ4i9SU8o
Quand un pouvoir prétend défendre la liberté d’expression tout en cherchant à exclure certains acteurs du débat public, il y a une contradiction profonde.
C’est ce que révèle une directive attribuée à l’administration de Donald Trump : refuser certains visas à des personnes ayant travaillé dans le fact-checking ou la modération de contenus, au motif qu’elles auraient participé à une forme de « censure ». Or la vérification des faits est une pratique journalistique essentielle, reconnue et structurée par des organisations internationales comme l’International Fact-Checking Network.
Dans une démocratie, la liberté d’expression ne signifie pas seulement le droit de parler. Elle implique aussi l’existence de contre-pouvoirs capables de vérifier les informations, de contester les affirmations trompeuses et de nourrir un débat public éclairé.
Lorsque l’on s’attaque à ces mécanismes au nom même de la « liberté », on entre dans une logique paradoxale déjà observée dans de nombreuses dérives illibérales : utiliser le langage de la liberté pour affaiblir les institutions qui la rendent possible.
La démocratie repose sur deux piliers indissociables : le pluralisme des opinions et la circulation d’une information vérifiable. Fragiliser l’un ou l’autre revient à affaiblir l’ensemble.
C’est précisément pour cela que les décisions politiques qui visent les journalistes, les chercheurs ou les organisations de vérification des faits doivent être regardées avec la plus grande vigilance.
https://t.co/vuLIAnRj51
En matière de mensonge, on est au-delà du sketch de Powell à l’ONU.
Mais là, bizarrement, tout le monde s’en tape.
Trump à tellement menti, érigé le mensonge en mode habituel de communication, qu’on finit par trouver ca normal. On est mithridatisés
Posté et approuvé par l’adjoint au chef de cabinet de la Maison-Blanche.
Cette séance évangélisto-vaudou dans le Bureau ovale n’est donc pas un fake.
Le gourou vénéré est le commandeur en chef de la première armée de l’OTAN et le chef de la guerre contre l’Iran.
Ça rassure.
J’adore les gens qui dénoncent les sondages quand ils leur sont défavorables, et les brandissent quand ils leur plaisent. Dans cet art Antoine Léaument est un petit Mozart.
Comme je vois circuler de nombreuses critiques du film « Persepolis » je me sens obligé de réagir.
J’ai notamment lu que ce film serait « une propagande fasciste », alors même que tout le récit constitue précisément une critique du fascisme islamiste et de sa propagande.
Il serait plus cohérent d’adopter une position réellement objective, critiquer l’autoritarisme injuste, quelle que soit son origine. Lorsque cette critique disparaît dès qu’il est question de l’islam ou de sociétés musulmanes, on aboutit paradoxalement à une forme de discrimination : on refuse alors aux individus concernés le droit de dénoncer et de remettre en cause les systèmes oppressifs dans lesquels ils vivent.
Il faut surtout rappeler une chose essentielle, « Persepolis » n’est pas une fiction inventée pour servir un discours. C’est le récit autobiographique d’une enfance réellement vécue. L’histoire d’une petite fille contrainte de porter le voile dans un pays où un régime autoritaire s’impose progressivement comme norme, et où les femmes subissent quotidiennement l’injustice. Autrement dit, la réalité qu’il montre dépasse largement la fiction.
C’est avant tout le témoignage d’une vie sous un régime oppressif et par là même, un plaidoyer pour la liberté.
Je rappelle la procédure, qui est en deux phases :
1- on rapatrie tout de suite et sans barguigner nos compatriotes qui sont exposés à un danger ;
2-Une fois et seulement une fois qu’ils sont à l’abri : on se moque d’eux.
#Dubai
🔴 Mélenchon ironise sur le nom de famille de Raphaël Glucksmann :
🗣 « Monsieur GLUCKSMEN !
GLUCKS-MANNEE ! Pardon !
Après ouh ! j’en ai pour des heures… »
– Rires de la salle –
Certaines conférences obligent à penser et à agir.
Le séminaire de @AssoDvr , en faisant dialoguer l’historien Thomas Branthôme et le philosophe Charles Coutel, a rappelé une ��vidence trop souvent oubliée : la République est une exigence.
Une exigence de clarté conceptuelle, face à ce que Coutel nomme le « cléricalisme langagier d’atmosphère »: des mots républicains omniprésents, mais vidés de leur sens.
Une exigence de temps long et de transmission, dans des sociétés dominées par l’immédiateté et la logique du consommateur.
Une exigence de courage intellectuel, face à la « blessure du monde » évoquée par Thomas Branthôme à partir de Primo Levi : la conscience lucide de la fragilité toujours possible de la civilisation.
« Il ne suffit pas de dire République. »
Il faut la penser, la désirer, la pratiquer — aujourd’hui plus que jamais, à l’heure des plateformes globales, de la marchandisation de l’espace public et de la dilution du bien commun.
Je suis profondément consternée de constater que des courants relevant de la médecine dite « non conventionnelle », dont certains sont régulièrement associés à des dérives sectaires et à des pratiques non fondées scientifiquement, puissent trouver une tribune au sein même des institutions républicaines françaises.
Cette situation interroge gravement sur la vigilance exercée par nos représentants à l’égard de la protection des citoyens, en particulier des plus vulnérables, face à des discours qui peuvent s’éloigner des principes de la médecine fondée sur les preuves et de la rigueur scientifique.
De nombreux rapports officiels alertent pourtant depuis des années sur les risques liés à certaines pratiques pseudo-thérapeutiques : perte de chance pour les patients, emprise mentale, dérives financières, voire ruptures avec les parcours de soins conventionnels. La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) souligne régulièrement la place croissante des pseudo-thérapies dans les signalements qu’elle reçoit.
Que de tels discours puissent être légitimés par un cadre institutionnel tel que le Sénat est, à tout le moins, extrêmement préoccupant et en dit long sur la banalisation progressive de l’obscurantisme sous couvert de pluralisme thérapeutique.
Merci de continuer à nous informer et à documenter ces dérives, qui méritent une attention critique et citoyenne soutenue.
https://t.co/H1jW423wTR