5 juillet 2021. Agde. La famille Barboyon roule paisiblement vers ses premières vacances à 3.
Après des années à désirer un enfant, la petite Talia est née il y a 17 jours.
Mais soudain, Stéphanie, la maman, voit une voiture zigzaguer et rouler à toute allure dans son rétroviseur.
En une fraction de secondes le véhicule percute la Dacia familiale. L'impact est terrible.
Cédric, le papa, est prisonnier des tôles de la voiture, grièvement blessé.
Stéphanie parvient à s'extraire et prend sa fille dans ses bras. Mais la petite Talia ne respire déjà plus.
Le chauffard qui les a percuté s'appelle Adil Bachir. Il roulait ce soir-là complètement ivre à 150 km/h.
Habitué des conduites sous alcool, son permis avait été suspendu en 2019.
Le procès a eu lieu 4 ans plus tard, en février 2025. Adil Bachir est arrivé libre et il est reparti tout aussi libre.
Condamné à seulement 2 ans de prison ferme, il avait déjà passé 8 mois en détention provisoire. La peine restante est donc aménagée.
N'oublions jamais Talia Barboyon.
Le grand bourgeois peut se permettre de dire que la France appartient à tout le monde, parce que sa propre vie n’est déjà plus arrimée à la France ordinaire. Son capital est mobile, ses enfants vivent à l'étranger, ses quartiers au quatres coins du monde sont protégés par les prix de l’immobilier, ses réseaux sont internationaux, ses vacances se passent ailleurs, son avenir professionnel n’est pas suspendu à l’état du pays réel.
Le Français ordinaire, lui, n’a pas cette mobilité. Il n’a pas plusieurs patries de rechange, pas d’entre-soi mondialisé, pas de capital culturel exportable partout, pas de filet patrimonial qui lui permette de se retirer dans un quartier préservé.
Son pays, sa ville, son école, son hôpital, son paysage, son histoire locale, ce sont les seuls héritages concrets qu’il possède.
Le cosmopolitisme est un hold-up. Ceux qui possèdent déjà tout expliquent à ceux qui n’ont presque rien qu’ils doivent encore renoncer à leur dernier bien commun
La même semaine, on a Louis, symbole absolu de l’échec de l’ASE : misère institutionnelle, enfants français parmi les plus en difficulté, mal orientés, mal suivis, mal protégés.
Silence radio et mépris d’une grande partie de la gauche.
Et, dans le même temps, toute la machine compassionnelle se met en route pour une étudiante de Sciences Po, issue de la bourgeoisie péruvienne, privée d’APL pour louer son duplex du centre de Paris
⚡️🇫🇷INFO - La mère de #Rosa (11 ans), victime de Jérôme #Barella, porte plainte contre Gérald #Darmanin pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui et non-assistance à personne en danger. Sa plainte, déposée 9 mois avant la mort de #Lyhanna, n’a pas été traitée... (Figaro)
Ce type est une catastrophe, mais, pour des raisons assez obscures, il continue de bénéficier du soutien d’une partie de la droite médiatique.
https://t.co/UKpUE0tvjK
On me répond que le Parlement européen met des chauffeurs à disposition de tous les députés. Très bien, mais ce n’est pas vraiment le sujet.
Je comprends qu’on leur rembourse leurs frais de transport, le train, le métro. Je comprends aussi qu’ils soient bien payés, afin de travailler à plein temps et d’éviter que la politique soit réservée aux rentiers ou aux cloches.
Mais tout le reste ? Pourquoi des berlines de luxe type Audi A8 ? Pourquoi ce cérémonial de chauffeurs, de valises portées, de plaques officielles ? Pourquoi des trajets remboursés en classe affaires ou en première classe, des indemnités journalières, près de 5 000 € par mois de frais généraux, en plus d’un salaire déjà très confortable ?
Le problème n’est pas qu’un élu ait les moyens de travailler. Le problème, c’est ce train de vie de caste, financé par des citoyens qui, eux, prennent le métro, le TER, le bus.... Tout cela coupe les élus et la nomenklatura des réalités ordinaires.
Et c’est aussi une oasis de confort qui les pousse, évidemment, à ne rien changer.
Avant de prétendre réparer toutes les misères du monde, il faudrait peut-être commencer par ne pas abandonner les enfants que l’État a déjà sous sa protection.
La banalisation de cette impuissance est presque plus inquiétante que l’impuissance elle-même : cette défaillance générale est devenue l'état normal du pays.
Laval (53) : une patiente de plus de 90 ans agressée sexuellement dans les couloirs des urgences, le suspect relâché après sa garde à vue https://t.co/qHDq5IDIVQ
Louis, placé en foyer, était en fait le souffre-douleur de cette bande. Voici la vidéo d’un précédent lynchage. Il est possible que son meurtre soit une vengeance à sa plainte après ce tabassage. (Vidéo via @LeBergerEnracin)
L’impensé de la sécurité publique, c’est aussi tout ce qui ne relève ni de la garde à vue, ni de l’interpellation, ni de la peine, mais qui pourrit pourtant la vie quotidienne.
Il y a cinquante ans, ces gamins du Canal St Martin auraient probablement pris une correction immédiate, soit par la police, soit par les adultes du quartier.
Dans la quasi-totalité des pays non occidentaux, ils auraient été rappelés à l’ordre par les habitants eux-mêmes.
Ici, plus personne ne remplit ce rôle.
Ni l’État, parce que ces faits sont jugés trop mineurs pour mobiliser réellement la chaîne pénale ; ni la société, ni les passants, parce que plus personne ne sait quoi faire, ni ce qu’il est encore permis de faire.
Royaume-Uni : craignant des émeutes anti-immigration, la police a demandé à la mère de Rhiannon Whyte, tuée de 23 coups de tournevis en 2024 par un demandeur d'asile soudanais hébergé dans un hôtel, de modérer ses prises de parole
https://t.co/71UVuhSPo9
Alors que Gérald Darmanin promet la fermeté après l’affaire Lyhanna, une circulaire de sa chancellerie demandait quelques jours plus tôt d’accélérer les libérations de prisonniers
"L'immigration est un fait qui fait aussi la France, qui a fait son passé, et qui fera sans doute son avenir. Il ne sert à rien d'être contre"
Vous pouvez soutenir Darmanin, mais ne vous plaignez pas de l’immigration, et assumez.
L’argument darmanesque selon lequel “on ne peut pas construire de prisons car les riverains refusent” est grotesque. On construit pourtant des centres pour migrants et des logements sociaux malgré les oppositions locales.
La vérité est simple : tant qu’il n’y aura pas plus de places de prison, aucune réforme ne changera grand-chose. Les juges n’incarcéreront pas davantage s’il n’y a nulle part où mettre les condamnés.
En 2017, Macron avait promis 15 000 places de prison.
9 ans plus tard : 4 500 places
On ne peut pas dénoncer ces émeutes après avoir applaudi celles de George Floyd, de Nahel ou d’Adama Traoré.
C’est leur pendant blanc et non pas pour défendre un multirécidiviste, mais un homme handicapé, sans casier judiciaire victime d'une politique d'immigration folle
2021 : quand le pouvoir macronniste nommait l’ex-ministre socialiste Élisabeth Guigou, intime du pédophile Olivier Duhamel, à la tête d’une commission sur l’inceste (MàJ) https://t.co/wN1rILSwz6