0.001% TAX
A junior auditor at @PwC in Luxembourg is getting ready to leave his job. Before he goes he goes looking for some training documents to take with him.
Instead he finds a folder that anyone in the company could open. No password. No warning. Just sitting there.
Inside are hundreds of secret deals between the Luxembourg government and some of the biggest companies on the planet. Deals that let them pay next to nothing in tax.
His name is Antoine Deltour. He copies 30,000 pages. That is the whole story. He copies a folder.
Let me explain what was actually in it, because this is where it gets interesting.
Between 2002 and 2010, PwC alone helped broker 548 of these secret tax agreements, known as tax rulings, for over 340 companies. Apple. Ikea. Pepsi. Disney. Deutsche Bank. AIG. Koch Industries. Skype. GlaxoSmithKline. Coach. Abbott Laboratories. Household names, every one of them.
The trick was simple. Companies moved profits through Luxembourg shell structures and Luxembourg quietly agreed in writing to look the other way on tax.
Some of these companies ended up paying an effective tax rate under 1 percent. In some cases as low as 0.001 percent. On billions of dollars.
Who was running Luxembourg for almost 20 years while this machine was built and protected? Jean-Claude Juncker, Prime Minister of Luxembourg until 2013.
Deltour did not leak straight to the world. In 2012 he passed the documents to French journalist Edouard Perrin, who used them for a TV documentary.
PwC noticed and filed a complaint with the Luxembourg courts. Then in November 2014, ICIJ @ICIJorg pulled together over 80 journalists across more than 30 media outlets in 26 countries and published the full scale of it as LuxLeaks.
The timing could not have been worse for Juncker, or depending how you look at it, could not have been better. He had just been elected President of the European Commission days before the story broke. The man who ran the tax haven for two decades was now running Europe.
A month later ICIJ dropped LuxLeaks 2, showing the other Big 4 accounting firms Deloitte, EY and KPMG were running the exact same playbook. This was never one bad apple. It was standard practice.
Juncker faced a no confidence vote in the European Parliament over it. He survived. Deltour was not so lucky.
December 2014, Luxembourg charges him with theft, violation of trade secrecy and fraudulent access to a computer system. He is facing up to 5 years in prison and a fine of 1,250,000 euros. For opening an unlocked folder on his way out the door.
April 2016, the criminal trial. Deltour and his colleague Raphael Halet, another former PwC employee who leaked a second batch of documents, are both convicted. Deltour gets 12 months suspended and a 1,500 euro fine. Perrin the journalist is acquitted.
Deltour appeals. Loses. Appeals again. Finally in May 2018 the Luxembourg Court of Appeal fully recognises him as a genuine whistleblower under European Court of Human Rights standards and acquits him completely.
Halet's fight took even longer. He lost his Luxembourg appeals and only won at the European Court of Human Rights Grand Chamber in 2023, nearly a decade after he first spoke up.
The European Commission that Juncker went on to lead never opened a single formal investigation into a single LuxLeaks tax ruling. Not one. It did chase Starbucks, Fiat and Amazon over separate deals, but the mountain of paperwork Deltour handed over sat there untouched.
So that is the LuxLeaks story. Build a tax avoidance machine for 20 years and get promoted to run the continent. Copy the evidence of it and spend most of a decade fighting to stay out of prison.
@BBCNews · @ICIJorg · @Reuters · @lemondefr and others.
bien évidemment tout ça servira uniquement à tuer des moustiques 🥰🥰🥰 à aucun moment on pourrait imaginer un autre usage, à AUCUN MOMENT on pourrait penser que ce genre de drone finira un jour appliqué à une cible humaine 🥰🥰🥰
pour info ce genre d’engin repère une cible minuscule rapide et imprévisible, il la sépare du décor, il la poursuit en 3D et il la frappe en plein vol tout seul sans qu'une main humaine touche la moindre commande & un moustique reste la proie la + dure qui existe(erratique +capable de virer en une fraction de seconde) à côté une silhouette humaine qui marche à 5 km/h dans une rue c'est une cible d'entraînement pour débutant 🥰🥰🥰
mais bon rassurez vous la frontière entre l'insecte et l'homme tient juste dans la base d'images qu'on montre au logiciel 🥰🥰🥰 vous remplacez les photos de moustiques par des visages et la même carcasse répète exactement le même geste sur une autre cible, sauf que personne songerait jamais à ça hein PERSONNE 🥰🥰🥰
et le détail qui fait vraiment plaisir c'est le prix, 40 grammes de jouet à peine, un micro de téléphone et un capteur de radar de recul autrement dit une capacité militaire qui coûtait des millions il y a 10 ans vendue au tarif d'un cadeau de noël + produite en masse + sans pilote + sans trace🥰🥰🥰
stuart Russell avait tourné un court métrage là dessus en 2017 que je vous invite toutes et tous à regarder : slaughterbots tout le monde avait crié à la parano, y combinator vient de le financer sans sourciller 🥰🥰
mais oui oui, uniquement les moustiques les gars 🥰🥰🥰
Au sénat, une conférence de presse de presse donnée par 3 sénateurs, socialiste, centriste et les républicains, intitulée « Les zones grises de l’information ». Le ton est administratif, mais le contenu est glaçant pour quiconque tient encore à la liberté d’expression et au pluralisme de l’information.
Le sénateur plaide ouvertement pour :
- Un observatoire dédié à la détection des « phénomènes de manipulation ».
- Le renforcement des pouvoirs de l’Arcom pour engager plus facilement des procédures, entendez "fermer @CNEWS.
- Plus de moyens pour la justice afin qu’elle puisse « se saisir » rapidement.
- Des postes supplémentaires pour l’Arcom afin de traiter « en temps et en heure » les contenus jugés problématiques.
- Une action au niveau européen : obligations plus strictes sur les plateformes, voire suspension d’algorithmes pendant les campagnes électorales.
Tout cela est présenté comme une défense de la démocratie. Mais à écouter attentivement, on comprend surtout qu’il s’agit d’un appel à un contrôle accru de l’information par l’État et ses organismes.
Des outils de censure plus rapides, plus puissants, plus discrets (« zones grises »), avec une justice et un régulateur musclés pour faire taire ce qui dérange.
C’est surréaliste.
On y parle de « manipulation » sans jamais vraiment définir les contours, ce qui laisse la porte grande ouverte à l’arbitraire. On imagine déjà les conséquences : journalistes indépendants, chaînes YouTube, blogs, réseaux sociaux… tous potentiellement bridés, déréférencés, ou sanctionnés sous prétexte de « zones grises ».
Il faut vraiment écouter cette vidéo, elle ne dure qu’une minute. Parce qu’on n’imagine pas, en 2026, à quel point nous allons être censurés, réduits au silence et privés d’accès libre à l’information. Ce n’est plus de la fiction dystopique : c’est une conférence de presse au Sénat français.
La liberté d’informer et d’être informé est en train de mourir à petit feu, sous des airs raisonnables et technocratiques.
« Le lynchage voulu par le système Macron, de Xenia Fedorova bat son plein. Il mobilise toute la piétaille des clochards intellectuels de ce système. Un Monsieur Mielcarek qu’on nous annonce enseignant (oscours !) dans une école de journalisme y participe activement.
Eh bien, avec lui, on a manifestement affaire à une très très grande vedette. Il est tout chafouin parce qu’Arnaud Lagardère pour Europe 1 et Gérald-Brice Viret pour Cnews ont publié un article pour défendre leur collaboratrice. »
À LIRE SUR SUBSTACK
https://t.co/XGs5lCf5HI
🔴 THREAD : Ne faites plus ces 10 erreurs fréquentes dans les débats sur l'insécurité en France.
1⃣ "Il y a de plus en plus de crimes et délits enregistrés"
❌FAUX
En tendance longue, le nombre d'infractions enregistrées est stable. ⬇️
Couvert deux fois de suite après s'être fait griller pour pédophilie. Mais sinon on va mettre internet sous surveillance pour protéger les enfants. Et la marmotte avec le papier alu...
Un chercheur en physique théorique demande à plusieurs modèles LLM (à 20€/mois) de prouver un point difficile de son mémoire de master (en Conformal Field Theory) qui lui avait pris des semaines et dont il était très fier. Les modèles y parviennent tous à peu près "en 4 minutes"
STRAIGHT TO THE POINT: Independent Journalism Will Dominate 2026
In 2025, our team bet big on independent journalism.
Trust in mainstream media hit new lows as independent journalism exploded on @X
In the spirit of transparency, and as an investment in the future of independent journalism, we are releasing the “untold story” of my Hunter Biden reporting at CBS News.
This video, recorded in 2024, underscores everything that has gone wrong with corporate media.
It reveals the blocks I faced as the CBS News Senior Investigative Correspondent assigned to the Hunter Biden probe, the bias and the controversy surrounding my reporting starting in October 2020.
At that time, CBS News was under different management and did not comment for our story.
@thelatmg@latimesstudios_
00:49 Joining CBS News | November 2019
01:54 CBS Termination | February 2024
03:06 The Hunter Biden Story
04:12 "The Laptop Can't Be Verified" | 60 Minutes
04:49 "Russian Disinformation Campaign"
07:02 Hunter Biden & The CBS Newsroom
10:38 CBS News Executives: Restrictions On Elon Musk Interview
12:25 CBS Termination Fallout & Impact on Veterans
15:28 Kamala Harris Edit | 60 Minutes
17:18 Catherine Herridge Reports | Building a Digital Newsroom
20:25 Standing Up for Journalism
La séquence de cette interview de Margaret Thatcher frappe par sa clarté conceptuelle autant que par son actualité. Interrogée sur la place du consensus en démocratie, l’ancienne Première ministre britannique récuse sans détour l’idée selon laquelle la démocratie aurait pour finalité l’accord unanime. La démocratie, affirme-t-elle, n’est pas la recherche du consensus, mais l’expression d’un choix politique éclairé, rendu possible par la confrontation explicite de visions adverses.
Cette prise de position, souvent mal comprise ou caricaturée, mérite pourtant d’être replacée dans une réflexion plus large sur la nature du politique et sur l’évolution contemporaine de nos démocraties libérales, désormais de plus en plus affaiblies.
Le consensus comme horizon ou comme illusion ?
Depuis plusieurs décennies, une partie importante de la pensée politique et de la pratique gouvernementale en Occident tend à faire du consensus non plus un résultat contingent du jeu démocratique, mais son objectif normatif. Inspirée à la fois par la recherche de stabilité sociale, par la technocratie managériale et par une méfiance croissante à l’égard du conflit, cette vision considère le désaccord comme un dysfonctionnement à corriger plutôt que comme une ressource à organiser.
Or, comme l’ont montré des penseurs aussi différents que Max Weber, Carl Schmitt ou Hannah Arendt, le conflit n’est pas un accident de la démocratie : il en est la condition même. Toute société politique est traversée par des visions du monde concurrentes, irréductibles à une vérité unique, car elles reposent sur des hiérarchies de valeurs, des conceptions du bien commun et des représentations anthropologiques distinctes.
Faire du consensus l’horizon indépassable de la démocratie revient dès lors à nier cette pluralité constitutive.
Thatcher : conflit, décision et responsabilité ?
C’est dans ce cadre que l’intervention de Margaret Thatcher prend tout son sens. Loin de prôner un unanimisme autoritaire, elle défend une conception exigeante de la démocratie : celle où les citoyens sont confrontés à des alternatives claires, portées par des projets cohérents, et appelés à trancher.
La démocratie, dans cette perspective, n’est pas la neutralisation des désaccords, mais leur mise en forme intelligible. Elle suppose le courage de nommer les divergences, de les assumer publiquement et de les soumettre au jugement populaire. Le choix majoritaire ne fait pas disparaître l’opposition ; il la rend légitime tout en permettant l’action.
Cette vision entre en tension apparente avec le célèbre slogan "There Is No Alternative" souvent associé à la PM britannique. Mais ce paradoxe est plus apparent que réel. Thatcher n’a cessé de produire de l’alternative dans l’espace du débat politique ; elle affirmait simplement qu’une fois la décision démocratique prise, la responsabilité gouvernementale exigeait cohérence et continuité. Autrement dit : pluralisme avant la décision, autorité après le choix.
De la démocratie conflictuelle à la démocratie morale ?
La portée contemporaine de cette interview apparaît avec d’autant plus de force que nos sociétés semblent aujourd’hui traversées par une peur croissante de l’affrontement idéologique. Le débat politique tend à être reformulé en termes moraux ou cognitifs : d’un côté la raison, la science, la modernité ; de l’autre les prétendues erreurs, la désinformation, l’irrationalité.
Ce glissement est lourd de conséquences. En substituant à l’opposition entre visions du monde une opposition entre vérité et mensonge, on délégitime l’adversaire politique comme interlocuteur légitime. Le conflit n’est plus débattu, il est disqualifié. La démocratie cesse alors d’être un espace de choix pour devenir un dispositif de correction des déviances.
Cette logique unanimiste, souvent justifiée au nom du « vivre ensemble », repose paradoxalement sur une fiction : celle d’une société fondamentalement d’accord sur l’essentiel. Or l’histoire politique comme la sociologie contemporaine montrent que le pluralisme des valeurs n’est pas une pathologie à résorber, mais une réalité durable à gouverner.
La noblesse du dissensus !
Ce que rappelle, avec une sobriété presque pédagogique, cette intervention de Margaret Thatcher, c’est une vérité souvent oubliée : le conflit politique peut être noble lorsqu’il est assumé, argumenté et institutionnalisé. Il permet la clarification des enjeux, la responsabilisation des acteurs et la maturation du jugement citoyen.
Admettre l’existence de visions du monde incompatibles ne condamne pas au chaos ; c’est au contraire reconnaître la dignité du politique comme espace de délibération et de décision. Refuser cet affrontement au nom d’une harmonie factice, c’est risquer de déplacer les conflits hors du champ démocratique, là où ils deviennent plus violents et moins contrôlables.
En ce sens, cette interview dépasse largement le cadre d’un témoignage historique. Elle constitue une invitation à repenser la démocratie non comme la négation du désaccord, mais comme l’art difficile et courageux de le rendre fécond.
Pour comprendre la bataille entre l'UE et Twitter et ses derniers rebondissements, un peu de contexte s'impose... (conf donnée cet été - Musk vs Breton, Ultimate Fighting Championship)
En 2025, le prix français de l’électricité a glissé vers la zone des 45 €/MWh, quand le prix allemand reste perché autour de 85 à 90 €. Or il ne s’agit pas de prix spot soumis aux caprices du vent, du soleil ou de la météo politique, mais de contrats à un an; ceux qui servent de référence aux industriels, aux fournisseurs et aux investisseurs. En clair, celui qui compte vraiment lorsqu’il s’agit de décider où produire et investir.
Ainsi ce que le marché nous dit ici est d’une simplicité biblique : produire de l’électricité en Allemagne restera cher. Pas temporairement, mais de façon structurelle..
Bloomberg évoque à juste titre le nœud du problème allemand : la sortie du nucléaire a laissé un vide que les renouvelables, aussi massifs soient-ils, ne comblent pas seuls.
Qui aurait pu prédire qu’en fermant des gigawatts capables de produire en continu, à coût marginal faible et dotés d’une forte inertie, pour les remplacer par des capacités intermittentes qui ne sécurisent ni la pointe ni les longues périodes sans vent ni soleil, le système électrique finirait par coûter plus cher ?
À cette première cause s’ajoute une seconde, plus politique : le report systématique des solutions censées corriger ce déséquilibre.
Les centrales à gaz promises comme solution de transition accumulent les retards, engluées dans des obstacles réglementaires, financiers et politiques, au point que leur mise en service est désormais attendue après 2030.
Entre-temps, le charbon qui devait disparaître, mais qui n’en finit pas d’être là pour longtemps, continue de jouer son rôle de seul adulte de l’équation.. Au troisième trimestre 2025, le charbon représentait encore environ + de 20 % de la production électrique allemande !
Il faut bien garder à l'esprit que le prix à un an est précisément celui que le discours politique aime le moins regarder. Trop stable pour être disqualifié comme une anomalie, trop anticipatif pour être corrigé par un décret, il condense tout ce que le système électrique promet — ou menace — d’être dans les mois à venir...
Les conséquences de cette divergence sont lourdes et très concrètes.
Pour l’industrie d’abord, un différentiel de 40 €/MWh n’est pas absorbable indéfiniment. Il se traduit par des arbitrages d’investissement, des fermetures discrètes, des projets reportés.
Pour les ménages ensuite, car un prix de gros durablement élevé finit toujours par remonter, sous une forme ou une autre, dans les factures. Les mécanismes de compensation peuvent en amortir les effets, pas les annuler. Le graphique raconte aussi que leur électricité restera chère à subventionner.
La France, dans ce tableau, n’apparaît pas comme un éden électrique, juste comme un pays qui n’a pas encore totalement sombré dans la théologie. Le marché anticipe le retour à un fonctionnement plus normal du parc nucléaire existant. Cette seule perspective suffit à faire baisser le prix à terme.
Derrière cet écart de prix se profile déjà une conséquence économique évidente : un différentiel de compétitivité durable.
Quarante euros par mégawattheure, ce n’est pas un détail comptable. C’est un signal de désindustrialisation, un encouragement silencieux à produire ailleurs, ou à ne pas investir du tout…
Au fond, ce graphique nous rappelle une évidence que l’on a fait mine d’oublier : l’électricité bon marché est d’abord celle que l’on peut produire quand on en a besoin. L’Allemagne a remplacé une dépendance qu’elle jugeait inacceptable par une autre qu’elle juge transitoire. Le marché lui rappelle, sans élever la voix, que le transitoire durera plus longtemps que prévu…
https://t.co/76D2HiCcUZ
des gens découvrent la corruption autour des HLM en quasi 2026 mdr ça me fume le niveau d’ignorance qui existe ici 🤭
bref si vous êtes choqués par ça vous n’avez encore rien vu mais VRAIMENT RIEN VU
attendez de comprendre comment les postes les prestigieux s’échangent dans la fonction publique avant même leur publication (obligatoire)
attendez de voir comment certains gamins tout juste sortis de sciences po et sans aucune expérience du monde réel obtiennent un poste de conseiller ministériel avec salaire très généreux + logement
attendez de voir comment certains attachés ++++ font profiter leurs petits copains dirigeants de cabinets de conseil de La Défense pour réaliser des prestations informatiques totalement médiocres pour assurer la gestion des SI de l’Etat
ce qui explique d’ailleurs bcp de choses tant sur le plan de la facilité à réaliser des cyberattaques au sein des administrations que des pertes absolument COLOSSALES en matière de d’argent public avec de logiciels inutilisables comme XPN qui a coûté des centaines de millions au ministère de l’intérieur
sans compter bien évidemment le fameux logiciel Louvois du ministère de La Défense qui aura occasionné 1 milliard d’euros de pertes au total et c’est toujours de l’argent PUBLIC
…et des exemples comme ça j’en ai encore plein en tête…
attendez de voir aussi le comportent de certains préfets qui ont confondu l’argent public avec leur porte monnaie et qui n’ont absolument rien à envier aux pires dictateurs africains en matière de gestion administrative sur leur territoire notamment lorsqu’il s’agit de travaux publics…
attendez de voir comment des hauts fonctionnaires avec un traitement >10k /mois obtiennent des logements sociaux de plus de 100m2 au cœur de de Paris avec un loyer mensuel inférieur à un F3 à Sevran (oui oui vous avez bien lu)
attendez de voir comment certains élus de banlieue distribuent les hlm et certaines enveloppes à leurs proches/amis/ connaissances en quelques mois pendant que des familles galèrent + de 10 ans pour un logement
attendez de voir comment certains pseudos dirigeants d’association qui sous couvert de politiques éducatives obtiennent des subventions extrêmement généreuses de la part d’élus corrompus de leur département pour se construire leur propre maison
bref il y a TELLEMENT de choses à dire sur tous ces sujets de corruption
@MartinJourdan@Weatherboy_fr Cher Martin, sur les emplous ne faites l ignorant. Il y a eu maints cas de licenciements, fermetures et délicalisation post rachat, malgré les promesses.
Aussi vos affirmations ne vous dispensent pas d arguments et exemples, plutot que reclamer une reponse co un enfant gaté.
Confirmation sérieuse : le ministère de l'Intérieur a bien été piraté.
Ce ministère souhaite :
- le scan des messageries (#ChatControl)
- identification+preuve d'âge sur les réseaux sociaux
"Aucune raison de craindre des fuites d'informations personnelles sensibles"...
bon à nouveau je ne vais pas me faire que des amis (j’ai l’habitude) mais je vais répondre en toute transparence à cette question concernant Mistral AI :
je tiens avant tout à dire que je n’ai absolument rien contre Mistral mais c’est plutôt tout l’écosystème FR que je vise car il reste une colonie numérique dépourvu de vision à long terme et je vais m’expliquer
tout d’abord il il faut savoir qu’en 2024 Microsoft avait investit €15M dans Mistral dans un deal qui se convertira en equity au prochain tour
de ce fait Mistral valorisé à €2B devient immédiatement dépendant de l’infra Azure pour déployer Mistral Large
techniquement Mistral développe des transformers avec mixture of experts mais ils tournent sur quoi exactement? des clusters de GPUs Nvidia H100/A100 hébergés dans des datacenters Azure contrôlés par Microsoft sous juridiction américaine
le deal Azure donne à Microsoft « access to cutting-edge AI infrastructure to accelerate development and deployment of next generation LLM » traduction : Mistral ne possède PAS sa propre infra de training à l’échelle nécessaire pour entraîner des modèles frontier compétitifs
ils sont structurellement dépendants des GPUs que Microsoft leur loue sur Azure et des optimisations CUDA/cuDNN que Nvidia contrôle
j’ai discuté avec quelques députés FR qui ont réalisé bien trop tard que Mistral outsource tout son stockage de données d’entraînement et d’inférence à une boîte américaine soumise au Cloud Act qui permet aux agences US d’accéder aux données sans mandat européen
la pseudo souveraineté numérique qu’on vous vend c’est un modèle de langage français qui tourne sur du hardware américain dans des datacenters américains sous juridiction américaine capable d’être espionné en temps réel par la NSA
Mistral prétend vouloir collaborer avec OVHcloud qui a la certification SecNumCloud mais soyons techniquement honnêtes: OVHcloud utilise quoi comme serveurs bare metal? du Dell PowerEdge ou HP ProLiant avec des processeurs Intel Xeon ou AMD EPYC et des GPUs Nvidia A100/H100
la certification SecNumCloud garantit que les données restent physiquement en Europe et que les admins sont européens mais ça ne change RIEN au fait que toute la stack matérielle dépend de composants américains avec des backdoors potentielles au niveau firmware & que les drivers GPU Nvidia sont propriétaires et opaques
OVHcloud peut « provide European businesses with robust and secure cloud infrastructure » mais ils assemblent juste du hardware américain dans des racks européens, il n’y a AUCUNE souveraineté technique réelle au niveau silicium juste une putain d’illusion juridique fragile qui s’effondre dès que les US décident d’activer des export controls ou des sanctions comme ils l’ont fait avec Huawei
d’ailleurs le plot twist absolument délirant c’est quand Mistral a levé + d’1 milliard en Series C mené via ASML qui est devenu l’actionnaire principal MAIS… (accrochez vous pour la suite c’est marrant ou PAS)
bien que ASML soit l’UNIQUE entreprise au monde capable de fabriquer des machines de lithographie EUV nécessaires pour produire des puces en 5nm/3nm/2nm TSMC, Samsung, Intel et j’en passe …dépendent TOUS d’ASML pour leurs fabs les + avancées et ASML est littéralement le goulot d’étranglement technologique de toute l’industrie des puces MAIS ….
ASML lui même dépend de composants américains et est soumis aux export controls américains qui l’empêchent de vendre ses machines EUV à la Chine donc EL FAMOSO champion de la souveraineté européenne Mistral AI est maintenant contrôlé par ASML qui est lui même sous influence américaine via les export controls
attendez la suite est encore + intéressante:
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Un ami qui m’est cher me demande une rapide analyse sur Musk vs UE.
Voici une version condensée de ce que je pense, avec quelques concepts / heuristiques que vous n'avez peut-être pas déjà lus ailleurs :
1. La révolution trumpienne peut être comprise comme une alliance entre identitaires et marchands (MAGA et technolords), pour court-circuiter les brahmanes, c’est à dire les maîtres de l'état intégral, c’est-à-dire ceux dont le pouvoir réside dans la capacité à produire des normes (administratifs) et du sens (universités et médias.)
2. Dans cette prise de pouvoir, le rachat de Twitter a été un moment séminal, puisqu’il s’agit de la première brèche majeure dans le monopole brahmane. Tout à coup ce fut un marchand, Musk, qui maîtrisait une des insitutions majeures de création de sens. Cette brèche ne fut pas pour peu dans la prise de pouvoir trumpienne.
3. Depuis 1945, en parallèle du mécanisme de vassalisation de l'Europe sur le plan militaire (OTAN) et sur le plan économique (dollar), les États-Unis avaient développé un mécanisme de vassalisation idéologique. Ce n'est pas pour rien qu'une des premières contreparties du plan Marshall fut l'ouverture des marchés européens à Hollywood. Il y eu aussi toutes les coopérations universitaires, les programmes associatifs, etc. Le but étant d'aligner les Européens et notamment leurs élites sur un cosmopolitisme post-moderne pro-américain, loin des nationnalismes belliqueux encore vivaces à l'époque.
Dans les dernières décennies, Twitter avait joué un rôle majeur dans ce processus de subordination idéologique, puisque c'est là où toute l’élite européenne allait chercher ses nouvelles idées et consensus en provenance directe d’Amérique.
4. Twitter une fois passé chez les marchands américains est naturellement devenu une courroie de transmission majeure du réalignement idéologique de l’Europe souhaité par la Maison Blanche qui a été exprimé vendredi dernier dans leur fameux doc qui a fait couler beaucoup d’encre.
5. En gros, les États-Unis de Trump s'inquiètent de plusieurs choses (comme dit quasimment verbatim dans le doc de vendredi) :
- que l'Europe soit trop faible militairement pour tenir tête seule à la Russie. Or, les US veulent se focaliser sur la Chine et ne pas gérer un double front. D'où leur volonté de trouver un compromis rapidement, quitte à sacrifier l'Ukraine.
- que l'Europe soit trop faible économiquement, ce qui de facto affaiblit l'empire américain (aka l'alliance occidentale) dans son ensemble.
- que l'Europe soit trop cosmopolite et attachée à l'ordre international pour ne pas frayer avec la Chine.
- que l'Europe ait une immigration trop forte en provenance du Sud qui la paralyse de plus en plus politiquement en créant des crises identitaires et en fracturant le corps électoral.
- que l'Europe soit idéologiquement trop éloignée du trumpisme pour coopérer avec les États-Unis de bonne grâce.
Les États-Unis sont donc intéressés par une Europe qui serait plus identitaire, plus anti-immigration, plus axée sur la puissance militaire et économique.
Mais attention, pas une Europe indépendante pour autant. Ils veulent une Europe suffisamment forte et stable pour être un vassal stable et autonome qui peut tenir le front de l'Est sans problème et ne pas se faire manger par la Chine, mais pas suffisamment puissant et indépendant pour s'émanciper des États-Unis.
6. Dans cette optique, Twitter devenu X est une arme politique massive, qui fonctionne au profit des forces radicales en général et identitaires en particulier. La culture du clash et l’engagement sur les passions tristes favorisent la radicalisation, et les contenus de type criminalité des migrants y cartonnent.
7. Les élites brahmanes européennes voient donc avec grande inquiétude que :
- elles sont abandonnées par leurs grands frères brahmanes américains qui ont perdu le pouvoir.
- leur idéologie est devenue l’ennemie des nouveaux maîtres de l’Amérique.
- leur souveraineté idéologique et informationnelle est très limitée, ce qui ne les embêtait pas tant que leurs suzerains américains étaient alignés.
- les forces identitaires montent en Europe.
- X/Twitter est un acccélérateur de la montée des populismes identitaires.
- ils n’ont plus suffisamment de monopole informationnel pour endiguer efficacement cette montée.
- leurs tentatives de demander à Musk de les aider à bloquer les contenus radicalisants sont non seulements des échecs, mais que la Maison Blanche va jusqu’à les menacer de rétorsions majeures économiques s’ils persévèrent. (En effet Musk et Trump ont tout à fait conscience du rôle majeur d’X dans leur objectif de réalignement idéologique de l’Europe, et plus généralement dans la création d’une subordination transatlantique à très peu de frais.)
C'est pour cela que le conflit UE vs X prend de telles proportions.
8. La vraie solution serait pour les élites européennes d’interdire X ou de forcer le rachat par des Européens (façon TikTok aux US. Même problème et même solution. Les Américains comprennent très bien eux les questions de souveraineté informationnelle.) Mais cela voudrait dire rompre définitivement avec les États-Unis. Cela voudrait dire créer un troisième internet, après l’internet américain et l’internet chinois, il y aurait un internet européen. Cela serait acter la fin de l’unité occidentale, entre dans une lutte frontale avec les États-Unis. Ce serait l’acte de naissance d’un réel monde multipolaire.
9. L’Allemagne n’a pas vraiment les moyens économiques d’aller jusque là, puisqu’elle est dépendante des États-Unis pour son énergie et ses débouchés commerciaux. L’Europe en général a besoin des États-Unis pour assurer l’effort de guerre en Ukraine. L’Europe est donc condamnée à faire des coups de bluff, tenter des coups de pression, des amendes sans jamais aller jsuqu’où bout de sa logique. La vérité étant qu’elle espère un retour des Démocrates à la Maison Blanche en 2028. Et après tout c’est une élite qui a été sélectionnée parce qu’elle ne croyait pas vraiment à la puissance, à la lutte de blocs, au conflit dur. Difficile de lui demander d’agir à contre-emploi.
10. Il y a donc une course entre deux forces contradictoires. La montée des populismes identitaires en Europe et le retour potentiel des Démocrates aux États-Unis.
11. Lorsque Musk appelle carrément à la dissolution de l’UE, il acte que l’UE est une super-structure brahmane très puissante, stable et solidement implantée, qui si elle fut autrefois au service des États-Unis, est désormais une des principales forces de résistance au basculement identitaire de l'Europe. Pas très étonant d'ailleurs, puisque l'UE a été justement créée en bonne partie pour limiter les fièvres nationalistes par des chaines technocratiques brahmanes.
12. Le grand risque actuel est un raidissement de l’Europe comme on le voit en Grande Bretagne et en Allemagne, où faute de pouvoir agir efficacement sur les algorithmes des réseaux sociaux et faute du courage et des moyens de rompre avec les États-Unis, les autorités judiciarisent l’expression publique de façon très étendue. Ce serait la démultiplication des procès d’opinion.
Il y a déjà eu 12000 arrestations pour des commentaires en ligne en Grande Bretagne, et 3500 en Allemagne. (En France seulement une centaine).
Outre les questions philosophiques sur la liberté d'expression, le principal risque de cette tendance est qu'elle crée une force de déstabilisation durable et accélère ce qu'elle veut limiter.
En effet, il faut imaginer un peuple européen soumis à des contenus USA sans aucune restriction, mais qui, s’il se risque à dire la même chose, risque de son côté de finir avec des procès. Cette schizophrénie et dichotomie a de grandes chances d'accélérer les phénomènes de radicalisation.
13. La question de la guerre ouverte entre Musk et l’UE autour de X n’est donc pas anecdotique.
Elle est au cœur de notre futur.
Elle nous rappelle que nous marchons sur une ligne de crête en Europe, entre révolution identitaire que les États-Unis espèrent être le cheval de Troie d'un renouveau de notre vassalisation, et tentation autoritaire de l’UE en réaction.
14. Sur le long terme, nous ne pouvons de toutes façons pas durablement échapper à nos contradictions et faiblesses.
Tant que les questions politiques profondes qui nourrissent les populismes n'auront pas de réponses satisfaisantes, tant que l'Europe n'aura pas trouvé les moyens d'assumer une indépendance économique, militaire et informationnelle, nous n’aurons le choix qu’entre Charybde et Scylla.
Oui, l'UE ressemble à l'URSS.
Il faut absolument relire cet article de 2006 de l'ancien dissident soviétique Vladimir Boukovksy pour comprendre pourquoi.
Quelques passages 💥🧵
"J'ai vécu votre futur, il ne marche pas.
L’ultime but de l’Union Soviétique était de créer une nouvelle entité historique, le peuple soviétique, partout dans le monde. C’est le but de l’UE aujourd’hui. Ils essayent de créer un nouveau peuple. Ils appellent ce peuple "les Européens" quoi que cela signifie.
Je pense que l’Union Européenne, comme l’URSS, ne peut pas se démocratiser. Gorbatchev avait essayé et il l’a faite exploser. Ce genre de structures ne peut pas se démocratiser.
Le Parlement européen, que vote-t-il ? Le pourcentage de graisse dans les yaourts ou ce genre de choses. C’est ridicule. Il lui a été donné la même tâche qu’au Soviet Suprême. En moyenne, les députés prennent la parole six minutes par an. Ce n’est pas un réel Parlement.
A partir de 1985, les Soviétiques arrivèrent à un accord avec les partis de gauche européens sur le fait que s’ils œuvraient ensemble ils pourraient prendre en otage le projet européen tout entier et le retourner. Au lieu d’un marché ouvert, ils en feraient un Etat fédéral.
Alors il y aurait eu convergence. Les structures doivent être compatibles. C’est pourquoi les structures de l’UE ont été initialement construites afin de se marier aux structures soviétiques. C’est pourquoi elles sont si semblables dans leur fonctionnement et leur structure.
Ce n’est pas par hasard si le Parlement Européen, par exemple, me rappelle le Soviet Suprême. Il ressemble au Soviet Suprême parce qu’il a été conçu à son image. De la même manière, quand vous regardez la Commission Européenne, elle ressemble au Politburo.
Nous voilà désormais prévenus. En attendant, ils introduisent toujours plus d’idéologie. L’Union Soviétique fut un Etat guidé par l’idéologie. Celle de l’Union Européenne d’aujourd’hui est sociale-démocrate, étatiste, et pour une bonne part également politiquement correcte.
Si vous passez en revue toutes les structures et les caractéristiques de ce monstre européen émergent, vous pourrez remarquer qu’il ressemble de plus en plus à l’Union Soviétique. Je ne dis pas que cette Union Européenne a un Goulag, elle n’a pas de KGB, pas encore.
Je n’ai aucun doute à ce propos. L’UE va s’effondrer, à peu près de la même façon que l’URSS. Noubliez pas que lorsque des entités s’effondrent, elles laissent derrière elles des dévastations telles qu’une génération entière est nécessaire pour parvenir à un redressement.
Lorsque l’URSS s’effondra, ces identités nationales revinrent comme des boomerangs et détruisirent presque le pays. Ce fut très effrayant.
C’est pourquoi, et je le dis vraiment sincèrement, plus tôt nous en aurons fini avec l’Union Européenne, mieux ce sera. Plus tôt celle-ci s’effondrera, moins les conséquences que nous et les autres pays auront à subir seront importantes."