La honte ! Après l’interdiction du rassemblement pour Lyhanna devant le ministère de la justice par la préfecture, les flics ont carrément chargé les manifestantes qui scandaient « protégez nos enfants ».
Choix osé de mettre en avant un sport moins vendeur.
Choix assumé de ne pas offrir la tribune et le ventre à Zverev pour ses frasques extrasportives.
Ce n'est que la 9e des 30 dernières unes qui ne met pas en avant le football.
La seule à mettre en avant le sport féminin.
Bravo L'Equipe.
Si la misogynie vous choque tant, peut-être pourriez-vous écrire un article sur le fait que l’actuel favori à Roland Garros est Alexander Zverev, accusé par plusieurs femmes de violences conjugales ?
Si la canicule vous fatigue, pensez au pétrolier TotalEnergies qui a fait 5,8 milliards $ de profits en trois mois et qui n'a payé aucun impôt sur les sociétés en 2019, 2020, 2021 et 2023.
Bon à savoir.
Le producteur du film #LAbandon, qui est aussi l'auteur du livre qui a inspiré le film, est connu pour avoir lancé la webtv de Michel Onfray et pour avoir travaillé pour Marine Le Pen et Valérie Pécresse lors de la présidentielle de 2022.
https://t.co/lXYsy5bLUh
Sarkozy qui snobe les témoignages des parties civiles à son procès pour aller assister à du foot tout en bénéficiant d'une clémence de la justice quant au port de son bracelet électronique c'est vraiment la quintessence des doigts d'honneur aux gueux
L'extrême-droite qui parle comme si elle n'avait pas passé des années à cyberharceler Sandrine Rousseau, qu'elle n'avait pas fait des montages IA de Rima Hassan en petite tenue, se moquer du physique d'Ersilia Soudais, Mathilde Panot ou Greta Thunberg.
j'ai grandi en campagne avec repas de voisins, de pompiers, tartiflettes du hand, barbecue du tennis, boum du collège, et personne ne ressemblait autant à des caricatures que ces sales bourgeois en RP béret sauciflard prolo de province toute la zumba juste pour se sentir français
C’est marrant, cette personne porte le même nom que le ministre de l’ÉducNat qui a lancé une chasse aux élèves voilées et que le premier ministre qui a nommé des membres de la Manif pour tous dans son gouvernement.
Ces derniers jours, le collectif Némésis ainsi que plusieurs comptes d’extrême droite ont pris pour cible @Elsa_Marcel, en réaction à une intervention dans laquelle elle évoquait l’expérience des procès sans peine menés par des militantes féministes dans les années 1970. Les réactions outrées montrent à quel point il est nécessaire de maintenir un front féministe intransigeant, capable de résister sans compromis aux instrumentalisations racistes et sécuritaires des violences sexistes et sexuelles.
Némésis et consorts sont outrées qu’on ose remette en question la prison comme réponse aux VSS et appellent à des « peines maximales » contre « toujours les mêmes », à savoir les hommes racisés et étrangers, qu’elles voudraient voir incarcérés et expulsés par des déportations massives. Une politique raciste et xénophobe menée au nom des femmes et de la « protection des victimes », un habillage qui passe mieux.
Cependant, Némésis ne fait qu’appeler à radicaliser une logique déjà mobilisée aux plus hauts sommets de l'Etat : encore récemment, Bruno Retailleau instrumentalisait de manière indécente le meurtre de Philippine afin de proposer l’allongement de la durée de rétention des étrangers à 210 jours.
Cette dynamique d’instrumentalisation de la lutte contre les VSS à des fins répressives et xénophobes est enracinée dans le macronisme, où des « féministes » d'Etat comme Aurore Bergé ou Marlène Schiappa ont développé des politiques pénales présentées comme seule voie possible pour lutter contre les VSS.
Ce sont autant d'années où l'expansion du système pénal et l'augmentation des budgets de la police ont été systématiquement choisis, au détriment des politiques pour un accès au logement pour tous et toutes, des programmes de sensibilisation, de santé, d'accès à de l'aide juridique, etc, qui font partie des revendications portées par le mouvement féministe ces dernières années.
En tant que féministes, nous avons une responsabilité de tirer les bilans de ces dernières années et de nous opposer aux politiques carcérales menées en notre nom : nous devons nous doter de véritables outils de résistance politique face au « mythe policier », selon lequel la prison et la répression permettraient de faire reculer les VSS.
Réduire les VSS à des comportements individuels revient à légitimer un État qui s’appuie sur ces discours pour justifier toujours plus de réformes sécuritaires et de moyens pour ses institutions coercitives, tout en masquant son propre rôle dans la reproduction du patriarcat : c’est ce même État qui maintient les femmes dans des emplois précaires et mal-rémunérés, les pousse à se replier et à s’isoler dans la famille et le foyer, les réprime aux frontières… C’est l’État qui expose les femmes à toujours plus de violences.
En ce sens, si le désir des victimes de viol d’obtenir une condamnation reconnaissant la gravité des faits peut être compréhensible, la perspective du féminisme en tant que mouvement ne peut pas être l’incarcération de milliers d’individus dans des prisons toujours plus nombreuses. Elle doit être de remettre en cause les racines profondes du système capitaliste et patriarcal, en indépendance de l’État, en revendiquant des moyens massifs pour la santé et l’éducation, la réquisition des logements vides pour les victimes de violences, la régularisation des sans-papiers et l’ouverture des frontières.
C’est ce que portaient les féministes des années 1970 quand elles affirmaient : « Ce n'est pas l'emprisonnement de l'agresseur qui changera sa mentalité et qui lui apprendra qu'une femme est un être humain. Par conséquent, cette peine est inutile, puisqu'elle n'apporte rien aux femmes et ne fait pas évoluer les mentalités. » Et c’est dans cette perspective qu’Elsa Marcel et Elsa Deck-Marsaut appellent à s’en inspirer, pour reconstruire un féminisme révolutionnaire, qui refuse de céder �� la tentation de réponses immédiates fondées sur la punition et l’incarcération pour penser l’émancipation.