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Jonás Gutiérrez compartió un recuerdo en la concentración del Mundial 2010: Messi y Maxi Rodríguez haciendo malabares con la jabulani bajo la atenta mirada suya y de Martín Demichelis.
13 ans après le défilé
Avril 2012, Kinshasa. Des femmes vivant avec le VIH montent sur un podium. Elles portent des robes cousues par l’Amicale des Stylistes de Kinshasa et l’atelier Elikya. Le défilé est organisé par Médecins Sans Frontières, avec l’ONG congolaise RENOAC. Je fais partie de l’équipe de communication de MSF. Mon rôle consiste notamment à faire connaître cette initiative dans les médias. D’autres collègues travaillent auprès des bailleurs ou accompagnent les personnes vivant avec le VIH.
Je ne sais pas ce que ces femmes sont devenues.
Ont-elles pu poursuivre leur traitement ? Ont-elles trouvé, année après année, un centre de santé où revenir ? Ont-elles simplement continué à vivre avec cette maladie devenue chronique lorsqu’elle est prise en charge à temps ?
Cette semaine, un document de MSF m’a ramené à ce défilé. Non parce qu’il parlait de mode, mais parce qu’il répondait, en partie, à cette question qui me suit depuis treize ans.
À Biyela, dans la commune de Kimbanseke, MSF vient de mettre fin à cinq années de prise en charge du VIH et de la tuberculose, en transférant progressivement ses activités aux autorités sanitaires congolaises. Avant 2021, environ 400 personnes avaient accès aux soins liés au VIH dans cette zone. Aujourd’hui, 990 patients sont suivis activement.
Un chiffre m’interpelle pourtant. Selon dr Gisèle Mucinya, coordinatrice médicale de MSF à Kinshasa, près de 40 % des personnes nouvellement diagnostiquées présentent déjà un VIH à un stade avancé, souvent découvert à l’occasion d’une infection opportuniste comme la tuberculose. 13 ans après ce défilé, beaucoup de patients continuent donc d’apprendre leur séropositivité trop tard.
Le projet de Biyela montre pourtant qu’une autre trajectoire est possible. Un guichet unique y rassemble les consultations prénatales, le dépistage et le suivi des femmes enceintes vivant avec le VIH. Résultat : un taux de transmission du VIH de la mère à l’enfant inférieur à 4 %, contre 17,75 % au niveau national. La différence tient à une réalité simple : la continuité des soins.
Une autre phrase de Dr Gisèle Mucinya résonne avec ce que j’avais observé en 2012. Elle regrette que les financements restent largement concentrés sur les hôpitaux, alors que les soins primaires et communautaires demeurent sous-financés. Quelques mois plus tôt, la directrice régionale de l’Onusida lançait la même alerte en évoquant les pénuries qui fragilisent plusieurs programmes de lutte contre le VIH en RDC.
Quand une médecin qui soigne ses patients chaque jour à Kinshasa et une responsable régionale de l’Onusida portent, chacune à leur niveau, le même diagnostic, il ne s’agit plus d’un simple constat. C’est un signal.
Les dernières estimations de l’Onusida font état d’environ 26 000 nouvelles infections par le VIH et de 12 000 décès liés au sida en RDC.
Mais ce ne sont pas eux qui me reviennent d’abord.
Je revois les visages de ces femmes qui avaient accepté de défiler en 2012, de se montrer, pour rappeler que le VIH ne devait plus être caché.
Je ne sais toujours pas ce qu’elles sont devenues.
J’espère simplement qu’elles ont, elles aussi, trouvé un endroit où revenir.
PL
#LeCahierDuReporter
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Les prénoms des membres de la famille de Kylian Mbappé sont toujours inscrits sur ses crampons. ❤️
Isayah & Lana, son neveu et sa nièce.
KEWJF, pour Kylian, Ethan, Wilfrid, Jires et Fayza.