La civilisation est un édifice fragile patiemment bâti par les générations, une lente sédimentation de mœurs, de limites de fidélités et de formes.
Être civilisé, c’est « transcender la simple existence biologique et accéder à une vie mentale, esthétique, matérielle et spirituelle plus riche ». Y accéder exige de réprimer ses instincts les plus bas, de retarder ses satisfactions, d’accepter des contraintes, de reconnaître une dette envers les morts et un devoir envers les vivants.
La barbarie n’est pas derrière nous : elle est sous nos pieds. Et seule une fine couche de glace nous sépare de ce volcan.
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Au 8e arrondissement de Paris, entre la gare Saint-Lazare et les grands boulevards, une grille discrète protège un secret de pierre blanche. La plupart des Parisiens passent devant sans la voir.
C'est le seul endroit en France où l'on prie officiellement pour Louis XVI et Marie-Antoinette.
21 janvier 1793. Le roi est guillotiné place de la Révolution. Son corps est jeté dans une fosse, sur un petit cimetière paroissial. Neuf mois plus tard, Marie-Antoinette le rejoint. Puis Madame Élisabeth, sœur du roi. Puis Charlotte Corday. Puis Olympe de Gouges. Puis Madame du Barry. Plus de mille victimes de la Terreur finissent dans cette terre anonyme.
Le cimetière de la Madeleine est fermé en 1794. Il est oublié.
Un homme ne l'oublie pas. Pierre-Louis Olivier Desclozeaux, magistrat, habite juste à côté. Il a tout vu. En secret, il achète le terrain en 1796, le clôture, y plante des arbres. Il garde la mémoire du lieu pendant la Révolution, le Directoire, l'Empire.
En 1815, Louis XVIII rentre à Paris. Il fait exhumer son frère et sa belle-sœur, transfère leurs restes à Saint-Denis, et rachète le cimetière à Desclozeaux. Il y fait bâtir un monument.
Les architectes Pierre-François-Léonard Fontaine et Charles Percier dessinent une chapelle néoclassique. Colonnes doriques, fronton antique, deux statues du couple royal en prière. Les travaux durent dix ans.
L'édifice ne cherche ni le pardon, ni la vengeance. Il dit simplement : "ils sont morts ici, on s'en souvient."
Chaque 21 janvier, une messe y est célébrée. Sans discours, sans foule.
C'est l'un des monuments les plus émouvants de Paris. Personne ne le connaît.
Vous y êtes déjà entré ?
🇫🇷⛰️ Les guides français Mathéo Jacquemoud et Samuel Equy ont battu ce samedi le record de l'aller-retour entre #Chamonix et le sommet du #MontBlanc (4 806 m) à ski, en 4 heures 41 minutes 24 secondes ⤵️
🇫🇷🏔️Ascension du Mont Blanc en 4 h 41 min 24 s : l’exploit de deux Français. Ces deux guides de montagne ont battu le précédent record en réalisant l’aller-retour depuis Chamonix. #JT20h
🏔️ 4 heures, 41 minutes et 24 secondes : le nouveau record pour un aller-retour entre Chamonix et le sommet du Mont Blanc. Un duo de Français a cumulé ces 4 806 mètres à pieds et à ski. #JT13h
Si vous ne regardez qu'une seule vidéo aujourd'hui, regardez celle-ci. 2 minutes 28. Antenne 2, 1984. Elle est anthologique.
Sur le sujet de l'échec et du rapport culturel à l'entrepreneuriat, regardez cette vidéo. C'est Steve Jobs. Sur Antenne 2. En 1984. Le mec qui a inventé l'objet qui vous permet de partager vos idées marxistes depuis votre iPhone.
Et qu'est-ce qu'il dit sur la France ? Deux choses.
Premièrement, l'échec. Il dit que le problème fondamental de l'Europe c'est le rapport culturel à l'échec. En Amérique, à Silicon Valley, "on passe son temps à échouer, quand on se casse la figure, on se relève et on recommence". En France, si tu loupes ton coup en sortant de l'université, "cela vous suit toute votre vie". En 1984 il posait le diagnostic. 42 ans plus tard, rien n'a changé.
Deuxièmement, et c'est là que ça devient magnifique, il dit texto : "Il faut des centaines de mini entreprises de logiciels" et surtout "les capitaux à risque sont plus efficaces entre les mains du secteur privé" et "le gouvernement ne doit pas tenter de mettre la main dessus, elles doivent appartenir à ceux qui prennent des risques".
Steve Jobs, 29 ans, sur la télévision française, est littéralement en train d'expliquer aux Français que le capital privé alloué par des gens qui prennent des risques produit plus de valeur que le capital public alloué par des bureaucrates. En 1984. Sur Antenne 2. Devant Mitterrand.
Le mec qui a construit la boîte la plus valorisée de l'histoire de l'humanité vous disait il y a 42 ans exactement ce qu'on vous dit aujourd'hui. Et on est toujours en train d'avoir le même débat.
Dernière chance de profiter du Tramway du Mont-Blanc cet hiver. ❄️
👉 Fin de saison : le 6 avril.
Il rouvrira ensuite le 13 juin 2026 pour le lancement de sa saison d’été. 🚋
Ski de randonnée nocturne avec la Compagnie des Guides de Saint-Gervais !
📍 L’itinéraire Communailles – Mont-Joux est ouvert les mardis et vendredis en hiver (17h–21h).
⚠️ En dehors de ce tracé balisé, l’accès au domaine est interdit la nuit en raison du travail des dameuses.
« Quelle société voulons-nous ? Voulons-nous une société du soin, ou une société où la compassion se résumerait à fournir la mort sur demande ? »
Retrouvez mon discours à l’Assemblée nationale lors du vote solennel sur le texte relatif au droit à l’aide à mourir.
«Nous ne pouvons pas franchir à la légère des seuils irréversibles» : l’appel transpartisan de 42 députés contre l’euthanasie
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par @Le_Figaro
🔴 🗣 "J'ai connu des demandes d'euthanasie dans ma vie, toutes ont disparu quand on apportait une réponse au patient ou à sa famille", affirme le député LR et chef des urgences à l'hôpital Pompidou à Paris, Philippe Juvin, opposé au texte sur l'aide à mourir. #canal16
🗣️Notre Assemblée reprend les débats sur la fin de vie.
➡️ Elle n’en sortira grandie que si elle a le courage de choisir la vie,
de rejeter le mensonge d'un "droit" à donner la mort,
et d'offrir enfin à chaque Français un accès aux soins palliatifs.
@groupeudr@asso_SFAP
«À la fin de la vie, c'est la présence de l'autre qui aide à mourir, pas les piqûres», témoigne Marie de Hennezel
Alors que les parlementaires s'apprêtent à voter la proposition de loi sur «l'aide active à mourir», la psychologue en soins palliatifs retient des milliers de personnes qu'elle a accompagné à mourir, la nécessité de «laisser le temps de mourir», en accompagnant par les gestes et la parole.