@FredSchillo Je crains que les israéliens aient en grande partie raison.
Entendre par « politique intérieure »:
1/s’acheter un calme relatif des banlieues et des campus…
2/ trouver un sens à une fin de règne qui n’en a plus
It was still dark, November 20, 2013 when the ambulance left Gaza through the Erez Crossing.
Inside was a baby girl, barely one year old, her chest rising in fragile rhythm under the oxygen mask. Her mother sat beside her, silent, clutching a small blanket. The driver said the destination softly, almost apologetically: Schneider Children’s Medical Center, Petach Tikva - inside Israel.
The Israeli doctors didn’t ask who she was. They simply began to work - tubes, machines, monitors. The baby’s infection had spread too far. For a few days, they tried everything. Then she was sent back home, still breathing, but fading fast. She died not long after.
Seven months later, June 3, 2014, another ambulance crossed that same checkpoint - this time carrying an elderly woman, weak and pale, headed for a Jerusalem oncology ward.
Four months after that, October 19, 2014, yet another woman was taken in through Ichilov Hospital in Tel Aviv, rushed into intensive care after a surgical complication.
Each case, quiet, discreet - handled by Israeli doctors, coordinated through Israeli channels, and permitted despite the risks.
Three medical rescues. Three acts of mercy.
And every one of those patients belonged to the same family: the family of Ismail Haniyeh, the leader of Hamas.
Yes - the same man whose organization was firing rockets at those very cities while his loved ones were being treated in their hospitals.
We all know stories like this in Gaza - whispered, denied, but never forgotten. The same people who condemn Israel in speeches will secretly call Israeli coordinators when their relatives fall sick. And the same society that depends on that help will mock anyone who admits gratitude.
It’s not just hypocrisy. It’s identity confusion - a culture that fears honesty more than hunger.
From childhood, we’re taught that aid from Israel is humiliation, and that violence redeems it.
So when we receive medicine or electricity, we must repay it with anger to prove we haven’t betrayed “the cause.”
Our leaders understand this perfectly: guilt keeps the people obedient. As long as we’re torn between needing Israel and hating it, they stay in power.
The West calls these stories “exceptions.” They’re not.
They are the rule - a system built on contradiction, where the same movement that sends its daughters to Tel Aviv for treatment sends rockets to destroy Tel Aviv the next day. We have normalized madness.
Our freedom won’t begin with revenge. It will begin with truth.
When we can finally say, without fear, that an Israeli doctor tried to save a Palestinian child, and that this does not make us weak or ashamed, we’ll start to heal.
Because dignity is not found in death or denial - it’s in the courage to face our own reflection.
@FredericEncel@GerardAraud La posture accablant systématiquement le même belligérant n’a guère de la valeur tout court. Monsieur Araud est bloqué, coincé dans un schéma à sens unique, le faible espoir qui naît le la séquence de cette semaine n’y change visiblement rien.
Je vous arrête tout de suite, son T-shirt illustre sa passion pour la chimie moléculaire qu'il pratique depuis que son grand-père l'y a initié quand il était adolescent en Argentine. À 42 ans, il en fait encore.
Je le sais, parce que Adolfo est mon camarade et ami. 🇵🇸
@OlivierBabeau Même au sein de la gauche on parlait de « gauches irréconciliables » il y a déjà quelques années. Aujourd’hui effectivement, c’est plus du tout le même monde !
Mon rêve: pouvoir échanger avec une voix pro-palestinienne en 🇫🇷 qui soit :
•honnête & nuancée
•contre le Hamas
•sans slogans creux et simplistes
•qui n’emploi pas à tord et à travers des notions comme génocide\apartheid\colonisation
Quelqu’un qui veuille vraiment un avenir meilleur pour les Palestiniens.
Si vous connaissez cette personne, je rêve de débattre avec elle.
Je l'ai deja ecrit ici : les chancelleries occidentales n'ont pas vraiment compris le 7 octobre.
Elles l’ont lu comme une attaque terroriste parmi d’autres, à classer dans les tiroirs familiers de la "gestion de crise" : proportionnalité, désescalade, médiation. Une crise de plus, à contenir puis oublier. Mais le 7 octobre n’a pas seulement tué des innocents : il a tué une doctrine.
En Israël, il a marqué une césure irréversible du paradigme sécuritaire. La fin de la doctrine du statu quo (contenir, dissuader, différer) désormais perçu comme une impasse suicidaire. Depuis ce jour, Gaza, le Hezbollah, la Syrie, l’Iran, et hier Doha, relèvent tous de cette même rupture.
Le Hezbollah avait déjà fourni à Israël le précédent traumatique d’un statu quo toléré jusqu’à l’absurde : une milice contenue, puis devenue une armée aux portes du pays. Le 7 octobre n’a fait que confirmer, dans le sang, que cette stratégie du containment préparait le désastre.
On peut discuter de la stratégie israélienne : lucidité ou fuite en avant ? Pari logique ou vertige suicidaire ? Ce qui ne fait aucun doute, c’est que l’événement a infligé une déchirure existentielle. Réduire la réponse d’Israël à une "vengeance" est à la fois très juste et faux : il y a bien une pulsion affective, rationalisée après coup sous le vocabulaire du "rétablissement de la dissuasion", mais aussi une volonté stratégique de mettre fin à un cycle devenu mortifère. Car laissé à lui-même, ce cycle ne mènerait pas seulement à l’érosion d’Israël : il consacrerait le précédent qu’un État peut être lentement tué par la répétition d’attaques tolérées. Le vrai danger n’est peut-être plus seulement une défaite militaire comme jadis, mais l’accoutumance à l’agression. L'équation apparait de leur point de vue brutale : soit Israël brise le cycle, soit le cycle brise Israël.
L’Occident le comprend mal car il raisonne comme s'il était à l'abri : plus menacé dans son existence, il réduit tout à des bilans coûts-bénéfices à moyen-terme, selon le logiciel d’un État « monstre froid » (Nietzsche), mécanique rationnelle privée d’affects. Or ici, il ne s’agit plus de gestion, mais d’instinct. Quand la survie d’un collectif est atteinte, l’État cesse d’être une machine pour devenir un organisme blessé, réagissant par réflexe vital. La diplomatie s'attache aux chiffres et aux équilibres, mais l’histoire, parfois, se fait avec des failles psychologiques et des réflexes inconscients.
Les précédents sont rarissimes. Pearl Harbor, qui pulvérisa l’isolationnisme américain et précipita une nation entière dans la guerre totale. Spoutnik (1957), moment où l’URSS apparut en position de l’emporter, et transforma la guerre froide en une compétition totale. Le 11 septembre, qui remodela pour deux décennies la doctrine stratégique des États-Unis.
Le 7 octobre appartient à cette généalogie : non pas une crise de plus dans un continuum, mais une rupture fondatrice, qui ferme une époque.