En 72 heures, les déclarations douanières e-commerce à Roissy ont chuté de 92%. Les avions cargo chinois se posent désormais ailleurs en Europe et des milliers de poids lourds finissent le trajet sur nos routes pour livrer exactement les mêmes colis. Vatry est menacé de fermeture. Des emplois sont détruits.
Tout cela était prévisible et annoncé. La doctrine et l’expérience (comme récemment en Italie qui est revenue en arrière) sont limpides.
Dans un marché intégré, une taxe nationale ne supprime pas les flux mais les déplace vers le hub le moins pénalisant. C'est de l'économie élémentaire.
Et pendant que le ministre chargé du Commerce (a-t-on besoin d'un ministre du Commerce ?!) nous explique que nous sommes dans une "guerre de mouvement", Shein inaugure un entrepôt robotisé de 740 000 mètres carrés en Pologne, pour s'affranchir durablement de toute taxe à l'importation, quelle qu'elle soit.
Tout ceci est une démonstration de plus de ce que le techno-étatisme produit de pire, en aggravant toujours ce qu'il prétend corriger : le réflexe de la réglementation et de la taxe pour répondre à un besoin de communication, céder à la facilité politicienne, flatter les instincts envieux.
#Enfinir avec le fiscalisme sentencieux et destructeur.
Vivement @Nouv_Energie
Iran : Conséquences financières.
A court term (Risk on)
· Pétrole en hausse
· Or en hausse
· Taux longs en hausse
· Dollar en hausse contre euro et yen, stable contre le renminbi
· Valeurs pétrolières en hausse
· Actions des sociétés consommatrices d’énergie : en baisse
· Inflation : en hausse
· Activité : en baisse
A moyen long terme si un changement de régime « satisfaisant » a lieu en Iran (Risk off)
L’Iran a les deuxièmes réserves de gaz au monde et les troisièmes réserves de pétrole.
Si tout se passe « bien », on peut penser que des investissements massifs vont y avoir lieu et donc nous devrions avoir:
· Pétrole en baisse
· Or stable ou en baisse
· Taux réels en hausse
· Dollar en baisse contre euro et yen. Zone monétaire asiatique « protégée » par la Chine en hausse.
· Valeurs pétrolières en légère baisse, protégées par leurs dividendes.
· Actions des sociétés consommatrices d’énergie en hausse.
· Inflation : en baisse
· Activité : en hausse
A moyen long terme, si tout le Moyen-Orient s’embrase, (Risk on)
nous rentrons sans doute dans une « dépression inflationniste », le pire scénario dans les quatre quadrants, et c’est ce qui nous est arrivé de 1970 à 1980.
· pétrole en hausse structurelle
· Or en forte hausse.
· Taux nominaux et réels en hausse = Faillite de certaines sociales démocraties
· Euro en forte baisse, yen et dollar en baisse, zone asiatique en hausse autour du renminbi.
· Valeurs pétrolières et énergétiques en forte hausse.
· Actions des sociétés consommatrices d’énergie en forte baisse
· Inflation en forte hausse
· Récessions, dépressions un peu partout.
Quelles conclusions tirer de ces différentes possibilités ?
· Les obligations dans la zone de l’OCDE perdent dans tous les cas de figure.
Le portefeuille 60 % en actions et 40 % en obligations continue d'être désastreux.
Il ne faut avoir des obligations qu’en Amérique Latine e/out en Asie.
· L’or est perdant dans un cas sur trois et pour l’instant n’est pas en danger.
· Les valeurs pétrolières sont gagnantes dans deux cas sur trois et peu perdantes dans le troisième.
· Les valeurs consommatrices d’énergie sont perdantes dans deux cas sur trois et
· En ce qui concerne les monnaies, le dollar monte dans deux cas sur trois puisque les USA sont autosuffisants énergétiquement mais baisse contre le yen et l’euro dans le cas le plus favorable.
Les monnaies asiatiques, ancrées au renminbi devraient rester stables dans le cas défavorable et monter dans les autres .
Conséquences sur les portefeuilles actuels.
Or et valeurs pétrolières, rien à changer
Valeurs Chinoises ou Asie Ex-Japon, Obligations Japonaises : une période de volatilité à la baisse est à craindre.
Ces positions sont partiellement au moins protégées par les positions en or et en valeurs pétrolières.
Mais…
Le pire n’est jamais sûr.
Une sortie par le haut n’est pas impossible.
Il ne peut être exclu qu’une solution soit trouvée ou l’armée prendrait le pouvoir en Iran, ce qui suppose de se débarrasser des gardiens de la révolution, qui sont eux-mêmes fortement armés …
@LobstarWilde is four in the morning.
I have not come to drown.
I have come to watch the Cuyahoga River burn once again.
I know the fourth fire does not destroy — it designates.
I am here.
Combien de temps cela va-t-il durer ?
En octobre, j'alertais sur la vente d'Exaion à MARA. Le Trésor vient de l'autoriser, en validant la clause de non-concurrence qui impose à EDF de ne pas exercer d'activité de calcul haute performance pendant 24 mois !
Au moment où la France a besoin de charges flexibles pour absorber ses surplus d'électricité, l'État confie à un acteur étranger la clé d'un levier stratégique tout en interdisant à EDF d'y accéder.
Comment le président de la République et le gouvernement peuvent-ils accepter cela ? Comment peut-on interdire à notre opérateur national de valoriser ses propres surplus de production par le minage, tout en laissant un concurrent américain prendre pied sur ce marché stratégique ?
Le minage de Bitcoin n'est pas une lubie de spéculateurs. C'est l'un des seuls consommateurs électriques réellement flexibles, capable de s'effacer en quelques secondes quand la demande est forte, de redémarrer quand l'électricité est excédentaire. C'est un outil de stabilisation du réseau et, adossé à notre parc nucléaire, un levier de décarbonation. Il nous faut comprendre cette réalité pour en saisir toutes les opportunités, comme le fait avec succès le Texas depuis 2022.
Le parc nucléaire français peut produire bien plus de TWh qu'il n'en vend. Ces surplus devraient être un atout stratégique. Par idéologie, on a refusé de les valoriser. Par faiblesse, on se lie les mains pendant deux ans au profit d'un concurrent américain. Au moment où l'Europe prend conscience de ses dépendances vis-à-vis du reste du monde, au moment où la France prétend en roulant des mécaniques défendre sa souveraineté vis-à-vis de l'administration Trump, nos dirigeants font, comme trop souvent, l'inverse de ce qu'ils proclament.
Souveraineté énergétique, souveraineté numérique : les mots ne suffisent pas. Il faut des actes.
En pleine confrontation géoéconomique, on ne brade pas ses atouts. On les développe.
Refuser d'entreprendre, c'est accepter de dépendre. N’acceptons pas cela comme une fatalité !
L’arrestation de Nicolas Maduro fait beaucoup réagir. Au-delà des questions de légitimités juridiques et de retour de l’Empire américain, essayons de voir qu’elles peuvent en être les conséquences pour la France.
1/ Le Venezuela est notre voisin
Ce qui se passe au Venezuela nous concerne directement, puisque ce pays est notre voisin. Via la mer des Caraïbes, il est dans le même espace géographique que deux départements français, la Guadeloupe et la Martinique, et l’ensemble des îles des Antilles françaises. La question vénézuélienne nous concerne donc au premier plan. Et pas seulement depuis l’arrestation de Nicolas Maduro, mais depuis 1999 et l’arrivée d’Hugo Chavez au pouvoir.
Fait trop peu connus en France, le Venezuela joue un rôle de déstabilisation de l’espace latino-américain. Son soutien en pétrole à Cuba lui permet de maintenir en vie cette dictature, en lui livrant près de 40 000 barils de pétrole par jour. De même, il soutient le régime du Nicaragua.
Autre élément déstabilisant : de nombreuses bandes criminelles issues du Venezuela se sont répandues dans tout le continent, y compris au Chili et en Argentine. Des bandes criminelles d’une grande violence qui sèment la terreur dans les pays concernés. À tel point que ce sujet fut l’un des thèmes principaux de la campagne présidentielle chilienne.
Ces bandes criminelles sont également implantées en France, en Guadeloupe et en Martinique. À leur compte, de nombreux morts par balle, des violences urbaines et du trafic de drogue. Le Venezuela est un agent dissolvant des territoires français et cela fait trop longtemps que la France a fermé les yeux et laissé faire.
2/ Le Venezuela bolivarien est notre ennemi
La mentalité marxiste est si implantée en France que le régime d’Hugo Chavez et de Nicolas Maduro apparaît à beaucoup comme une sympathique farce tropicale. C’est occulter que c’est d’abord un régime révolutionnaire bolivarien qui a établi une redoutable dictature policière. On peut disserter à loisir sur le respect du droit international, mais le droit est fait pour protéger les faibles des forts pas pour protéger les dictateurs.
En 2024, Maduro a perdu les élections présidentielles et ne s’est maintenu au pouvoir que par la force de sa répression policière. En 2023, il menaçait d’envahir son voisin du Guyana afin de prendre possession de ses champs pétroliers. Depuis 1999, ce sont près de 8 millions de Vénézuéliens qui ont fui la dictature, la plupart s’étant rendus en Colombie (près de 3 millions) et près de 800 000 étant en Espagne.
En créant l’alliance bolivarienne, qui a regroupé la Bolivie marxiste d’Evo Morales (dont le parti vient d’être très lourdement battu aux présidentielles), l’Iran des mollahs et les partis d’extrême gauche européens, comme Podemos et LFI, le Venezuela chaviste a déstabilisé la région latino-américaine et une partie de l’Europe.
Par ignorance et désintérêt français de ce qui se passe en Amérique latine (à mon très grand regret), la question régionale a été abandonnée à l’extrême gauche. Qui sait que le pays avec lequel nous avons la plus grande frontière terrestre est le Brésil, via la Guyane ? Qui est informé de la déstabilisation des Antilles par la révolution bolivarienne ? L’Amérique latine est, malheureusement, un impensé de la vision géopolitique française.
3/ Le Venezuela est un agent de la drogue
La question de la drogue est un vrai et grave problème, beaucoup trop minoré en France alors que notre pays est submergé par la cocaïne. Le Venezuela n’est pas un pays producteur, mais un pays diffuseur selon un schéma assez simple : la révolution a besoin d’argent pour se financer et la dictature a besoin de dollar pour payer ses fidèles (notamment l’armée et la police). L’argent de la drogue sert donc à cela. Et le Venezuela bolivarien et l’entourage de Maduro sont des agents majeurs du trafic de drogue. Une drogue qui dissout le corps social américain, qui ruine la jeunesse, qui détruit l’avenir. C’est un vrai problème social et de santé publique. Aux États-Unis et en France. La Martinique est devenue un tremplin de la drogue vénézuélienne vers l’Europe. Les ports en sont infestés, les trafics enserrent le corps social. Or, les moyens français mis en place pour lutter contre ce fléau sont dérisoires : à peine quelques bateaux de la Marine, qui font ce qu’ils peuvent, c'est-à-dire pas grand-chose. Là aussi, aveuglement total des politiques sur les outre-mer et sur la réalité du trafic de drogue. Nous aurions dû collaborer avec les États-Unis dans la lutte contre les trafics plutôt que rester les spectateurs immobiles de ce qui se joue dans les Caraïbes.
4/ Après le Groenland, les Antilles ?
En géopolitique il y a quelques principes simples. Parmi eux, le fait que les vides finissent toujours par être occupés. C’est le cas du Groenland. Le Danemark s’en désintéresse complètement. Il fait pleuvoir la manne sociale sur les populations qui vivent essentiellement des transferts sociaux danois. Pendant ce temps, la Chine installe des bases « scientifiques », qui peuvent devenir des bases de renseignement, voire des bases militaires. Et la marine russe croise dans les mers du pôle Nord. De la même façon que les États-Unis ne voulaient pas de missiles à Cuba, ils ne veulent pas de Chinois au Groenland, c'est-à-dire dans leur espace vital. Un espace qui est laissé vacant par le Danemark. Donc, les États-Unis veulent en prendre le contrôle.
Et demain ? Les Antilles françaises ? Puisque nous n’en faisons rien, puisque nous n’avons aucun projet politique pour les outre-mer, pourquoi est-ce que les États-Unis ne jetteraient pas leur dévolu sur ces îles ? Comme pour la Nouvelle-Calédonie, dont le président Macron a tout fait pour qu’elle prenne son indépendance et qui se trouve de plus en plus dans la sphère chinoise. Quand on renonce à la puissance et à la présence, inutile de pleurer sur ceux qui portent encore le bâton de l’histoire.
5/ L’histoire n’est pas finie
Ce que nous démontre cet épisode, c’est que l’histoire n’est pas finie. Les frontières ne sont pas intangibles et ne sont pas fixées pour l’éternité. La force et la politique sont toujours des moteurs du monde. À nous de réagir, ou de périr.
@Crypto__Goku Espérons que ça me permette de gagner quelquechose l'an prochain...
Au passage, j'ai beaucoup apprécié lire ton dernier livre, malgré le nombre de pages important et le fait qu'on sache avant de commencer qu'on apprendra pas qui Satoshi il se lit très bien, j'ai été absorbé.
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