Le crash de Kenge, qui a coûté la vie à plusieurs de nos compatriotes, dont de hauts officiers de l’armée, doit évidemment susciter notre compassion, mais aussi des questions.
Sans préjuger des conclusions de l’enquête, sommes-nous certains que chaque appareil autorisé à transporter des Congolais fait l’objet d’un suivi rigoureux de sa maintenance et de sa navigabilité ? Sommes-nous certains que les qualifications, les contrôles et la formation continue des équipages sont régulièrement vérifiés ? Et surtout, disposons-nous d’un système de contrôle suffisamment exigeant pour qu’aucune considération ne puisse primer sur la sécurité des passagers ?
Dans un pays comme la RDC, la vie humaine ne peut pas devenir une variable d’ajustement. Prendre l’avion, même pour un déplacement intérieur, ne devrait jamais signifier accepter implicitement un risque que l’État et les opérateurs ont précisément la responsabilité de prévenir.
#RDC : 🚨🛑 Crash aérien à Kenge | Selon l’ordre de mission du ministère de la Défense nationale daté du 19 août 2026 et signé par le vice-Premier ministre Guy Kabombo Muadiamvita, le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalay Tiende, Premier président de la Haute Cour militaire, et le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des FARDC, figuraient parmi les passagers de l’aéronef Let 410 immatriculé 9S-GUC, qui s’est écrasé ce vendredi dans les environs de Kenge, dans le Kwango.
Ils effectuaient une mission de service sur l’axe Kinshasa–Kikwit–Kinshasa.