🛑JUSTICE - AFFAIRE MARTINEZ ZOGO : L’EXPERT DU MINISTÈRE PUBLIC BOUSCULÉ À L’AUDIENCE : IL RÉFUTE LA THÈSE DU SECOND COMMANDO ET SE TAIT SUR LE RÔLE DU COLONEL DANWÉ.
Le procès très attendu de l'affaire Martinez Zogo a connu un tournant électrique ce lundi au Tribunal Militaire de Yaoundé. Dès l'ouverture de l'audience à 12h20, l'expert commis par l’accusation s'est retrouvé sous le feu roulant des questions de la défense, mettant en lumière les fragilités de son rapport technique. Voici les faits marquants de cette mi-journée d'audience, suspendue à 15h40 pour cause de fatigue générale. Le colonel Danwé au centre des débats. Mené par Me Jacques Mbuny, le premier contre-interrogatoire s'est concentré sur les liens et la nature des échanges entre Léopold Maxime Eko Eko (ancien patron de la DGRE) et le lieutenant-colonel Justin Danwé. L'expert a confirmé avoir connaissance de la poursuite du colonel Danwé pour assassinat. Il a qualifié de « professionnelles » les conversations entretenues entre Eko Eko et Justin Danwé entre le 11 et le 26 janvier 2023 (période entourant l'assassinat du journaliste). Pressé de dire s'il reconnaissait la participation active du colonel Danwé à l'assassinat de Martinez Zogo, l'expert s'est emmuré dans le silence : « Je ne réponds pas à cette question ».
Les connexions avec Martin Savom et la piste du « second commando » balayée. Prenant le relais, Me Clément Ananga avant d'interroger l'expert sur ses relations avec Martin Savom. L'expert a admis avoir voyagé avec lui en Israël et l'avoir croisé dans un restaurant à Bastos. Il a révélé avoir sollicité l'aide de ce dernier pour obtenir une autorisation de sortie du territoire, alors refusée par sa hiérarchie de l'époque. Relancé par Me Elanga Marcellin sur la thèse d'une deuxième équipe de tueurs, l'expert a été catégorique : « Il faut laisser tomber cette histoire de second commando, Maître ». Un rapport qualifié de « bâclé et indigeste ». L'un des moments les plus tendus de l'audience a concerné la méthodologie de l'expert. Interpellé par Me Mireille sur le manque de temps et de moyens financiers pour mener à bien ses travaux, l'expert s'est défendu de manière concise. À la question sur le crédit à accorder à son travail, il a rétorqué : « Donnez le crédit qu’il faut ». Face à l'accusation d'avoir produit un rapport « aussi bâclé [et] indigeste », il a simplement répondu : « Vous avez le droit de continuer ».
Par ailleurs, invité par le Président du tribunal (PT Missé) à expliquer pourquoi il avait qualifié la victime, Martinez Zogo, de « personnage à renommée assez controversée », l'expert a tenté d'esquiver (« Ignorons ce passage »), avant d'être rappelé à l'ordre par le juge : « Monsieur l’expert, il faut répondre à toutes les questions ». La stratégie de la défense d'Amougou Belinga. Contre-attaque feutrée de la part de Me Charles Tchoungang (conseil de Jean-Pierre Amougou Belinga). Estimant que les conclusions de l'expert disculpaient implicitement ses clients, le ténor du barreau a choisi le silence stratégique : « Pour nos clients, nous n’avons pas de questions à poser à cet expert car nous sommes en parfait accord avec ses conclusions ». L'audience a été suspendue à 15h40 pour une durée de 30 minutes en raison de l'état de fatigue des parties. À la reprise, c’est l’accusé Léopold Maxime Eko Eko en personne qui doit se présenter face à l'expert du Ministère Public pour lui poser ses propres questions. Les débats se poursuivront ce mardi 14 juillet.
#EsbiMedia
@Nwind12 J’ai acquis des compétences et je les utilise pour bien faire MON travail.
Si celui que vous défendez avait FAIT SON travail il n’y aurait pas autant d’animosité envers lui aujourd’hui. Sachez-le, ceux qui se plaignent de lui ne le font pas sans raison.
@alima_bol@emmanuelbigjo Dans tout le casting ci personne ne parle de Gilbert Baongla hein . N’est-ce pas dans une succession tout les enfants sont des ayant droit ?