J’ai eu l’expérience inverse : arrivant à 20 ans de ma lointaine Lorraine à Paris en octobre 1967 (admis à SciencesPo, qui n’avait rien à voir avec ce qu’il est devenu), j’ai eu comme une expérience amoureuse avec ce que je découvrais, je me suis senti “augmenté”, tel que Spinoza décrit l’être amoureux.
Ceux qui enrôlent Marc Bloch dans leurs querelles oublient une chose : il n’aurait probablement pas seulement rejeté les "extrêmes". Il aurait aussi été impitoyable envers le centre, son confort moral, son esprit de caste, son absence de conviction et son obsession à dissoudre la France dans des abstractions.
Face à l’idée qu’il n’existerait pas de culture française, Marc Bloch aurait rappelé qu’un pays n’est pas une administration : c’est une mémoire, une langue, des paysages, des fidélités et des morts.
Face à l’immigration massive, il aurait demandé ce qu’il reste d’une nation quand ses élites renoncent à transmettre et même à dire ce qu’est la France.
C’est cela que le centre macroniste ne comprend pas, ou fait semblant de na pas comprendre : on ne gouverne pas durablement un peuple en lui demandant d’oublier ce qu’il est. On ne célèbre pas les morts de la France le matin pour déconstruire l’idée nationale l’après-midi. On ne peut pas invoquer Marc Bloch, fusillé pour la France, tout en menant une politique qui traite la France comme une vieille forme dépassée, une survivance sentimentale, une gêne dans la marche du monde.
Le paradoxe est donc cruel : ceux qui récupèrent Marc Bloch au nom de la République, de la raison et de la lutte contre les extrêmes oublient que sa pensée aurait aussi condamné leur propre vide. Il aurait méprisé leur confort moral, leur esprit de caste, leur méfiance vis à vis du peuple
Marc Bloch n’aurait pas été l’alibi commode du centre. Il aurait été son juge.
Or c’est précisément ce centre qui le récupère aujourd’hui.
Comment expliquez-vous que des Blancs privilégiés parisiens investissent autant l’antifascisme et l’antiracisme dans une ville où l’extrême droite est politiquement marginale, socialement peu visible, et où leur confrontation quotidienne est bien plus souvent avec la diversité réelle qu’avec le RN ?
Incroyable découverte de l'historien Sylvain Boulouque : quand on prépare, à l'agrégation d'Histoire, la question des régimes et des mouvements autoritaires des années 20-30, on est prié d'en exclure l'URSS et le mouvement communiste international. ! Fou !
https://t.co/HB70HpSKzK
En 2024, le JDD avait publié un entretien avec la journaliste Anne-Sophie Nogaret, autrice d’une newsletter consacrée au frérisme en France.
Et qui y retrouve-t-on ?
https://t.co/OSQR5KPpGk
Bonjour @leparisien, pourquoi omettre de dire que ce bébé avait été adopté par un couple d’homosexuels qui l’ont violé si sauvagement que ce pauvre petit cœur avait du sperme dans les poumons et les intestins perforés ?
Putain de dégénérés. La peine de mort serait trop douce.
Un terroriste musulman tue un professeur français pour le faire taire.
Le législateur français vote une loi portant le nom du professeur.
Cette loi est utilisée par un juge musulman pour faire taire un journaliste français.
@CArdakani Ce que vous dites est mensonger et malhonnête. Le nom et sa carrière du magistrat ont été révélé par l’AFP et des médias centristes. Il n’y à jamais eu de « chasse », encore moins « obsessionnelle ».
Le 3 avril 2025, Mediapart avait doxé une enseignante pourtant inconnue du grand public, mais jugée islamophobe car elle tenait un compte X sous pseudo.
Elle a ensuite été harcelée et menacée.
Mediapart n’a jamais été condamné.
CQFD.
https://t.co/HTINl0LLvS
🔴L'appel d’offres pour l’éolien en mer lancé le 12 juin porte sur 700 à 1200 éoliennes géantes, elles coûteront sur toute leur durée de vie environ 300 milliards€, pour une électricité intermittente inutile.
Les 6 réacteurs EPR2 coûteront 72,8 Mds€.
Du pur sabotage.
Imaginez le tollé si un juge de la République allait sur Russia Today expliquer que la France "malmène les Russes". On parlerait aussitôt d’ingérence, de propagande et de faute institutionnelle. Pourquoi ce qui serait évident avec Moscou devient acceptable avec Al Jazeera ?
Pas grand monde, en France, ne parle vraiment de ce qui arrive à l’idole de la gauche européenne, le Premier ministre espagnol @sanchezcastejon.
C’est pourtant l’une des affaires les plus vertigineuses qu’ait connues une démocratie européenne depuis longtemps.
Aujourd’hui, un juge espagnol a renvoyé Begoña Gómez, l’épouse de Sánchez, devant un jury populaire : trafic d’influence, corruption dans les affaires, détournement et malversation de fonds publics. Passeport retiré. Interdiction de quitter l’Espagne. Obligation de se présenter au tribunal deux fois par mois.
Mais l’épouse n’est pas seule.
Le frère du Premier ministre, David Sánchez, est lui aussi visé par une enquête à Badajoz : le soupçon porte sur un poste public qui aurait été taillé sur mesure pour lui dans une administration provinciale dirigée par les socialistes.
Le parti, lui, est rattrapé par le dossier Koldo : marchés publics truqués pendant la pandémie, contrats de masques, commissions, enveloppes de liquide. José Luis Ábalos, ancien ministre des Transports, ancien secrétaire à l’organisation du PSOE et proche de Sánchez, est en détention provisoire. Son ancien conseiller, Koldo García, aussi.
Puis vient Víctor de Aldama, homme d’affaires devenu témoin central de plusieurs dossiers. Devant les juges, il affirme qu’on lui aurait demandé de négocier à Caracas des quotas de pétrole vénézuélien pour financer le PSOE et l’Internationale socialiste, que Sánchez préside depuis 2022. Il affirme aussi avoir remis 1,8 million d’euros au PSOE entre 2019 et 2020.
Le 20 janvier 2020, Delcy Rodríguez, alors vice-présidente du régime Maduro et interdite d’entrée sur le sol européen par les sanctions de l’UE (aujourd’hui présidente), atterrit à Madrid-Barajas. C’est à partir de cet épisode, selon Aldama, que se serait dessinée l’opération : six millions de barils de brut, des centaines de millions d’euros, et une possible mécanique de financement politique autour du pétrole vénézuélien.
Au centre de cette mécanique, pas Sánchez directement. Son mentor : José Luis Rodríguez Zapatero.
L’ancien Premier ministre socialiste est mis en cause sur deux fronts. Dans l’affaire Plus Ultra d’abord, qui examine le sauvetage public d’environ 53 millions d’euros accordé pendant la pandémie à une petite compagnie aérienne liée au Venezuela. Et, surtout, dans le volet pétrole : le juge y décrit un système d’influence dans lequel, pour accéder à certaines opérations de brut vénézuélien, il fallait passer par l’« Oficina del Presidente Zapatero ». Lui adresser une lettre d’intention. Obtenir le feu vert. Un péage.
Un ancien chef de gouvernement européen transformé, selon les enquêteurs, en point de passage obligé pour le pétrole d’une dictature.
Et puis vient le dernier cercle : la Chine.
En octobre 2023, Zapatero se rend à Pékin, invité au forum des Nouvelles Routes de la Soie. Deux semaines plus tard, une entreprise chinoise décrite dans le dossier comme dépendant du Parti communiste chinois envoie une lettre d’intention pour acheter du pétrole vénézuélien, sur des contrats pouvant aller de cinq à vingt ans.
Et cette lettre, où est-elle adressée ?
À Ferraz 70. Le siège national du Parti socialiste espagnol. À l’attention de Zapatero.
Une entreprise liée au système du Parti communiste chinois écrit au siège du Parti socialiste espagnol pour acheter du pétrole v��nézuélien, via un ancien Premier ministre européen devenu intermédiaire incontournable.
L’enquête s’étend désormais jusqu’à l’entourage familial de Zapatero : ses deux filles dirigent une agence, qui aurait facturé quelque 240 000 euros de « rapports » au sein de ce réseau de sociétés, leur père étant désigné dans les documents comme le « principal bénéficiaire ».
Pendant ce temps, Pedro Sánchez donne des leçons de morale à l’Europe entière.
Vieille règle politique : quand on ne veut pas qu’on regarde sa maison, on montre celle du voisin.
Il était temps de regarder la sienne.
Billet d’humeur par Pierre Nerval
Les luthiers, nouveaux ennemis du peuple ?
Ainsi donc, après avoir longtemps opposé les travailleurs aux patrons, les automobilistes aux cyclistes, les propriétaires aux locataires, les anciens aux jeunes, les ruraux aux urbains, voici venue une nouvelle bataille décisive pour l’avenir de la République :
Les luthiers contre les vendeurs de poulets.
Je ne l’avais pas vue venir.
Pendant des décennies, j’ai cru naïvement que le métier de luthier consistait à fabriquer, restaurer et entretenir des violons, altos, violoncelles et contrebasses. J’ignorais totalement que ces artisans représentaient en réalité un danger majeur pour la cohésion nationale.
Heureusement, certains responsables politiques veillent.
Car enfin, qui peut encore supporter l’existence de cette sinistre rue de Rome à Paris, où se succèdent depuis plus d'un siècle des ateliers d’instruments de musique, des vendeurs de partitions, des archetiers et des artisans passionnés ?
Qui peut tolérer cette concentration scandaleuse de culture, de savoir-faire et de patrimoine ?
À écouter certains raisonnements, un alignement de luthiers semblerait désormais comparable à un alignement de chaînes de restauration rapide.
Voilà donc où nous en sommes.
Le violon vaut le poulet frit.
L’archet vaut le sandwich.
La colophane vaut la sauce barbecue.
Le patrimoine artisanal vaut le marketing alimentaire.
...
Le plus inquiétant dans cette affaire est que cette comparaison n’est pas sortie spontanément au détour d’une conversation maladroite.
Elle a été lue.
Sur un écran.
Préparée.
Écrite.
Relue.
Validée.
Puis prononcée publiquement.
Autrement dit, plusieurs personnes ont participé à la fabrication de cette absurdité sans qu’aucune ne se dise :
«Attendez… sommes-nous vraiment en train de comparer des luthiers à des enseignes de poulet ?»
Non.
Le texte a poursuivi sa route jusqu’au micro.
Voilà une nouveau phénomène inquiétant : l’incapacité à distinguer ce qui relève de la culture, du patrimoine et de l’excellence artisanale de ce qui relève simplement du commerce de masse.
Les luthiers de la rue de Rome ne sont pas seulement des commerçants.
Ils incarnent un savoir-faire transmis de génération en génération.
Ils participent au rayonnement musical français.
Ils accueillent des élèves de conservatoire, des professeurs, des musiciens amateurs et professionnels venus du monde entier.
Ils font partie du décor culturel de Paris autant que les libraires des quais ou les antiquaires des beaux quartiers.
Jamais un violon n’a provoqué une émeute.
Jamais un alto n’a menacé l’ordre public.
Jamais un violoncelle n’a porté atteinte aux valeurs républicaines.
Et pourtant, voilà que l’on semble incapable de voir la différence entre un métier d’art et une franchise commerciale.
Après les luthiers, qui sera le prochain coupable ?
Les libraires qui vendent trop de livres ?
Les antiquaires qui exposent trop de meubles anciens ?
Les galeristes qui concentrent trop de tableaux ?
Les bouquinistes parce qu’ils monopolisent les quais de Seine ?
Faudra t-il bientôt répartir les librairies entre les stations-service, installer un garage automobile au milieu du Louvre et ouvrir un fast-food dans la fosse d’orchestre de l’Opéra afin de respecter une parfaite diversité commerciale.
Avec l'égalitarisme poussé jusqu’à l’absurde, plus rien n’a de valeur particulière puisque tout doit être ramené au même niveau.
Le chef-d’œuvre et la médiocrité.
L’artisanat et l’industrie.
La culture et la consommation.
Le violon et le poulet.
Tout se vaut, se confond, s'aplatit.
Le plus inquiétant est qu’une telle façon de penser puisse aujourd’hui ouvrir les portes des plus hautes responsabilités publiques.
...
Car lorsqu’un pays cesse de reconnaître ce qui fait sa richesse culturelle, lorsqu’il devient incapable de distinguer l’exception du banal, alors il commence à perdre son âme.
Et une nation qui ne respecte plus ses luthiers finit par ne plus comprendre sa propre musique.
Pierre Nerval
@FrDesouche Ce texte effarant est en effet profondément anti-républicain. Si le juge ne le voit pas, ses protecteurs (Belloubet) devraient s’en rendre compte et aiguiller ce fonctionnaire si peu républicain, de son propre aveu, vers un emploi plus inoffensif pour la République.
Je suis désolé mais quand un juge dit que la justice manque de diversité ethnique, il dit en creux qu’un juge blanc n’est pas légitime pour juger les Noirs et les Arabes. Il met en doute l’ensemble de la corporation. C’est bien plus grave, et cela met bien plus en cause la justice, que les tweets de Tegnér sur son procès.
🔴🇫🇷 𝗔𝗟𝗘𝗥𝗧𝗘 𝗜𝗡𝗙𝗢 — Le rapport de l’Inspection générale de la Justice sur la MORT du jeune Élias, 14 ans, TUÉ à la MACHETTE par deux individus en janvier dernier à Paris, ACCABLE lourdement le système judiciaire.
Les deux individus de 16 et 17 ans, DÉLINQUANTS MULTIRÉCIDIVISTES connus depuis 2021, avaient commis en à peine deux semaines 19 INFRACTIONS faisant 19 VICTIMES : vols avec VIOLENCE, EXTORSIONS, ESCROQUERIES, PORT D’ARME, etc.
Le procureur avait requis un CONTRÔLE JUDICIAIRE mais le juge des enfants l’a REFUSÉ, estimant que les auteurs avaient « exprimé des regrets ».
Malgré TROIS interdictions de contact prononcées, les deux mineurs continuaient de se fréquenter librement.
Le rapport décrit un suivi éducatif JAMAIS APPLIQUÉ : le service éducatif n’était même pas en mesure de fournir les convocations adressées au plus jeune durant l’automne 2024, précisant simplement son absence à un entretien le 8 janvier 2025… soit 16 JOURS avant qu’il ne tue Élias.
Audience repoussée, contrôles non effectués, dossiers de personnalité incomplets : les magistrats ont jugé ces mineurs sans connaître leurs antécédents.
Pour la mère d’Élias, « la justice ne l’a pas protégé ». Elle exige désormais que les juges RENDENT COMPTE de leurs décisions et appelle à une réforme profonde d’un système « désorganisé jusqu’à l’aveuglement ».
(Source : Le Point)