Jack Dorsey a été CEO de Twitter de 2015 à 2021 (et brièvement avant). Pendant toute cette période l’algorithme de recommandation (qui a remplacé progressivement le flux chronologique en 2016) était propriétaire et fermé.
Sous Jack Dorsey, Twitter a bloqué en pleine élection américaine l'article du New York Post sur Hunter Biden, suspendu le compte du journal, interdit jusqu'au partage du lien en message privé. Dorsey reconnaîtra même ensuite une erreur totale.
Sous Dorsey toujours : bannissement d'un président en exercice (Trump) sans cadre légal ni procédure, décision jugée problématique par Merkel elle-même. Et un shadowbanning nié publiquement pendant des années puis documenté par les Twitter Files.
Pendant tout ce temps, l'algorithme de recommandation qui décide de ce que des centaines de millions de personnes voient était totalement fermé. Ni régulateurs, ni chercheurs, ni utilisateurs ne pouvaient l'auditer.
Ce même Jack Dorsey était reçu à l'Élysée en 2019, invité d'honneur de la Tech for Good. Aucune indignation. Zéro tribune. Zéro commission d'enquête sur les zones grises de l’information.
Elon Musk, lui, a publié en mars 2023 une partie de l'algorithme sur GitHub et affiche ses opinions à découvert. Et c'est lui qui déclenche l'union sacrée de l'indignation.
Je ne défends ni Elon Musk ni Le Pen dont le programme économique, profondément socialo-étatiste mènerait la France dans le mur s’il état appliqué. Je constate que ce qui dérange la classe politique n'a jamais été l'influence des plateformes sur le débat public. Elle s'en accommodait parfaitement. C'est la direction de cette influence qui a changé. L'indignation n'est pas une indignation de principe, elle est partisane.
Moi je pense que l'influence opaque de Twitter a l’époque de Jack Dorsey est bien pire que l'influence déclarée d’Elon Musk. Un soutien affiché se discute. Un shadowban ne se voit même pas.
En fait le mec trouve les règles du football mauvaises alors qu’il vient de les apprendre et il s’assoit dessus. Purement et simplement. 😂 (je ne sais pas s’il faut en rire)
Expulsé contre la Bosnie (2-0) et initialement suspendu, le buteur américain Folarin Balogun a finalement écopé d'une suspension d'un match avec sursis et sera donc disponible contre la Belgique en huitièmes de finale.
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𝐆𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐞𝐧𝐪𝐮𝐞̂𝐭𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐬𝐢𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐧 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞
Alors que le 1er ministre annonce donner davantage de moyens à Viginum, nous avons repris 18 infox passées ,De juin à novembre 2025 au crible des vérificateurs de TF1
Toute l'étude sur : https://t.co/YHQERoJZfx
Beaucoup de désinformations sont des flops monumentaux : à part deux cas, les propagations sont extrêmement intimistes, sans impact, circulant dans une sphère repliée sur elle-même, sans trop d’importance. Si TF1 n’en avait pas parlé, cela aurait-il eu de l’impact ?
Peu d’émetteurs, beaucoup de partageurs : 80 % des publications sont des partages. Avec des serial retweeteurs à la baguette. Ce sont quelques comptes qui se connectent. 76,5 % des relayeurs (11 865 comptes) n’ont partagé qu’une seule des 18 infox. À l’inverse, une poignée de comptes-ponts relaie six ou sept rumeurs distinctes. Ce ne sont pas les plus gros en nombre d’abonnés, mais les plus polyvalents. Ce sont eux qui transforment dix-huit affaires isolées en un écosystème.
Il n’existe pas un camp de la désinformation. Il existe des rumeurs, et chacune épouse le clivage qui l’arrange. Le bunker de Macron sert les anti-Macron de droite comme de gauche. La séquence sur Gaza sert à la fois la sphère pro-Trump et la sphère pro-palestinienne, pour des raisons opposées. C’est précisément ce qui rend ces récits si efficaces : ils n’appartiennent à personne, donc tout le monde peut s’en saisir.
Ces désinformations reposent sur des liens chaotiques identifiables par tout un chacun. En tête, https://t.co/sWwJUFoLQU (3 424 occurrences) et https://t.co/wdh3kyDIEz (2 581), suivis de Telegram (2 324), Odysee (1 101) et Rumble (645). À côté, toute une nébuleuse géopolitique : https://t.co/CVGii1zSB5 (352), les déclinaisons de geopolitique-profonde, https://t.co/gt7bfnVypV (581), et plus loin fdesouche, francesoir, lemediaen442, planetes360, ripostelaique, resistancerepublicaine. C’est le circuit fermé, celui qui produit et recycle ses propres récits.
Mais elles circulent par les fact-checking : BFMTV revient 1 182 fois. La visibilité du sujet, qu’importe la désinformation repose sur un mécanisme de paradoxe réactionnel que j’ai déjà évoqué. On parle au final du sujet qu’importe ce qui en a fait parler.
Il y a clairement des ingérences autour des vaccins, de l’indépendance dans les outre-mers, de la sécurité dans le pays de Macron, la transition écologique et de la guerre en Ukraine.
𝐆𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐞𝐧𝐪𝐮𝐞̂𝐭𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐬𝐢𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐧 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞
Alors que le 1er ministre annonce donner davantage de moyens à Viginum, nous avons repris 18 infox passées ,De juin à novembre 2025 au crible des vérificateurs de TF1
Les cibles sont clairement identifiées puisque la désinformation française analysée n’est pas dispersée : elle a une obsession. 84% des publications visent Emmanuel Macron, son entourage ou l’exécutif. La cible numéro un du corpus, « Macron », concentre à elle seule 24 810 publications. Loin d’un bruit de fond généralisé contre « les politiques », c’est un tir nourri et concentré sur le sommet de l’État.
Comment faire une bonne communication financière ?
C'est une vraie question pour pas mal de boîtes qui doivent publier leurs chiffres. Et le monde des analystes financiers est très présent sur les réseaux sociaux.
Le Social Impact Score est de retour pour 2026 ! On part d'un panel de tous les économistes, analystes , chroniqueurs et journalistes pour voir sur tous les réseaux (LinkedIn, Bluesky, Facebook, X, Instagram, Threads, etc.) ce qu'ils suivent, qui sortent du lot, qui n'est pas vu et surtout on en sort des insights intéressant pour vous guider. C'est ce jeudi
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