Sur les aires d'autoroute, cet été, une nouvelle file d'attente est née : celle des voitures électriques qui attendent leur tour pour recharger.
Des familles à l'arrêt, moteur coupé, enfants à l'arrière, sous 35 degrés, en plein chassé-croisé. Les opérateurs ont même déployé un nouveau métier pour gérer la cohue : des « bornistes », postés sur les aires les week-ends de départ pour orienter les conducteurs et démêler les erreurs de branchement. Retenez bien cette scène — car elle était mathématiquement écrite, et le plus instructif est de comprendre qui a écrit l'équation.
D'abord, les chiffres.
Entre juillet 2025 et juillet 2026, le parc de véhicules électriques et hybrides rechargeables a bondi de 30 à 35 % selon l'Avere-France. Cet été, 6 à 7 % des vacanciers roulent en électrique, contre 5 % l'an dernier. Sur la moyenne de la journée, le réseau tient — les modélisations le montrent. Mais les vacances ne sont pas une moyenne : ce sont des pics. Aux heures du chassé-croisé, quand tout le monde arrive en même temps avec 20 % de batterie, la station calibrée pour un flux normal devient un goulot. Et chaque année ajoute 30 % de véhicules au pic suivant.
Maintenant, la question qui fâche : qui a fixé ce calendrier ?
La norme. L'interdiction de vendre des voitures thermiques neuves en 2035, votée au niveau européen. Les zones à faibles émissions qui excluent progressivement les vieux véhicules des métropoles. Le malus qui renchérit le thermique à l'achat. L'automobiliste français n'a pas choisi librement son calendrier de transition : il lui a été prescrit, avec dates butoirs et sanctions. Voilà pour la demande — obligatoire.
Et l'offre d'infrastructure, elle ? Facultative.
Aucun texte n'impose une obligation de résultat symétrique. L'objectif des 100 000 bornes publiques, promis pour 2022, a été atteint avec des années de retard. Le raccordement d'une station haute puissance au réseau électrique relève de procédures qui se comptent en années — Enedis et RTE chiffrent eux-mêmes l'ampleur des besoins à l'horizon 2035. Les pannes ? Dans une question parlementaire restée célèbre, 85 % des utilisateurs déclaraient avoir déjà trouvé une borne hors service. Et le précédent est éloquent : en 2020, le principal réseau de recharge rapide des autoroutes a fermé 189 de ses 217 bornes du jour au lendemain — sans qu'aucune obligation légale n'impose de les remplacer.
Alors cette file d'attente sur l'aire, lisez-la comme un contrat déséquilibré.
D'un côté, un citoyen sommé par la loi de changer de motorisation, à ses frais, selon un calendrier qu'il n'a pas voté ligne par ligne. De l'autre, une infrastructure sans date butoir, sans sanction, sans garantie. Quand l'obligation ne pèse que sur un seul des deux contractants, l'autre peut se permettre d'être en retard. La file d'attente de cet été n'est que le premier acompte — le parc, lui, grandira de 30 % de plus avant l'été prochain.
Sources : Avere-France (croissance du parc 2025-2026), presse spécialisée (files d'attente et « bornistes », été 2026), règlement européen 2035, questions écrites à l'Assemblée nationale (objectif 100 000 bornes, pannes, fermeture du réseau Corri-Door), étude Enedis-RTE sur les besoins électriques de la mobilité longue distance.
Sur les aires d'autoroute, cet été, une nouvelle file d'attente est née : celle des voitures électriques qui attendent leur tour pour recharger.
Des familles à l'arrêt, moteur coupé, enfants à l'arrière, sous 35 degrés, en plein chassé-croisé. Les opérateurs ont même déployé un nouveau métier pour gérer la cohue : des « bornistes », postés sur les aires les week-ends de départ pour orienter les conducteurs et démêler les erreurs de branchement. Retenez bien cette scène — car elle était mathématiquement écrite, et le plus instructif est de comprendre qui a écrit l'équation.
D'abord, les chiffres.
Entre juillet 2025 et juillet 2026, le parc de véhicules électriques et hybrides rechargeables a bondi de 30 à 35 % selon l'Avere-France. Cet été, 6 à 7 % des vacanciers roulent en électrique, contre 5 % l'an dernier. Sur la moyenne de la journée, le réseau tient — les modélisations le montrent. Mais les vacances ne sont pas une moyenne : ce sont des pics. Aux heures du chassé-croisé, quand tout le monde arrive en même temps avec 20 % de batterie, la station calibrée pour un flux normal devient un goulot. Et chaque année ajoute 30 % de véhicules au pic suivant.
Maintenant, la question qui fâche : qui a fixé ce calendrier ?
La norme. L'interdiction de vendre des voitures thermiques neuves en 2035, votée au niveau européen. Les zones à faibles émissions qui excluent progressivement les vieux véhicules des métropoles. Le malus qui renchérit le thermique à l'achat. L'automobiliste français n'a pas choisi librement son calendrier de transition : il lui a été prescrit, avec dates butoirs et sanctions. Voilà pour la demande — obligatoire.
Et l'offre d'infrastructure, elle ? Facultative.
Aucun texte n'impose une obligation de résultat symétrique. L'objectif des 100 000 bornes publiques, promis pour 2022, a été atteint avec des années de retard. Le raccordement d'une station haute puissance au réseau électrique relève de procédures qui se comptent en années — Enedis et RTE chiffrent eux-mêmes l'ampleur des besoins à l'horizon 2035. Les pannes ? Dans une question parlementaire restée célèbre, 85 % des utilisateurs déclaraient avoir déjà trouvé une borne hors service. Et le précédent est éloquent : en 2020, le principal réseau de recharge rapide des autoroutes a fermé 189 de ses 217 bornes du jour au lendemain — sans qu'aucune obligation légale n'impose de les remplacer.
Alors cette file d'attente sur l'aire, lisez-la comme un contrat déséquilibré.
D'un côté, un citoyen sommé par la loi de changer de motorisation, à ses frais, selon un calendrier qu'il n'a pas voté ligne par ligne. De l'autre, une infrastructure sans date butoir, sans sanction, sans garantie. Quand l'obligation ne pèse que sur un seul des deux contractants, l'autre peut se permettre d'être en retard. La file d'attente de cet été n'est que le premier acompte — le parc, lui, grandira de 30 % de plus avant l'été prochain.
Sources : Avere-France (croissance du parc 2025-2026), presse spécialisée (files d'attente et « bornistes », été 2026), règlement européen 2035, questions écrites à l'Assemblée nationale (objectif 100 000 bornes, pannes, fermeture du réseau Corri-Door), étude Enedis-RTE sur les besoins électriques de la mobilité longue distance.
Quand l'État a décidé de taxer la lumière du soleil.
Imaginez un impôt si absurde et si vorace qu'il vous oblige à vivre dans le noir.
C'est exactement l'exploit qu'a réussi l'État français en 1798. Il invente alors l'une des pires aberrations de notre histoire : l'impôt sur les portes et fenêtres.
À la fin de la Révolution, le Directoire est exsangue. Le pouvoir central a besoin de liquidités pour survivre.
Il n'ose pas rétablir les impôts directs de l'Ancien Régime qui ont mis le feu au pays.
La bureaucratie accouche alors d'un concept redoutable. Elle décide de taxer les citoyens en fonction du nombre d'ouvertures sur les façades de leurs maisons.
Sur le papier, l'administration trouve l'idée brillante. Un riche possède un manoir avec beaucoup de fenêtres, un paysan n'a qu'une chaumière.
L'État pense avoir inventé l'impôt parfaitement juste, facile à calculer depuis la rue sans avoir à fouiller les foyers.
Mais la mécanique destructrice de la fiscalité finit toujours par s'abattre sur les plus faibles.
Pour échapper à ce racket, la réaction du peuple est immédiate et rationnelle. On s'adapte en détruisant.
Du jour au lendemain, les propriétaires se mettent à murer massivement leurs propres fenêtres.
On condamne les aérations, on bouche les lucarnes, on supprime les entrées de lumière. Les immeubles sont transformés en boîtes sombres afin de faire baisser la facture.
Les conséquences sanitaires vont être catastrophiques.
Pour garantir ses recettes fiscales, l'État a littéralement privatisé et taxé l'air frais et la lumière du soleil.
Pendant plus d'un siècle, cet impôt va forcer des millions de Français, particulièrement les plus pauvres, à s'entasser dans des logements fétides, humides et privés de toute ventilation.
Les médecins hygiénistes auront beau hurler au scandale. Ils dénonceront une corrélation directe avec l'explosion foudroyante de la tuberculose et du rachitisme dans les villes.
Rien n'y fait, la bureaucratie fera la sourde oreille. Le cynisme est absolu.
Plutôt que de supprimer une taxe qui tue sa propre population, l'État s'y accroche. Cet impôt mortifère durera 128 ans et ne sera définitivement aboli qu'en 1926.
L'impôt sur les portes et fenêtres est la preuve historique définitive d'une règle immuable.
Un gouvernement préférera toujours sacrifier votre santé, votre confort et l'air que vous respirez plutôt que de renoncer à une source de revenus.
@artmarketdotcom En écho à cette expo : photo insolite que j’ai prise en 2018 au musée d’Hauterives consacré au facteur Cheval et à son palais idéal 📸 🏰
Sagrada Família: Pope Leo XIV inaugurates the Christ Tower for the Gaudí centenary @sagradafamilia#ArtMarket #ArtpriceNews#Artprice https://t.co/S2zHWvty1d
Kirchner, Richard Serra and Günther Förg headline Ketterer Kunst’s Day Sale on 13 June — a refined selection spanning Classical Modernism to Contemporary Art, defined by rarity, quality and international relevance.
https://t.co/EvEdUK2ghA
Une société qui oblige une personne de 90 ans à utiliser un smartphone pour accéder à ses droits n’est pas une société moderne. C’est une société qui abandonne peu à peu ses anciens.
En 2026, tout est devenu une application, un code, un mot de passe ou un portail en ligne.
Mais ceux qui ont construit ce pays avec leurs mains se retrouvent aujourd’hui perdus face à des écrans qu’ils ne comprennent pas toujours.
Quand une personne âgée doit appeler son fils, sa fille ou son petit-enfant simplement pour prendre un rendez-vous, payer une facture ou remplir un document administratif… alors le système a échoué quelque part.
Ce n’est pas du progrès quand une partie de la population se sent exclue dans son propre pays.
La technologie devrait simplifier la vie de tout le monde, pas réserver la dignité à ceux qui savent tout faire sur un téléphone.
Parce qu’une société qui laisse ses anciens derrière elle ne devient pas plus moderne.
Elle devient simplement plus froide et plus égoïste.