Ce mercredi, j’étais l’invitée de l’association Forum Mâcon-Cluny qui regroupe des responsables associatifs et habitants du quartier des Saugeraies pour évoquer leur quotidien. La mobilisation lycéenne et l’avenir de la jeunesse se sont rapidement imposés dans nos échanges. J’aim
Il y a trois ans, le monde découvrait avec horreur le pogrom du 7 octobre 2023. Des Juifs étaient massacrés, violés, pris en otage sur le territoire internationalement reconnu de l'Etat qu'ils se sont constitué après la Shoah justement pour servir de refuge.
Il ne pouvait qu'y avoir un avant et un après.
Malheureusement, au lieu d'examiner ses propres défaillances, le gouvernement Netanyahou, qui a délibérément dégarni la frontière avec Gaza pour défendre les colons suprémacistes de Cisjordanie, et qui a ignoré de multiples alertes ,a sombré dans la vengeance, le nihilisme et la haine et refusé de chercher, une fois les coupables traqués et punis, une solution politique avec le peuple palestinien contre le cancer islamiste du Hamas,
Une tragédie pour Israël. Une tragédie pour les Palestiniens. Une tristesse pour tous ceux qui, malgré les guerres, les nombreuses zones d'ombre, gardaient un attachement pour ce peuple courageux et pour, comme disait De Gaulle, "les souhaits très émouvants que les Juifs formaient depuis dix-neuf siècles : l'an prochain à Jérusalem."
La France ne doit pas pour autant sombrer à son tour dans la haine. L'antisémitisme, comme "décomplexé" par la folie meurtrière du gouvernement Netanyahou, doit être sévèrement combattu. L'antisionisme est une posture souvent ambiguë qui n'améliore en rien le sort affreux des Palestiniens.
La boussole des Français ne doit pas être les sentiments, souvent passionnels, que les malheurs subis de part et d'autres suscitent naturellement en eux. Ce qui doit nous guider, c'est la recherche inlassable de la paix. La France doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour rendre la paix préférable à la guerre pour tous les acteurs de la région.
A commencer par Israël, qui doit être sanctionné bien plus sévèrement qu'aujourd'hui pour ses nombreux manquements au droit international, à commencer par le nettoyage ethnique pratiqué quotidiennement dans les territoires occupés.
Cette position ferme n’est en rien contradictoire avec la compassion immense pour les victimes du 7 octobre, qui étaient d'ailleurs en grande partie des partisans de la paix. La meilleure manière de leur rendre hommage est de rester sur cette voie juste.
École en crise : quelles solutions ? Priorité au primaire, soutien aux enseignants, formations qui ouvrent un avenir : Natacha Polony sur Sud Radio.
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Hier matin, à Lens, un adolescent de quinze ans a eu la main arrachée par une grenade de désencerclement. Qu'il l'ait ramassée ou non ne change pas grand chose à ce drame horrible. Un autre adolescent a été éborgné. Cette violence ne vient pas de nulle part ; elle vient du manque de discernement dans la répression entre les blocages pacifiques par des lycéens et les actes de violence d'activistes criminels qui ne cherchent qu'à faire dégénérer la situation. Les policiers ne sont pas en cause : il ne font, et c'est heureux, qu'obéir aux ordres. Ce sont les ordres qu'ils reçoivent que je critique.
Dans les jours qui précèdent, nous avons appris que de jeunes psychopathes - car il faut dire les termes - avaient aspergé d'essence un professeur qui tentait d'éteindre le feu d'un arbre, brûlé le visage d'une auxiliaire de vie qui tentait juste d'empêcher la destruction de l'arrêt de bus où elle se trouvait, tabassé des professeurs, des pompiers, de simples citoyens qui s'opposaient à leur furie destructrice. Les images des lycées dégradés, brûlés par ces vandales est insupportable alors que les lycéens demandent justement et à raison parfois qu'on améliore leurs conditions d'études.
Ces deux violences sont inacceptables. Il ne faut nier la gravité ni de l'une ni de l'autre. Pour que la tension redescende, il faut que les autorités responsables du maintien de l'ordre agissent de manière discriminée.
Avec les crapules, les activistes cagoulés qui détruisent le bien public, leur main ne doit pas trembler.
Avec les lycéens qui se contentent de bloquer leur lycée sans dégradations ni violences, ils doivent se contenir.
Tout doit être fait par ailleurs pour que ces deux publics ne se confondent jamais. Il faut saluer le syndicat des commissaires de police d'avoir rédigé un manuel pratique de la manifestation. Et puisque la CGT dit vouloir "protéger le droit à manifester" des lycées - il faut souhaiter que son service d'ordre saura, comme autrefois, dissuader les provocateurs de pourrir le mouvement social.
Cette situation n'est pas le fruit du hasard. Déjà en 2018, le mouvement social avait été avec violence et sans discrimination. Il faut au contraire retrouver la sagesse du préfet Grimaud en 1968 et un maintien de l'ordre ferme mais sans arrières pensées politiques.
Le 1er ministre M. Lecornu reprend la main à la veille d’une semaine politiquement de tous les dangers en rendant publique une longue et détaillée lettre de cadrage sur la crise lycéenne. Son ministre de l’éducation nationale en est de manière implacable la première victime. C’est surtout la première réponse audible, une semaine presque après le début du mouvement et alors même que les prémices étaient visibles plusieurs jours avant. Que celle-ci soit intervenue bien plus tôt et le dialogue aurait pu être noué et la crise dénouée. La violence aurait été évitée. Le mutisme de l’institution a été un cadeau aux casseurs et aux manipulateurs. Encore faudrait-il, il est vrai, que les réponses soient à la hauteur des enjeux. Le 1er ministre ne peut pas en effet renvoyer comme il le fait sur chaque lycée la gestion des revendications légitimes portées par les lycéens. Le cœur du sujet est double : d’un côté la crise des vocations des professeurs mal payés, mal considérés et trop souvent abandonnés par l’institution et de l’autre l’orientation, Parcoursup et la réforme du lycée de 2019 qui en abrogeant les filières S, L et ES et en créant un patchwork d’enseignements de spécialités, a amplifié les problèmes au lieu de les régler. Le calme doit revenir. Les violences, intolérables, doivent cesser. Et le dialogue doit être renoué sur des bases saines. Cela ne peut pas se faire en feignant d’écouter pour mieux se défausser de ses responsabilités.
Dans Le Parisien du jour, Gabriel Attal ressort la vieille lune de la ‘grande coalition’ comme remède à l’impuissance du bloc central élitaire à jouer son rôle de vote refuge face à M. Mélenchon et à Mme Le Pen.
« La seule chose qui peut nous permettre de l’emporter, c’est une grande coalition » lâche ainsi celui qui se voit en Lego master.
Et bien non ! Héritées du modèle allemand, les grandes coalitions ont au contraire été à l’échelle du continent le carburant de la faillite démocratique qui a conduit à peu près partout à des gouvernements comme le nôtre actuellement, incapacités parce qu’ils se sont enfermés dans le fait minoritaire à force de rechercher des combinaisons d’appareils (« de Glucksmann à la droite républicaine » nous dit M. Attal) plutôt qu’offrir un projet majoritaire aux citoyens.
Si la grande coalition est la dernière cartouche de M. Attal comme il le dit, alors c’est que son écosystème politique est bel et bien dépassé et a déjà renoncé. Ce bloc central élitaire n’est plus à même de remplir son rôle dans cette tripartition funeste qu’il a imposée au pays.
Quand Mme Le Pen et M. Mélenchon proposent deux visions pour le pays, que je récuse fermement mais qu’ils ont le mérite d’assumer devant les Français, c’est une autre perspective à 5, 10 et 20 ans qui fait aujourd’hui défaut.
Elle ne passe pas par des ´grandes coalitions’ de l’entre-soi mais par un arc populaire des volontés partagées pour refaire France.
Rendez-vous d’ici quelques jours
Je condamne la violence. Mais je refuse qu’elle fasse oublier les professeurs absents, les classes surchargées et l’angoisse de notre jeunesse.
Je refuse de choisir entre le désordre et l’impuissance. Le déclin de l’école n’est pas une fatalité.
🚨 Lycées en tension, universités mobilisées : que révèle cette colère de la jeunesse ?
Manque de professeurs, peur de l’avenir, sentiment d’abandon, orientation… Je décrypte les causes profondes de cette crise et les réponses qu’il faudrait apporter.
🎥 Mon analyse à découvrir prochainement.
#Éducation #Lycée #Université #Jeunesse #École #DébatPublic
À Strasbourg, une femme arrache à des jeunes émeutiers un sac rempli de projectiles.
À Paris, dans le XVème arrondissement, une femme attrape le mortier avec lequel un jeune homme venait de tirer sur la porte de son lycée.
À Marseille, une femme s’interpose pour empêcher des casseurs de détruire un abribus. L’un d’eux d’eux, masqué, utilise un spray et un briquet comme lance-flammes et la brûle au visage.
Mes pensées vont à cette femme courageuse victime d’un acte ignoble de la part d’un lâche. Toutes ces femmes ont fait face à ces lâches, pour essayer d’arrêter des destructions dont nous paierons tous le prix et dont l’unique résultat sera de masquer les difficultés sociales et de fracturer la France.
Washington ne quitte pas l’Europe. Washington commence à choisir son Europe.
Politico révèle que le Pentagone prépare, le mois prochain en Pologne, une réunion consacrée à l’avenir de l’OTAN avec six alliés européens : Norvège, Suède, Finlande, Pologne, Allemagne et Pays-Bas. Le Danemark pourrait les rejoindre, après son accord avec Washington sur le Groenland.
La France n’est pas invitée. Le Royaume-Uni non plus. Les États baltes non plus.
Ce format n’est d’ailleurs pas entièrement nouveau. Elbridge Colby avait déjà réuni ces six pays à Bergen en juin. Ses critères, il les a donnés lui-même : des alliés qui atteignent rapidement les nouveaux objectifs de dépenses de La Haye et qui ont la taille pour contribuer. Les pays baltes dépensent beaucoup, mais restent petits. Paris et Londres ont la taille, mais avancent moins vite. Un responsable d’un pays exclu reconnaît pourtant qu’on essaie encore de comprendre la logique.
Une simple réunion de travail, assurent les invités, qui jurent ne pas vouloir fracturer l’Alliance. Le calendrier raconte autre chose.
Washington demande à l’Europe de prendre davantage en charge sa défense. Et les États-Unis contestent désormais ouvertement la volonté européenne de réserver davantage de ses dépenses d’armement à son industrie : cette semaine encore, leur ambassadeur auprès de l’UE jugeait cette préférence « égoïste ».
Un indice sur la logique d’ensemble : Colby plaide depuis des années pour faire de l’Allemagne la puissance militaire chargée de contenir la Russie, les troupes américaines se tournant vers la Chine. Et la même semaine, Berlin défend un « Made with Europe » ouvert aux partenaires commerciaux de l’Union.
Le débat transatlantique portait sur ce que les Européens devaient dépenser. Il porte désormais aussi sur le choix des Européens avec lesquels Washington entend organiser la nouvelle répartition du pouvoir au sein de l’Alliance.
Pour Paris, la question mérite d’être posée. Une Europe de la défense plus autonome et une préférence industrielle européenne ne servent manifestement pas les mêmes intérêts à Washington qu’à Paris.
Mais Washington ne peut choisir son Europe que parce que des Européens acceptent d’être choisis.
Aucun format parallèle ne fonctionne si les invités refusent de discuter de l’avenir de la sécurité européenne en l’absence de leurs principaux alliés. Norvège, Suède, Finlande, Pologne, Allemagne et Pays-Bas ont accepté cette table. Ils avaient déjà accepté celle de Bergen en juin.
Les États-Unis défendent leurs intérêts et exploitent les rapports de force qui leur sont favorables. C’est leur politique. La faiblesse européenne commence lorsque les Européens leur offrent eux-mêmes les divisions dont Washington peut se servir.
Les deux seules puissances nucléaires européennes de l’Alliance ne sont pas à la table. Cinq des six invités ont choisi le F-35.
Ce n’est peut-être qu’une coïncidence. Mais elle dessine une drôle de carte de l’Europe : ceux avec qui Washington veut travailler sont aussi, pour l’essentiel, ceux avec qui Washington fait des affaires.
🚨 Lycées en tension, universités mobilisées : que révèle cette colère de la jeunesse ?
Manque de professeurs, peur de l’avenir, sentiment d’abandon, orientation… Je décrypte les causes profondes de cette crise et les réponses qu’il faudrait apporter.
🎥 Mon analyse à découvrir prochainement.
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🇫🇷 Déclarons l’état d’urgence de la production !
Au salon Batimat, une évidence s’impose : la France regorge d’artisans, d’entrepreneurs et de savoir-faire exceptionnels.
Mais combien en restera-t-il demain si nous continuons à les exposer à une concurrence internationale déloyale, parfois massivement subventionnée par des États étrangers ?
Protéger notre production, ce n’est pas se replier. C’est défendre nos emplois, notre indépendance et la transmission de nos compétences.
Le pouvoir politique doit enfin donner la priorité absolue à celles et ceux qui produisent et font vivre nos territoires. Il est temps de déclarer l’état d’urgence de la production française.
#Batimat #Artisans #MadeInFrance #Industrie #Souveraineté #ProductionFrançaise #Emploi
Alors que l'industrie allemande stocke des terres rares par crainte de représailles chinoises, l'une des rares réponses européennes se trouve à La Rochelle.
Politico décrit des entreprises allemandes qui remplissent leurs stocks avant les négociations UE-Chine des 8 et 9 octobre. La dépendance européenne approche 100 % sur certaines terres rares lourdes et les aimants permanents à haute performance.
Au milieu de l'article apparaît pourtant un nom : Solvay.
Son usine de La Rochelle traite des terres rares depuis 1948, héritage de Rhône-Poulenc. C'est l'une des rares installations au monde capables de séparer toutes les terres rares à l'échelle industrielle, légères comme lourdes. Elle produit déjà le néodyme et le praséodyme destinés aux aimants permanents, et doit commencer cet automne la séparation industrielle du dysprosium et du terbium, précisément les terres rares lourdes sur lesquelles Pékin tient l'Europe.
Solvay ambitionne désormais de fournir jusqu'à 30 % des besoins européens en terres rares de qualité aimant d'ici 2030.
Un détail complète le tableau. Les premiers contrats de Solvay pour ses terres rares rochelaises ont été signés avec des industriels américains, dont Noveon. L'Europe a l'usine, et Washington a été le premier à passer commande.
On parle beaucoup de souveraineté européenne comme d'une affaire de règlements, de quotas ou de préférence européenne. Elle commence aussi beaucoup plus prosaïquement par des usines, des procédés industriels et des savoir-faire que l'Europe possède encore. Encore faut-il que les Européens soient aussi ceux qui achètent.
La Rochelle en fait partie. 🇫🇷
Retour sur le vif débat avec Jean-Noël Barrot, ministre des affaires étrangères, sur France Inter et France Info TV. Le ministre a prétendu que la préférence européenne était actée, alors même que l’Allemagne continue à la torpiller. Il a également vanté la diplomatie française alors même qu’Emmanuel Macron a détruit le corps diplomatique et fait passé le réseau diplomatique français du 2e au 5e rang mondial. On rétablit quelques vérités…
Les Français ont droit à des réponses claires. Quand des choix engagent leur avenir, ceux qui gouvernent doivent les expliquer, les défendre et accepter la contradiction.
Je veux un débat public qui permette à chacun de comprendre, de juger et de décider. C’est une exigence démocratique.
Retour sur mon échange avec Jean-Noël Barrot dans « Franc-jeu », sur France 2.
Et vous, quelle question voudriez-vous poser à nos responsables politiques ?
Ce 25 septembre, je rends hommage aux harkis, soldats français d'une guerre que, pas plus que les autres, ils n'avaient voulue.
Je me souviens avec douleur de leur abandon par la France, des conditions indignes d'hébergement et d'accès aux services publics fondamentaux dont beaucoup, arrivés dans l'Hexagone, ont été les victimes, ainsi que leurs proches, de leur sentiment persistant de n'être acceptés nulle part. Si le général de Gaulle a failli un jour, c'est sans doute ce jour-là.
Je salue également celles et ceux qui leur apportèrent soutien et réconfort en ces temps sombres.
L'Etat ne peut pas guérir toutes les blessures du passé. Mais il peut et doit s'assurer qu'elles ne soient pas rouvertes aujourd'hui. Ceux qui, ici ou de l'autre côté de la mer veulent refaire sur le sol français une guerre d'Algérie fantasmagorique doivent être fortement combattus.
Cette guerre fut une tragédie, sa mémoire est douloureuse et contradictoire pour de nombreux Français d'aujourd'hui. Assumons cette diversité et reconnaissons les souffrances de tous. La mémoire nationale n'est pas toujours univoque.
Le 22 septembre, on apprenait que les industriels français avaient fait basculer l’ASD en faveur de critères stricts de préférence européenne dans le futur budget européen de défense.
Aujourd’hui, Bloomberg rapporte que l’Espagne cherche à rapprocher les positions française et allemande sur les critères du « Made in EU ».
Ce n’est pas exactement le même texte. Mais c’est désormais la même bataille : définir ce qui compte comme européen.
Obtenir le principe était la partie visible. Définir ce qui compte comme européen est la partie qui décide de qui touche l’argent.
Un pourcentage de valeur ajoutée produite dans l’UE ? Le lieu de conception ? La propriété des technologies critiques ? La possibilité d’inclure des composants sous licence américaine ? Chaque réponse déplace des dizaines de milliards d’euros de financements et de marchés, et chaque pays défend celle qui correspond à son tissu industriel.
Un seuil bas laisse passer des assemblages finaux sur des sous-ensembles importés. Un seuil élevé profite aux pays qui ont gardé leurs chaînes complètes.
Ce n’est pas une querelle de comptables. C’est le moment où la préférence européenne devient une politique industrielle, ou reste un slogan.
Faut-il rappeler au Président que quand le prix de l’essence est trop élevé, les citoyens limitent au maximum leurs déplacements ? Résultat : une contraction globale de l’économie puisque les gens évitent les courses, les loisirs…
L’Etat y a déjà perdu en rentrées fiscales, à hauteur de plusieurs centaines de millions d’euros.
Je plaide depuis plusieurs mois pour une accise (on appelait ça autrefois TIPP puis TIPCE) flottante : elle baisse quand le prix du carburant augmente et remonte quand le prix baisse, pour éviter que les citoyens ne subissent les fluctuations internationales.
Pourquoi le gouvernement refuse-t-il cette solution ? Parce que ce sont des oppositions qui le proposent ? Encore une fois, ce serait indolore pour les finances publiques puisque le retour à une consommation un peu plus normale de carburant compenserait la baisse de la taxe (la compensation des taxes par le volume est quasiment de 1 pour 1).
🔴🗣️ "Sur un mois, baisser de 20 centimes les taxes, c'est un milliard d'euros" déclare le président Emmanuel Macron. "Baisser les taxes ne peut se faire que si vous m'expliquez comment baisser les dépenses." #JT20h
Vous pouvez empiler les classifications « Très Secret », cadenasser les bureaux d’études et sécuriser vos serveurs contre les cyberattaques. Tout cela ne sert strictement à rien si vous perdez vos composants de pointe dans un conteneur maritime.
L’histoire est presque comique, si elle n’était pas catastrophique : des pièces de F-35 envoyées d’Australie vers les États-Unis pour être réparées ont tout simplement « glissé » vers Hong Kong.
Le Pentagone confirme que plusieurs composants manquent toujours à l’appel. Dans le lot ? Une verrière de F-35 intégrant une technologie participant à la furtivité de l’appareil.
Vol de plans informatiques ? Même pas. On parle d’un vulgaire « colis égaré » en transit.
Et c’est précisément ce qui rend l’affaire si sérieuse : l’accès physique à un composant sensible permet d’étudier ses matériaux, ses couches, ses procédés de fabrication et potentiellement d’en tirer des informations qu’un plan numérique ne livre pas nécessairement.
Comment un tel fiasco est-il possible ? Le chargement, destiné à Lockheed Martin aux États-Unis, transitait par une chaîne logistique confiée à un intermédiaire lorsqu’il a été dérouté vers Hong Kong.
On glose à longueur de colloques sur la « souveraineté technologique ». Cet épisode rappelle une réalité logistique élémentaire : votre souveraineté s’arrête exactement là où vous perdez la traçabilité physique de vos flux.
Concevoir l’un des chasseurs les plus sophistiqués de la planète et exposer potentiellement une partie de ses technologies sensibles à cause d’une défaillance de la chaîne logistique, ce n’est plus un détail d’intendance.
C’est une bévue stratégique.