Fier citoyen sénégalais et africain, passionné d'Économie du développement et des Technologies de I'Information. Socio du @realmadrid. Militant @Pastef.
En échangeant avec quelqu’un sur le sujet il a mentionné un fait important, une grande partie des textes de cette constitution est née suite aux différents Senghor/Dia avec une volonté à la suite de ceux-ci de consacrer un pouvoir présidentiel fort. La notion de vote bloqué et ce que cela implique prend son sens à l’aube de l’analyse de ceux-ci contexte. À mon avis il est nécessaire d’encadrer ce principe pour ne pas assujettir l’un des principaux pouvoirs du législateur au bon vouloir de l’exécutif.
Votre commentaire donne l’apparence de la rigueur, mais il repose surtout sur une disqualification générale sans démonstration précise. Vous parlez de « lacunes structurelles », de « manque de clarté », de « déficit de consistance » et de « probité », sans jamais identifier concrètement quelles affirmations seraient fausses, imprécises ou contradictoires.
C’est là le problème : on ne réfute pas une position en l’enveloppant dans un vocabulaire académique. On la réfute par les faits, par les citations exactes, par l’analyse des propositions et par la confrontation des arguments.
En réalité, Ousmane Sonko n’a pas dit « non aux accords » ni « non aux partenariats ». Il a dit, en substance : oui aux accords, mais pas à n’importe quel prix ; oui à la négociation, mais pas dans une posture de soumission ; oui au dialogue avec le FMI, mais non à une restructuration sauvage qui fragiliserait davantage le pays.
Confondre fermeté stratégique et incohérence communicationnelle, c’est comme reprocher à un avocat de parler durement à la table des négociations alors que son rôle est précisément de défendre les intérêts de son client. Un pays qui négocie sa dette ne peut pas entrer dans la salle en s’excusant d’exister.
On peut critiquer le style, le ton ou le timing. Mais réduire une ligne politique de souveraineté économique à un simple « problème de communication » revient à déplacer le débat du fond vers la forme. Or, le sujet central n’est pas l’élégance du discours : c’est la capacité du Sénégal à défendre ses marges de manœuvre face au FMI, aux créanciers et aux marchés.
La vraie question n’est donc pas : « Sonko a-t-il parlé comme certains l’auraient souhaité ? »
La vraie question est : « Le Sénégal doit-il négocier en position de faiblesse ou construire un rapport de force plus équilibré ? »
À ce niveau d’enjeu, la critique utile doit éclairer le débat national. Elle ne doit pas devenir un exercice de procès d’intention habillé en analyse.
Vous vous focalisez trop sur la personne!
Que signifie l’expression « une restructuration sauvage » et quelles en seraient les implications pour le Sénégal ?
Le Président de l’assemblée nationale sénégalais (PANS) a déclaré qu’il n’était pas opposé, par principe, à une restructuration de la dette, mais qu’il refusait « une restructuration sauvage ». Cette déclaration traduit une position plus nuancée que celle exprimée auparavant, où toute restructuration semblait exclue (crise économique mondiale).
Que signifie « une restructuration sauvage » ?
Il convient d’abord de préciser que cette expression n’est pas un concept juridique ou technique utilisé par le Fonds monétaire international (FMI). Il s’agit d’une formule politique qui renvoie à une restructuration :
=> imposée sous la pression des créanciers ou des marchés financiers ;
=> conduite dans l’urgence en raison d’une perte d’accès au financement international ;
=> négociée dans un rapport de force défavorable au pays ;
=> assortie de conditionnalités macroéconomiques particulièrement contraignantes ;
=> susceptible d’affaiblir durablement la crédibilité financière et la souveraineté économique de l’État.
Autrement dit, le PANS semble affirmer que, si une restructuration devait devenir inévitable, elle devrait être préparée, négociée et maîtrisée par le Sénégal, plutôt que subie sous la contrainte des circonstances ou des institutions financières internationales.
En quoi consisterait une restructuration qualifiée de « sauvage » ?
Une telle restructuration pourrait comprendre plusieurs dimensions.
=> Une réduction de la valeur de la dette (haircut)
=> Les créanciers accepteraient de renoncer à une partie des sommes qui leur sont dues. Par exemple, pour une dette de 1 000 milliards de FCFA, ils pourraient accepter de n’en recouvrer que 800 milliards. Cette solution procure un soulagement budgétaire immédiat à l’État, mais elle entraîne des pertes importantes pour les investisseurs.
=> Un rééchelonnement des échéances
Les remboursements pourraient être étalés sur une période beaucoup plus longue, accompagnés de délais de grâce. Cette option réduit les tensions financières à court terme, mais peut prolonger la dépendance vis-à-vis des créanciers internationaux.
=> Une dégradation de la réputation financière: Les marchés pourraient considérer que le Sénégal présente désormais un risque plus élevé.
Les conséquences seraient notamment :
=> une augmentation des taux d’intérêt sur les futurs emprunts ;
un accès plus difficile aux marchés internationaux des capitaux ;
une baisse de la confiance des investisseurs.
=> Des conditionnalités du FMI
Une restructuration accompagnée par le FMI s’inscrit généralement dans un programme d’ajustement comprenant notamment :
1. une réduction des subventions publiques ;
2. une augmentation de certaines recettes fiscales ;
3. une maîtrise, voire un gel, de la masse salariale publique ;
des réformes structurelles ;
parfois des privatisations ;
un assainissement accéléré des finances publiques.
L’objectif affiché est de rétablir la soutenabilité de la dette et la confiance des créanciers.
Pourquoi cette prudence ?
Au-delà de l’aspect financier, cette déclaration traduit une préoccupation de nature politique et stratégique. Le PANS semble considérer qu’une restructuration ne doit pas avoir pour unique finalité de satisfaire les exigences des créanciers, mais qu’elle doit également préserver les capacités de l’État à financer son projet de développement. En d’autres termes, la soutenabilité de la dette ne peut être recherchée au détriment de la souveraineté économique, de l’investissement productif ou de la cohésion sociale.
(Suite)👇
@YayefatouSarr4 Ça résume bien l’essence de la vision sur les partenariats qui est défendu : oui aux partenariats et aux accords mais pas sous n’importe quelles conditions. La stratégie de négociation peut passer par une posture plus « dure » afin d’arriver à un accord plus équilibré.
PASTEF : RENONCER AUX PLUS HAUTES CHARGES POUR FAIRE AVANCER LE PROJET
PASTEF se distingue des autres formations politiques sénégalaises par une culture organisationnelle qui rompt avec les habitudes dominantes.
Fondé en 2014 par des jeunes cadres sans expérience politique préalable, le parti s’est construit sur un projet de rupture systémique et sur un modèle de financement participatif, moins dépendant des ressources de l’État que la plupart des formations traditionnelles.
Son trait le plus original réside dans sa capacité à subordonner les ambitions personnelles au maintien et à l’avancée du projet collectif.
Dans l’histoire politique sénégalaise, lorsqu’un leader était écarté de la course présidentielle, il optait fréquemment pour le retrait pur et simple, sans désigner de candidat de substitution crédible, fragilisant souvent son camp.
PASTEF a rompu avec cette logique en 2024 : alors qu’Ousmane Sonko était inéligible, il a lui-même désigné Bassirou Diomaye Faye comme candidat.
Ce choix, opéré dans un contexte de répression judiciaire, a permis au mouvement de survivre et de remporter l’élection, tout en favorisant l’émergence de nouvelles figures.
Il a marqué le passage d’une logique centrée sur une personnalité à une logique collective.
Cette même capacité à céder des positions au nom du projet s’est illustrée à l’Assemblée nationale en 2026.
Après la rupture entre le président Diomaye Faye et Ousmane Sonko, El Malick Ndiaye a démissionné de la présidence de l’Assemblée pour permettre à ce dernier d’y accéder. Quelques semaines plus tard, deux vice-présidents ont volontairement quitté leurs fonctions dans le cadre d’une réorganisation interne visant à permettre à El Malick Ndiaye de réintégrer le Bureau.
Ces démissions successives et concertées, sans exclusion ni scandale, constituent une pratique peu courante dans le paysage politique sénégalais, où les postes de prestige sont généralement conservés le plus longtemps possible.
Elles traduisent une conception du leadership dans laquelle on accepte de renoncer aux plus hautes charges lorsque cela sert l’intérêt du projet ou de l’institution, plutôt que de s’y accrocher par principe.
‼️ L’Etat officialise le contrat renégocié par l’ex premier ministre Ousmane SONKO et ses équipes pour l’établissement des bureaux des nations unies 🇺🇳 au Sénégal
🇸🇳❤️🔥
COMMUNIQUE DU BUREAU DE L’ASSEMBLEE NATIONALE
Le Bureau de l’Assemblée nationale informe qu’au cours de sa réunion tenue ce vendredi 12 juin 2026, messieurs Ismaïla DIALLO et Cheikh Thioro MBACKE, respectivement Premier et Troisième Vice-président de l’Assemblée nationale, ont présenté leur démission desdites fonctions, occupées depuis l’installation de la présente législature.
Le Bureau en a pris acte et salué leur disponibilité et leur engagement au service de l’Institution parlementaire.
Conformément aux dispositions de l’article 18 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il sera procédé à leur remplacement.
Le Bureau informe, par ailleurs, avoir reçu, examiné et déclaré recevable une proposition de loi portant révision de la Constitution. Cette proposition, portée par un groupe de députés, intègre toutes les observations issues de la décision du Conseil constitutionnel n°4/C/26 du 25 mai 2026.
Conformément aux dispositions de l’article 69, alinéa 4, du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, ladite proposition sera transmise au Président de la République, pour avis.
Enfin, la Conférence des Présidents, réunie ce jour, a adopté le calendrier de travail des affaires en instance.
Fait à Dakar, le 12 juin 2026
C’est une demande plus que raisonnable et qui peut être encadré afin d’en tirer le profit sans les effets nuisibles potentiels. On peut même si on le souhaite dans un premier temps encadrer les sujets sur lesquels les pétitions peuvent être faites (ex : sur les sujets uniquement sur lesquels le CC a compétence) et le nombre requis.
COMMUNIQUE DU BUREAU DE L’ASSEMBLEE NATIONALE
Le Bureau de l’Assemblée nationale informe qu’au cours de sa réunion tenue ce vendredi 12 juin 2026, messieurs Ismaïla DIALLO et Cheikh Thioro MBACKE, respectivement Premier et Troisième Vice-président de l’Assemblée nationale, ont présenté leur démission desdites fonctions, occupées depuis l’installation de la présente législature.
Le Bureau en a pris acte et salué leur disponibilité et leur engagement au service de l’Institution parlementaire.
Conformément aux dispositions de l’article 18 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il sera procédé à leur remplacement.
Le Bureau informe, par ailleurs, avoir reçu, examiné et déclaré recevable une proposition de loi portant révision de la Constitution. Cette proposition, portée par un groupe de députés, intègre toutes les observations issues de la décision du Conseil constitutionnel n°4/C/26 du 25 mai 2026.
Conformément aux dispositions de l’article 69, alinéa 4, du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, ladite proposition sera transmise au Président de la République, pour avis.
Enfin, la Conférence des Présidents, réunie ce jour, a adopté le calendrier de travail des affaires en instance.
Fait à Dakar, le 12 juin 2026
L’exposition des vies privées aujourd’hui nous pousse inconsciemment à plus se concentrer sur la vie des autres que sur la nôtre. Ce shift de focus entraîne naturellement à plus critiquer les autres que soit. Ce qui par ricochet stoppe notre développement personnel et spirituel.
"Une compétence du Conseil constitutionnel sans texte à propos de la réintégration du Premier ministre à l’Assemblée nationale"
Pr Meissa Diakhaté
https://t.co/VO3aMS2hA8