🎙️ #MonOeil Bonne nouvelle ! L'interview de Michelle de la Rochefoucauld (@29Locki) sur son parcours professionnel, humaniste et militant conduisant à la naissance de #PBLV est en libre accès 😊🙏
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L'acteur français Christian Mazzuchini est décédé le 25 juillet dernier à 67 ans. Acteur sur les planches, on l'avait croisé à la télévision dans "Plus belle la vie", "Pax Massilia" ou "Marseille", mais aussi dans "Zodiaque" ou "L'Epervier". Au cinéma, il avait notamment fait une brève apparition dans le premier "Taxi" et "L'Immortel".
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C'est avec émotion que nous apprenons le décès de l'acteur Christian Mazzuchini à 68 ans, d'une longue maladie. Figure marseillaise, il est apparu au cinéma et à la télé dans ~ 80 films.
En 2017, il jouait Bernard Juve dans #PBLV, un ancien commissaire alcoolique aidé par Léo.
TF1 et STUDIO TF1 ont été informés, vendredi 17 juillet 2026, d’une violente altercation impliquant deux comédiens de la série Ici tout commence, qui s’est déroulée en marge du tournage.
Conformément à sa politique de tolérance zéro à l'égard de toute forme de violence, le groupe a pris toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection physique et la sécurité psychologique de ses collaborateurs. Par mesure conservatoire, le comédien mis en cause a été écarté du tournage. La direction de STUDIO TF1 est pleinement mobilisée dans l'accompagnement et le soutien des équipes de la série.
Q17 : #pblv#pblvepb Idées, temps que vous avez, écriture des arches… pour finir de répondre à la question de @JosephineJozep1, et dans la lignée de Nicolas Brossette, voici un exemple.
Spoiler : Lola Marois, Yves Montand, Mariem Hamidat (@nono349zaza). Casting cinq étoiles.
C’est une des arches dont je suis le plus content : Ariane et le procureur. La directrice de collection Mariem Hamidat a dit à l'atelier arche : « J’ai un début d’histoire à vous proposer, mais c’est vraiment juste le point de départ, je ne sais pas où vous pouvez aller avec ça. J’aimerais bien qu’on fasse une arche où, après une nuit un peu folle, Ariane se réveille dans un lieu inconnu. Elle est au lit et, à côté d’elle, il y a un homme et il est mort. Elle ne sait plus ce qui s’est passé. »
Comme le dit Nassim Ben Allal (en Q15), on ne trouve pas toujours tout de suite. Je travaillais en binôme avec une autrice de l’atelier séquenciers, on a passé un certain temps à tourner autour de plusieurs intrigues, mais aucune ne prenait vraiment forme. Finalement le déclic est venu le soir après être rentré chez moi : si Ariane se retrouvait dans la situation décrite par Mariem, elle allait forcément enquêter sur… elle-même.
Le policier qui doit enquêter sur un meurtre dont il est le principal suspect, c’était un motif du polar que nous n’avions pas exploité et qui me renvoyait à un film pour lequel j’ai une affection particulière : Police Python 357 d’Alain Corneau avec Yves Montand. La mécanique policière qui conduit le héros à se défigurer pour ne pas être reconnu par les témoins m’avait cloué à mon siège alors qu’enfant j’étais tombé dessus à la TV. Si je parvenais à faire ça avec le personnage d’Ariane, ça pouvait donner une histoire vraiment intéressante. J’y ai pensé toute la nuit et très vite les éléments se sont mis en place. Le lendemain matin, j’avais un pitch clair en tête.
J’ai expliqué les mouvements principaux de l’intrigue à ma coautrice, à la productrice et à Mariem qui l’ont validée. Il nous restait encore à dérouler cette intrigue sur le papier, mais la rédaction a été rapide. Je suis convaincu d’une chose : quand on arrive à bien résumer une intrigue à l’oral, à bien la pitcher, il y aura peu de difficulté derrière, car « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément » comme le disait Boileau.
Mis en cause dans #Libération, je réponds à vos questions.
Q16 Comment trouvez-vous vos idées ?#pblv#pblvepb
Spoiler : Je vous livre le grand secret du scénario (selon moi) en parlant de #Demainnousappartient et… #Obsession.
« Pour écrire un polar toutes les 4 semaines avec les mêmes personnages et les mêmes arènes, il faut avoir beaucoup d’imagination » (Aude Thévenin, productrice)
Je le dis souvent aux jeunes scénaristes qui me demandent quel diplôme j’ai : je me suis formé à écrire du polar en regardant des films et des séries polars ; en lisant les maîtres du polar ; et en analysant comment ils construisaient leurs histoires. Je n’ai aucun diplôme de scénario, je n’ai suivi aucune formation pour écrire du polar, j’ai eu quelques cours à l’école de cinéma, mais j’ai appris mon métier… tout simplement en écrivant.
La chose la plus formatrice que j’ai faite en ce sens a été la rédaction de mon premier roman. J’ai eu envie de partir d’un motif très connu du polar : l’innocent accusé à tort, et de le traiter d’une manière originale en faisant de cet innocent le pire des coupables. Pour construire mon livre, j’ai lu et relu les classiques que sont Un tueur sur la route, L’Inconnu du Nord-Express et j’ai revu des films commeGarde à vue et des épisodes de Faites entrer l’accusé.
La clef d’une imagination performante, c’est qu’elle est bien nourrie. On ne naît pas auteur de polar, on le devient, parce que c’est une passion. On a lu plein de choses, vu plein de choses, ces histoires nous ont travaillés et on sent qu’on peut s’en inspirer pour en écrire de nouvelles.
Un auteur qui a des idées est d’abord un auteur nourri par sa passion.
Jeunes auteurs, ne vous arrachez pas les cheveux à vouloir être absolument original. Au contraire, n’ayez pas peur de repartir du travail des autres pour réinventer des histoires à votre manière. Un exemple : le point de départ de Rio Bravo c’est qu’Howard Hawks a détesté le film High Noon. Il a donc refait l’histoire à sa manière.
Et si Rio Bravo c’est un peu ancien pour vous… Vous avez vu Obsession ? Le film fait par un jeune, pour les jeunes, le truc complètement nouveau. Et bien, voyez L’Exorcistede William Friedkin. Qui osera me dire que Curry Baker n’a pas largement puisé dedans ?
Comme le souligne Nicolas Brossette, il y a des motifs qui se répètent et qu’on va aller puiser dans des films, des séries et des livres. On voit un épisode de Grey’s Anatomy et on se dit : tiens, il y a quelque chose d’intéressant là (genre un crash), comment les auteurs l’exploitent, le développent, rebattent les relations entre les personnages, en profitent pour les faire évoluer, bref comment ils se sortent du casse-tête qu’ils ont eux-mêmes créer.
Ces motifs narratifs, pour les adapter à notre arène et à nos personnages, ce sera un défi technique. Pour le relever, il faudra amener des idées qui devront rendre la série palpitante tout en impliquant au maximum les personnages principaux. Et ces idées, vous les trouverez parce que vous avez la passion de votre métier et que vous n’hésiterez pas aller chercher de tous les côtés.
Parfois, ce sera difficile, avec des saisons à 200-250 épisodes, des arches où il faut varier les genres, les personnages impliqués… fatalement il y a un moment où vous allez piocher.
Heureusement, l’équipe des arches a un allier pour l’aider à s’en sortir : le directeur de collection. C’est la personne qui dirige l’écriture de la série. Elle ne peut pas être en panne d’histoires. Elle ne doit jamais être en panne d’histoires. Tous les genres d’histoires. A un problème, elle répondra par une idée. Quand j’entends Nicolas Brossette parler de son travail, je suis fasciné. Pour diriger une série quotidienne, la production recrutera des personnalités cultivées, brillantes, des conteurs modernes qui connaissent les genres et les formes de narration sur le bout des doigts. Des personnalités qui connaissent la télévision, mais aussi le cinéma et la littérature. Ils ont un vrai talent : ils voient des histoires partout.
Pas des gourous, comme l’affirme #Libération, mais assurément des gens charismatiques qui sauront captiver un auditoire.
@AlexandreLETREN passionnante émission.
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Q15 : Qu’est ce que l’atelier arches et comment écrivez vous ? @JosephineJozep1#pblv#pblvepb
Spoiler : Le pire boulot de la série quotidienne, et ce n’est pas moi qui le dit.
Pour vous parler des arches, je vais utiliser des interviews de mes collègues de #DemainNousAppartient et vous offrir ainsi une garantie d’objectivité.
Comme le dit Nassim Ben Allal, la grosse difficulté c’est de partir d’une page blanche. A l’inverse des autres ateliers qui reprennent des textes déjà validés, il y a une triple pression : il faut trouver des idées, s’assurer que ces idées engendrent des histoires capables de porter la série pendant plusieurs semaines en impliquant les personnages principaux, et enfin convaincre trois interlocuteurs : le directeur de collection, le producteur et les chargés de programme.
Ça a l’air évident comme cela, mais ça n’a rien de simple. Parfois on a l’impression d’avoir une bonne idée, mais très vite quand on essaie de la développer elle se dégonfle et on se rend compte qu’on n’arrivera pas à en tirer plusieurs semaines d’épisodes avec assez de cliffs.
Une nouvelle fois, l’article de Libération se trompe. L’atelier Arches ne fournit pas seulement les mouvements principaux et les cliffs, sinon ses textes seraient illisibles. Pour que la chute d’un épisode fasse sens, on est obligés de détailler ce qui se passe avant. Sans une situation installée, pas de retournement de situation. Sans donner un trajet aux personnages, comment voulez-vous les faire évoluer ?
Les arches sont donc en réalité le moteur de la série quotidienne, et pour convaincre vos premiers interlocuteurs (directeur de collection et producteur) il faudra montrer que ce moteur est assez puissant pour que ça avance pendant plusieurs semaines. Pour ça, vous avez besoin de plus qu’une idée. Il faut une histoire bien construite, une histoire qui va donner la part belle aux personnages (et donc aux acteurs) et une histoire qui va pouvoir générer assez de rebondissement pour nourrir 5 épisodes par semaine pendant plusieurs semaines. Et enfin, il faudra que cette histoire génère de bons cliffs.
Le garant de la livraison de cette matière première, c’est le directeur des arches. Et comme on ne va pas arrêter une série quotidienne parce que l’atelier arches n’aurait pas d’idées, le directeur des arches doit toujours trouver quelque chose à proposer. La responsabilité sur ses épaules est donc énorme, c’est pour cela que mon ex-collègue de Demain nous appartient le qualifie de « pire boulot de la série », parce qu’il vous faut non seulement de bonnes idées, mais qu’il faut en sortir assez régulièrement pour remplir les pages blanches.
Vraiment pas un poste pour un incompétent Libération.
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#pblv Q14 Pourquoi Toma Leroux le 3ème créateur de la série ne s’exprime pas ?
Je l’ignore. Il ne répond plus à mes emails. Depuis le début de la série, il est un des piliers de l’équipe séquenciers et ça m’a franchement étonné qu’il ne démente pas l’allégation selon laquelle Mariem Hamidat @nono349zaza et moi aurions caché notre relation puisqu’il nous connaît depuis plus de dix ans. Sans oublier, la fable de notre mariage « en catimini » où il était présent.
Dans son message du nouvel an, il me prédisait que j’aurais bientôt de longues vacances et pourrait enfin faire mon voyage de noce. On dirait qu’il avait raison.
#pblvepb