Dans nos sociétés modernes, ultra-répressives, pour qu’une révolte aboutisse, il faut du nombre et de la force. Mais cela ne suffit même plus : il faut aussi des idées pour surprendre le système et son bras armé.
🚨En Guadeloupe, ça commence à tirer à balles réelles sur les forces de l’ordre. On est en train de passer un nouveau step, et croyez-moi, à ce rythme, il n’y aura pas de ralentissement. C’était inévitable, cela devait arriver tôt ou tard, et nous sommes en plein dedans.
🚨 LE 17 OCTOBRE VA ÊTRE UN JOUR HISTORIQUE !
Les gilets jaunes, les agriculteurs, les cheminots, les chômeurs, la GEN Z, les lycéens et les étudiants français seront tous ensemble pour manifester à Paris 🤯
LES AVENGERS.
📢🧔🏻♂️ #17X2026
« La piraterie vivra » … ils nous ont éborgnés… ils ont fait de nous des pirates !
Dédicace à toutes celles et ceux qui en font en référence ✊🏼
Nous avons compté pour le moment 1312 raisons de sortir dans la rue samedi 17 octobre. Et vous, quelles sont vos principales motivations de révolte ? #17octobre#GiletsJaunes
Non, monsieur Attal, vous êtes trop outrancier et injurieux. Et puis, vous pourriez devoir vous désister bientôt pour monsieur Philippe. Je verrai avec lui.
Les directions syndicales appellent à manifester le 5 novembre.
Mais c’est pas grave, les syndicalistes seront avec nous le 13 et le 17 octobre.
Mais niveau stratégie, franchement, vous pensez vraiment que les travailleurs vont perdre une journée de salaire pour… rien ?
🇫🇷 Les supporters du PSG affichent leur SOUTIEN à la mobilisation des lycéens et des étudiants : "VOS MILICES RÉPRIMENT, NOTRE JEUNESSE RÉSISTE". (via @JulienFroment)
Mais la question stratégique qui est posée aujourd’hui concerne aussi la gauche institutionnelle, et notamment LFI.
LFI soutient la mobilisation et ses députés sont présents sur le terrain.
Mais quelle la stratégie elle propose pour étendre concrètement le mouvement ? Où sont les groupes d’action aux portes des usines et des entreprises pour convaincre les travailleurs de rejoindre la lutte ? Où est la bataille politique contre les directions syndicales qui organisent l’attentisme et désarment le mouvement ? Il y a un énorme écart entre le travail de soutien et l’absence de stratégie claire pour résoudre les problèmes stratégiques du mouvement.
Mais ce n’est pas simplement un manque d’initiative. C’est le produit d’un projet fondamentalement institutionnel.
LFI veut apparaître comme un débouché politique de la colère, dans l’espoir que celle-ci se traduise électoralement. Cette stratégie et ses méthodes sont adaptées pour soutenir la lutte, mais pas pour construire activement les conditions d’une mobilisation capable de bouleverser le rapport de force par en bas.
Parce que pour gagner, il faut intervenir activement pour étendre la grève, organiser la convergence entre les secteurs mobilisés et les travailleurs, contester les choix des directions syndicales et contribuer à l’organisation autonome de celles et ceux qui luttent, depuis les lieux d’études mais aussi les lieux de travail.
LFI dispose de militants, de groupes d’action et d’une implantation nationale qui pourrait être mobilisée dans ce sens, mais ce n’est pas son projet.
Mai 68 nous rappelle pourtant ce que peut produire l’entrée en lutte massive du monde du travail aux côtés de la jeunesse. A l’époque, des millions de grévistes avaient rejoint le mouvement et ouvert une crise politique majeure. Et cet enjeu est d’autant plus urgent que le RN est aux portes du pouvoir et qu’on ne le fera pas reculer durablement en attendant les prochaines élections.
Regardez d’ores et déjà comment l’extrême-droite est mal à l’aise dans la situation, avec son programme de sélection dès le collège et son rejet d’un mouvement soutenu par la majorité de la population.
La mobilisation en cours peut aider à combattre le RN, mais à condition qu’elle serve à reconstruire une capacité collective à lutter, à arracher des victoires et à démontrer concrètement que les travailleurs peuvent transformer leurs conditions de vie par leur propre action.
C’est une des limites de la gauche institutionnelle dans ce mouvement, qui n’offre que peu de perspective pour aider à structurer par en bas et durablement la colère.
Bref, c’est parce que les directions syndicales cherchent à contenir la mobilisation et que la gauche politique les subordonne à une perspective institutionnelle, qu’on a besoin d’une autre stratégie.
Un projet qui parte des travailleurs, de la jeunesse et de leur force, qui appuie l’organisation à la base, l’extension du mouvement et la coordination des secteurs pour construire un rapport de forces jusqu’à la victoire.
C’est ce que nous défendons avec RP car c’est le rôle d’une organisation révolutionnaire : porter une stratégie révolutionnaire qui cherche à pousser les potentialités du mouvement au maximum, redonner confiance dans les capacités de notre classe et de la jeunesse à pouvoir lutter pour aller plus loin, et les doter d’une perspective indépendante de l’État, qui permette d’articuler la lutte en cours avec l’horizon d’un affrontement avec le système capitaliste et la nécessité de la révolution pour offrir un autre avenir à la jeunesse !
J’ai eu le compte rendu de la réunion d’intersyndicale nationale et c’est effarant de voir, une fois de plus, comment les choix de la bureaucratie syndicale jouent un rôle déterminant pour sauver le gouvernement.
La CGT, la FSU, Solidaires et FO avaient proposé une grève interprofessionnelle le 15 octobre. Une date qui aurait pu donner un véritable coup d’accélérateur à la mobilisation étudiante, à deux jours du 17 octobre, et contribuer à étendre la contestation.
Mais la CFDT, l’UNSA et la CFTC ont préféré le 5 novembre. Et au nom de l’unité syndicale, les autres ont finalement accepté. Malgré son poids énorme, la CGT a justifié ce recul par la recherche d’un consensus…
Voilà comment l’unité syndicale devient un piège : au lieu de construire le rapport de force nécessaire pour gagner, on s’aligne sur la stratégie la moins offensive pour préserver l’unité des logos.
Pire encore, le communiqué final de l’Intersyndicale ne mentionne pas le 17 octobre et FO ainsi que la CFTC se sont opposés à la dénonciation des « violences policières » contre les lycéens. Même la répression est ainsi évacuée du communiqué, alors qu’elle est au cœur de la mobilisation. C’est un scandale.
Depuis plusieurs jours, des collègues cheminots me demandent s’il existe un préavis de grève pour le 17 octobre. Ils travaillent le week-end et veulent se mobiliser. La volonté de lutter existe. Mais les directions syndicales ne font rien pour lui donner les moyens de converger.
Le problème n’est pas que les travailleurs ne veulent pas se battre, c’est qu’on les prive des moyens de décider collectivement de la bataille à mener. C’est aussi ça qui permettrait de convaincre nos collègues qui ne sont pas encore prêts à lutter.
Si les syndiqués avaient pu débattre démocratiquement du choix entre le 15 octobre et le 5 novembre, qui aurait choisi d’attendre trois semaines supplémentaires ?
En décidant tout d’en haut, les directions mettent les travailleurs devant le fait accompli, et viendront expliquer ensuite que la mobilisation ne prend pas, parce que les gens ne veulent pas lutter. C’est pourtant leur stratégie qui contribue à empêcher la construction du rapport de force. Il faut en finir avec cette conception de l’unité syndicale et reprendre la main sur nos organisations. La démocratie à la base n’est pas un supplément d��âme : c’est une condition pour construire une mobilisation capable de gagner.
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Les syndicats trahissent encore une fois le peuple français et décident de laisser seuls la jeunesse de France et ses plus précaires, les gilets jaunes, face au gouvernement et aux forces de l'ordre.
Ils renoncent à leur appel à la mobilisation et à la grève du 15 octobre.