Je n'aime pas le terme de "follower".
Je me considère davantage comme un "meneur" que comme un "suiveur".
Sauf s'il s'agit de suivre @MaitreChat_
#gay#sm#slave
Un regard, une attitude, une réputation… et nous croyons connaître quelqu’un.
Nous jugeons en quelques secondes ce que nous n’avons pas pris le temps de comprendre.
Le plus difficile n’est pas de tourner les pages, mais d’accepter que leur contenu bouscule nos certitudes.
Et puis, parfois, on rencontre quelqu’un de rare.
Qui ne juge pas. Qui ouvre les pages pour porter son regard au delà des apparences, de l’image.
C’est Malraux qui disait « Juger, c'est de toute évidence ne pas comprendre, puisque, si l'on comprenait, on ne pourrait pas juger ».
in Les Conquérants, les cahiers verts, 1928, Grasset
@MaitreChat_ , le Conquérant
PS : la citation d’Hugo est souvent reprise. Mais, sauf erreur, apocryphe. Elle est pourtant à méditer.
Il avait commencé à l'extrême droite, comme beaucoup au début du XXè siècle.
Camelot du roi, adepte de Maurras, de l'Action Française.
Qui incarnaient pour lui les valeurs du catholicisme, autour desquelles il s'était construit.
Il fût antisémite, parce que c'était l'air du temps.
Ça a donné " la grande peur des bien-pensants", opus étrange, mi-pamphlet parfois ignoble mi-biographie, qui lui fut longtemps reproché.
Comme le fait que jusqu'à sa mort, il continuera de défendre Drumont, non parce qu'il partageait encore ses idées, mais par fidélité.
Parce que pour lui, "l'amitié ce n'est pas d'être avec ses amis quand ils ont raison, c'est d'être avec eux même quand ils ont tort".
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Je n’aime guère pourtant ce Bernanos là, le Bernanos de l’antisémitisme.
En dépit de ses qualité de plume.
Et ce même si je lui reconnais comme circonstance atténuante que c’était l’air du temps et que l’antisémitisme de l’action française n’avait rien à voir avec celui du IIIe Reich, quand bien même d’aucuns, venus des mêmes rivages que lui, prendront plus tard, en rejoignant Vichy, le visage franchement détestable de la haine de l’autre.
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Lui cependant avait déjà changé.
Comme il l’avait écrit dans un autre texte, que j’aime celui-là, "l'honneur est ce qui nous rassemble", en préface à un ouvrage sur le ghetto de Varsovie.
"J’écris ces pages en mémoire de Georges Torres, ami de mon fils Michel, parti du Brésil avec lui pour rejoindre les armées de la France Libre et qui, dans l’enthousiasme et la naïveté de ses vingt ans, croyait devoir quelque chose à mes livres et à moi-même, alors qu’il était déjà écrit que je devrais rester au contraire pour toujours débiteur envers lui de sa pure et noble mort.
Georges Torrès était juif, juif comme un certain nombre d’amis de mes livres dont l’affection paraîtra peu croyable à certains esprits malheureux dont la besogne n’est que de classer ce qui échappe à tout classement comme un fou qui prétendrait puiser de l’eau dans un filet à papillons.
...
Je me souviens du soir où l’enfant magnifique auquel j’ai dédié ces pages me parlait cœur à cœur, m’ouvrait son cœur, tandis que l’encens d’une soirée tropicale entrait à flots par la fenêtre ouverte. Il me parlait de sa famille, de ses amis, de certaines expériences qui avaient blessé profondément une sensibilité précocement douloureuse.
Son départ pour Londres lui apparaissait comme la voie du salut, son destin passait par Londres… «Je leur montrerai, me dit-il tout à coup, comment un juif peut se battre.» Et ce «leur» mystérieux prenait dans sa bouche un accent de sérieux enfantin qui me frappa le cœur d’un pressentiment funèbre.
Oh! sans doute, l’enfant que j’avais là devant moi ressemblait comme un frère à n’importe quel jeune garçon de bonne race que tentent le risque et l’honneur, mais son enthousiasme trop réfléchi, volontaire, avait aussi je ne sais quoi de blessé, comme certains rires une imperceptible fêlure.
Le regard qui me fixait posait une question à laquelle je n’osais pas répondre. Mais les héros de Varsovie et lui-même ont depuis répondu pour moi."
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Plus tard, Elie WIESEL le saluera comme un écrivain « qui eut le courage de s'opposer au fascisme, de dénoncer l'antisémitisme et de dire justement ce qu'il a dit et écrit de la beauté d'être juif, de l'honneur d'être juif, et du devoir de rester juif ».
En ajoutant : « j'admire beaucoup Bernanos, l'écrivain. [...] C'est l'antisémitisme qui m'a gêné au départ chez lui, ainsi que son amitié pour Édouard Drumont bien entendu. Mais un écrivain de « droite » qui a le courage de prendre les positions qu'il a prises pendant la guerre d'Espagne fait preuve d'une attitude prémonitoire. Il était clair que Bernanos allait venir vers nous".
@MaitreChat_
@Babyboi_rb La taille, in fine, compte moins que la manière dont l' "autre" s'en sert. Mais s'il y a les deux c'est encore mieux !
@MaitreChat_#gay#Paris https://t.co/j8Pbq5Hih1
Pour les surréalistes, le sexe est un territoire de liberté, de fantasmes et de transgression. Mais derrière l’émancipation proclamée subsiste souvent un regard masculin sur le corps féminin.
Toyen (1902-1980) a fait voler ces contradictions en éclats. Son érotisme, parfois cru, toujours troublant, défie les interdits, brouille les genres et refuse toute assignation sexuelle.
Chez elle, le désir n’appartient à personne.
Il est libre, insoumis, souverain.
Comme lui, @MaitreChat_
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J'ai toujours été nul en dessin.
Alors, je bricole avec les outils du bord.
Sans IA, puisque leur intolérance quant à tout ce qui est nu et libre aboutit au blocage systématique de toute tentative d'y recourir.
Pour @MaitreChat_ inspiré de Toyen.
#Gay #Paris