socialiste - Élu local à Strasbourg (2004 - 2020)- Député du Bas - Rhin (2012 - 2017) - President du CA de l’Ecole du Renouvellement Urbain - SINGA Strasbourg
Itamar Ben Gvir, le ministre israélien de la Sécurité intérieure, est issu d’une mouvance extrémiste bannie il y a 30 ans, dans la coalition de Netanyahou depuis trois ans. Il fait scandale aujourd’hui mais n’a jamais été désavoué. Ma chronique géopolitique du 7/10 @franceinter
Oui, on peut rire de tout.
Le rire est un des piliers de la démocratie.
L’humour peut interpeller ou choquer, être parfois outrancier ou être jugé scandaleux. Il peut gratter, piquer, énerver, polariser.
Mais une société libre n’a pas peur du rire. Elle accepte la caricature, l’outrance, la critique. Seules les sociétés autoritaires censurent les humoristes.
Les humoristes vont plus loin que les journalistes : c’est leur rôle. Celles et ceux qui les écoutent savent faire la différence et garder la distance nécessaire. L’humour est la garantie de l’indépendance et de l’existence d’une parole libre.
« Le rire est le plus court chemin d’un homme à l’autre », disait Wolinski. Il désacralise, libère, relie. Alors oui, on peut et on doit rire de tout, dans les limites de la loi.
Mais où est le vrai danger ? Chez les humoristes de radio Nova ou dans l’accession désormais possible de la droite radicale au pouvoir ?
Nous menons la bataille culturelle, et nous la mènerons jusqu’au bout. Sans faiblir et sans compromettre. Parce que cette bataille est essentielle.
Ce que vous appelez « la gauche Pigasse », @CarolineFourest ou @SophiaAram, c’est celle qui ne cède pas. Celle qui défend la liberté d’expression sans astérisque, l’indépendance éditoriale sans tutelle, la culture comme espace de combat. Celle qui refuse l’inversion des valeurs, celle qui sait que l’antisémitisme est d’abord un poison d’extrême droite, qu’il faut combattre sans ambiguïté et sans relâche, et celle qui sait que l’antifascisme n’est pas un nouveau fascisme.
Mais cette gauche ne se bat pas seulement pour les mots. Elle se bat pour le monde réel : contre les inégalités qui fracturent et pour le partage des richesses. Elle porte un projet de transformation radicale parce qu’elle refuse la fatalité, parce qu’elle sait que tout est possible et qu’il n’y a pas de fatalité, que les choses peuvent changer profondément.
C’est une gauche libre et debout.
@EugenieBastie@Enthoven_R #quotidien @AkimOmiri@laRadioNova@LaDerniere_Nova
Gabriel Attal veut faire travailler le 1er mai. Demain, le texte arrive à l’Assemblée.
Seul jour férié obligatoirement chômé et payé : y toucher, c’est ouvrir une brèche.
✊ Signez, mobilisez
👉 la pétition : https://t.co/XLjHuxCbr8
Non, il ne s’agit pas, lors de la proposition de loi de demain, de rétablir l’ancienne région Alsace, mais bien de créer une collectivité unique, comme en Corse. Or la région dans laquelle on vote le plus pour des partis régionalistes en Europe n’est ni la Catalogne ni l’Écosse, mais bien la Corse. Les nationalistes, qui ne pesaient que 25 % des voix avant la collectivité unique, y représentent depuis 70 % des suffrages. Si une telle collectivité était aussi accordée à l’Alsace, que dire à la Bretagne, au Pays basque… Ceux qui voteront par opportunisme ce texte prendront une lourde responsabilité au regard de l’histoire et montreront que l’avenir du pays au delà de 2027 ne les intéresse guère.
#LionelJospin . Ils vont être nombreux ce matin, les hypocrites qui vont chercher à s’attribuer quelques miettes de la rigueur morale de Lionel Jospin. Ceux qui donne une piètre image de la politique, par ces pugilats post élections municipales obnubilés par LFI. Ils oublient les Français confrontés à la hausse du prix de l’énergie, l’abstention record qui traduit un décrochage démocratique, l’extrême droite qui s’emparent de plusieurs dizaines de communes… Le centre qui s’effondre ? C’est la faute à LFI. La droite qui fait alliance avec l’extrême droite ? C’est la faute à LFI. À gauche, le pire ce sont ceux qui se précipitent sur l’élection suivante sans avoir accordé la moindre attention à l’enjeu crucial des municipales comme barrage à la paupérisation des services publics par le macronisme. Leurs contorsions et leurs égos font peine à voir : insulter les électeurs LFI en insinuant qu’il sont responsables de déclarations détestables, puis faire alliance en sous main, puis leur attribuer l’échec électoral qui est pourtant le leur. Ils devraient relire Lionel Jospin : « J’assume pleinement la responsabilité de cet échec et j’en tire les conséquences en me retirant de la vie politique », la vraie morale politique, celle du respect des électeurs, du verdict des urnes et de la concentration sur la tâche à accomplir
La politique c’est la confrontation d’idées et de projets. Cela ne devrait jamais être les insultes et la violence.
Face à ces attaques, soutien à Hélène Geoffroy.
https://t.co/CBZzqLlY0S
Sans unité, à #Toulouse, deux listes de gauche face à la droite à 37% : l’issue était écrite. On se neutralise, elle gagne sans combat. L’union n’assurait pas la victoire, mais la division garantissait la défaite. Quand on est de gauche, on rassemble et on combat.
"La radicalité a toujours fait partie des gènes de la gauche. Il faut être radical face au racisme, à la xénophobie, à l’homophobie, aux injustices du monde". Pour @BenoitPayan "parler de gauches irréconciliables est une défaite intellectuelle et morale". https://t.co/TTWe4rJVVr
A lire. Guillaume Duval ex rédacteur en chef d’Alternatives économiques. Ça vous changera du prêt à penser.
Ce qui menace aujourd’hui l’avenir du pays, celui de l’Europe et les droits et libertés de nos https://t.co/zA3XsmRtMn.s, C’est bien l’extrême droite poutino-trumpiste qui est aux portes du pouvoir grâce à une union des droites en train de se consolider partout sous nos yeux. Dans ce contexte, la capacité à conserver à gauche un maximum de villes ce printemps est un préalable indispensable pour avoir encore une petite chance de faire mordre la poussière à cette extrême droite l’an prochain.
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Face à un danger de ce type, Léon Blum, qui a combattu toute sa vie pied à pied l’avant-gardisme autoritaire des léninistes, n’avait pas hésité à s’allier dans les années 1930 avec les staliniens endurcis qu’étaient les dirigeants communistes de l’époque pour barrer la route aux fascistes. Plus tard, François Mitterrand, qui n’était pas davantage un gauchiste, s’était lui aussi allié avec des communistes qui encore le bilan de l’URSS de Staline et Brejnev comme « globalement positif »pour permettre l’alternance à gauche après un quart de siècle de domination incontestée de la droite.
« Quand les blés sont sous la grêle, fou qui fait le délicat »
Aujourd’hui, plus que jamais, « quand les blés sont sous la grêle, fou qui fait le délicat », comme le disait joliment Louis Aragon.
https://t.co/2nYl0MwITk
Je crois que c'est un CSC assez sévère là.
Guy Mollet, c'est la SFIO de l'alliance au centre et à droite et du refus de l'alliance avec la gauche radicale communiste sous la IVe République.
Exactement la ligne qui a amené Le Drian à la macronie.
Jérôme, ce que tu proposes est la pure réincarnation de la SFIO des années 60. Refus d’accord avec la force plus à gauche (à l’époque le pcf) et combine électorale avec la droite si besoin. Je te croyais mitterandiste, te voilà molletiste.
En 2027, cette ligne, c’est la défaite.
Le Parti socialiste retire son investiture à Catherine Trautmann, après son accord à Strasbourg avec le candidat Horizons pour le second tour des municipales https://t.co/aBOaGuPvrC
L’histoire du socialisme c’est de faire gagner la gauche partout où c’est possible. Cela ne peut pas se faire au prix d’alliances avec des candidats Horizons, que nous combattons et qui partout ailleurs en France s’allient à la droite la plus dure pour battre la gauche. Cet accord à Strasbourg place ceux qui l’ont conclu en dehors du Parti socialiste.
Pourquoi Trautmann se présente aux municipales contre Barseghian?Je me pose souvent la question …qu’est ce qui lui passe par la tête le soir lorsqu’elle se couche?cela vaut pour beaucoup d’autres candidats…les narcissismes du quotidien.
Pour la 1ere fois de l'histoire un Ministre du Logement refuse d'intervenir lors de la présentation du rapport annuel de la Fondation sur le Logement
Le symbole est désastreux
Sa collègue Ministre de la culture candidate à Paris a aussi refusé
Symbole aussi désastreux
Ce que fait Springsteen avec Streets of Minneapolis (merci @gregphil pour le post) s’inscrit dans une histoire très ancienne aux États-Unis. Là-bas, la musique n’accompagne pas la politique, elle en est l’un des terrains. Elle sert à nommer l’injustice, à fixer la mémoire, à transformer des faits locaux en récit national.
Dès les années 1930-40, Woody Guthrie utilisait déjà la musique comme arme politique. Sur sa guitare, il avait écrit : “This machine kills fascists.” Ce n’était pas une métaphore. Il chantait contre l’exploitation, la ségrégation, les inégalités, et visait parfois des figures très concrètes du pouvoir.
On l’oublie souvent, mais Guthrie a écrit une chanson intitulée Old Man Trump, visant Fred Trump, le père de Donald Trump, propriétaire immobilier à New York, accusé de discrimination raciale dans ses logements.
Il y décrit un système qui “trace une ligne de couleur” et refuse des logements aux afro américains.
« Le vieux Trump sait parfaitement
combien de haine raciale
il a fait bouillir dans le chaudron des cœurs humains. »
On est en 1954. La musique populaire documente déjà la ségrégation économique et raciale du capitalisme urbain américain.
Dans les années 1960, la musique devient l’un des moteurs du mouvement des droits civiques.
Nina Simone écrit Mississippi Goddam après l’assassinat de Medgar Evers et l’attentat contre une église à Birmingham.
Sam Cooke chante A Change Is Gonna Come, qui devient un hymne politique autant qu’artistique.
Bob Dylan, Joan Baez, tout un pan de la folk transforme la contestation en culture de masse.
Puis vient le Vietnam. Là, la musique devient frontalement accusatrice.
Ohio de Crosby, Stills, Nash & Young après Kent State.
Fortunate Son contre l’hypocrisie sociale de la guerre.
Les chansons ne commentent plus : elles contestent la légitimité même de l’État.
Springsteen lui-même s’inscrit dans cette tradition.
Born in the U.S.A. est une chanson sur l’abandon des vétérans, pas un hymne patriotique.
Qu’elle ait été récupérée politiquement ne fait que confirmer sa puissance politique.
Dans les années 2000, ce rôle passe massivement au hip-hop.
Public Enemy hier, Kendrick Lamar aujourd’hui.
Alright devient un slogan de manifestation pour Black Lives Matter.
La musique devient archive vivante de la violence policière et du racisme structurel.
Et aujourd’hui, Streets of Minneapolis fait exactement cela.
Comme Ohio en 1970, la chanson naît d’un lieu précis, d’un mort précis, d’une injustice précise.
Elle ne cherche pas l’abstraction. Elle fixe un moment historique.
Elle transforme une tragédie locale en mémoire politique nationale.
C’est ça, la spécificité américaine.
quand la confiance dans les institutions se fissure, ce sont souvent les artistes qui deviennent les historiens moraux du pays.
La musique ne prédit pas la politique.
Elle la documente, elle la juge, elle la rend impossible à oublier.
Et le fait que Springsteen, à plus de 75 ans, continue à écrire dans cette tradition montre une chose :
aux États-Unis, la contestation politique a toujours une bande-son.
💸 ENQUÊTE #JT20h : des milliers de riches ne payent pas d’impôts ? C’est ce qu’affirme Eric Lombard, l'ancien ministre de l’Économie et on a vérifié si c’était vrai.