« Pouvez-vous citer une seule phrase de Mélenchon qui appelle à l’insurrection ou à la violence ? »
Oui. Et pas qu’une seule.
Des Gilets jaunes à Nahel, en passant par la Révolution française.
Thread 🧵👇
Un pays qui augmente les dépenses publiques n’est pas libéral.
Un pays qui multiplie les postes de fonctionnaires n’est pas libéral.
Un pays qui empile les taxes et les impôts n’est pas libéral.
Un pays qui ajoute des normes à chaque problème n’est pas libéral.
Un pays qui distribue des subventions pour compenser les charges qu’il impose n’est pas libéral.
Un pays qui choisit quelles entreprises doivent survivre avec TON argent n’est pas libéral.
Un pays qui protège les grandes entreprises de la concurrence n’est pas libéral.
Un pays qui privatise les profits et fait payer les pertes aux contribuables n’est pas libéral.
Un pays qui décide des prix, des salaires et de ce que tu dois acheter n’est pas libéral.
Un pays qui veut orienter ton épargne vers ses priorités politiques n’est pas libéral.
Un pays qui endette tes enfants pour acheter la paix sociale aujourd’hui n’est pas libéral.
Le libéralisme, c’est limiter le pouvoir de l’État et les privilèges qu’il distribue. C’est te laisser davantage disposer de ton argent, de ton travail et de tes choix.
S’afficher avec des grands patrons et répéter « start-up nation » ne suffit pas.
À ce stade, qualifier la France de « libérale » relève soit de l'ignorance économique, soit de la malhonnêteté intellectuelle.
En 2025, une assurance-vie a rapporté en moyenne 2,6 % sur le fonds euros et 4,7 % sur les unités de compte. Ce sont les chiffres de l'ACPR (le superviseur des assurances) et de France Assureurs.
L'inflation est au dessus de 3%.
Donc au réel, en clair : vous perdez un peu d'argent.
Si vous placez 10 000 € sur un fonds euros moyen :
-au bout d'un an, vous avez environ 10 218 € une fois les prélèvements sociaux payés ;
mais avec 3 % d'inflation, il vous faut 10 300 € pour acheter la même chose qu'un an plus tôt ;
il vous manque donc environ 80 € de pouvoir d'achat.
Votre compte affiche plus d'euros, mais ces euros achètent moins. C'est ce qu'on appelle le rendement réel : ici, environ -0,8 % par an.
Sur un Livret A, c'est pire : il manque environ 150 € pour 10 000 € placés.
Ces gens sont incultes et dangereux.
Mélenchon n’est pas un intellectuel.
C’est un acteur de boulevard qui débite des brèves de comptoir devant un public qui confond aisance oratoire et maîtrise des faits.
Son cursus est modeste : bac L en 1969, deux licences (lettres modernes et philosophie) à Besançon en 1972, CAPES de lettres modernes. Enseignant de français dans un lycée technique après un passage comme surveillant et maître auxiliaire.
Pas d’agrégation, pas de maîtrise confirmée, pas de doctorat, pas d’enseignement universitaire.
L’image de « professeur philosophe » est une construction politique, pas un titre académique.
Les erreurs factuelles s’accumulent dès qu’il quitte le registre rhétorique pour l’histoire ou la géopolitique.
Sur la Seconde Guerre mondiale, il a affirmé qu’Édouard Daladier avait fini « collabo » et avait été fusillé. Réalité : Daladier fut arrêté par Vichy pour refus de capitulation, déporté par les nazis, survécut et reprit une carrière politique sous la IVe République. Confusion grossière avec Pierre Laval.
Sur les origines nationales, il répète que « il n’y avait pas de France avant la République ». Cette formule efface un millénaire d’histoire du royaume de France, de ses institutions capétiennes à la monarchie absolue, de sa langue et de sa conscience nationale antérieures à 1789-1792. C’est une thèse idéologique, pas un exposé historique.
Sur les Templiers, en juin 2026, il a déclaré que Jacques de Molay avait été brûlé en présence du roi et du pape et les avait cités devant le tribunal de Dieu. Ni Philippe le Bel ni Clément V n’assistaient à l’exécution du 18 mars 1314 sur l’île aux Juifs. La malédiction spectaculaire est une légende tardive popularisée par les romans de Maurice Druon, non par les chroniques contemporaines.
Sur la Chine et Taïwan, il affirme « Taïwan, c’est la Chine » et que les problèmes de la région relèvent de Pékin seul. Il nie ou minimise les pratiques impérialistes chinoises (militarisation de la mer de Chine du Sud contre l’arbitrage de La Haye, endettement stratégique via les Nouvelles Routes de la Soie, camps du Xinjiang, base de Djibouti). Il concentre le feu sur les « provocations américaines » et prône un « pacte » de coopération. Géométrie variable : l’impérialisme n’existe que quand il est occidental.
Sur le Venezuela, il a qualifié en 2017 le régime de « démocratie plus avancée que la nôtre ». Il attribue la crise humanitaire quasi-exclusivement aux sanctions et à l’impérialisme américain. Or la contraction du PIB (divisé par environ quatre depuis 2013) et l’hyperinflation ont commencé avant les sanctions pétrolières les plus dures, portées par les nationalisations, les contrôles des prix et la dépendance pétrolière non diversifiée. Des millions de Vénézuéliens ont fui. Il continue de défendre la légitimité de Maduro et de qualifier les contestations de « coup » soutenu par Washington. Même sélectivité sur Cuba : en 2011, il refusait de le qualifier de dictature « dans le contexte sud-américain ».
Le schéma est constant. Il mobilise l’histoire et la géopolitique avec l’aisance d’un comédien de boulevard, cite des références, construit des oppositions binaires (impérialisme vs peuples, Occident vs reste du monde).
Mais dès qu’on vérifie les faits primaires : archives judiciaires des Templiers, chroniques du XIVe siècle, données économiques du Venezuela avant 2017, statu quo de facto de Taïwan, rapports sur la mer de Chine du Sud, les approximations et les dénis apparaissent.
Le raisonnement repose sur un filtre campiste : critique systématique de l’Occident et des États-Unis, indulgence ou silence sur les régimes autoritaires qui se revendiquent anti-occidentaux.
L’écart entre l’émetteur et les récepteurs fait le reste. L’auditoire qui prend ces performances pour de la culture profonde confond fluidité rhétorique et rigueur.
@JLMelenchon excelle dans le rôle du tribun érudit. Il ne tient pas celui de l’intellectuel qui soumet ses affirmations à la vérification factuelle et qui accepte de corriger quand les sources contredisent le récit.
C’est du théâtre politique, pas de la pensée.
France is a prime example of Europe's failures in the last 30 years:
- A state obsessed with past glory and power, becoming increasingly irrelevant
- Horrible immigration policy & demographic decline
- Islamisation & Africanisation coupled with both zero interest of the state to apply pressure to integrate or help with it - as well as an eternal victim culture & propensity for violence in migrant communities
- Boomers created an unaffordable welfare state which now just runs on debt that no one can realistically repay
- Farmers, unions, public servants etc. special interest groups unable to compromise to the point of violence
- An intellectual class stuck in the 1970s
- Everyone is angry, increasingly radicalised, no one can compromise or constuctively solve issues.
- Scapegoat culture: "The EU!" "The billionaire class!" "Ukraine!" "Musk!" "Neoliberalism!" instead of self reflection
Est-ce qu’on peut avoir 1 min sans que vous sortiez votre idée à faible quotient intellectuel de blocage des prix @mbompard ?
Pour la 154ème fois, la « marge multipliée par 7,5 », c’est l’écart entre le Brent et le gazole à Rotterdam, passé d’environ 3,5 centimes le litre en février à 23,6 centimes en septembre. Ce n’est pas le bénéfice net de Total. Plus de la moitié du gazole vendu ici est déjà achetée raffinée hors de France, à ce prix européen. Sur le litre, accise et TVA prennent déjà autour de 45 %.
Si vous plafonnez la marge des six raffineries françaises, un litre vendu ici rapportera moins qu’un litre vendu en Belgique ou aux Pays-Bas. Elles expédieront donc le volume hors de France ou produiront moins. Le prix d’achat du gazole importé, lui, ne bougera pas. Vous n’aurez pas 1,70 euro à la pompe mais moins de litres disponibles en station et un risque réel de pénurie.
Le pétrole de Total n'est pas produit en France. Ils se débrouilleront très bien avec leurs marges, ils vendront le brut ou les produits raffinés dans tous les terminaux pétroliers sauf en France... C'est pas comme si la demande mondiale manquait... Le marché des produits pétroliers est mondial mon coco...
@libremax_off@franceinfo@loicdelamornais Une belle fake news, les transports publics ne sont pas gratuit à Lille. Et il y a une nouvelle piscine olympique qui a été ouverte cet été
Le tour de passe-passe magistral qui consiste à s'attribuer la prédiction d'un sujet annoncé depuis 30 ans par la droite et dont il représente la cause principale, sous prétexte qu'il a évoqué le sujet la veille.
Aussi appelée la technique du "qui c'est qui a pété ?"
Que de stupidités en seulement 20 secondes.
1. Forcer des hausses de salaires alors que la rentabilité n'est pas au rendez-vous détruit des postes, compresse les marges et exclut les moins productifs/plus vulnérables du marché. C'est une opération comptable qu'un gamin pourrait piger.
2. Prétendre que l'absence de revalorisation des salaires cause la récession est malhonnête. Mélenchon fantasme la relance par la consommation. Toute richesse nécessite une production et un échange volontaire. Il imagine que la hausse des salaires serait la cause de la prospérité alors qu'elle n'en est jamais que la CONSÉQUENCE.
3. Le PIB est un agrégat comptable indigent puisqu'il traite sur un même plan dépenses privées et publiques. Payer un fonctionnaire pour creuser des trous et un autre pour les reboucher fait monter le PIB après tout. De la bonne grosse valeur hihihi !
On nage en pleine pensée magique. Exiger des "trucs cools" ne les fait pas survenir. Il s'agirait de grandir.
En réalité, le problème vient du "journaliste".
En 4 questions, tu peux démonter Panot et n'importe quel abruti du genre sur la dette.
1. Une fois la dette annulée, qui prêtera encore à l’État français pour financer son déficit annuel et renouveler les centaines de milliards d’euros arrivant à échéance, et à quel taux ?
2. Puisque cette dette constitue l’actif des banques, assureurs, fonds de pension, épargnants et banques centrales, qui assumera concrètement leur perte : les déposants, les retraités, les contribuables ou la monnaie ?
3. Si vous financez ensuite les déficits par création monétaire ou par taxation des riches, comment empêchez-vous que la facture revienne aux classes populaires par l’inflation, ou que l’assiette fiscale disparaisse à mesure que les capitaux sont consommés, dévalorisés ou déplacés ?
4. Si les dépenses publiques demeurent durablement supérieures aux recettes après l’annulation, combien de temps faudra-t-il avant de recréer exactement la dette que vous venez de brûler ?
Marre de ces journalistes médiocres.
La DGFiP se fait voler les données de 678 000 contribuables.
Moi, au lieu de commenter l'attaque, je suis allé lire son organigramme. Le PDF officiel du 4 août 2026.
Et franchement, tout est dedans.
Ce n'est pas un problème technique. C'est un problème d'organigramme. 🧵
En direct de Ponteves, où l’incendie repart violemment, après Cotignac, en soutien aux maires, habitants, pompiers, protection civile et tous les bénévoles mobilisés.
Le diagnostic est posé depuis l’été 2022 : commissions, rapport du Sénat, propositions des forestiers; les solutions sont connues. Il faut agir sur les trois temps du feu : avant, pendant, après.
La prévention bute sur cinq verrous.
Premier verrou : la contradiction de l’État avec lui-même. Le code forestier impose le débroussaillement, le code de l’environnement le limite au nom des espèces protégées. L’arrêté du 29 mars 2024 présumait les débroussaillements conformes non attentatoires à ces espèces, mais le Conseil d’État, le 6 février 2026, a jugé qu’une dérogation reste nécessaire en cas de risque caractérisé. Il faut sécuriser juridiquement les propriétaires et consolider par la loi la présomption de conformité.
Deuxième verrou : les moyens des maires, qui assument la police du débroussaillement et la défense incendie parfois sans ingénierie technique, et pour qui créer une réserve d’eau coûte souvent plus en études qu’en travaux. Le modèle des Alpes-Maritimes (ingénierie mutualisée à l’échelle départementale) doit se généraliser, tout comme l’arrêt de l’urbanisation diffuse aux interfaces habitat-forêt.
Troisième verrou : le financement. Les SDIS (services départementaux d’incendie et de secours, financés par les départements et les intercommunalités) manquent de ressources propres, alors qu’une part de la taxe sur les conventions d’assurance (environ 1,1 milliard d’euros) va à la CNAF plutôt qu’aux départements. Le Parlement a préféré créer une taxe nouvelle sur l’assurance auto plutôt que flécher autrement l’existant. Il faut l’inverse : aucun impôt supplémentaire, mais la réaffectation de ce qui est déjà collecté.
Quatrième verrou : une sanction inappliquée. 90 % des maisons détruites étaient sur des terrains mal débroussaillés, mais l’amende de 50 €/m² reste théorique. À défaut, l’assurance peut faire ce que la loi n’a pas fait, en conditionnant primes et franchises à la conformité.
Cinquième verrou : les incendiaires. 90 % des feux sont d’origine humaine. Fauchage des bords de route, extincteurs obligatoires, interdiction réelle d’accès aux massifs à risque extrême : l’administration contrôle plus les travailleurs légaux que les imprudents. En Gironde, le parquet de Bordeaux a requalifié des infractions en mise en danger de la vie d’autrui. Cette fermeté doit devenir la norme.
La lutte se joue dans les premières minutes, avec l’eau au bon endroit. Or, on puise encore dans l’eau potable de communes rurales sous-dimensionnées. Il faut un plan de stockage pluriannuel et la réduction du recours à l’eau potable. Les moyens aériens (du ressort de l’Etat) resteront insuffisants avant 2028, la flotte ne passant de douze à seize appareils qu’en 2033 : l’effort des prochaines saisons se joue donc au sol.
La reconstitution est le grand oublié : une forêt brûlée devient source de carbone plutôt que puits, et pénaliser le renouvellement forestier en pleine sécheresse, c’est préparer les incendies suivants.
Les forestiers ne demandent pas des milliards, mais du bon sens : une piste DFCI n’est pas une blessure à la nature, un débroussaillement raisonné n’est pas un recul écologique. La vraie menace pour la biodiversité et le carbone, c’est le feu. Le feu, lui, ignore les délais de recours et les études d’impact. À chaque niveau, les moyens de ses obligations ; et à l’État, sa mission première : sanctionner ceux qui détruisent, non entraver ceux qui protègent.