Depuis hier, plusieurs dizaines de mineurs de seize à dix-huit ans, renvoyés devant une cour d'assises pour des faits criminels d'une particulière gravité, doivent être remis en liberté. Non parce qu'un juge aurait estimé leur dangerosité éteinte. Non parce qu'une expertise aurait conclu à un risque maîtrisé. Mais parce que le Gouvernement, celui-là même qui se targue chaque semaine d'une fermeté nouvelle, a laissé expirer un délai d'un an que le Conseil constitutionnel lui avait pourtant fixé avec la plus grande clarté, dès juin 2025, pour corriger une malfaçon de la loi.
Il y a là plus qu'une maladresse administrative. Il y a le révélateur d'une méthode de gouvernement. Mon billet ⬇️
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Ce que le tweet ne dit pas, c’est que sa voiture a grillé un feu rouge en activant son gyrophare. Et c’est ça que je trouve le plus insupportable avec les voitures officielles : l’usage du gyrophare et de la sirène pour ne pas respecter le code de la route et jouer les cow-boys.
Le gyrophare bleu est réservé aux véhicules prioritaires ou d’urgence. En quoi un ancien ministre chargé de mission pour les échanges economico-politiques avec la Chine était-il dans un tel état d’urgence en plein Paris ? La cocarde tricolore n’est pas un laisser-passer.
Dans les explications de Raffarin, premier ministre il y a 21 ans, rien ne justifie le gyrophare pour griller les feux rouges. Tous ces avantages accordés à de nombreux « ex », (Castaner encore sous escorte policière) trahissent leur incapacité à vivre comme tout le monde.
Pendant l’été 1871, George Sand avait eu très chaud 🥵.
Elle témoigne :
“Une grande fatigue, le travail en retard, un effort désespéré pour reprendre ma tâche au milieu d’un été que je n’ai jamais vu, que je ne croyais pas possible dans nos climats tempérés : des journées où le thermomètre à l’ombre montait à 45 degrés, plus un brin d’herbe, plus une fleur au 1er juillet, les arbres jaunis perdant leurs feuilles, la terre fendue s’ouvrant comme pour nous ensevelir, l’effroi de manquer d’eau d’un jour à l’autre, l’effroi des maladies et de la misère pour tout ce pauvre monde découragé de demander à la terre ce qu’elle refusait obstinément à son travail, la consternation de sa fauchaison à peu près nulle, la consternation de sa moisson misérable, terrible sous cette chaleur d’Afrique qui prenait un aspect de fin du monde ! Et puis des fléaux que la science croyait avoir conjurés et devant lesquels elle se déclare impuissante, des varioles foudroyantes, horribles, l’incendie des bois environnants élevant ses fanaux sinistres autour de l’horizon, des loups effarés venant se réfugier le soir dans nos maisons ! Et puis des orages furieux brisant tout, et la grêle meurtrière achevant l’œuvre de la sécheresse !”
[George Sand, extrait du “Journal d'un voyageur pendant la guerre”, chapitre I, édition
Michel Lévy Frères, 1871.]
“Glucksmann, il faut peut-être qu’on lui retire son titre de séjour”, lance sur @CNEWS le vicomte @PhdeVilliers. On revient aux fondamentaux du fascisme. Reconduire les juifs à la frontière. En wagon plombé ?
Il faut que les politiques arrêtent d’écrire ces livres qui n’intéressent personne.
@Elisabeth_Borne : 300 exemplaires vendus.
Borne to lose. [via @le_Parisien]
L'homme qui a dessiné la Grande Arche de la Défense n'avait construit que quatre églises et sa propre maison. Il n'avait ni agence, ni associé, ni réputation internationale.
En 1982, Mitterrand lance un concours. 424 projets anonymes. Un jury. Une enveloppe. Le gagnant s'appelle Johan Otto von Spreckelsen. Danois. Professeur aux Beaux-Arts de Copenhague. Personne en France n'a jamais entendu son nom.
Son projet : un cube ouvert de 110 mètres de haut. Chaque arête fait 100 mètres. L'ensemble pèse 300 000 tonnes et tient sur 12 piliers. Dans le vide central, la cathédrale Notre-Dame de Paris tiendrait entière.
L'Arche est inaugurée le 14 juillet 1989, jour du bicentenaire de la Révolution, devant les dirigeants du G7.
Spreckelsen n'est pas là. Il est mort deux ans plus tôt, à 58 ans. Il n'a jamais vu son chef-d'œuvre terminé.
Celles et ceux qui font de leur race un étendard anti-racisme produisent en réalité une forme différente de racisme. En faisant de l’appartenance raciale le critère central d’analyse des individus, on reproduit ce que l’on combat : une vision essentialiste qui réduit les personnes à une catégorie. L’individu n’est plus perçu dans sa complexité, mais assigné à une identité supposée homogène, porteuse de caractéristiques morales ou politiques implicites. Cet antiracisme ancré dans l’affirmation d’une race à laquelle on se targue d’appartenir est une dérive racialiste. L’humanité ne se divise pas en races.
Message d’ @agnesbuzyn qui a lu le chapitre sur les cancers dans le livre de @marinetondelier :
« C’est vraiment affligeant. C’est de la désinformation. De la science mal digérée »
Problème les mêmes messages, la même désinformation sont relayés par des grands médias.
Sur le sujet délicat du lien entre pesticides et cancers, on démêle le vrai du faux dans notre dernière émission sur notre chaîne @economieecolo
Lien à suivre ⤵️
142 mètres de haut. Pendant 227 ans, la cathédrale de Strasbourg a été le plus haut bâtiment du monde.
De 1647 à 1874. Aucun édifice sur Terre ne l'a dépassée pendant plus de deux siècles.
Elle devait avoir deux flèches. Mais le sol, trop meuble, ne pouvait pas supporter le poids. Alors on n'en a construit qu'une. Et cette flèche unique est devenue sa signature.
Victor Hugo l'a qualifiée de prodige du gigantesque et du délicat. Goethe l'a découverte à 21 ans et en est ressorti transformé.
Peut-être la plus belle cathédrale de France.
J’ai demandé à @ChatGPTapp de me faire le portrait d’Olivier Faure à la manière de Saint-Simon. Le résultat est assez réussi :
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Il est des hommes que les partis enfantent dans leurs jours de disette, lorsque, las de leurs propres grandeurs, ils se résignent à choisir pour chef celui qui les inquiète le moins. Olivier Faure semble être de cette espèce commode, élevée non pour commander mais pour ne point troubler.
Rien en lui ne frappe, si ce n’est cette application constante à ne jamais dépasser la mesure la plus étroite. Son maintien, d’une modestie presque affectée, paraît moins une vertu qu’une précaution continuelle ; on dirait qu’il craint d’exister trop fort, de peur d’être contredit. Sa parole, molle et précautionneuse, serpente plus qu’elle ne marche, évitant avec un soin extrême toute idée qui pourrait engager ou compromettre.
Il a fait de l’effacement une méthode et de l’indécision un art. Là où d’autres tranchent, il diffère ; là où il faudrait choisir, il nuance ; et lorsque enfin il se détermine, c’est encore de manière à laisser croire qu’il pourrait fort bien penser le contraire. Cette souplesse, qu’on pourrait nommer duplicité chez un autre, prend chez lui les dehors d’une modération lasse, comme si toute vigueur lui eût été refusée dès l’origine.
Sa fortune politique tient moins à ce qu’il est qu’à ce qu’il n’est pas : ni redoutable, ni éclatant, ni même véritablement contesté. Il traverse les tempêtes non en les affrontant, mais en s’y coulant, épousant chaque vague avec une docilité qui confine à la disparition. On chercherait en vain en lui ce mélange de hauteur et de fermeté qui fait les véritables chefs ; il n’offre qu’une persévérance terne, qui use ses adversaires à défaut de les vaincre.
Ainsi s’est-il établi, par une sorte d’insignifiance active, au milieu d’un monde où les médiocres triomphent moins par leurs talents que par l’épuisement des autres. Et si l’on hésite à le blâmer tout à fait, c’est qu’il semble n’avoir jamais prétendu à davantage — ce qui, en vérité, est peut-être son trait le plus sévère.
Demain 25 mars paraîtra, aux éditions @EditionsGrasset , Le Temps de l’obsolescence humaine. Nouveau volet d’un travail commencé il a y a plus de 20 ans avec Une Presse Sans Gutenberg .
D’un côté un journal, un matin d’élection, de l’autre un tract électoral. Pierre Lazareff le fondateur du Jdd doit (encore) se retourner dans sa tombe…
La Tour Eiffel n'est pas le plus beau monument de France.
En 1887, 47 artistes signent une pétition. Maupassant, Dumas fils, l'architecte de l'Opéra Garnier. Ils la qualifient de "cheminée d'usine" et de "colonne de tôle boulonnée."
Verlaine l'appelle "squelette de beffroi." Léon Bloy : "lampadaire tragique."
Elle devait être démolie après 20 ans.
Si elle existe encore, c'est grâce à l'armée. En 1904, on installe un émetteur radio à son sommet. Elle devient stratégique. Plus question de la détruire.
324 mètres. 7 millions de visiteurs par an. Le monument payant le plus visité au monde.
Et pourtant, encore aujourd'hui, certains la trouvent laide.
🇫🇷🔴📣📣📣Rappel au règlement:
Au second tour des élections municipales, en cas de triangulaire ou de quadran ou de penta, la loi attribue une PRIME de 25% des sièges à la liste qui a le plus de voix. C’est donc la liste arrivée en tête qui gagne!
Les suivants, même en additionnant leurs voix n’auront pas la majorité. Il leur restera les yeux pour pleurer. C’est tout!🙄📣📣📣🔴❌