Il existe des centaines d'outils pour publier devant mille personnes.
Presque rien pour écrire devant dix.
On construit Carnely, mon cousin et moi : un carnet privé pour raconter ce qui compte à ses proches. Pas d'algorithme, pas de fil public, pas de compteurs.
À la place du compteur de likes, quand quelqu'un lit un souvenir que vous lui avez confié, son prénom s'affiche : « Marie a été touchée. »
Un prénom, pas un nombre. Je raconte ici ce que j'apprends en construisant ça.
Votre grand-mère ne verra jamais ce post. Elle n'a pas Instagram, elle n'a pas X, elle a un téléphone que votre cousin lui a réglé à Noël.
Elle est pourtant la seule personne au monde qui regarderait vos 12 000 photos une par une, en demandant qui c'est à chaque fois.
Tout ce qu'on a construit ces quinze dernières années s'adresse à des inconnus qui scrollent. Presque rien ne s'adresse à elle. C'est exactement l'endroit qu'on essaie de construire avec Carnely.
Bosser avec une grosse boite demande du temps vu le nombre d'interlocuteurs, ça a un coût.
Une grosse boite veut des marques de réussite précédente à l'échelle, ça a un coût.
Une grosse boite veut des études/enquêtes pour définir les directions possibles, puis pour les valider, ça a un coût.
En général ce n'est jamais juste un logo, c'est un ensemble de beaucoup de livrable qui reprenne le logo et la DA puis de l'accompagnement en communication.
Ouvrez Google Photos. Comptez le nombre de photos à passer avant d'en trouver une qui mérite d'être racontée. Chez moi : 41. Des écrans, des tickets, des preuves. Le meilleur est enterré sous l'utile.
Les RS en 2010, c'était pour avoir des nouvelles de ses proches.
La machine à pub a écrasé la seule promesse importante.
Maintenant on a accès aux embrouilles d'inconnus et à des publicités ciblés. Et parfois, par hasard, du contenu de qualité.
On me dit que pour percer ici, il faut être clivant.
Je construis un endroit où personne ne peut vous insulter en public, où il n'y a que vos proches ,et où vos contenus ne servent à entraîner aucun modèle. Sur X, c'est ça le plus clivant.
Mon journal d'appels avec ma mère : tous les dimanches, entre 9 et 14 minutes.
Le temps qu'il fait à Rennes, le temps qu'il fait chez elle, si j'ai bien mangé. Une semaine entière s'est passée de chaque côté et on n'en raconte rien. Je ne sais pas encore si c'est le format ou si c'est moi.
Vous, ça dure combien ?
Ouvrez votre pellicule. Remontez d'un an, jour pour jour. Regardez la photo.
Vous savez où c'était, à peu près. Vous ne savez plus pourquoi vous l'avez prise, ni qui était hors cadre, ni ce qui s'est dit juste après. Un an. Pas vingt.
C'est ça qu'on essaie de rattraper avec Carnely: au moment où on dépose une image, on écrit les trois lignes que le téléphone ne gardera jamais, et on les confie aux gens concernés. Pas au monde.
Au retour d'un voyage, on a 600 photos et une seule phrase à raconter : « c'était super ». On en envoie six dans le groupe famille, ça fait trois pouces bleus, et l'histoire derrière ne sera jamais racontée à personne.
C'est pour ça qu'on a construit Carnely: on garde le meilleur, pas tout. Quelques images, et l'histoire écrite à côté. Confié à votre cercle, jamais en public.
Votre dernier voyage : la photo que vous rouvrez le plus souvent, c'est laquelle ?
On ne relit jamais un fil d'actualité. Ce qu'on a scrollé hier soir n'existe déjà plus, personne ne va le rechercher.
Sur Carnely c'est l'inverse, et honnêtement ça m'a surpris : les gens rouvrent des souvenirs déposés. Les leurs, ceux de leurs proches. Plusieurs fois le même.
La dernière chose que vous avez relue par plaisir, c'était quoi ?
Il existe des centaines d'outils pour publier devant mille personnes.
Presque rien pour écrire devant dix.
On construit Carnely, mon cousin et moi : un carnet privé pour raconter ce qui compte à ses proches. Pas d'algorithme, pas de fil public, pas de compteurs.
À la place du compteur de likes, quand quelqu'un lit un souvenir que vous lui avez confié, son prénom s'affiche : « Marie a été touchée. »
Un prénom, pas un nombre. Je raconte ici ce que j'apprends en construisant ça.
@alexanderOpalic Tbh you already don't have to read the code on a new project with good architecture and harness.
But I agree with you for legacy codebase
A mysterious new AI model just appeared.
Ox Alpha offers a 1M context window, multimodal capabilities, zero data retention, and nearly unlimited usage for an entire week.
OpenCode says it has capacity for 100 trillion tokens per day. That’s 1.16b tokens per second. Where the heck did they get that much compute?
Nobody knows which company built it.
Based on what I'm hearing from colleagues, now that coding has become a commodity, it's becoming clear how much the human element matters. Too many tech bros fall short on the social side.