@francediplo La misère du langage diplomatique français face aux conséquences néfastes de sa propre politiques étrangère. Une schizophrénie au goût amer...
Scandale sur BFMTV : une manipulation médiatique flagrante au service d’un narratif anti-police ?
Ce matin sur le plateau d'Apolline de Malherbe, BFMTV a offert une tribune de près de vingt minutes à un certain Hugues B., présenté comme un étudiant en mathématiques et simple supporter du PSG, arrêté lors des débordements suivant la victoire du club en Ligue des Champions. Le jeune homme, visage calme et ton posé, a déroulé un réquisitoire d'une extrême gravité contre la police française : insultes racistes, « sale bougnoule », « sale arabe »tabassages systématiques en garde à vue, humiliations gratuites.
La journaliste a conclu l'entretien par un « merci pour ce témoignage instructif », sans l'ombre d'un contrepoint contradictoire. L'auditeur lambda, abreuvé d'images de violences urbaines depuis plusieurs nuits, pouvait légitimement en ressortir écœuré par le comportement des forces de l'ordre. Sauf que tout est faux.
Ou plutôt : tout est délibérément trafiqué par omission.
La réalité, déterrée en quelques minutes par le site @Fdesouche pendant que BFMTV, avec ses centaines de journalistes et ses moyens colossaux, semble avoir miraculeusement "oublié" de vérifier, est tout autre.
Hugues B. n'est pas un innocent supporter lambda pris dans une rafle hasardeuse. C'est un militant d'extrême gauche aguerri, proche des milieux antifas, invité régulier du média islamo-décolonial "Paroles d'Honneur" et soutien affiché du collectif "Génération E.D.R" dont faisait partie la Jeune Garde, ce groupe dissous pour violences et cofondé par le député LFI Raphaël Arnault.
Mieux encore : dans la version intégrale de l'interview, que BFMTV s'est bien gardée de diffuser, il reconnaît lui-même avoir tiré au mortier lors des événements. Il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour participation à un groupement en vue de commettre des violences. Ce n'est pas un témoin. C'est un acteur. Un casseur. Un délinquant condamné.
La manipulation est grossière, presque insultante tant elle est transparente. @BFMTV ne pouvait l’ignorer !
On invite un activiste politique au pedigree accablant, on le blanchit sous l'étiquette rassurante d'"étudiant supporter", on lui offre vingt minutes d'antenne pour salir les forces de l'ordre, déjà sur la sellette après des nuits de chaos urbain, et on le remercie poliment, comme s'il s'agissait d'un lanceur d'alerte courageux. Pendant ce temps, les vrais casseurs, souvent issus de milieux bien identifiés, et pas des supporters, saccagent, pillent et agressent en toute impunité.
RTL elle-même, pourtant peu suspecte de sympathies droitières, a dû reconnaître que parmi les émeutiers figuraient des profils comme « Raphaël, Hugues, Clément… », des jeunes issus de la gauche militante radicale ou des banlieues. La réalité des émeutes est bien plus complexe que le narratif univoque que BFMTV cherche à imposer.
Cette affaire n'est pas un bug, un accident de direct ou une simple négligence éditoriale. Elle s'inscrit dans un contexte plus large, celui du rachat de BFMTV et RMC en 2024 par Rodolphe Saadé, le milliardaire franco-libanais à la tête de CMA CGM, via une opération estimée à plus d'un milliard et demi d'euros.
Saadé est un proche d'Emmanuel Macron : voyages communs au Liban après l'explosion du port de Beyrouth, contrats juteux pour son groupe, Légion d'honneur, relations privilégiées avec l'Élysée. Des enquêtes et articles de fond ont pointé des liens d'intérêts mutuels, y compris des soupçons de deals opaques impliquant le Hezbollah et le silence français sur certains dossiers sensibles.
La première chaîne d'information de France n'est plus celle d'Altice : elle est désormais la propriété personnelle d'un homme qui doit beaucoup au pouvoir en place.
Dans ce cadre, où se niche l'intérêt de la macronie dans cette manipulation ?
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Pour les bots/trolls qui hurlent au tombereau d’inepties et de mensonges, mais aussi pour les curieux, voici quelques unes des sources qui étayent le propos de ce post :
[1] SPONSORING ET FINANCEMENT
Football Leaks - contrats surévalués PSG (Franceinfo) :
https://t.co/Rj2DtgNOc1
Football Leaks - interview journaliste Mediapart (Franceinfo) :
https://t.co/3HQd5G4wpV
Football Leaks - accords secrets UEFA, Quinn démissionne (Eurosport) :
https://t.co/pTEd322yaa
[2] GOUVERNANCE ET CUMUL DE FONCTIONS
Rapport sénatorial Savin oct. 2024 (Public Sénat) :
https://t.co/YabGueMStg
Rapport sénatorial Savin (Le JDD) :
https://t.co/tV3I1o49fg
Synthèse Al-Khelaïfi (L'Essentiel de l'Eco) :
https://t.co/XSsc4TUP3L
[3] QATAR AIRWAYS ET UEFA
UEFA officiel - partenariat Qatar Airways UCL jusqu'en 2030 :
https://t.co/osq7QwfBzl
Sport Business Club - analyse :
https://t.co/xxIqdITz6J
[4] DROITS TV ET SIGNALEMENT ANTICOR
Anticor officiel (3 mars 2026) :
https://t.co/HyMcOQw52U
Foot Mercato :
https://t.co/EPA5NsEBDL
Mediaterranée :
https://t.co/iYtiO0RYIz
Le Quotidien des Entreprises :
https://t.co/1W9EUWPFOt
Sport Business Club :
https://t.co/SJmqY71KdM
[5] ARMEE NUMERIQUE ET PRESSION SUR LES MEDIAS
Franceinfo - témoignage responsable armée numérique :
https://t.co/HDiIWRjrHI
Franceinfo - Complément d'Enquête France 2, mars 2025 :
https://t.co/5gSfRRaAHw
https://t.co/qUCIcz2vfI - réaction PSG :
https://t.co/WwG30UeKk4
[6] MISE EN EXAMEN LAGARDERE
https://t.co/qUCIcz2vfI - mise en examen et menace Qatar :
https://t.co/ac507RunAm
[7] IMMUNITE DIPLOMATIQUE
Moustique / La Libre - épisode Bourget :
https://t.co/OTTjEg82x4
Orange Sport - pression sur Darmanin et Colonna :
https://t.co/K9QuaPIuNY
Blast - immunité promise pendant la visite d'Etat :
https://t.co/M7D9nLwR1G
Le Monde (paywall) :
https://t.co/fthoNXGiVR
[8] ETAT DU FOOTBALL FRANCAIS
Le Petit Lillois - effondrement DAZN/beIN :
https://t.co/MzLhgr9Yr4
[9] QATARGATE
Wikipedia France :
https://t.co/n05QxvErcO
Euractiv :
https://t.co/JBbXkNHAVJ
La Libre - procédure validée fév. 2026 :
https://t.co/cfMXhGQyG1
[10] INVESTISSEMENTS QATAR EN FRANCE
Elysée officiel - communiqué visite d'Etat fév. 2024 :
https://t.co/LFX1S961sd
Le PSG vient de gagner sa deuxième Ligue des Champions consécutive et je suis bien incapable de m'en réjouir pour le football français. Pas par anti-parisianisme primaire. Lisez-donc, car c'est gratiné :
Ce club n'est pas un simple club de foot qui réussit. C'est un instrument d'un État aux agissements répréhensibles et pernicieux. Ses sponsors, par exemple ?
- Qatar Airways - compagnie nationale, 100% État qatarien
- beIN Sports - fondé et présidé par Al-Khelaïfi, 100% Qatar
- QNB, Qatar National Bank - détenue majoritairement par le fonds souverain QIA
- Ooredoo - opérateur télécom, contrôlé par l'État qatarien
- Visit Qatar - organisme d'État, 100% Qatar
- ALL / Accor Live Limitless - Accor, dont le Qatar est actionnaire significatif via QIA
Tous qatariens, donc, tous contrôlés par le même État actionnaire. Le PSG se finance ainsi lui-même via des contrats gonflés et circulaires, pendant que la DNCG regarde ailleurs et que l'UEFA négocie des accords secrets plutôt que de sanctionner.
Le résultat de cette manip' est proprement vertigineux : le PSG perçoit en recettes de sponsoring 29 fois plus que le club médian de Ligue 1. 29 FOIS. Vous avez bien lu. Pas grâce au marché. Mais grâce à l'État qui possède et finance le club. C'est de la pure et simple cavalerie financière habillée en partenariat commercial.
Et le génie du système, c'est que ce n'est même pas formellement illégal. Les contrats de sponsoring avec des entités qatariennes sont des... contrats. Le FPF est contourné légalement via ces mêmes contrats surévalués qui font rentrer de l'argent public étatique par la fenêtre quand la règle l'interdit par la porte. Les déficits annuels seront comblés quoi qu'il arrive, car il y a derrière un État gazier dont le fonds souverain pèse 450 milliards de dollars. Le PSG peut se passer des droits TV. Il peut perdre de l'argent indéfiniment. Il peut recruter Ramos à 80 millions et Zabarniy à 70 millions pour la rotation pendant que ces sommes représentent un projet sportif complet sur trois ans pour Lyon ou Marseille. Qui se rappelle des 180 millions déboursés pour un Mbappé de 18 ans, parti libre, ou des 220 millions d'Euros posés sur Neymar, + 40 millions pour son agent de père, sans même parler des salaires ?
Si l'écrasante domination est légale dans ses forme, elle est évidemment illégitime dans ses fondements.
Maintenant, parlons de l'homme qui incarne tout cela. Nasser Al-Khelaïfi est simultanément :
- Président du PSG
- Président et CEO de beIN Media, qui diffuse la Ligue 1 et la Ligue 2
- Membre du conseil d'administration de la LFP, qui attribue ces mêmes droits
- Président de l'Association Européenne des Clubs, 800 clubs représentés sur le continent
- Membre du Comité Exécutif de l'UEFA, censée le réguler
- Membre du Conseil de la FIFA depuis octobre 2025
Un seul homme. Juge, partie, diffuseur, régulateur national, représentant continental, décideur mondial. Dans n'importe quel autre secteur économique cette concentration s'appellerait un cartel et serait d��mantelée. Dans le football, on lui confie chaque année des postes supplémentaires. Quand Oughourlian lui a dit en réunion "tu intimides tout le monde, tu es un tyran", tout le monde a entendu. Le rapport sénatorial Savin adopté à l'unanimité en 2024 a recommandé explicitement de lui interdire de cumuler ces fonctions. Dix-huit mois plus tard : zéro réforme, zéro mesure, zéro conséquence.
À l'UEFA, quand les enquêtes pour violations du Fair Play Financier ont abouti à des conclusions trop gênantes, des accords secrets ont été négociés en coulisses. L'enquêteur en chef Brian Quinn a refusé de signer l'un d'eux, jugé trop indulgent envers le PSG, et a démissionné plutôt que de le cautionner. Les noms de Platini et Infantino ont été cités dans ces arrangements. Résultat : une amende de 65 millions d'euros en 2022, dont 55 avec sursis, pour un club qui dépense des centaines de millions en salaires. Une tape sur la main. Al-Khelaïfi a fini au Comité Exécutif de cette même UEFA. Le gardien et le détenu ont échangé les clés. Et pendant que l'UEFA prétend réguler le PSG, elle encaisse l'argent de Qatar Airways, sponsor officiel de la Ligue des Champions jusqu'en 2030. La compagnie nationale qatarienne, 100% étatique, est simultanément sponsor du PSG et partenaire officiel du régulateur censé contrôler le PSG. L'UEFA n'a relevé aucune incompatibilité. Son membre du Comité Exécutif, en effet, n'est autre que... Nasser Al-Khelaïfi. Les liens troubles entre le Qatar et l'UEFA ne sont plus un soupçon. Ils sont inscrits sur les contrats. Et ce n'est que la partie visible.
Car ce n'est pas non plus que du football. Le Qatar mène en effet, depuis des années, une stratégie d'influence religieuse dans les banlieues françaises, à peine jugulée. Un rapport des services de renseignement français rendu public par Macron en mai 2025 le dit explicitement : le Qatar est le principal bailleur de fonds des Frères musulmans en France. Mosquées, instituts, associations, financement de prédicateurs... une présence communautaire patiente et capillaire, qui s'articule avec le soft power footballistique, médiatique et économique pour former une stratégie d'influence totale sur la société française.
Pas un hobby, donc. Une véritable politique d'État.
Car ce n'est pas fini : le Qatar pèse massivement dans le CAC 40 : actionnaire de TotalEnergies, Vinci, Veolia, LVMH, Vivendi, Air Liquide. Et Lagardère, groupe médias et édition dont Al-Khelaïfi est lui-même mis en examen pour avoir manipulé un vote d'actionnaires en 2018 alors que le QIA en était actionnaire majoritaire. Et pour boucler la boucle : ALL, Accor Live Limitless, le sponsor maillot du PSG, c'est Accor, dont le Qatar est actionnaire et dont les palaces parisiens et azuréens les plus emblématiques sont détenus ou gérés en partenariat avec des entités qatariennes. Le club se sponsorise donc aussi via le groupe hôtelier dans lequel son actionnaire a des intérêts. Cet ancrage dans le CAC 40 est suffisant pour faire vaciller l'économie française si Doha décidait de vendre de manière coordonnée. Ce n'est pas une menace théorique : quand Al-Khelaïfi a été mis en examen en février 2025, Doha a immédiatement menacé de retirer ses investissements de France. Le message était limpide.
Et d'ailleurs, que risque-t-il vraiment ? Al-Khelaïfi est ministre d'Etat (sans portefeuille) du gouvernement qatarien. Un statut qu'il a utilisé concrètement : en juillet 2023, interpellé sur le tarmac du Bourget par des enquêteurs français, il s'est enfermé une heure dans son jet privé pendant que le Qatar faisait pression directement sur Darmanin et Colonna en invoquant son immunité diplomatique. Selon Blast, lors de la visite d'État de l'Émir en février 2024, l'Élysée aurait même promis à Doha qu'il ne serait pas dérangé par les juges le temps des agapes. Il a été mis en examen deux fois par la justice française. Deux fois sans contrôle judiciaire. Deux fois depuis Doha. Jamais une nuit en garde à vue. La justice française instruit. La France d'État, elle, protège.
Cette capacité d'influence dépasse d'ailleurs largement la France. En décembre 2022, le Qatargate éclate au Parlement européen : des valises de billets saisies chez la vice-présidente Eva Kaili, chez l'ancien eurodéputé Panzeri qui plaide coupable. Depuis 2019, le Qatar finançait un réseau de parlementaires pour influencer les votes en sa faveur. Huit personnes inculpées. La corruption institutionnelle comme prolongement naturel d'une stratégie d'influence globale.
Pendant ce temps regardez l'état du football français :
- Bordeaux : en National 2, après liquidation judiciaire, une première dans l'histoire du sport professionnel français
- Nantes : descendu en Ligue 2
- Montpellier : descendu en Ligue 2
- Nice : a failli descendre
- Lyon : sauvé in extremis sur le plan administratif
Des clubs historiques, avec des identités fortes, des décennies d'histoire, qui survivent ou coulent pendant qu'un seul club dépense sans compter et vit sans contraintes réelles.
La Ligue 1 est cliniquement morte en tant que compétition. Pas mourante. Morte. Et les droits TV en sont le symptôme le plus brutal : Médiapro avait payé 1,15 milliard par saison en 2018 sur la promesse d'un championnat compétitif. Le contrat a implosé. Lors du dernier appel d'offres, les droits sont tombés à 500 millions. Pas parce que les négociateurs ont mal travaillé. Parce que personne ne veut payer cher pour regarder un championnat joué d'avance depuis dix ans. L'effondrement des droits TV est la conséquence directe de la domination du PSG sur un championnat qu'il a lui-même vidé de son intérêt. Et le principal bénéficiaire de cet effondrement est beIN Sports, c'est-à-dire Al-Khelaïfi, qui rachète à prix cassé les droits d'un championnat que son propre club a contribué à dévaluer. Un championnat où le vainqueur est connu avant le coup d'envoi de la première journée depuis plus de dix ans n'est plus un championnat. C'est un décor. Une formalité administrative entre deux campagnes européennes du PSG. Et ce n'est pas temporaire. Avec la puissance financière illimitée d'un État souverain derrière, le Qatar va dominer le football français pendant des décennies. Il n'y a aucune raison structurelle que ça s'arrête.
Pourquoi personne ne s'y oppose ? Pas les présidents de clubs, pas la LFP, pas les politiques, pas les instances européennes ?
Parce que s'attaquer au PSG et à Al-Khelaïfi, c'est s'attaquer au Qatar. Et s'attaquer au Qatar, c'est mettre en péril tout ce qui précède : le CAC 40, les 10 milliards d'euros d'investissements promis dans les semi-conducteurs, l'IA et l'énergie, et du gaz naturel liquéfié dont l'Europe a besoin.
Le Qatar tient tout le monde. Par les intérêts économiques d'abord, personne ne veut déclencher une crise diplomatique pour des droits TV. Par l'intimidation ensuite, Riolo a confié publiquement que des gens étaient venus lui demander de "se calmer sur Nasser". Par l'autocensure enfin, celle qui n'a même plus besoin d'être provoquée parce que chacun a compris où sont les lignes et ce qu'il en coûte de les franchir.
C'est ça le vrai problème. Pas les titres. Pas les stars. Mais le fait qu'un État étranger ait rendu son influence sur le football français structurellement irréversible. Et que tout le monde, des présidents de clubs aux parlementaires en passant par les dirigeants de la LFP, ait intégré que le coût de l'opposition dépasse largement le bénéfice attendu. Ce n'est pas de la lâcheté ordinaire. C'est le résultat calculé d'un système conçu précisément pour que personne ne veuille ni ne puisse s'y opposer sérieusement.
Ces deux Ligues des Champions ne prouvent pas que le football français va bien. Elles prouvent qu'avec le budget d'un État pétrolier, des sponsors fictifs, l'impunité institutionnelle, des contrats circulaires et tout le monde tenu par les intérêts bien compris, on peut acheter les plus belles vitrines du football européen sans que personne ne dise vraiment rien.
Ce rayonnement sportif de façade ne doit pas nous faire oublier comme le Qatar a mené son entreprise pour faire ”triompher le PSG” et avec lui, prétendument ”le football français”. Un club qui n'a a répondre à aucune des règles économiques, politiques et juridiques de ses concurrents. A la manière d'un athlète dopé qui raflerait toutes les médailles aux JO dans l'impunité la plus totale.
Est-ce donc là le football que l'on veut ? Vous permettrez d'en douter.
🔴 Le niveau scolaire S'EFFONDRE à un point que vous n'imaginez même pas.
Vous ne serez plus la même personne après avoir vu ces chiffres hallucinants 🧵⬇️
"La victoire est possible, elle a une exigence, le rassemblement et la détermination".
Rachida Dati (LR-Modem) tend la main aux deux candidats qui pourraient lui permettre de l'emporter, le centriste Pierre-Yves Bournazel et Sarah Knafo (Reconquête).
Citrini’s piece is a fun read but has some major flaws.
I’ll go over a few of them: lump of labor fallacy, ignoring the cost of living, capex fallacy, and wrong on SaaS.
The overarching problem in the piece is the so-called “Horse Fallacy.” When the tractor and car were invented, the horse couldn’t get a better job. He became completely obsolete. But humans are not horses.
Horses simply supplied labor. They never demanded much beyond food. Humans, though, are the origin of all economic demand. The whole point of the economy is to satisfy human desires.
The lump of labor fallacy assumes that humans have a fixed checklist of problems to solve. But every time technology checks an item off the list, we invent another desire. Human desires are infinite.
Maybe if AI does all the work here on earth, we'll terraform Mars, build O’Neill cylinders, and Dyson spheres. We’ll certainly not sit idle, desiring nothing more.
As long as human desire is infinite, demand for work will be infinite.
There’s an additional point on jobs: there are some jobs that will ALWAYS be done by humans. One example is sports. Your iPhone can beat Magnus Carlsen in chess but nobody cares, they want to watch humans playing chess, so chess today is a bigger sport than ever. One day robots will skate better than Alysa Liu but nobody will care, they’ll want to watch Alysa instead.
Citrini models incomes collapsing but doesn’t model the massive deflation in the cost of living. If AI makes all these white collar workers unnecessary, this means that the price of products and services will be much lower (since much less labor is needed). You’d have a scenario where a household earning $40k per year could consume what previously took $120k per year.
And there’s all this mysterious wealth accumulated by the owners of the GPUs and what are they spending it on? How can there simultaneously be massive wealth and mass layoffs? Will there be new jobs invented? Quite likely. This has been the pattern over the last 200 years: technological revolutions → deflation → demand for new things → new jobs get created. Because humans have infinite desires.
The piece assumes that the hundreds of billions of capex go into a black hole and vanish from the real economy. In reality, it is highly stimulative as all the money ends up with many white collar workers at fabs, utility companies, cooling system manufacturers, as well as with blue collar workers.
On SaaS, Citrini could have picked a long tail of point solutions that are easily vibe-codable, but they ironically instead picked one of the widest moat enterprise software companies, ServiceNow, which is in fact an AI beneficiary. Their point is: even this impossible-to-displace business won’t survive.
True if you wave a magic wand, but not true in the real world where, after 20 years of cloud computing, companies are still running mainframes and IBM is still growing their mainframe installed base (yes, look it up). Of course, part of the magic wand is “this time is different!” because AI will do absolutely everything.
It will vibe code the product, talk to regulators, obtain SOC2, HIPAA, FedRAMP, GDPR compliance, and do this globally too, not just in the US; it’ll somehow suck all the embedded data in these systems (ServiceNow owns the Configuration Management Database with a map of all the hardware, software, user hierarchies, permissions, and workflows inside an enterprise).
More fantastically, AI will also somehow vibe code B2B enterprise go to market teams. The reality is that software is sold, not bought. At the extreme, the article is arguing that someone at PepsiCo will open the Terminal on their Mac Mini, type “Claude,” ask it to replace ServiceNow, and Claude will go to work, doing all this work autonomously, and then maintaining itself, patching itself, securing itself, talking to users inside PepsiCo to ask for new features to develop, integrate with 200+ other tools, etc.
Meanwhile, the CTO at PepsiCo is like, “Yeah, cool, let’s do that, it’ll save us millions a year” while ignoring that any downtime or bug will cost the company millions per minute. All that operational liability, SLAs, uptime figures, which used to be ServiceNow’s liability, PepsiCo will now take on itself. Simultaneously, the thousands of engineers working at ServiceNow’s R&D department are sitting idle and not using AI to accelerate their own roadmaps and build new features.
When you start really filling in the details of what needs to happen for this scenario to unfold, you realize it crumbles very quickly.
Hopefully the discussion above on infinite human needs puts to bed the “seat count” debate: there will be more seats because there will be more employment because of the infinity of human desires.
Meanwhile, ServiceNow has been charging a hybrid seat/consumption model since about 2023 when it introduced its Pro Plus SKU. These AI agents are tackling human labor, both work that was already done and new work that was never done. The TAM for this is orders of magnitude greater than the TAM for pure seat-based software.
ServiceNow will get its fair share of this new TAM because it already has the customer relationships, distribution, brand, trust, technology, and product.
To quote François Chollet: “The maximalist form of my thesis is basically this: SaaS is not about code, it is about solving a problem customers have and selling them the solution. Services + sales. If the cost of code goes to *zero*, SaaS will *not* go away. It will *benefit*, since code is a cost center.”
To expand on this, the more likely scenario is NOT that the price of software collapses; it’s that incumbents offer their customers so much more value within the existing seat price they already pay, it becomes financially irresponsible for the customer NOT to be a subscriber. This will INCREASE their incumbency.
This has already been the SaaS playbook for decades. Decades during which the cost of producing software has always gone down (more open source options and cloud computing, to name just two inputs, have dramatically lowered the cost of entry for newcomers; and yet, the per seat price of the best SaaS companies has only gone in one direction).
Every SaaS company worth its salt is always improving its products, adding features, fixing bugs, and shipping updates. Many will do this for several years before changing pricing. Pricing is an output: are we delivering enough value to the customer that gives us the permission to charge more?
With the deflation in the cost of producing software, a couple of things should happen:
- Existing software companies will be a lot more productive and will ship a lot more products and features than before
- Because they own the customer relationships and customer trust, they are in pole position to deliver new solutions and make their seat subscription ever more compelling
- Customers of those software companies will get a lot more value within their per-seat price and increase their reliance and trust on the best vendors
The debate in tech is always, “Can the innovator get the distribution before the incumbent gets the innovation?” In this case, there is no question: the BEST incumbents already have the distribution AND the innovation. This allows them to widen their moats as they become even more essential and irreplaceable to their customers.
Another mental model missing from this debate is power laws. Outcomes in the real world follow power laws: 20% of the people make 80% of the income, 4% of stocks generate all the net wealth, 10% of YouTube videos generate 90% of watched hours, etc.
Power laws will continue to dominate and what does this tell us? That the most likely outcome is that the gains will accrue disproportionately to a small cohort of top software businesses. This is another framing of the “Increasing Returns” mental model of Brian Arthur.
Personally, I believe that ServiceNow will be one of those power law winners. After all, they already are a winner in the power law distribution and have all the attributes necessary to continue winning.
NEW: Dutch Parliament Member Michel Hoogeveen explains how the 36% unrealized capital gains tax, just passed by the House of Representatives, will work.
Here is a more detailed example:
Step 1. Starting position
You own 500 shares.
Value on Jan 1, 2028: €50,000
Value on Jan 1, 2029: €100,000
So the paper gain is:
€100,000 − €50,000 = €50,000 unrealized profit
You did not sell. But for tax purposes, that €50,000 is treated as income.
Step 2. Apply exemption
You are married, so you get a €3,600 exemption.
€50,000 − €3,600 = €46,400 taxable amount
Tax rate: 36%
€46,400 × 36% = €16,704 tax bill
That bill is due in May, even though you never sold anything.
Step 3. Market falls before you pay
Now suppose by May the shares drop in value.
New total value: €60,000
So your portfolio is no longer worth €100,000. It’s worth €60,000.
But the tax bill is still €16,704, because it was calculated based on the January 1 valuation.
Step 4. You must sell shares to pay tax
To raise €16,704, you sell part of your shares.
After paying the tax, you’re left with:
€60,000 − €16,704 = €43,296
Originally you had 500 shares.
Now you have 360 shares left.
You were forced to sell 140 shares.
140 ÷ 500 = 28% of your shares gone.
Step 5. What happened economically?
Before the correction:
Paper gain was €50,000.
After the correction:
Portfolio is worth €60,000.
Original cost basis was €50,000.
Real gain is only €10,000.
But you paid €16,704 in tax.
So instead of being up €10,000, you are now:
€43,296 − €50,000 = €6,704 below your original starting value.
You turned a €10,000 real gain into a €6,704 net loss.
And you lost 28% of your shares permanently.
🚨🇫🇷🧪 ALERTE INFO !
UN HAUT CADRE DU MINISTÈRE DROGUAIT LE THÉ ET LE CAFÉ DE PLUS DE 250 FEMMES POUR LES CONTRAINDRE À URINER DEVANT LUI 🤯
Christian Nègre, ancien DRH du ministère de la Culture, passé également par la direction des affaires culturelles du Grand Est, est accusé d’avoir drogué plus de 250 femmes.
Il versait des médicaments dans leur thé ou leur café afin de provoquer chez elles une envie irrépressible d’uriner, jusqu’à ce qu’elles ne puissent plus se retenir et soient contraintes de se soulager devant lui.
👉 Son mode opératoire était glaçant : il convoquait ses victimes pour de faux entretiens professionnels, leur servait une boisson piégée, puis les emmenait marcher, parfois plus de trois heures, loin de toute toilette, pendant qu’il les regardait.
L’affaire a éclaté lorsqu’une femme l’a surpris en train de la photographier sous la table durant un entretien.
(via Le Monde)
🔴💸 ALERTE : Des chauffeurs de taxi détournent 9 M d’euros à l’Assurance maladie via des médecins complices.
"Des chauffeurs de taxis ont organisé une fraude à l’assurance maladie. Ils réalisaient de courses sanitaires fictives grâce à de fausses ordonnances de médecins." (BFM)
Big Tech is spending $700 BILLION on AI this year.
But their cash flow is collapsing. Amazon is going into debt. Google's free cash flow is dropping 90%.
And they're literally paying influencers $600,000 each to convince you AI is worth using.
If this technology was as revolutionary as they claim, why are they spending half a million dollars per creator to sell it?
Here's what's actually happening behind the scenes:
This week, all four tech giants reported earnings at once and every single one dropped a spending number that made Wall Street lose its mind.
Amazon: $200 billion in capex. The largest corporate capital expenditure in HISTORY. Stock dropped 9%.
Google: $185 billion. Wall Street expected $120 billion. Stock dropped 5%.
Meta: $135 billion. Double what they spent last year.
Microsoft: down 17% this year, worst performer in the group.
Combined 2026 AI infrastructure spend: almost $700 billion.
But here's where it gets ugly.
Amazon's free cash flow collapsed 71%. Morgan Stanley projects they'll burn through $17 billion in NEGATIVE free cash flow this year.
Bank of America says the deficit could hit $28 billion.
Amazon quietly filed with the SEC on Friday saying they might need to raise debt to keep building.
Google's free cash flow is projected to crater 90%, from $73 billion down to $8.2 billion.
They already did a $25 billion bond sale in November and their long-term debt QUADRUPLED last year.
These companies are spending everything they have, then borrowing more, then spending that too.
Now here's the part that got me thinking:
CNBC just reported that Google, Microsoft, OpenAI, Anthropic, and Meta are paying influencers between $400,000 and $600,000 EACH to promote AI products on Instagram and YouTube.
AI platforms spent over $1 BILLION on digital ads in 2025, a 126% jump year-over-year.
Google and Microsoft's AI ad spending jumped 495% in January 2026 alone.
Anthropic is running Super Bowl ads.
OpenAI is flying creators to private events and covering all expenses.
When was the last time a truly revolutionary technology needed a $1 billion ad campaign and $600K influencer deals to get adoption?
Did the iPhone need influencer campaigns? Did Google Search need Super Bowl ads in 1998? Did email need a billion dollar marketing push?
No. People just used them because the value was obvious.
You know what DOES need massive paid promotions? Pharmaceutical drugs. Crypto exchanges. Online gambling apps. MLM companies.
Products where adoption is driven by hype, not utility.
And now, apparently, AI.
So the pitch from Big Tech is:
"This technology will eliminate your job. Also please use it. Here's $600K if you tell your followers it's cool."
They need HUMANS to sell a product they designed to REPLACE humans.
They need creators to promote a technology that will eventually make creators obsolete.
They need influencers to build trust in a system that will eliminate the need for influencer marketing entirely.
The question everyone should be asking:
If $700 billion per year in spending can't produce a product that sells itself, when exactly does this start making money?
Because right now the math is messed up.
$700 billion in spending, cash flow crashing, stocks tanking, SEC filings about raising more capital, and the best growth strategy they've got is paying tiktokers to demo features.
Either AI is about to deliver the greatest economic transformation in human history, or we're watching the most expensive corporate Hail Mary ever thrown.
And the fact that they need to pay half a million dollars per influencer to convince you it's the first one isn't a good sign.
🚨 Je reprends mon suivi de la situation japonaise car la victoire de Sanae Takaichi, avec une supermajorité des deux tiers au Parlement, est un tournant majeur. Alors, tout le monde s'extasie sur les +5% du Nikkei mais au même moment, le ministre des Finances explique calmement que le gouvernement discute à la fois avec la Bank of Japan, BlackRock et le FMI pour "comprendre" la position du pays.
🇯🇵 La phrase clé de Katayama, celle qui m'a fait lever les sourcils, c’est l’évocation des réserves de change comme source potentielle de financement budgétaire. Normalement, c’est un tabou car les réserves servent à défendre la devise, non pas à financer des baisses d’impôts ou du spending. Les mentionner, même en disant que ce serait complexe et risqué, revient à admettre publiquement que les leviers classiques sont déjà saturés (dette publique gigantesque, marché de la dette artificiellement tenu par la banque centrale et yen déjà sous pression). Le ministre le sait parfaitement, puisqu’il ajoute que ces mêmes réserves peuvent être nécessaires pour intervenir sur le marché des changes. C’est exactement ça le dilemme japonais : on ne peut pas à la fois défendre la devise, contenir les taux et relancer l’économie réelle.
🤔 Jusqu’ici, la stratégie japonaise a été de gagner du temps puisque la BoJ absorbe la dette, et le pays accepte une lente érosion du pouvoir d’achat via l’inflation importée et la dépréciation du yen, et le Japon sait très bien vivre avec des déséquilibres tant qu’ils ne se transforment pas en crise brutale. Le problème c’est que plus tu prolonges ce régime, plus la frontière entre politique budgétaire et politique monétaire disparaît, et plus le coût final devient diffus mais inévitable.
📈 Cela me permet de revenir à Takaichi car avec sa victoire on est face à la disparition du frein institutionnel. Avec deux tiers, plus besoin de compromis, on peut forcer une coordination étroite avec la BoJ, remodeler la trajectoire budgétaire et assumer une ligne idéologique claire : la croissance nominale d’abord et pour le reste on verra. À partir de là, les déclarations du ministre des Finances prennent une toute autre dimension. On teste les réactions des marchés, on verbalise des options jusque-là impensables, on explique que rien n’est simple mais que tout est sur la table. Le message est clair, on laisse filer le yen, on accepte une inflation plus élevée que les objectifs officiels, et on espère que la croissance nominale finira par stabiliser le ratio de dette en termes réels.
🔥 Tout cela doit vous rappeler el famoso scénario “Run it Hot”, pas à l’américaine avec des taux élevés et une banque centrale neutre voire restrictive, mais avec des taux réels écrasés, une devise sacrifiée, et une inflation utilisée comme outil de désendettement silencieux. Pour un pays surendetté, vieillissant, dépendant de l’énergie importée et traumatisé par trente ans de déflation, c’est même probablement l’option la plus cohérente politiquement.
🤷♂️ Vous connaissez les risques mais tant que le reste du monde absorbe ces déséquilibres, le Japon peut continuer, mais plus il appuie sur l’accélérateur, plus il devient un facteur de stress systémique latent. Quand tout est assumé aussi ouvertement, c’est que le pays a déjà accepté que le coût sera payé, simplement pas de manière visible, ni immédiatement.
J'ai l'impression de relire mes cours d'histoire financière en voyant cette disparition des frontières entre banques centrales et gouvernements à travers le monde. Spoiler : ce n'était pas une belle période.
🚨 Les Pays-Bas se dirigent vers une taxation des gains non réalisés en crypto et actions.
Les investisseurs paieraient un impôt annuel basé sur la variation de valeur, même sans vente.
🎙️ « Le pétrole vénézuélien ressemble à n’importe quoi entre du miel et du goudron. »
Le président américain a déclaré que le Venezuela devrait « remettre» entre 30 et 50 millions de barils de pétrole, que les Etats-Unis vendront «à prix de marché». Les explications de Jean-Marc Jancovici dans "La question environnement" sur #RTL