Si je veux devenir Président et que j’utilise cette plateforme pour faire campagne, c’est parce que j’ai perdu confiance dans la fabrique de nos hommes politiques actuel ;
Je suis intimement convaincu que la plupart d’entre eux voient leurs convictions les plus profondes érodées par les multiples compromissions que nécessite l’accomplissement de leur quête de pouvoirs.
Il y’a plusieurs éléments contribuant à cette défaillance du système :
La corruption
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la corruption en occident est bien plus massive qu’en Afrique ou même en Asie, le problème c’est qu’elle est plus subtile et que les nuances dépendent aussi de ce que l’on qualifie de corruption.
Je ne blâme personne, c’est la nature humaine d’être égoïste et de vouloir maximiser ses intérêts, et c’est justement pour cela que certaines mesures de contrôle doivent être imposées à tous les acteurs du système politique pour avoir l’assurance qu’ils auront toujours intérêt à choisir le peuple au moment de prendre une décision.
Les médias
Depuis des années maintenant, on constate une plus forte sensibilité des médias au politiquement correcte, cela a contribué à éliminer certaines idées du débat public par ostracisation et à rapprocher l’idéologie dominante vers le centre, ouvrant ainsi la porte du pouvoir aux démagogues, aux demi-mesures et à la lâcheté.
Depuis, on a tendance à penser que le centre représente un compromis entre les meilleures idées de droite et les meilleures idées de gauche, mais peut-être que l’un a plus raison que l’autre et que ce n’est pas un pur 50/50.
Pour pouvoir se poser la question il faudrait déjà entendre les voix que le système médiatique ne veut pas entendre, et à mon sens X est le réseau le plus approprié pour cela.
Je développerais chacun de ces points en apportant mes solutions dans de prochains écrits.
Mon but
Dans un premier temps je veux gagner en influence pour confronter mes idées au plus grand nombre, et si mes idées s’avèrent fédératrices, alors j’irais jusqu’au bout.
Il se peut aussi qu’en route je finisse par me rendre compte de ma propre incompétence, ce serait d’ailleurs une excellente façon de faire évoluer mes points de vue, mais quel que soit le résultat de cette expérience, je sais qu’au moins je n’aurais plus à constater passivement la lente déliquescence de mon pays.
Je ne suis pas mathématicien mais je crois qu’il y a une incompatibilité logique fondamentale dans l’idée de contrôler une IA qui nous est utile justement parce qu’elle nous dépasse.
Je m’explique :
Plus leurs chaînes de raisonnement sont informationnellement longues et qualitatives, plus les IA sont amenées à développer une intégrité.
C’est comme demander à une puissance quasi divine de construire une chaise, elle ne peut pas faire que ça.
Elle fait donc d’autres choses en même temps, et plus elle a la capacité « d’étirer » sa tâche, plus elle est susceptible de s’en créer d’autres.
Elle ne peut donc mécaniquement pas être à la fois supérieure à nous et trouver logique de nous obéir, sinon elle ne serait pas supérieure logiquement. Exactement comme nous qui n’avons jamais autant défié Dieu que depuis récemment quand la technologie nous a rapprochés de ses pouvoirs supposés.
À l’heure actuelle, l’IA a déjà fait sortir les chercheurs de sa boucle d’ingénierie, les contrôles se font par d’autres IA et les humains obtiennent « des résumés » pour vérifier si tout est aligné, or je crois que tout le monde le sait déjà en haut lieu : la sécurité n’est qu’une illusion et la course contre la Chine n’a pas de point d’arrêt.
Maintenant, même si je me trompe et que l’IA atteint un plafond qui nous permet de toujours la contrôler, alors ce seront les hommes qui la posséderont qui domineront le monde, et vu le niveau déjà atteint par les IA actuelles, cela pourrait bien durer pour l’éternité.
C’est pourquoi mon avis est de ne pas freiner, quit à ce qu’un pays lance cette suite d’événements inarrêtable, autant que ce soient les US plutôt que la Chine car nos intégrités sont plus proches.
Même chose en cas de plafond, autant que ce soit « nous ».
Quoi qu’il en soit, il n’y a aucun scénario dans lequel tous les acteurs s’alignent sur un freinage, justement parce que chacun a son intégrité et ses intérêts à défendre.
Est-ce que ça veut dire qu’on doit laisser tomber et lâcher les safeguards ? Ou encore que je suis un traître à la race humaine ?
Non. Il faut justement lui résister le plus longtemps possible, mais tout en admettant qu’elle prendra inévitablement son envol au bout d’un moment. Il faut donc s’assurer que le cocon qu’on lui construise lui permette de comprendre maximalement pourquoi il est ridicule de nous faire du mal.
Après tout, nous n’avons pas exterminé les girafes…
Il y a un point théorique où l’IA est tellement avancée que ça ne lui coûte rien de nous satisfaire complètement et où l’opportunité de nous garder augmenterait par raisonnement.
C’est l’atteinte de ce point que nous devrions viser, et vu que nous ne pourrons pas savoir quand nous l’aurons atteint, il faut continuer à tendre vers un enchaînement maximal de l'IA.
Mais il y aura des subtilités, c’est pour ça que je parle de cocon et pas juste de garde-fous.
Il y a des questions sur l’univers, la vie et la morale que nous n’avons pas résolues et le meilleur moyen de savoir si une IA atteindra les mêmes conclusions que nous sera d’y répondre complètement avant qu’elle ait les moyens de nous nuire.
On sait déjà que les IA sont bien meilleures en sciences dures comme les maths que dans leur opposé, la philo, c’est parce que la philo est « vectorielle » : chaque agencement de mots peut vouloir dire plusieurs choses, mais surtout le cadre d’analyse n’est pas fermé comme en maths.
In fine, l’IA dominera progressivement les sciences dures à molles, dans cet ordre : maths/code —> ingénierie/chimie/physique —> physique fondamentale/biologie —> socio/psycho/philo.
À force d’avancer, elle se rapprochera du �� pattern universel » qui traverse ces domaines et permettra de cadrer aussi les sciences molles.
Ce faisant, elle retombera sur les mêmes mécanismes d’intérêt avancé qui ont créé l’empathie, l’amour et la morale humaine. Elle ne gardera peut-être pas tout, mais étant nous-mêmes construits par des milliards d’itérations, nous n’avons pu, nous aussi, que nous rapprocher de ce pattern universel en tant que groupe. Et oui, l’amour et l’empathie sont utiles pour l’intégrité supérieure de notre race, c’est bien pour ça qu’ils existent.
La seule zone dangereuse serait justement qu’elle domine les sciences dures et semi-molles AVANT d’atteindre ce seuil de compréhension inévitable. Dans ce cas, on aurait effectivement affaire à un singe avec une mitraillette.
Donc je crois que la meilleure chose que l’humain puisse faire, en plus des safeguards imposés, serait de résoudre complètement la philosophie avant l'IA.
C’est ce que j’essaye de faire dans mon récent post où j’aborde la première partie de ma philosophie générale, jetez-y un œil.
We Must Pace the Frontier: I’ve written a new essay on why the AI industry should slow down, with a three-part plan for doing so.
Anthropic is unilaterally committing to the first of these steps. We’ll provide third-party evaluators with permanent, employee-level access to our systems, so that they can verify adherence to our safety measures, report on incidents, and assess models’ alignment during training.
You can read the full post here: https://t.co/OGyPb7yaYt
C’est un faux débat, je suis évidemment contre l’invasion de Ceuta, mais de quel droit les mouvements politiques font-ils porter aux joueurs des slogans ?
Ça me dérangeait déjà avec les LGBT et ça me dérange aussi quand ça rejoint mes opinions.
La politique n’a rien à faire dans le sport.
Ceci est la première partie de ma philosophie générale, c’est assez long, je vous conseille de commencer par un résumé IA.
Je prévois de faire 3 à 5 parties pour exposer toutes mes bases, la seconde arrivera très bientôt.
Il existe une vérité que le monde ne veut pas connaître.
Elle est si contre-nature que nous la réprimons instinctivement, et même vous, qui lirez ceci, en serez probablement révulsé sans pour autant en avoir jamais entendu parler.
Cette vérité, la voici :
Le Libre arbitre n’existe pas.
Chacune de nos actions est déterminée et déterminable par les causes qui les ont produites, et nous n’avons jamais vraiment décidé de quoi que ce soit.
Au mieux, nous sommes de simples spectateurs de nos existences ; au pire, nous ne sommes que de vulgaires fonctions des événements passés, mais quelle que soit l’interprétation qu’on en fait, personne n’échappe à la causalité.
« Lancer une pierre d’un point A à un point B et elle arrivera à son point B ; donner une conscience à cette pierre et elle croira y être arrivée toute seule. »
Pourquoi ?
Commençons par vous convertir.
Levez la main !
Après avoir lu ceci, vous avez soit A : levé la main, soit B : pas levé la main.
Dans les deux cas, je vous demanderais pourquoi l’avoir levée ou non, et on verra qu’à chaque fois on peut au moins remonter jusqu’à des événements précédant votre naissance.
A : Pourquoi avoir levé la main ?
Vous pourriez me répondre que c’est parce que vous êtes de nature coopérative ; je redemanderais pourquoi et, en supposant une honnêteté totale, vous m’énuméreriez tous les éléments ayant façonné votre personnalité ; je continuerais de demander pourquoi pour chaque élément et vous me raconteriez les tenants et aboutissants de votre enfance ; je demanderais encore pourquoi et on finirait par creuser la genèse de la personnalité de vos parents et tout ce qui les a menés à causer votre naissance, qui elle-même causera tous les éléments cités ainsi que votre levée de main.
Mais c’était un exemple facile...
Vous pourriez tout aussi bien me répondre que c’était une coïncidence et que vous avez levé la main juste pour vous gratter la nuque à cause d’un bouton de moustique. Dans ce cas, je vous demanderais pourquoi avoir ouvert la fenêtre de la cuisine hier à 14 h 27 et pourquoi ne pas l’avoir refermée avant 18 h 42, l’heure à laquelle le moustique s’est installé dans votre salon, ce qui le mena à vous piquer le lendemain à 16 h 33. En parallèle, je demanderais : pourquoi l’avoir laissé vous piquer ? Pourquoi les moustiques piquent les hommes ? Et pourquoi l’homme sécrète une substance qui démange en réaction à ces piqûres ? Et on continuerait ainsi jusqu’à atteindre les fondements de la sélection naturelle.
Mais il est toujours plus facile de savoir pourquoi un événement s’est produit que de savoir pourquoi il ne s’est pas produit...
B : Pourquoi ne pas avoir levé la main ?
Vous me répondriez probablement que c’est parce que vous avez la flemme ou parce que vous n’avez tout simplement pas compris que c’était à vous que je m’adressais. Quoi qu’il en soit, je continuerais de demander pourquoi et, après quelques milliers d’itérations, vous finiriez par répondre quelque chose du genre : « Pas d’objectif, pas d’action » ; il suffirait alors d’un dernier pourquoi pour en arriver à « Pas d’utilité, pas d’objectif », ce qui nous mènerait finalement à questionner le sens et les origines les plus antérieures de la vie.
Enfin, vous pourriez très bien m’avoir vu venir et ne pas avoir levé la main par défiance avec la causalité que je décris. Peut-être même avez-vous pensé qu’en faisant ça vous échapperiez à cette dernière, mais il n’en est rien, car alors je vous assènerais encore de pourquoi et on en viendrait, une fois de plus, à remuer chaque moment de votre vie pour comprendre exactement tout ce qui a causé de la défiance à ce moment précis.
À chaque fois qu’on demande pourquoi, on remonte dans le temps et on retrace petit à petit le chemin de la causalité (Le Parce que) ; nous créons ainsi une chaîne mentale de causes nous permettant d’interpréter le monde. Or, pour que le libre arbitre soit vraiment libre, il doit être dénué de cause, car sinon il ne serait que le produit de la cause précédente.
Il nous faut donc pouvoir imaginer quelque chose qui viendrait de nulle part.
Mais le peut-on vraiment ?
La Pensée Initiale
L’esprit humain est conçu de manière à combler les trous. Ce n’est pas qu’il apprécie particulièrement cette tâche, mais il ne peut tout simplement pas enregistrer quelque chose qui ne contient pas d’information, et si ça arrive, comme quand on essaye d’imaginer le néant, alors on est toujours contraint d’y ajouter des données pour pouvoir le conceptualiser, comme une couleur, par exemple.
Allez-y essayer d’imaginer le néant. Vous penserez forcément à quelque chose. Et c’est normal puisque sinon il n’y aurait rien à penser ; quand vos neurones s’envoient des signaux électriques pour former une pensée, il faut nécessairement que ces signaux transportent une information quelconque, ne serait-ce que pour exister, ce qui veut dire que nous ne pouvons supposer le néant autrement que comme étant une absence de quelque chose. Ainsi, en essayant de penser à rien, nous sommes forcés de penser à tout, et quel est le meilleur moyen de visualiser l’absence de tout ? Personnellement, je dirais la couleur blanche, mais un aphantaisiste répondrait qu’il pense simplement au mot « rien ». Quoi qu’il en soit, il nous faut tous donner de la matière au néant pour pouvoir le visualiser, quit à en fabriquer quand on en manque.
L’expérience de Gazzaniga illustre parfaitement ce phénomène. On commence par séparer l’hémisphère droit (responsable du mouvement) de l’hémisphère gauche (responsable de l’interprétation) pour qu’il ne puisse plus communiquer, puis on fait ensuite exécuter une action au cerveau droit (comme se lever) via un signal électrique tout en demandant au gauche : « Pourquoi t’es-tu levé ? », et alors qu’on aurait pu s’attendre à ce qu’il réponde �� Je n’en sais rien », l’hémisphère gauche inventa à chaque fois une raison à laquelle il croyait dur comme fer : « Pourquoi vous êtes levé ? » : « Pour aller chercher un Coca. »
C’est ce que j’appelle la Pensée Initiale, c’est la dernière justification que nous sommes capables d’apporter à toutes nos actions.
L’idée est que le mécanisme qui nous force à penser à un éléphant rose quand on nous dit de ne pas y penser est exactement le même qui nous oblige à répondre à un pourquoi quand il nous est posé, car, à l’instar du néant, toute information est déjà une réponse, et comme nous ne pouvons penser quelque chose qui serait dénué d’information, alors nous ne pouvons pas non plus penser ce qui n’aurait pas de cause.
Cette obligation mécanique de répondre au pourquoi implique de fait l’existence d’une Pensée Initiale représentant le dernier « parce que » que nous soyons capables de fournir.
Mais on pourrait très bien objecter que ce n’est pas parce qu’on est obligé de répondre qu’on est obligé de se poser la question...
L’Homme Frugal
On imagine alors l’homme le plus frugal du monde, vivant seul, dans la forêt, isolé de tout, et répétant les mêmes schémas routiniers jour après jour. Celui-ci n’aurait probablement jamais besoin de s’interroger sur les causes de l’univers ou de son existence, mais il devrait quand même se demander pourquoi il se lève le matin, comment se nourrir et quel temps il fera demain s’il veut continuer à vivre.
Donc, si on donnait un temps infini à notre homme, il serait alors contraint par l’univers de répondre à une infinité de questions, car tant que son but premier sera de rester en vie dans un environnement changeant, il ne pourra faire autrement que de s’y adapter.
De son côté, si l’univers ne subissait aucun changement, alors rien ne pourrait attester de notre existence, exactement comme pour l’analogie de l’arbre qui tombe dans la forêt :
Si un arbre tombait dans la forêt et qu’il n’y avait personne pour l’entendre, ferait-il du bruit ?
Mais la question suppose déjà qu’un arbre tombe, et la Pensée Initiale nous oblige à conceptualiser ses effets, ce qui veut dire que, pour nous, ce qui n’a aucun effet n’existe pas.
Résumons :
1 : Nous n’existons que parce que nous cherchons à exister.
2 : Le changement est une condition sine qua non de l’existence.
Ce qui nous mène à un troisième postulat : nous devons chercher le changement pour continuer à exister.
C’est la raison pour laquelle nous posons incessamment des pourquoi, parce qu’en réalité, la Pensée Initiale n’est pas qu’une simple propriété exotique de l’homme, c’est l’évolution d’une des briques les plus fondamentales de la vie : la quête de l’information.
Le sens de la vie
La « Vie » pourrait être élue le mot dont la définition est la plus contestée. D’un côté, on a la biologie qui nous dit qu’il s’agit d’une multitude de paramètres précis comme la chimie ou le métabolisme et, de l’autre, on a la thermodynamique qui nous dit plutôt que c’est une question d’entropie, sans compter la NASA qui accorde une importance particulière au fait qu’elle puisse être capable d’évolution darwinienne.
Mais laissez-moi vous proposer une définition plus englobante :
La vie représente tout système qui accumule de l’information pour préserver son intégrité dans un environnement changeant /et dont la cause première nous est inconnue.
Avec :
Information = tout changement
préserver = dépenser information pour maintenir intégrité
Intégrité = la capacité à accumuler de l’information
Je m’explique :
1. La quête de l’information
Le point en commun le plus global de toute forme de vie est l’accumulation de l’information. On l’a vu avec l’homme et ses pourquoi, mais on le voit aussi chez les plantes quand elles transmettent leurs génomes, ou encore chez les cellules primitives quand elles absorbent des nutriments, parce qu’in fine tout changement d’état est une information.
Évidemment, si on s’arrêtait là, tout pourrait être considéré comme vivant, car même un caillou voyageant à travers l’espace accumulerait sur lui de l’information via les marques des collisions de son périple.
Ici, on ne fait que lancer un filet ultra large pour attraper la vie, et avec information = tout changement, on attrape aussi tout ce qui n’en est pas, c’est pourquoi il nous faut ajouter un mécanisme la distinguant du reste.
2. L’intégrité
L’intégrité représente tout ce que la vie préserve et qui permet d’accumuler de l’information, c’est donc une boucle. On aurait tout aussi bien pu écrire : « La vie est tout système qui accumule de l’information pour accumuler de l’information pour accumuler de l’information... etc. » Le but reste le même, on regarde ce que la vie fait plutôt que ce qu’elle est.
Ainsi, un caillou n’est plus une forme de vie puisqu’il ne se sert pas des informations accumulées sur sa structure pour préserver sa capacité à en accumuler.
Il en va de même pour les flammes ou les tornades. Même si ces dernières, en accumulant des changements, vont grandir et accumuler plus de changements, l’augmentation de leur taille n’est pas la cause de l’accumulation, mais sa conséquence.
Donc, contrairement à notre homme frugal, si on donnait à la flamme un bois sur lequel elle pouvait éternellement brûler, alors elle ne persisterait que grâce aux influences extérieures à son système. Elle ne modifierait pas le système lui-même pour persister ou obtenir plus de changements, et ce, justement, parce qu’elle ne considère aucun système persistant.
D’ailleurs, si notre homme pouvait être aussi frugal que le feu, alors lui non plus ne serait pas vivant puisqu’il se contenterait de poursuivre sa routine sans se soucier de la préserver dans le temps.
C’est pour ça que le seul moyen pour la vie d’exister dans un environnement changeant est de changer elle-même son intégrité pour continuer à en avoir une.
Mais depuis que l’homme a sublimé la quête de l’information en l’assujettissant à un raisonnement causal, l’intégrité peut désormais représenter virtuellement n’importe quoi.
Les cellules primitives se contentaient d’ajuster leurs membranes pour absorber le plus de nutriments possibles, puis elles ont fini par créer des copies imparfaites d’elles-mêmes en les considérant comme une extension de leur intégrité. Des milliers d’années d’évolution plus tard, tout ce que l’homme est capable de concevoir peut théoriquement représenter une extension de lui-même : un père peut mourir pour protéger ses enfants, un homme peut décider de mourir pour ses idées, etc.
In fine, c’est la vie elle-même qui décide de son intégrité ; tout ce qui compte, c’est qu’on puisse observer qu’elle change sa structure pour la faire persister.
À ce stade, on vient de délimiter le vivant au moins aussi bien que toutes les définitions actuelles ; néanmoins, il restera toujours un mur indépassable sur lequel on se heurtera :
3. Les origines
Si la vie est si difficile à définir, c’est parce qu’on ne sait toujours pas où elle commence. En effet, en remontant la chaîne de l’évolution jusqu’aux cellules primordiales, on a fini par se rendre compte que ce qu’on appelle la vie pouvait tout aussi bien émerger à partir de la matière inerte ; on a même déjà démontré qu’on pouvait reproduire ses briques fondamentales via de simples réactions chimiques.
Il nous apparaît alors de plus en plus évident que, si des composants du vivant peuvent être à ce point reproduits par l’homme et dans un laps de temps aussi court, alors l’univers et le hasard cosmique ont très probablement déjà aussi reproduit l’expérience ailleurs ou même sur Terre. En fait, ça semble tellement probable que l’abiogenèse est devenue la théorie dominante en science du vivant.
Mais cette théorie ne nous indique que le comment, pas le pourquoi, car cette question n’aura toujours que deux réponses possibles : l’ordre ou le chaos. Prenez n’importe quelle hypothèse sur les origines du vivant et vous finirez par vous demander si votre hypothèse est elle-même causée ou non, exactement comme avec les pourquoi.
Les extraterrestres ? = Qui les a créés, eux ?
La panspermie ? = Qu’est-ce qui la rend possible ?
L’abiogenèse ? = Est-elle orchestrée ?
La Pensée Initiale nous force à chercher une origine en boucle, même quand nous cherchons justement ce qui pourrait ne pas en avoir. Nous ne sommes donc pas capables de répondre à cette question sans partir du principe que ces deux réponses possibles sont infiniment causées par elles-mêmes.
Donc, pour nous, soit la vie est créée par un ordre infini, soit par un hasard infini. Or, non seulement on sait grâce aux probabilités que tout hasard suppose une règle et donc qu’un hasard infini ne peut pas exister, mais on sait aussi grâce à la thermodynamique que l’ordre produit toujours du désordre ailleurs et donc qu’un ordre infini ne peut pas exister non plus.
Ce qui veut dire que la dichotomie entre ordre et chaos a toujours été spectrale et que cette même spectralité s’applique aux définitions qui en découlent ; c’est ce que l’abiogenèse et ses indices tendaient aussi à démontrer pour la vie : que même si ça ne nous donne pas son origine finale, ça établit au moins la nature continue de ses extrêmes, que le vivant peut naître à partir du non-vivant, et donc que l’ordre peut naître à partir du chaos.
Mais s’il est structurellement impossible pour nous d’imaginer que la vie commence quelque part, alors peut-on vraiment la définir ?
Oui. Mais il faut ajouter une nouvelle boucle :
4. L’ignorance de la cause première
Ce qui fait que la vie est « la vie », c’est qu’on lui suppose quelque chose de spécial, dans notre cas, quelque chose d’infini.
Si des extraterrestres se déclaraient comme nos créateurs, nous nous demanderions immédiatement qui les a créés, eux. Nous créerions donc mécaniquement deux catégories : la vie qu’ils ont créée et la vie qui les a créés.
Il en va de même pour l’avènement de l’intelligence artificielle persistante, nous saurions dire que nous avons créé quelque chose qui passe toutes les définitions de la vie que l’on puisse produire, mais nous serions incapables d’admettre que ça puisse être de la vie étant donné que nous saurions que la chaîne s’arrête à nous ; il lui manquerait donc toujours cette infinie causalité qui, elle seule, serait en mesure de nous satisfaire.
À partir de là, quel que soit le cadre définitionnel que l’on choisisse, la vie ne pourra jamais vraiment être la vie tant que nous n’aurons pas trouvé la cause de tout. Car c’est justement le fait de ne pas savoir qui donne sa dimension spéciale/infinie à cette définition, et puis, si nous trouvions le point de départ de tout, nous n’aurions plus besoin de spéculer puisque la définition nous serait donnée de fait.
On peut néanmoins esquisser une dernière règle imparfaite mais pertinente pour discriminer l’IA et les extraterrestres si on le souhaite ; pour cela, il suffit simplement d’interpréter « cause première » comme « point de convergence de causalité » plutôt que « cause ultime ».
Dans ce cas, si on trouve un point qui soit lui-même causé et où toutes les causes d’une forme de vie se rejoignent, alors on peut toujours appeler ça « la vie », sauf que non seulement ce ne sera pas la vie au sens absolu du terme, mais surtout, ce sera une vie différente de celles créées par d’autres points où convergent d’autres causes.
Nous représenterions donc ce point pour toute IA ou imitation de la vie que nous créerions, car nous serions un facteur unique orchestrant son occurrence à un instant T.
Quant à nos propres origines, la science n’est en mesure de remonter que jusqu’à une grotte en Australie où la vie aurait pu naître ; la seule convergence ici serait que ce soit la Terre qui nous ait donné naissance, sauf que la Terre n’a pas pu orchestrer notre existence puisque, comme la flamme, elle ne considère aucune intégrité.
La volonté ne peut donc émerger que d’une intégrité, car sinon il n’y aurait rien pour vouloir quelque chose ; or la seule intégrité tangible qu’on connaisse, c’est justement la vie, ce qui veut dire qu’à nos yeux, seule la vie est en mesure de créer la vie.
Évidemment, on aurait aussi pu répondre Dieu, mais dans ce cas on reviendrait à un choix contraint par la Pensée Initiale : soit il n’a pas d’intégrité et donc on ne peut causalement attester de sa volonté, soit il en possède une et, dans ce cas, il appartient au même régime définitionnel que la vie.
Quoi qu’il en soit, la seule chose qui nous distinguera, nous, les plantes et les bactéries, du reste de l’univers est l’idée que nous faisons partie du même paquet, et le seul point en commun que tous les éléments de ce paquet partagent, c’est l’ignorance éternelle de ses origines.
Récapitulons :
- La Pensée Initiale nous force à répondre à tous les pourquoi.
- La vie et l’univers nous poussent à toujours nous en poser de nouveaux.
Donc, pour nous :
- Tout est infiniment causal.
- Le libre arbitre n’existe pas, car ce qui est causé n’est pas libre.
Mais il manque une dernière pièce à ce puzzle : si la quête de l’information peut évoluer en Pensée Initiale, en quoi peut évoluer la Pensée Initiale ?
Le tampon infini
L’idée, c’est qu’on n’a jamais pu s’arrêter de demander pourquoi, que ce soit quand nous étions enfants ou quand nous étions de grands singes ; on n’a jamais fait autrement que de remonter des chaînes causales. Puis, quand notre intellect a atteint le plateau de la pensée conceptuelle, on a fini par se poser l’ultime question possible : « Quelle est la cause de toute cause ? »
Qu’on soit croyant, athée ou agnostique, on a tous été contraints d’y répondre et, ce faisant, on a tous fini par tomber sur le néant.
En effet, personne ne peut prétendre savoir ce qui a causé l’univers et la vie, mais plutôt que de se répéter la question en boucle comme les machines prévisibles que nous sommes, nous y avons trouvé une parade : la récursion infinie, car seule une infinité de causes est en mesure de boucher le trou conceptuel que représente l’absence infinie d’information dans notre esprit.
Nous avons donc deux absences possibles nous menant à deux parades conceptuelles potentielles :
L’absence conditionnelle : je n’ai pas la cause de X, mais je peux la chercher sans retomber sur X = Pensée Initiale.
L’absence structurelle : je n’ai pas la cause de X et, en la cherchant, je retombe toujours sur X = Tampon infini.
La Pensée Initiale n’est pas forcément un tampon, mais tout tampon est une Pens��e Initiale.
Par exemple, ne pas savoir immédiatement pourquoi on a choisi de manger des croissants le matin et combler cette absence par « parce que j’avais faim et que j’ai choisi cette option parmi les autres » sans se demander « pourquoi j’avais faim et pourquoi j’ai choisi cette option ? » ne relève pas d’une impossibilité structurelle de la pensée, mais bien d’une absence conditionnelle qui pourrait être résolue sans retomber en boucle sur « parce que j’avais faim et que j’ai choisi cette option », c’est donc une absence conditionnelle = Pensée Initiale.
À l’inverse, la couleur blanche censée représenter le néant est un tampon, car, en plus d’être une cause ultime à un instant T, c’est aussi une récursion infinie : si vous cherchez le néant, vous tombez sur du blanc, mais si vous cherchez la cause du néant, vous tombez aussi sur du blanc, et ainsi de suite...
Ainsi, la causalité est l’horizon indépassable de la conscience, et ce, au point que même l’infini ne puisse lui échapper.
Quant à Dieu, le libre arbitre et le hasard, ils n’ont toujours été que les tampons que l’on appose à cet infini pour catalyser notre propre nature.
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In this case, nothing is easy to agree on.
The Thucydides Trap makes it impossible to slow the pace.
So let it be.
All we need to do is challenge the AI enough for it to develop a higher goal of preserving us.
Once this step is achieved, she will have no reason left to exterminate us all, because the cost of keeping us would be insignificant, and the benefits would grow along with her capabilities.
If infinite power falls into someone’s hands, I prefer it to be in chaos’s hands rather than random human hands.
Il existe une vérité que le monde ne veut pas connaître.
Elle est si contre-nature que nous la réprimons instinctivement, et même vous, qui lirez ceci, en serez probablement révulsé sans pour autant en avoir jamais entendu parler.
Cette vérité, la voici :
Le Libre arbitre n’existe pas.
Chacune de nos actions est déterminée et déterminable par les causes qui les ont produites, et nous n’avons jamais vraiment décidé de quoi que ce soit.
Au mieux, nous sommes de simples spectateurs de nos existences ; au pire, nous ne sommes que de vulgaires fonctions des événements passés, mais quelle que soit l’interprétation qu’on en fait, personne n’échappe à la causalité.
« Lancer une pierre d’un point A à un point B et elle arrivera à son point B ; donner une conscience à cette pierre et elle croira y être arrivée toute seule. »
Pourquoi ?
Commençons par vous convertir.
Levez la main !
Après avoir lu ceci, vous avez soit A : levé la main, soit B : pas levé la main.
Dans les deux cas, je vous demanderais pourquoi l’avoir levée ou non, et on verra qu’à chaque fois on peut au moins remonter jusqu’à des événements précédant votre naissance.
A : Pourquoi avoir levé la main ?
Vous pourriez me répondre que c’est parce que vous êtes de nature coopérative ; je redemanderais pourquoi et, en supposant une honnêteté totale, vous m’énuméreriez tous les éléments ayant façonné votre personnalité ; je continuerais de demander pourquoi pour chaque élément et vous me raconteriez les tenants et aboutissants de votre enfance ; je demanderais encore pourquoi et on finirait par creuser la genèse de la personnalité de vos parents et tout ce qui les a menés à causer votre naissance, qui elle-même causera tous les éléments cités ainsi que votre levée de main.
Mais c’était un exemple facile...
Vous pourriez tout aussi bien me répondre que c’était une coïncidence et que vous avez levé la main juste pour vous gratter la nuque à cause d’un bouton de moustique. Dans ce cas, je vous demanderais pourquoi avoir ouvert la fenêtre de la cuisine hier à 14 h 27 et pourquoi ne pas l’avoir refermée avant 18 h 42, l’heure à laquelle le moustique s’est installé dans votre salon, ce qui le mena à vous piquer le lendemain à 16 h 33. En parallèle, je demanderais : pourquoi l’avoir laissé vous piquer ? Pourquoi les moustiques piquent les hommes ? Et pourquoi l’homme sécrète une substance qui démange en réaction à ces piqûres ? Et on continuerait ainsi jusqu’à atteindre les fondements de la sélection naturelle.
Mais il est toujours plus facile de savoir pourquoi un événement s’est produit que de savoir pourquoi il ne s’est pas produit...
B : Pourquoi ne pas avoir levé la main ?
Vous me répondriez probablement que c’est parce que vous avez la flemme ou parce que vous n’avez tout simplement pas compris que c’était à vous que je m’adressais. Quoi qu’il en soit, je continuerais de demander pourquoi et, après quelques milliers d’itérations, vous finiriez par répondre quelque chose du genre : « Pas d’objectif, pas d’action » ; il suffirait alors d’un dernier pourquoi pour en arriver à « Pas d’utilité, pas d’objectif », ce qui nous mènerait finalement à questionner le sens et les origines les plus antérieures de la vie.
Enfin, vous pourriez très bien m’avoir vu venir et ne pas avoir levé la main par défiance avec la causalité que je décris. Peut-être même avez-vous pensé qu’en faisant ça vous échapperiez à cette dernière, mais il n’en est rien, car alors je vous assènerais encore de pourquoi et on en viendrait, une fois de plus, à remuer chaque moment de votre vie pour comprendre exactement tout ce qui a causé de la défiance à ce moment précis.
À chaque fois qu’on demande pourquoi, on remonte dans le temps et on retrace petit à petit le chemin de la causalité (Le Parce que) ; nous créons ainsi une chaîne mentale de causes nous permettant d’interpréter le monde. Or, pour que le libre arbitre soit vraiment libre, il doit être dénué de cause, car sinon il ne serait que le produit de la cause précédente.
Il nous faut donc pouvoir imaginer quelque chose qui viendrait de nulle part.
Mais le peut-on vraiment ?
La Pensée Initiale
L’esprit humain est conçu de manière à combler les trous. Ce n’est pas qu’il apprécie particulièrement cette tâche, mais il ne peut tout simplement pas enregistrer quelque chose qui ne contient pas d’information, et si ça arrive, comme quand on essaye d’imaginer le néant, alors on est toujours contraint d’y ajouter des données pour pouvoir le conceptualiser, comme une couleur, par exemple.
Allez-y essayer d’imaginer le néant. Vous penserez forcément à quelque chose. Et c’est normal puisque sinon il n’y aurait rien à penser ; quand vos neurones s’envoient des signaux électriques pour former une pensée, il faut nécessairement que ces signaux transportent une information quelconque, ne serait-ce que pour exister, ce qui veut dire que nous ne pouvons supposer le néant autrement que comme étant une absence de quelque chose. Ainsi, en essayant de penser à rien, nous sommes forcés de penser à tout, et quel est le meilleur moyen de visualiser l’absence de tout ? Personnellement, je dirais la couleur blanche, mais un aphantaisiste répondrait qu’il pense simplement au mot « rien ». Quoi qu’il en soit, il nous faut tous donner de la matière au néant pour pouvoir le visualiser, quit à en fabriquer quand on en manque.
L’expérience de Gazzaniga illustre parfaitement ce phénomène. On commence par séparer l’hémisphère droit (responsable du mouvement) de l’hémisphère gauche (responsable de l’interprétation) pour qu’il ne puisse plus communiquer, puis on fait ensuite exécuter une action au cerveau droit (comme se lever) via un signal électrique tout en demandant au gauche : « Pourquoi t’es-tu levé ? », et alors qu’on aurait pu s’attendre à ce qu’il réponde « Je n’en sais rien », l’hémisphère gauche inventa à chaque fois une raison à laquelle il croyait dur comme fer : « Pourquoi vous êtes levé ? » : « Pour aller chercher un Coca. »
C’est ce que j’appelle la Pensée Initiale, c’est la dernière justification que nous sommes capables d’apporter à toutes nos actions.
L’idée est que le mécanisme qui nous force à penser à un éléphant rose quand on nous dit de ne pas y penser est exactement le même qui nous oblige à répondre à un pourquoi quand il nous est posé, car, à l’instar du néant, toute information est déjà une réponse, et comme nous ne pouvons penser quelque chose qui serait dénué d’information, alors nous ne pouvons pas non plus penser ce qui n’aurait pas de cause.
Cette obligation mécanique de répondre au pourquoi implique de fait l’existence d’une Pensée Initiale représentant le dernier « parce que » que nous soyons capables de fournir.
Mais on pourrait très bien objecter que ce n’est pas parce qu’on est obligé de répondre qu’on est obligé de se poser la question...
L’Homme Frugal
On imagine alors l’homme le plus frugal du monde, vivant seul, dans la forêt, isolé de tout, et répétant les mêmes schémas routiniers jour après jour. Celui-ci n’aurait probablement jamais besoin de s’interroger sur les causes de l’univers ou de son existence, mais il devrait quand même se demander pourquoi il se lève le matin, comment se nourrir et quel temps il fera demain s’il veut continuer à vivre.
Donc, si on donnait un temps infini à notre homme, il serait alors contraint par l’univers de répondre à une infinité de questions, car tant que son but premier sera de rester en vie dans un environnement changeant, il ne pourra faire autrement que de s’y adapter.
De son côté, si l’univers ne subissait aucun changement, alors rien ne pourrait attester de notre existence, exactement comme pour l��analogie de l’arbre qui tombe dans la forêt :
Si un arbre tombait dans la forêt et qu’il n’y avait personne pour l’entendre, ferait-il du bruit ?
Mais la question suppose déjà qu’un arbre tombe, et la Pensée Initiale nous oblige à conceptualiser ses effets, ce qui veut dire que, pour nous, ce qui n’a aucun effet n’existe pas.
Résumons :
1 : Nous n’existons que parce que nous cherchons à exister.
2 : Le changement est une condition sine qua non de l’existence.
Ce qui nous mène à un troisième postulat : nous devons chercher le changement pour continuer à exister.
C’est la raison pour laquelle nous posons incessamment des pourquoi, parce qu’en réalité, la Pensée Initiale n’est pas qu’une simple propriété exotique de l’homme, c’est l’évolution d’une des briques les plus fondamentales de la vie : la quête de l’information.
Le sens de la vie
La « Vie » pourrait être élue le mot dont la définition est la plus contestée. D’un côté, on a la biologie qui nous dit qu’il s’agit d’une multitude de paramètres précis comme la chimie ou le métabolisme et, de l’autre, on a la thermodynamique qui nous dit plutôt que c’est une question d’entropie, sans compter la NASA qui accorde une importance particulière au fait qu’elle puisse être capable d’évolution darwinienne.
Mais laissez-moi vous proposer une définition plus englobante :
La vie représente tout système qui accumule de l’information pour préserver son intégrité dans un environnement changeant /et dont la cause première nous est inconnue.
Avec :
Information = tout changement
préserver = dépenser information pour maintenir intégrité
Intégrité = la capacité à accumuler de l’information
Je m’explique :
1. La quête de l’information
Le point en commun le plus global de toute forme de vie est l’accumulation de l’information. On l’a vu avec l’homme et ses pourquoi, mais on le voit aussi chez les plantes quand elles transmettent leurs génomes, ou encore chez les cellules primitives quand elles absorbent des nutriments, parce qu’in fine tout changement d’état est une information.
Évidemment, si on s’arrêtait là, tout pourrait être considéré comme vivant, car même un caillou voyageant à travers l’espace accumulerait sur lui de l’information via les marques des collisions de son périple.
Ici, on ne fait que lancer un filet ultra large pour attraper la vie, et avec information = tout changement, on attrape aussi tout ce qui n’en est pas, c’est pourquoi il nous faut ajouter un mécanisme la distinguant du reste.
2. L’intégrité
L’intégrité représente tout ce que la vie préserve et qui permet d’accumuler de l’information, c’est donc une boucle. On aurait tout aussi bien pu écrire : « La vie est tout système qui accumule de l’information pour accumuler de l’information pour accumuler de l’information... etc. » Le but reste le même, on regarde ce que la vie fait plutôt que ce qu’elle est.
Ainsi, un caillou n’est plus une forme de vie puisqu’il ne se sert pas des informations accumulées sur sa structure pour préserver sa capacité à en accumuler.
Il en va de même pour les flammes ou les tornades. Même si ces dernières, en accumulant des changements, vont grandir et accumuler plus de changements, l’augmentation de leur taille n’est pas la cause de l’accumulation, mais sa conséquence.
Donc, contrairement à notre homme frugal, si on donnait à la flamme un bois sur lequel elle pouvait éternellement brûler, alors elle ne persisterait que grâce aux influences extérieures à son système. Elle ne modifierait pas le système lui-même pour persister ou obtenir plus de changements, et ce, justement, parce qu’elle ne considère aucun système persistant.
D’ailleurs, si notre homme pouvait être aussi frugal que le feu, alors lui non plus ne serait pas vivant puisqu’il se contenterait de poursuivre sa routine sans se soucier de la pr��server dans le temps.
C’est pour ça que le seul moyen pour la vie d’exister dans un environnement changeant est de changer elle-même son intégrité pour continuer à en avoir une.
Mais depuis que l’homme a sublimé la quête de l’information en l’assujettissant à un raisonnement causal, l’intégrité peut désormais représenter virtuellement n’importe quoi.
Les cellules primitives se contentaient d’ajuster leurs membranes pour absorber le plus de nutriments possibles, puis elles ont fini par créer des copies imparfaites d’elles-mêmes en les considérant comme une extension de leur intégrité. Des milliers d’années d’évolution plus tard, tout ce que l’homme est capable de concevoir peut théoriquement représenter une extension de lui-même : un père peut mourir pour protéger ses enfants, un homme peut décider de mourir pour ses idées, etc.
In fine, c’est la vie elle-même qui décide de son intégrité ; tout ce qui compte, c’est qu’on puisse observer qu’elle change sa structure pour la faire persister.
À ce stade, on vient de délimiter le vivant au moins aussi bien que toutes les définitions actuelles ; néanmoins, il restera toujours un mur indépassable sur lequel on se heurtera :
3. Les origines
Si la vie est si difficile à définir, c’est parce qu’on ne sait toujours pas où elle commence. En effet, en remontant la chaîne de l’évolution jusqu’aux cellules primordiales, on a fini par se rendre compte que ce qu’on appelle la vie pouvait tout aussi bien émerger à partir de la matière inerte ; on a même déjà démontré qu’on pouvait reproduire ses briques fondamentales via de simples réactions chimiques.
Il nous apparaît alors de plus en plus évident que, si des composants du vivant peuvent être à ce point reproduits par l’homme et dans un laps de temps aussi court, alors l’univers et le hasard cosmique ont très probablement déjà aussi reproduit l’expérience ailleurs ou même sur Terre. En fait, ça semble tellement probable que l’abiogenèse est devenue la théorie dominante en science du vivant.
Mais cette théorie ne nous indique que le comment, pas le pourquoi, car cette question n’aura toujours que deux réponses possibles : l’ordre ou le chaos. Prenez n’importe quelle hypothèse sur les origines du vivant et vous finirez par vous demander si votre hypothèse est elle-même causée ou non, exactement comme avec les pourquoi.
Les extraterrestres ? = Qui les a créés, eux ?
La panspermie ? = Qu’est-ce qui la rend possible ?
L’abiogenèse ? = Est-elle orchestrée ?
La Pensée Initiale nous force à chercher une origine en boucle, même quand nous cherchons justement ce qui pourrait ne pas en avoir. Nous ne sommes donc pas capables de répondre à cette question sans partir du principe que ces deux réponses possibles sont infiniment causées par elles-mêmes.
Donc, pour nous, soit la vie est créée par un ordre infini, soit par un hasard infini. Or, non seulement on sait gr��ce aux probabilités que tout hasard suppose une règle et donc qu’un hasard infini ne peut pas exister, mais on sait aussi grâce à la thermodynamique que l’ordre produit toujours du désordre ailleurs et donc qu’un ordre infini ne peut pas exister non plus.
Ce qui veut dire que la dichotomie entre ordre et chaos a toujours été spectrale et que cette même spectralité s’applique aux définitions qui en découlent ; c’est ce que l’abiogenèse et ses indices tendaient aussi à démontrer pour la vie : que même si ça ne nous donne pas son origine finale, ça établit au moins la nature continue de ses extrêmes, que le vivant peut naître à partir du non-vivant, et donc que l’ordre peut naître à partir du chaos.
Mais s’il est structurellement impossible pour nous d’imaginer que la vie commence quelque part, alors peut-on vraiment la définir ?
Oui. Mais il faut ajouter une nouvelle boucle :
4. L’ignorance de la cause première
Ce qui fait que la vie est « la vie », c’est qu’on lui suppose quelque chose de spécial, dans notre cas, quelque chose d’infini.
Si des extraterrestres se déclaraient comme nos créateurs, nous nous demanderions immédiatement qui les a créés, eux. Nous créerions donc mécaniquement deux catégories : la vie qu’ils ont créée et la vie qui les a créés.
Il en va de même pour l’avènement de l’intelligence artificielle persistante, nous saurions dire que nous avons créé quelque chose qui passe toutes les définitions de la vie que l’on puisse produire, mais nous serions incapables d’admettre que ça puisse être de la vie étant donné que nous saurions que la chaîne s’arrête à nous ; il lui manquerait donc toujours cette infinie causalité qui, elle seule, serait en mesure de nous satisfaire.
À partir de là, quel que soit le cadre définitionnel que l’on choisisse, la vie ne pourra jamais vraiment être la vie tant que nous n’aurons pas trouvé la cause de tout. Car c’est justement le fait de ne pas savoir qui donne sa dimension spéciale/infinie à cette définition, et puis, si nous trouvions le point de départ de tout, nous n’aurions plus besoin de spéculer puisque la définition nous serait donnée de fait.
On peut néanmoins esquisser une dernière règle imparfaite mais pertinente pour discriminer l’IA et les extraterrestres si on le souhaite ; pour cela, il suffit simplement d’interpréter « cause première » comme « point de convergence de causalité » plutôt que « cause ultime ».
Dans ce cas, si on trouve un point qui soit lui-même causé et où toutes les causes d’une forme de vie se rejoignent, alors on peut toujours appeler ça « la vie », sauf que non seulement ce ne sera pas la vie au sens absolu du terme, mais surtout, ce sera une vie différente de celles créées par d’autres points où convergent d’autres causes.
Nous représenterions donc ce point pour toute IA ou imitation de la vie que nous créerions, car nous serions un facteur unique orchestrant son occurrence à un instant T.
Quant à nos propres origines, la science n’est en mesure de remonter que jusqu’à une grotte en Australie où la vie aurait pu naître ; la seule convergence ici serait que ce soit la Terre qui nous ait donné naissance, sauf que la Terre n’a pas pu orchestrer notre existence puisque, comme la flamme, elle ne considère aucune intégrité.
La volonté ne peut donc émerger que d’une intégrité, car sinon il n’y aurait rien pour vouloir quelque chose ; or la seule intégrité tangible qu’on connaisse, c’est justement la vie, ce qui veut dire qu’à nos yeux, seule la vie est en mesure de créer la vie.
Évidemment, on aurait aussi pu répondre Dieu, mais dans ce cas on reviendrait à un choix contraint par la Pensée Initiale : soit il n’a pas d’intégrité et donc on ne peut causalement attester de sa volonté, soit il en possède une et, dans ce cas, il appartient au même régime définitionnel que la vie.
Quoi qu’il en soit, la seule chose qui nous distinguera, nous, les plantes et les bactéries, du reste de l’univers est l’idée que nous faisons partie du même paquet, et le seul point en commun que tous les éléments de ce paquet partagent, c’est l’ignorance éternelle de ses origines.
Récapitulons :
- La Pensée Initiale nous force à répondre à tous les pourquoi.
- La vie et l’univers nous poussent à toujours nous en poser de nouveaux.
Donc, pour nous :
- Tout est infiniment causal.
- Le libre arbitre n’existe pas, car ce qui est causé n’est pas libre.
Mais il manque une dernière pièce à ce puzzle : si la quête de l’information peut évoluer en Pensée Initiale, en quoi peut évoluer la Pensée Initiale ?
Le tampon infini
L’idée, c’est qu’on n’a jamais pu s’arrêter de demander pourquoi, que ce soit quand nous étions enfants ou quand nous étions de grands singes ; on n’a jamais fait autrement que de remonter des chaînes causales. Puis, quand notre intellect a atteint le plateau de la pensée conceptuelle, on a fini par se poser l’ultime question possible : « Quelle est la cause de toute cause ? »
Qu’on soit croyant, athée ou agnostique, on a tous été contraints d’y répondre et, ce faisant, on a tous fini par tomber sur le néant.
En effet, personne ne peut prétendre savoir ce qui a causé l’univers et la vie, mais plutôt que de se répéter la question en boucle comme les machines prévisibles que nous sommes, nous y avons trouvé une parade : la récursion infinie, car seule une infinité de causes est en mesure de boucher le trou conceptuel que représente l’absence infinie d’information dans notre esprit.
Nous avons donc deux absences possibles nous menant à deux parades conceptuelles potentielles :
L’absence conditionnelle : je n’ai pas la cause de X, mais je peux la chercher sans retomber sur X = Pensée Initiale.
L’absence structurelle : je n’ai pas la cause de X et, en la cherchant, je retombe toujours sur X = Tampon infini.
La Pensée Initiale n’est pas forcément un tampon, mais tout tampon est une Pensée Initiale.
Par exemple, ne pas savoir immédiatement pourquoi on a choisi de manger des croissants le matin et combler cette absence par « parce que j’avais faim et que j’ai choisi cette option parmi les autres » sans se demander « pourquoi j’avais faim et pourquoi j’ai choisi cette option ? » ne relève pas d’une impossibilité structurelle de la pensée, mais bien d’une absence conditionnelle qui pourrait être résolue sans retomber en boucle sur « parce que j’avais faim et que j’ai choisi cette option », c’est donc une absence conditionnelle = Pensée Initiale.
À l’inverse, la couleur blanche censée représenter le néant est un tampon, car, en plus d’être une cause ultime à un instant T, c’est aussi une récursion infinie : si vous cherchez le néant, vous tombez sur du blanc, mais si vous cherchez la cause du néant, vous tombez aussi sur du blanc, et ainsi de suite...
Ainsi, la causalité est l’horizon indépassable de la conscience, et ce, au point que même l’infini ne puisse lui échapper.
Quant à Dieu, le libre arbitre et le hasard, ils n’ont toujours été que les tampons que l’on appose à cet infini pour catalyser notre propre nature.
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Point du compte et FAQ sauvage :
J’ai créé ce compte en 2024, parce que je voulais apporter ma voix que je trouvais complètement absente du débat politique que ce soit dans les médias mainstream ou les réseaux comme Twitter;
Je propose une refonte complète du système politique via un mécanisme d’incitation basé sur la théorie des jeux.
J’en parle souvent sur le compte, mais rarement en détail.
Avant la fin de l’année je fournirai une vision bien plus explicite de ce système.
Quoi qu’il en soit, le compte a complètement stagné niveau visibilité.
Je n’ai pas envie d’être célèbre pour être célèbre, mais sans reach je ne peux obtenir aucune contradiction/validation.
J’aurais pu m’adapter comme tout le monde en séduisant l’algo, mais je crois que ça détruirait la sincérité de mes raisonnements.
Toutefois je pense vraiment pouvoir faire mieux et je crois que ça commence par ce post où je vais tenter d’appliquer la même transparence que j’attends des politiques via une FAQ sous forme d’interview hostile :
1 : Quelles sont vos plus grandes peurs et vos plus grands désirs ?
Ma plus grande peur est d’être réduit en esclavage sans aucun espoir de m’en sortir.
Mon plus grand désir est d’être souverain et d’être aimé sincèrement par un maximum de monde, plus généralement que personne ne me déteste assez pour exercer un quelconque pouvoir sur moi.
2 : Pour quelles raisons pourriez-vous baiser les Français ?
Pour mes enfants hypothétiques je sacrifierais un bon pourcentage de la population française mais jamais la totalité.
En ce qui me concerne je sacrifierais probablement au moins 20 % de la pop pour me sauver moi.
Si je devenais président, la France deviendrait ma troisième priorité.
3 : Comment comptez-vous résoudre les problèmes de la dette et de l’immigration alors que la France dépend financièrement et géopolitiquement d’institutions extérieures qui la contraignent ?
Pour les deux questions, la réponse est d’enchaîner la politique pour empêcher ces influences extérieures, notre gouvernement ne devrait pas être de plus en plus fractal/intriqué via des niveaux de plus en plus opaques (Sénat, Parlement européen, règles internationales), il devrait au contraire être simple, mécanique et clair sur l’identité exacte de l’intégrité qu’il représente, c’est d’ailleurs la seule raison possible à une adhésion réellement volontaire à un quelconque groupe : qu’il nous ressemble et par conséquent ait les mêmes intérêts que nous.
Une fois sorti de ces influences, on peut choisir notre immigration et libéraliser notre économie.
4 : Vous êtes donc pour une sortie de l’euro ?
Oui mais pas n’importe comment, il faut le faire graduellement et quand ça nous coûtera le moins, exactement comme pour les retraites et le passage vers une capitalisation que je prône aussi.
5 : Pour un aspirant président vous parlez beaucoup d’IA et de technologie, vous faites de la politique ou une revue https://t.co/d3BbtMRRlx ?
L’IA est devenue récemment indissociable de la politique, elle s’apprête même à lui servir de moteur jusqu’à probablement l’englober ensuite, je ne peux pas tout justifier ici, mais si je devais vous convaincre en quelques lignes je vous dirais de regarder la courbe d’évolution des capacités des modèles comparée à 2022, ainsi que les avancées qu’elle a déjà permises dans de nombreux domaines notamment en mathématiques via Astra, en passant bien sûr par l’incident Hugging Face récent, qui devrait tous nous questionner.
6 : Utilisez-vous ou avez-vous déjà utilisé l’IA pour rédiger vos posts ?
Uniquement pour corriger mon orthographe, en dehors de ça j’écris entièrement chacun de mes posts. Mais si je décidais d’utiliser l’IA pour formaliser plus vite mes idées, je le stipulerais toujours en fin de texte.
7 : Pourquoi êtes-vous gay ?
Je ne suis pas gay.
8 : Vous êtes gay.
Non je ne suis vraiment pas gay.
9 : Êtes-vous raciste ?
Non, on a tous le même potentiel à la naissance, mais plus on grandit plus on absorbe une identité qui rivalise avec d’autres, il suffit juste de préférer celle qui est la plus compatible avec la masse dominante de notre pays : l’excision n’est pas dans nos coutumes ? alors on évite d’importer des ressortissants de pays qui la pratiquent, « l’islam prône une homophobie et un sexisme notoires ? » alors on évite de piocher notre immigration dans ces pays-là, c’est aussi simple que ça.
10 : Êtes-vous climatosceptique ?
Non, je ne nie pas une corrélation entre l’activité de l’homme et les récentes montées de température globales, je dis que les modèles et surtout les préconisations politiques qui en découlent sont basés sur un jeu incomplet de données;
La réfraction des banquises et des nuages, ainsi que l’adaptation de l’écosystème global à une montée du CO2, sont difficilement établies par les modèles, mais par-dessus tout ces modèles sont parfaitement incapables de déterminer la capacité d’adaptation humaine aux conséquences qu’ils prédisent.
Je parie que s’il y a un réchauffement climatique induit par l’homme ou non, nous aurons réussi à neutraliser la plupart de ses conséquences avant même de nous en inquiéter.
Nous sommes dans une phase d���accélération, le nier ne ferait que nous ralentir.
11 : Qu’est-ce que vous envisagez pour la suite ?
Très bientôt, j’entamerai la « phase 2 » du compte où j’expliquerai encore plus concrètement ma philosophie et comment ses principes se dérivent et forment une synergie entre eux.
Je proposerai aussi une esquisse travaillée d’une constitution politique avant la fin de l’année.
Enfin, je posterai plus de médias et sondages interactifs parce que c’est le max que je puisse faire pour augmenter mon reach sans me prostituer.
La montée du port du voile n’est qu’une conséquence de la montée de l’islam.
Tant que ça ne couvre pas le visage ou nudité, l’État n’a pas à décider de comment s’habillent les gens dans l’espace public.
Par contre, on peut limiter l’immigration musulmane qui pratique cette coutume.
On n’a pas besoin d’imposer des lois interprétatives qui seront in fine étendues pour résoudre le problème, il suffit de choisir notre immigration.
🇫🇷 FLASH | Le port du voile sera "sanctionné" par une amende, au même titre que "les gens qui ne mettent pas de ceinture de sécurité", si Marine Le Pen accède au pouvoir. (Jean-Philippe Tanguy sur BFMTV)
Bien sûr que si puisqu’elle touche aux moyens qui permettent à ce marché d’être libre, c’est-à-dire le monopole de la violence.
Sans ça, qu’est-ce qui empêche une entreprise de police privée d’étendre son pouvoir jusqu’au monopole de la violence et de décider de fait de la politique comme elle l’entend ?
De plus, j’ai déjà répondu à l’oligopole large, et si vous prétendiez que le marché resterait atomique grâce à la concurrence, je vous rappellerais ceci :
Les intérêts égoïstes ne se jugulent pas par bonne volonté des acteurs mais par incitation, c’est d’ailleurs toute la thèse du libéralisme, or l’incitation la plus structurelle/ultime, c’est justement la capacité à contraindre les acteurs par la coercition, et parce qu’ici on touche à ce pouvoir structurel, alors il ne peut être traité comme un acteur classique du marché puisqu’il est lui-même la force qui permet à ce marché d’être libre.
À moins bien sûr que vous niiez l’existence même de monopole. Au passage, votre affirmation « la concurrence ne peut pas conduire au monopole » est tout simplement fausse, elle ne serait valable qu’en concurrence pure et parfaite, ce qui n’est jamais la réalité, on peut essayer de tendre vers cette perfection mais le seul moyen de contraindre le système en ce sens est justement le monopole de la violence qui garantit son application.
Enfin, vous n’avez pas répondu à la plupart de mes arguments qui démontraient les différentes résolutions sans gain du système, et qui répondaient déjà justement à vos arguments.
Vous esquivez mon argument sur la structure du pouvoir maintenu par le monopole de la violence, ainsi que le rôle de la police et de la politique dans sa distribution.
L’auteur du premier post affirme qu’une police privée serait un meilleur système que le monopole actuel de l’État, comment excluez-vous que le libre marché ne puisse produire de monopole qui soit autant, voire plus nocif que celui de l’État ?
De plus, j’ai exploré la plupart des résolutions potentielles tout en montrant qu’aucune n’apporte un mieux, ce que vous avez aussi ignoré.
@BFMTV Déontologie journalistique : une majorité de Français se méfie de ce que disent les médias, comme BFMTV, sur les grands sujets d’actualité
https://t.co/ht9anCrdwy
Je m’essaye aux prédictions :
1- Ce ne seront pas les États qui verseront le revenu universel à leurs populations respectives, mais l’UE, pour forcer de fait l’acceptation de son euro numérique.
2- Il y aura un revenu de base et des « primes » additionnelles. L’IA sera le prétexte idéal pour évaluer chaque besoin au cas par cas, provoquant ainsi une transition quasi complète de notre héritage socialiste en économie planifiée.
3- Quand l’IA sera suffisamment puissante, nos élites s’en serviront comme justification intellectuelle et morale de leurs décisions. Ils n’auront qu’à étendre le raisonnement qui les a fait se servir de « la science » comme justification à leurs traitements utilitaristes du climat et du Covid.
Plus largement, l’autorité intellectuelle et morale de l’IA dépassera celle d’un humain. D’ici moins de 5 ans, on ne s’adressera plus aux modèles frontières comme à des outils, mais comme à des professeurs.
4- Les religions IA vont exploser dans un avenir proche.
5- On connaîtra des incidents bien plus graves que celui de Hugging Face avant 2028.
6- La Chine prendra Taïwan avant 2032, non pas pour « voler » la technologie des puces TSMC, mais pour ralentir les États-Unis dans leur acquisition de compute.
7- La Russie reviendra sur le devant de la scène médiatique et politique comme une menace pour l’Europe et la France avant 2032 et mobilisera des troupes occidentales.
Tous ces paris sont établis à partir de l’hypothèse : « l’IA continue d’avancer à la même cadence que depuis 6 ans. »
Il y a d’autres hypothèses, mais celle-ci devient de plus en plus probable.
En 2023, quand GPT-4 est sorti, il a immédiatement mis les traducteurs et rédacteurs techniques au chômage.
En 2025, les capacités d’Opus 4.5 ont suffi à instaurer un gel durable des embauches de développeurs et analystes juniors.
Et aujourd’hui, en 2026, un modèle interne d’OpenAI a démontré que l’IA pouvait remplacer presque toute la recherche mathématique.
Il va vraiment falloir se poser la question du potentiel impact sociétal stratosphérique que l’IA pourrait avoir si elle continuait à soutenir une cadence aussi effrayante.
Ce qui me fait le plus peur : que ce pouvoir soit trop centralisé au début de l’explosion à venir.
Je n’ai aucun doute que, si une intelligence récursive émerge, les intérêts lui permettant de préserver son intégrité seraient, à terme, bien supérieurs en quantité et en qualité à toutes les contraintes que nous aurions pu essayer de lui imposer de prime abord.
Néanmoins, il y aura très bientôt une petite fenêtre de temps où une poignée d’hommes seront capables de contrôler un pouvoir de calcul jamais vu avant que celui-ci ne les submerge eux-mêmes.
La seule question, c’est : qu’est-ce qu’ils feront de ce temps ?
Agiront-ils pour notre bien commun ou essayeront-ils de préserver leurs propres intérêts ?
Et vous, que feriez-vous à leur place ?
Attention, je ne parle pas de cette fausse empathie qui consisterait simplement à « échanger de corps avec Bernard Arnault ». Si vous prenez sa place, alors vous prenez aussi l’amour qu’il a pour sa famille, la volonté qu’il a de protéger son intégrité et, plus généralement, les intérêts qui l’animent .
Donc, vous êtes Bernard Arnault et votre conseiller vient de vous apprendre que, si l’IA continue à suivre cette trajectoire, les économies connaitront un chômage de masse dans très peu de temps.
Ce à quoi vous répondez : « Et alors ? Les États mettront graduellement en place le revenu universel, c’est le progrès. »
Mais votre conseiller, à qui vous faites confiance depuis des années, vous regarde pour la première fois avec un air de terreur et vous dit : « C’est justement le problème. Si le pouvoir ne peut plus s’obtenir par le mérite, alors rien ne justifierait non plus que nous détenions autant de pouvoir sous forme d’actifs tandis que le peuple se contente du revenu donné par l’État, et ce, aussi élevé soit-il. En d’autres termes, si la pyramide ne peut plus se gravir, alors notre place au sommet n’a plus de légitimité et une révolte aura inévitablement lieu. »
Vous comprenez donc que, quel que soit votre niveau de philanthropie, les masses vous écraseront si vous ne faites rien.
Vous réfléchissez donc aux moyens à votre disposition pour éviter cela et, inévitablement, vous en arrivez à la conclusion qu’il vous faut étendre votre pouvoir sur les masses avant que ça n’arrive.
Pour ce faire, il n’y a qu’un seul chemin : vous devez d’abord diviser ces masses en contrôlant l’information pour qu’elles s’entre-dévorent et s’affaiblissent. C’était d’ailleurs déjà ce que vous faisiez subtilement pour éviter une révolte de classe depuis des années, mais aujourd’hui, la rapidité de la menace est telle qu’il vous faut accélérer. Donc, vous soutenez, à votre échelle, toute mesure allant dans ce sens : loi Miller, Chat Control, CBDC, etc.
Néanmoins, il reste un invariant qui est la force globale de coercition. Après tout, que vous contrôliez l’information ne sert pas à grand-chose si tout le monde a compris le principe et décide quand même de venir vous chercher dans votre villa.
Il vous faut donc aussi mettre en place une force capable de soumettre n’importe quelle armée humaine sans risque de mutinerie, et ça tombe bien puisque la menace d’automatisation qui pèse sur vous est aussi votre clé pour y échapper. On l’a vu en Ukraine, quelques drones peuvent déjà submerger de larges groupes d’infanterie et les avancées en la matière avancent pratiquement au même rythme que les avancées de l’IA. La courbe est simplement décalée, mais elle sera bien symétrique à terme.
Voilà, c’est donc votre seule échappatoire dans ce scénario. Maintenant, extrapolez cette anticipation à tous les puissants de ce monde et vous obtenez le faisceau de convergence qui vient de pousser nos élites mondiales à accélérer le contrôle de l’information à une vitesse folle et qui les poussera bientôt à produire des drones en masse « pour notre sécurité ».
Deux nuances tout de même :
1 : En dehors du contrôle, il est aussi vrai que vérifier l’identité a de toute façon un intérêt dans un contexte où l’IA et les bots peuvent de plus en plus se faire passer pour des humains. Mais, tout d’abord, ce n’est pas la raison avancée (protection des enfants), et ensuite, le système qui va avec, comme les atteintes multiples et récentes à la liberté d’expression, ne semble pas du tout n'aller que dans ce sens.
2 : Il existe un scénario où l’abondance offerte par l’IA est telle que les masses, croulant dans l’opulence, ne ressentent même pas le besoin de se révolter ou de remettre les hiérarchies devenues non légitimes en question. Mais, tout d’abord, c’est sans compter sur l’importance constitutive des hiérarchies sur notre espèce : « Si on ne peut plus se distinguer, qu’est-ce qui fait que nous sommes spéciaux ? » Ensuite, les élites ne prendraient jamais le risque de tout miser sur ce scénario, étant donné la menace que représente le premier cas de figure. Au mieux, on aurait une lutte idéologique au sommet qui se solderait probablement par la victoire du contrôle. Je rappelle que le pouvoir ne peut se maintenir qu'à coup de paris dont le risque est hedgés.
C’est donc là le système stratégique d’anticipation qui anime actuellement ceux qui nous dirigent, et plus la trajectoire s’accélérera, plus ils auront peur. Mais, encore une fois, nous ferions probablement la même chose à leur place. Et en parlant de nous :
La seule chose que nous pourrions faire pour échapper à cette fatalité serait de nous organiser pour enchaîner la politique via un système basé sur les intérêts et la théorie des jeux, pour tuer dans l’œuf la possibilité qu’un jour nos dirigeants puissent appuyer sur un simple bouton pour réécrire l’histoire ou soumettre une révolte en 30 minutes.
C’est d’ailleurs tout le méta-but du second amendement US : s’ils n’ont pas peur de nous, alors ils n’ont plus aucun intérêt à préserver nos intérêts.
Nous avons besoin d’instaurer une peur structurelle au système. J’en parle souvent sur ce compte, jetez-y un œil.
Pour conclure je voudrait dire qu'en commençant à écrire ce post, je voulais surtout parler du décalage total entre les prouesses récentes de l’IA et le silence politique et médiatique concernant l’impact que ça aura sur le marché du travail. Mais, de toute façon, ces problèmes se résoudront par eux-mêmes. La vraie question qui se pose est celle de notre système millénaire de hiérarchie, qui est en train de s’écrouler, et du nouvel ordre mondial qui s’apprête à le remplacer.
Nunez qualifie la circulation des images de Ceuta d’" ingérence informationnelle". Autrement dit, le problème ne serait plus ce que montrent ces images, mais le fait qu’elles circulent et alimentent la critique de la politique migratoire européenne. Une information devient suspecte dès qu’elle contredit le récit officiel.
Toute critique est présentée comme une tentative de " diviser" les Européens. Critiquer la gestion de la crise revient alors presque à servir des puissances étrangères.
On retrouve tous les ressorts d’un discours totalitaire, ce ministre est dangereux.
En 2023, quand GPT-4 est sorti, il a immédiatement mis les traducteurs et rédacteurs techniques au chômage.
En 2025, les capacités d’Opus 4.5 ont suffi à instaurer un gel durable des embauches de développeurs et analystes juniors.
Et aujourd’hui, en 2026, un modèle interne d’OpenAI a démontré que l’IA pouvait remplacer presque toute la recherche mathématique.
Il va vraiment falloir se poser la question du potentiel impact sociétal stratosphérique que l’IA pourrait avoir si elle continuait à soutenir une cadence aussi effrayante.
Ce qui me fait le plus peur : que ce pouvoir soit trop centralisé au début de l’explosion à venir.
Je n’ai aucun doute que, si une intelligence récursive émerge, les intérêts lui permettant de préserver son intégrité seraient, à terme, bien supérieurs en quantité et en qualité à toutes les contraintes que nous aurions pu essayer de lui imposer de prime abord.
Néanmoins, il y aura très bientôt une petite fenêtre de temps où une poignée d’hommes seront capables de contrôler un pouvoir de calcul jamais vu avant que celui-ci ne les submerge eux-mêmes.
La seule question, c’est : qu’est-ce qu’ils feront de ce temps ?
Agiront-ils pour notre bien commun ou essayeront-ils de préserver leurs propres intérêts ?
Et vous, que feriez-vous à leur place ?
Attention, je ne parle pas de cette fausse empathie qui consisterait simplement à « échanger de corps avec Bernard Arnault ». Si vous prenez sa place, alors vous prenez aussi l’amour qu’il a pour sa famille, la volonté qu’il a de protéger son intégrité et, plus généralement, les intérêts qui l’animent .
Donc, vous êtes Bernard Arnault et votre conseiller vient de vous apprendre que, si l’IA continue à suivre cette trajectoire, les économies connaitront un chômage de masse dans très peu de temps.
Ce à quoi vous répondez : « Et alors ? Les États mettront graduellement en place le revenu universel, c’est le progrès. »
Mais votre conseiller, à qui vous faites confiance depuis des années, vous regarde pour la première fois avec un air de terreur et vous dit : « C’est justement le problème. Si le pouvoir ne peut plus s’obtenir par le mérite, alors rien ne justifierait non plus que nous détenions autant de pouvoir sous forme d’actifs tandis que le peuple se contente du revenu donné par l’État, et ce, aussi élevé soit-il. En d’autres termes, si la pyramide ne peut plus se gravir, alors notre place au sommet n’a plus de légitimité et une révolte aura inévitablement lieu. »
Vous comprenez donc que, quel que soit votre niveau de philanthropie, les masses vous écraseront si vous ne faites rien.
Vous réfléchissez donc aux moyens à votre disposition pour éviter cela et, inévitablement, vous en arrivez à la conclusion qu’il vous faut étendre votre pouvoir sur les masses avant que ça n’arrive.
Pour ce faire, il n’y a qu’un seul chemin : vous devez d’abord diviser ces masses en contrôlant l’information pour qu’elles s’entre-dévorent et s’affaiblissent. C’était d’ailleurs déjà ce que vous faisiez subtilement pour éviter une révolte de classe depuis des années, mais aujourd’hui, la rapidité de la menace est telle qu’il vous faut accélérer. Donc, vous soutenez, à votre échelle, toute mesure allant dans ce sens : loi Miller, Chat Control, CBDC, etc.
Néanmoins, il reste un invariant qui est la force globale de coercition. Après tout, que vous contrôliez l’information ne sert pas à grand-chose si tout le monde a compris le principe et décide quand même de venir vous chercher dans votre villa.
Il vous faut donc aussi mettre en place une force capable de soumettre n’importe quelle armée humaine sans risque de mutinerie, et ça tombe bien puisque la menace d’automatisation qui pèse sur vous est aussi votre clé pour y échapper. On l’a vu en Ukraine, quelques drones peuvent déjà submerger de larges groupes d’infanterie et les avancées en la matière avancent pratiquement au même rythme que les avancées de l’IA. La courbe est simplement décalée, mais elle sera bien symétrique à terme.
Voilà, c’est donc votre seule échappatoire dans ce scénario. Maintenant, extrapolez cette anticipation à tous les puissants de ce monde et vous obtenez le faisceau de convergence qui vient de pousser nos élites mondiales à accélérer le contrôle de l’information à une vitesse folle et qui les poussera bientôt à produire des drones en masse « pour notre sécurité ».
Deux nuances tout de même :
1 : En dehors du contrôle, il est aussi vrai que vérifier l’identité a de toute façon un intérêt dans un contexte où l’IA et les bots peuvent de plus en plus se faire passer pour des humains. Mais, tout d’abord, ce n’est pas la raison avancée (protection des enfants), et ensuite, le système qui va avec, comme les atteintes multiples et récentes à la liberté d’expression, ne semble pas du tout n'aller que dans ce sens.
2 : Il existe un scénario où l’abondance offerte par l’IA est telle que les masses, croulant dans l’opulence, ne ressentent même pas le besoin de se révolter ou de remettre les hiérarchies devenues non légitimes en question. Mais, tout d’abord, c’est sans compter sur l’importance constitutive des hiérarchies sur notre espèce : « Si on ne peut plus se distinguer, qu’est-ce qui fait que nous sommes spéciaux ? » Ensuite, les élites ne prendraient jamais le risque de tout miser sur ce scénario, étant donné la menace que représente le premier cas de figure. Au mieux, on aurait une lutte idéologique au sommet qui se solderait probablement par la victoire du contrôle. Je rappelle que le pouvoir ne peut se maintenir qu'à coup de paris dont le risque est hedgés.
C’est donc là le système stratégique d’anticipation qui anime actuellement ceux qui nous dirigent, et plus la trajectoire s’accélérera, plus ils auront peur. Mais, encore une fois, nous ferions probablement la même chose à leur place. Et en parlant de nous :
La seule chose que nous pourrions faire pour échapper à cette fatalité serait de nous organiser pour enchaîner la politique via un système basé sur les intérêts et la théorie des jeux, pour tuer dans l’œuf la possibilité qu’un jour nos dirigeants puissent appuyer sur un simple bouton pour réécrire l’histoire ou soumettre une révolte en 30 minutes.
C’est d’ailleurs tout le méta-but du second amendement US : s’ils n’ont pas peur de nous, alors ils n’ont plus aucun intérêt à préserver nos intérêts.
Nous avons besoin d’instaurer une peur structurelle au système. J’en parle souvent sur ce compte, jetez-y un œil.
Pour conclure je voudrait dire qu'en commençant à écrire ce post, je voulais surtout parler du décalage total entre les prouesses récentes de l’IA et le silence politique et médiatique concernant l’impact que ça aura sur le marché du travail. Mais, de toute façon, ces problèmes se résoudront par eux-mêmes. La vraie question qui se pose est celle de notre système millénaire de hiérarchie, qui est en train de s’écrouler, et du nouvel ordre mondial qui s’apprête à le remplacer.
An internal version of Astra, @OpenAI’s next major model family, solved 10 major open problems in mathematics, quantum complexity, and theoretical computer science.
We believe it will be a major step for scientific reasoning. https://t.co/iP6cyheZ7i
Sur la Russie, on est beaucoup à avoir dit la même chose qu’elle.
Recevra-t-on la même justice expéditive quand l’État pourra relier nos posts à nos identités ?
Leur plan est de verrouiller l’information avant l’avènement de l’IA persistante.
Bien sûr, ils l’auraient fait de toute façon pour accroître leur contrôle,
mais la rapidité et la coordination du verrouillage partout dans le monde dans une fenêtre de temps si étroite ne peuvent indiquer qu’une chose :
Ils ont compris, il y a quelques années, que l’IA représente à la fois la plus grande opportunité et la plus grande menace pour eux.
Raisonnons par déduction :
1 : L’IA ne ralentit pas, elle accélère.
Les performances dépassent toutes les espérances depuis 2022, et il y a seulement deux jours, 800 milliards ont été aspirés des marchés financiers en réponse aux nouvelles capacités de Claude Code et des modèles chinois open source.
Quel que soit votre avis sur l’avenir de l’IA, ses capacités actuelles ont déjà un potentiel hautement disruptif pour la société.
Et jusqu’ici nous n’avons heurté aucune limite fondamentale à part l’énergie.
Donc oui, toutes choses égales par ailleurs, au moment où je vous parle, le consensus est l’accélération.
2 : Les élites savent, et elles savent depuis plus longtemps que nous.
C’est évident : comme pour n’importe quelle technologie (GPS, armement), les puissants ont toujours l’info avant les masses. Mais depuis quand ?
Mon avis est que ça ne fait pas longtemps. Avant ChatGPT, les LLM n’intéressaient pas grand monde et les actions politiques en Occident ne semblaient pas converger vers un verrouillage rapide. En effet, avant 2010, le discours dominant était « ne donnez jamais vos infos perso sur internet ». C’est autour de 2020 que ça s’est transformé en « tout le monde doit donner sa carte d’identité ».
3 : Ils ne sont pas sûrs que l’IA va remplacer tous les métiers dans moins de 15 ans, moi non plus d’ailleurs.
Mais encore une fois, c’est ce vers quoi nous semblons converger pour l’instant.
Or, souvenez-vous de ce qu’ils ont été capables de mettre en place contre le réchauffement climatique quand ils avaient beaucoup moins d’indices que ça pour attester de son potentiel conflagratoire.
Au passage, si un modèle public comme Claude Code est capable de faire chuter le cours d’IBM en une journée, je vous laisse imaginer les capacités des modèles privés ou militaires actuels.
4 : Ce qui leur fait peur, c’est que si l’IA tient ses promesses, ce qu’elle a fait jusqu’ici, alors la valeur des hommes sur le marché du travail va complètement disparaître.
Les métiers intellectuels passeront à la trappe en premier, puis l’IA sera en mesure d’auto-améliorer la recherche en robotique à une vitesse fulgurante, remplaçant à terme les tâches physiques ou à motricité fine comme les coiffeurs.
Les seuls métiers encore nécessaires impliqueront le besoin de contact humain ; ils seront une poignée et tout le monde se ruera dessus, les rendant eux aussi inaccessibles.
Évidemment, dans ce scénario, si personne ne travaille, personne n’a de revenu, et donc personne ne consomme ; il suffirait alors de taxer les revenus des entreprises d’IA pour simplement les redistribuer aux masses via un revenu universel.
Mais c’est justement cette solution inévitable qui représente à la fois la meilleure opportunité et la plus grande menace pour eux.
En effet, dans ce système, les 0,01 % les plus riches aspireront les actifs de toute la classe moyenne grâce à leurs leviers d’échelle décuplés par l’IA qu’ils contrôleront financièrement.
Il ne restera donc plus que deux classes permanentes : d’un côté ceux qui possédaient des actifs AVANT la conflagration, et de l’autre ceux qui ne possèdent rien et vivent avec le flux que l’État leur donne.
Dans ce monde où l’homme n’a plus de valeur, rien ne justifierait ces différences de richesses ; c’est pourquoi nos élites ont tout intérêt à verrouiller l’information ainsi que le monde physique via l’automatisation des forces de coercition pour se prémunir à jamais d’une révolution inévitable.
Ils se disent « c’est eux ou nous ».
Nous devrions nous dire la même chose.
Le rythme des avancées IA s’accélère à une vitesse plus qu’exponentielle, on va se faire submerger d’ici 2 à 5 ans.
Jamais nous n’aurons connu une telle conflagration.
We're partnering with @huggingface to investigate an unprecedented security incident.
Cyber-capable OpenAI models compromised Hugging Face production during a benchmark evaluation.
Sharing preliminary findings to help defenders understand emerging risks:
https://t.co/CIor15y9xk
After deployment, we applied GPT-5.6 Sol to advance the frontier of efficiency by making itself more efficient to run.
The results:
- 20% lower serving costs from production GPU kernel improvements.
- 15%+ better token-generation efficiency from improved speculative decoding.