L’intelligence artificielle.
Aucun problème.
Vraiment.
Nous vivons en 2026. Le grille-pain est intelligent. La montre est intelligente. Le réfrigérateur est intelligent. Le thermostat est intelligent. Le lave-vaisselle prépare probablement déjà sa thèse de doctorat.
Alors l’idée de demander à une machine de rédiger un statut Facebook ou LinkedIn ne m’empêche pas de dormir.
Mais.
Une fois le texte généré.
Relisez-le. Retravaillez-le. Reformatez-le.
Je vous en supplie.
Parce qu’à force de lire ces litanies composées de cinquante lignes de deux mots et demi, de quatorze listes, trente-sept synonymes et soizante-quinze reformulations de la même idée, on finit par reconnaître ChatGPT plus vite qu’on reconnaît sa propre mère.
Une pensée.
Une réflexion.
Une analyse.
Une observation.
Une considération.
Une prise de conscience.
Un questionnement.
Un regard.
Une perspective.
Une lecture.
Une interprétation.
Un angle.
Une contribution au débat.
Merci. Nous avions compris à « pensée ».
Le reste n’était pas juridiquement nécessaire.
Et les paragraphes.
Mon Dieu, les paragraphes.
Pourquoi l’intelligence artificielle est-elle incapable d’imaginer qu’une idée puisse prendre fin avant le kilomètre 14 de la publication ?
Pourquoi chaque texte ressemble-t-il à une migration de caribous traversant le Nunavik sans jamais s’arrêter ?
Pourquoi faut-il toujours trois phrases pour annoncer qu’on va annoncer quelque chose, quatre phrases pour l’annoncer et cinq autres pour expliquer qu’on vient de l’annoncer ?
Et puis.
Et puis surtout.
Surtout.
Pourquoi chaque publication ressemble-t-elle à un communiqué conjoint du ministère de la Vérité, d’un coach de vie, d’un conseiller en innovation, d’un gestionnaire du changement et d’un consultant en leadership transformationnel durable et résilient ?
Utilisez l’IA.
Bien sûr.
Mais faites-lui subir ce que tous les textes ont subi depuis l’invention de l’écriture :
Une révision.
Un massacre.
Une décimation.
Une exécution sommaire.
Une purge.
Une coupe à blanc.
Quelque chose.
N’importe quoi.
Mais par pitié :
Sauvez les lecteurs.
AMEN.
Je viens voir le topo du #telejournal de @iciradiocanada sur Claude Lemieux. On n’a parlé que de sa carrière et de l’impact sur la prochaine partie du @CanadiensMTL . Rien d’autre. Du sport et un peu de sensationnalisme. Bravo au pupitre rédactionnel et au subtil @PatriceRoyTJ
@charlieCH31@dystoman Il faut lire le livre de William Styron “Face aux ténèbres “ , sur sa dépression, où l’on voit que la douleur de la dépression est psychologique bien sûr, mais aussi physique.