🚨🎭 🇵🇸 SIGNALMENT : Frédéric Biessy (@FredericBiessy), figure de la gauche culturelle parisienne, directeur et copropriétaire des théâtres de la Scala à Paris et à Avignon (@Projet_Scala), pour son rôle dans les graves événements survenus lors d’une représentation scolaire le 4 juin 2026.
Parmi les 350 participants se trouvaient notamment une classe d’un établissement confessionnel juif ainsi qu’une classe du Lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine comptant plusieurs élèves de confession juive.
Devant cette assemblée de lycéens, Frédéric Biessy (@BiessyF) prononce un discours dans lequel il s'en prend à Donald Trump, Vincent Bolloré puis au « Chef », au « Pire de Tous » Benjamin Netanyahou, tout en reprenant des références à la « libération de la Palestine » sous les acclamations du public. La sous-directrice apporte à son tour son soutien à cette intervention. La tension monte.
Heurtés par ce discours hors de propos, les élèves juifs quittent la salle pour se concerter dans la rue sur leur participation, la prof de français du lycée Pasteur les convainc de revenir la tête haute pour présenter la pièce qu’ils préparent depuis 1 an, ils n'en joueront qu'une partie.
Lors de la pause, ils sont identifiés et violemment pris pour cible aux cris de :
« Free Free Palestine ! » « Free Gaza ! »
« Vous n’êtes que des pleurnichards ! »
Et même un :
« On va tous vous génocider »
La situation devenant intenable, l'enseignante accompagnant les élèves de Pasteur décide de mettre fin à leur participation avant la seconde représentation.
Au moment de quitter définitivement la salle, le groupe est hué, insulté et humilié. « Cassez-vous ! », « On ne veut pas de vous ici ! ». Certains élèves se font cracher au visage.
Aucun des enseignants présents, ni Frédéric Biessy, n’intervient pour mettre fin à ces comportements antisémites.
Un théâtre se revendiquant « d’intérêt public » et soutenu par l’argent du contribuable ne devrait jamais devenir le lieu où des lycéens juifs sont pris pour cible en raison de leur identité.
Ce jour-là, au Théâtre de la Scala, un parfum des années 30 a traversé la salle et les esprits..
cc @catherinepegard@MinistereCC@education_gouv@auroreberge@MBiessy@Academie_Paris@iledefrance@Paris
Dire que pendant toutes ces années on a emmerdé Emmanuel Macron en le surnommant le "président des riches" pendant qu'il se bougeait les fesses auprès des entrepreneurs du monde entier pour venir investir en France. Et après tu vois ça 👇
‼️🇺🇦🇺🇸🇬🇪🇷🇺🇪🇺 « LFI n'est pas pro-russe »
C'est faux. Voici leur ligne pour 2027.
En 3 mins, ce député sans colonne vertébrale enchaîne 21 (!!!) contre-vérités ahurissantes.
Je vais TOUTES les démonter.
C'est long. Réfuter une absurdité prend plus de temps que l'affirmer :
1. « La priorité devrait être de ramener la Russie dans le concert des nations européennes »
La Russie n’a pas été exclue arbitrairement. Elle a été suspendue puis exclue de plusieurs institutions après l’annexion de la Crimée en 2014, puis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022.
Le problème principal n’est pas un manque d’intégration occidentale, mais la violation répétée du droit international par Moscou.
2. « On s’est mal débrouillés avec Poutine »
Entre 2000 et 2014, les Occidentaux ont au contraire multiplié les partenariats avec la Russie.
La Russie a rejoint le G8, l’Union européenne est devenue son premier partenaire commercial, et des projets énergétiques massifs ont été développés, notamment Nord Stream. Des milliers d’entreprises occidentales sont allées investir en Russie. Tout le monde était heureux de s’ouvrir à un marché de 140 millions de consommateurs.
La Russie est avant tout responsable de son isolement.
Je suis sincèrement dérangé de voir un député français expliquer que l’Occident serait responsable de la situation actuelle, alors que la Russie mène des guerres contre ses voisins depuis les années 1990.
Il suffit de regarder les pays baltes : ils ont rejoint l’OTAN parce qu’ils connaissaient parfaitement le danger que représentait Moscou.
3. « Il aurait fallu une diplomatie différente au début des années 2000 »
Au début des années 2000, Poutine avait déjà :
- Écrasé la Tchétchénie ;
- Réduit progressivement le pluralisme politique ;
- Renforcé le pouvoir des services de sécurité ;
- Fait pression sur les médias indépendants ;
- Emprisonné, contraint à l’exil ou fait taire de nombreux opposants.
Encore une fois : comment un député français peut-il affirmer sans trembler que nous serions responsables de la situation actuelle à cause d’un prétendu manque d’entente diplomatique ?
Pourquoi faut-il systématiquement dédouaner le régime russe de son durcissement autoritaire et de ses crimes ?
4. « Il ne fallait pas bombarder la Serbie »
Aurélien Taché nous ressort ici tous les poncifs habituels sur les Balkans.
L’intervention de l’OTAN peut être critiquée. C’est un débat parfaitement légitime. En revanche, lancer cette phrase sans aucun contexte historique est profondément trompeur.
Entre 1991 et 1999, les guerres de Yougoslavie font plus de 130 000 morts. Les forces serbes de Bosnie et le régime de Slobodan Milošević sont impliqués dans des campagnes de nettoyage ethnique à grande échelle contre les populations non serbes.
Quelques rappels :
- Le siège de Sarajevo dure près de quatre ans. Des milliers de civils sont tués par les bombardements et les tirs de snipers.
- Des forces serbes mettent en place des camps de détention et de concentration en Bosnie et en Croatie.
- En juillet 1995, le massacre de Srebrenica entraîne l’assassinat de plus de 8 000 hommes et adolescents bosniaques musulmans. Les juridictions internationales l’ont qualifié de génocide.
Des responsables comme Radovan Karadžić sont condamnés pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Milošević, président serbe, lui-même est inculpé pour crimes contre l’humanité avant sa mort.
Les frappes aériennes de l’OTAN en août-septembre 1995 (opération Deliberate Force) visent principalement les forces serbes de Bosnie après Srebrenica et les bombardements répétés de zones civiles, après des années d’inaction internationale face aux massacres.
Lorsque l’on arrive au Kosovo en 1998-1999, l’OTAN n’intervient pas dans le vide. Elle agit après des années de massacres, de déportations et de nettoyages ethniques dans l’ex-Yougoslavie, alors que Milošević est toujours au pouvoir.
Au Kosovo, les forces serbes mènent une campagne de répression contre la population albanaise. Des villages sont incendiés, des exécutions sont documentées et des centaines de milliers de Kosovars fuient leurs foyers.
Le massacre de Račak, où des dizaines de civils albanais sont retrouvés morts, joue notamment un rôle majeur dans la décision occidentale d’intervenir.
À la suite de cela ont lieu les négociations de Rambouillet entre Serbes et Kosovars. Elles échouent, chaque camp jugeant les propositions inacceptables.
L’alternative est alors entre une intervention militaire contestée et la poursuite probable d’une campagne de nettoyage ethnique déjà en cours.
On peut débattre de la légalité de l’opération de l’OTAN, de ses conséquences ou de ses erreurs. Mais présenter les bombardements de 1999 comme une agression gratuite contre la Serbie sans rappeler tout ce contexte revient à effacer l’essentiel de l’histoire.
5. « Les Russes pouvaient régler le problème serbe eux-mêmes »
Clairement non.
On a vu les résultats de cette diplomatie tout au long des guerres yougoslaves. Elle n’a empêché ni les massacres, ni les déplacements de population, ni l’escalade militaire.
La Russie soutenait Belgrade depuis des années. Aurélien Taché a raison sur un point : la proximité historique, culturelle et religieuse entre les deux pays était réelle.
Mais c’est précisément pour cette raison que Moscou n’était pas un acteur neutre.
Primakov et les dirigeants russes de l’époque soutenaient le régime de Milošević. Présenter la Russie comme un médiateur impartial dans cette crise n’a donc aucun sens.
6. « Le bombardement de la Serbie a convaincu les Russes qu'on ne pouvait pas faire confiance à l'Occident »
Beaucoup de responsables russes ont effectivement vécu le Kosovo comme une humiliation. Mais en faire l'origine de la rupture avec l'Occident est réducteur.
D'abord, les tensions existaient déjà avant 1999, notamment autour de l'élargissement de l'OTAN à l'Europe centrale, perçu à Moscou comme un recul de son influence. C’est d’ailleurs un réflexe impérialiste russe, et non occidental, puisque les nations sont souveraines dans leur choix d’alliances militaires, et que le contexte historique justifie largement leur volonté de se protéger.
Ensuite, la dégradation des relations ne s'explique pas seulement par les choix occidentaux. Elle est aussi liée à l'évolution de la Russie elle-même : concentration du pouvoir autour de Poutine, affaiblissement des contre-pouvoirs, montée de l'autoritarisme et volonté croissante de restaurer une sphère d'influence dans l'espace post-soviétique.
Encore une fois : les Russes n’ont qu’à se regarder dans le miroir. La main leur a été tendue à de très nombreuses reprises. Ce sont eux qui ont choisi la voie de la belligérance et de l’antagonisme permanent. Il suffit d’écouter la classe politique russe et ses médias.
7. « Après cela, Poutine a compris qu'il n'y avait pas d'avenir avec l'Occident »
Faux.
Là encore, l'affirmation ne résiste pas aux faits.
Si Poutine avait réellement conclu dès 1999 qu'il n'y avait « aucun avenir avec l'Occident », pourquoi la Russie a-t-elle continué à coopérer étroitement avec les États-Unis et l'Europe pendant plus d'une décennie ?
Après le Kosovo, Moscou soutient les États-Unis après le 11 septembre 2001, facilite les opérations en Afghanistan, participe à la création du Conseil OTAN-Russie en 2002, développe ses relations économiques avec l'Union européenne et construit même des projets stratégiques communs comme Nord Stream.
Les exemples sont légion. Bref, c’est encore un poncif sans ancrage dans le réel.
8. « Les révolutions en Géorgie ont été pilotées par les Américains »
Cette affirmation est non seulement fausse, mais aussi profondément insultante envers le peuple géorgien.
Oui, des ONG occidentales étaient présentes en Géorgie. Oui, des fondations américaines ont soutenu des médias indépendants, des observateurs électoraux ou des organisations de la société civile. Mais cela ne signifie pas qu'elles ont organisé ou contrôlé la Révolution des Roses.
La révolution éclate avant tout à la suite d'élections législatives massivement contestées pour fraude, dans un pays gangrené par la corruption et le banditisme. Des dizaines de milliers de Géorgiens descendent dans la rue, rejoints par une opposition qui bénéficie déjà d'un large soutien populaire.
Pour croire à la thèse d'un « pilotage américain », il faudrait expliquer comment Washington aurait pu manipuler à lui seul des centaines de milliers de citoyens géorgiens ayant leurs propres motivations politiques.
Cette lecture retire toute capacité d'action aux Géorgiens eux-mêmes. Elle suppose que lorsqu'une population post-soviétique se révolte contre un pouvoir impopulaire ou corrompu, elle ne peut pas le faire de sa propre initiative et doit nécessairement être dirigée depuis Washington.
C'est précisément l'un des postulats centraux de la propagande russe depuis vingt ans. C’est méprisant et profondément indécent.
Ça en dit aussi long sur Taché : apparemment, pour lutter pour la liberté dans son pays, il faudrait forcément toucher un billet. Je sais que cela peut paraître inconcevable pour vous, Monsieur le député, mais contrairement à ce que vous semblez croire, les peuples savent se mobiliser contre l'injustice sans être payés pour le faire.
Enfin, si les États-Unis contrôlaient réellement ces révolutions, il devient difficile d'expliquer pourquoi elles ont produit des résultats aussi différents selon les pays, les périodes et les dirigeants concernés. Les mouvements de contestation en Géorgie, en Ukraine ou au Kirghizstan ont tous suivi des trajectoires distinctes, parfois même défavorables aux intérêts occidentaux.
La réalité est beaucoup plus simple : les États-Unis ont soutenu des acteurs démocratiques et la société civile, mais aucune preuve sérieuse ne montre qu'ils ont « piloté » la Révolution des Roses. Confondre soutien politique et contrôle opérationnel est un raccourci qui ne résiste pas à l'examen des faits.
9. « Maïdan a été piloté par les Américains »
Là, c’est pareil. Il répète la propagande la plus crasse, la plus stupide et la plus dégoûtante du Kremlin sans rougir.
Maïdan commence en novembre 2013 après la décision du président Viktor Ianoukovytch de renoncer à l'accord d'association avec l'Union européenne, alors qu'il s'était publiquement engagé à le signer lors de sa campagne présidentielle.
Les premières manifestations sont spontanées et rassemblent essentiellement des étudiants, des journalistes et des citoyens ordinaires. Ce n'est qu'après la répression policière du 30 novembre, lorsque de jeunes manifestants pacifiques sont passés à tabac, que le mouvement prend une ampleur nationale.
Des centaines de milliers d'Ukrainiens descendent dans les rues de Kyiv et d'autres villes.
Affirmer que Washington aurait « piloté » un tel mouvement suppose que les États-Unis auraient été capables de contrôler des mois de manifestations, des centaines de milliers de participants et une multitude d'acteurs politiques, associatifs et citoyens. Or il n’existe pas la moindre preuve sérieuse pour étayer une telle affirmation. D’ailleurs, bien que très jeune à l’époque, j’y étais moi-même.
Les États-Unis ont bien soutenu politiquement l'opposition démocratique ukrainienne, comme ils l'ont fait dans de nombreux pays. Des responsables américains ont rencontré des opposants et exprimé leur soutien aux manifestants. Mais soutenir un mouvement et l'organiser sont deux choses très différentes.
Là encore, cette théorie souffre surtout d'un problème logique : elle retire toute capacité d'action aux Ukrainiens eux-mêmes. Elle part du principe que des millions de personnes ne peuvent pas se mobiliser contre la corruption, l'autoritarisme ou un changement de cap géopolitique sans être manipulées par une puissance étrangère.
C'est une vision profondément paternaliste et méprisante des peuples post-soviétiques.
10. « Il faut des référendums sur les territoires occupés »
Un référendum n'a de valeur que si les électeurs peuvent voter librement.
Or, dans les territoires occupés par la Russie :
- Des millions d'Ukrainiens ont fui ;
- Une partie de la population a été déplacée de force ;
- Les médias indépendants ont disparu ;
- La population subit la propagande russe 24 heures sur 24 depuis des années ;
- Toute opposition à l'occupation est réprimée ;
- Des citoyens ont été arrêtés, torturés ou intimidés pour leurs positions pro-ukrainiennes.
Dans ces conditions, il est impossible de déterminer qui devrait voter et dans quel environnement politique.
Surtout, le droit international est très clair : un État ne peut pas envahir un territoire, en prendre le contrôle militaire, puis organiser un référendum pour légitimer cette conquête.
Accepter ce principe reviendrait à créer un précédent extrêmement dangereux : n'importe quelle puissance pourrait annexer un territoire voisin puis réclamer un vote sous occupation pour valider le fait accompli.
Cette idée de « conférence des frontières », chère à Jean-Luc Mélenchon, est une véritable boîte de Pandore.
La véritable question n'est donc pas : « Faut-il un référendum ? », mais plutôt : pourquoi récompenser une invasion en accordant à l'agresseur le droit de redessiner les frontières qu'il a lui-même violées ?
Enfin, les Ukrainiens des territoires occupés n'ont jamais demandé de référendums avant l'invasion russe de 2014. C'est un mythe construit par Moscou. Il n'existait aucun mouvement séparatiste dans le sud ou l'est de l'Ukraine avant l'invasion russe.
11. « Zelensky n'a plus aucune légitimité populaire »
Encore une fois, on retrouve presque mot pour mot l'argumentaire développé par le Kremlin.
Comparez vous-mêmes :
JLM : « Monsieur Zelensky, dites-vous, vous plaisantez ? Il n'est président de rien. Depuis le mois de mai dernier, son mandat est arrivé à terme. »
Poutine : « Le président de l'Ukraine est élu pour cinq ans. Il n'existe aucun moyen de prolonger son mandat. »
JLM : « Si vous faites signer un accord par quelqu'un qui est ensuite remplacé par quelqu'un d'autre qui dit : "Moi, je n'étais pas au courant et lui, il ne représentait personne", et c'est fini, patatras, tout est ramené à zéro.
Nous avons donc besoin qu'il y ait un président légitime élu par les Ukrainiens (...) pour signer l'accord de paix. »
Poutine : « La signature doit être celle des autorités légitimes. Sinon (...) le prochain arrivera et jettera tout ça à la poubelle. »
D'abord, le mandat présidentiel ukrainien n'a pas été prolongé de manière arbitraire. La Constitution ukrainienne et la loi martiale interdisent la tenue d'élections nationales en temps de guerre. Cette règle existait bien avant l'invasion russe de 2022.
Organiser un scrutin alors qu'une partie du territoire est occupée, que des millions de citoyens sont réfugiés à l'étranger, que des centaines de milliers de soldats sont au front et que des villes sont bombardées quotidiennement serait matériellement et démocratiquement impossible.
Ensuite, malgré l'usure inévitable liée à plus de quatre ans de guerre, Zelensky demeure l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays. Aucun opposant ne bénéficie aujourd'hui d'un soutien comparable à l'échelle nationale, à l'exception éventuelle de Zaloujny.
Depuis plusieurs années, Vladimir Poutine affirme qu'il ne peut pas négocier avec Zelensky car celui-ci serait devenu « illégitime » en raison de l'absence d'élection présidentielle.
Or cet argument ignore volontairement les dispositions du droit ukrainien en temps de guerre et sert avant tout à justifier le refus du Kremlin d'engager de véritables négociations.
Lorsque Aurélien Taché ou Jean-Luc Mélenchon reprennent cette idée, ils reprennent quasiment mot pour mot l'un des principaux éléments de langage utilisés par Moscou depuis des mois. Qu'ils le veuillent ou non, ils contribuent ainsi à légitimer le prétexte invoqué par le Kremlin pour poursuivre la guerre.
Si personne n'est « légitime » pour négocier côté ukrainien, alors aucune négociation n'est possible.
C'est précisément la position défendue par le Kremlin pour justifier la poursuite du conflit, alors même que les frappes russes continuent de tuer des civils ukrainiens chaque semaine.
12. « Une affaire de corruption éclate tous les quinze jours »
Populisme de bas étage.
Personne ne nie que la corruption demeure un problème en Ukraine. C'est d'ailleurs précisément pour cette raison que le pays a créé depuis 2014 plusieurs institutions spécialisées, comme le Bureau national anticorruption (NABU) ou le Parquet spécialisé anticorruption.
Si des scandales éclatent régulièrement, c'est aussi parce que ces structures enquêtent davantage qu'auparavant et que la société civile ukrainienne est particulièrement vigilante sur ces questions.
Ensuite, les affaires révélées ne démontrent pas l'absence de lutte contre la corruption, mais souvent l'inverse. Plusieurs ministres, hauts fonctionnaires, responsables militaires ou proches du pouvoir ont été limogés, poursuivis ou contraints à la démission.
Dans de nombreux pays, ces dossiers n'auraient jamais été rendus publics.
Surtout, l'argument est utilisé de manière très sélective.
La Russie figure parmi les pays les plus corrompus d'Europe selon la plupart des indicateurs internationaux, mais on entend rarement les mêmes conclure que le Kremlin aurait perdu toute légitimité pour autant.
13. « Une partie de l'aide disparaît »
C'est faux. Et c'est un argument particulièrement malhonnête.
Des audits français, américains et européens sont réalisés en permanence. On sait précisément où vont les aides étrangères et comment elles sont utilisées.
Si l'Ukraine était réellement un système où l'aide occidentale disparaissait massivement dans la corruption, il serait difficile d'expliquer comment elle a réussi à tenir plus de quatre ans face à l'armée russe, à moderniser ses capacités militaires et à mener des opérations complexes.
Les audits occidentaux ont identifié des cas de corruption et de mauvaise gestion, mais aucune preuve d'un détournement massif et systémique de l'aide militaire occidentale.
Tous les grands scandales de corruption de ces dernières années, notamment l'affaire Midas, qui concernait environ 100 millions de dollars détournés dans le secteur de l'énergie, ne portaient pas sur les aides étrangères.
Oui, la corruption existe. Mais prétendre que l'aide occidentale est massivement détournée est un mensonge que le Kremlin adore propager pour convaincre les Occidentaux d'abandonner l'Ukraine.
Aurélien Taché reprend ici exactement ce récit.
14. « Des hommes sont enlevés dans la rue pour être enrôlés »
Oui, des vidéos montrent parfois des méthodes brutales ou illégales employées par certains agents chargés de la mobilisation. Ces abus existent et sont régulièrement dénoncés en Ukraine même.
Mais parler d'« enlèvements » comme si l'État ukrainien kidnappait systématiquement ses citoyens est faux. L'Ukraine applique une conscription en temps de guerre, comme de nombreux pays l'ont fait dans leur histoire lorsqu'ils étaient confrontés à une menace existentielle.
Présenter ces vidéos comme la preuve que les Ukrainiens ne veulent plus se battre revient à confondre des abus ponctuels avec la réalité d'un pays mobilisé depuis plus de quatre ans pour sa survie.
15. « Les Ukrainiens ne veulent plus se battre »
Encore une phrase dénuée de sens.
Il existe une fatigue de guerre réelle en Ukraine. Après plus de quatre ans de conflit à grande échelle, des centaines de milliers de morts et de blessés, des familles séparées et une mobilisation prolongée, de nombreux Ukrainiens s'interrogent sur la stratégie à suivre. Cette lassitude s'est notamment accentuée après l'échec de la contre-offensive de l'été 2023, qui avait suscité d'importants espoirs.
Mais cette fatigue ne signifie pas que les Ukrainiens ne veulent plus se battre. Les sondages montrent généralement qu'une majorité de la population refuse toujours les concessions territoriales majeures et considère une victoire russe comme une menace existentielle.
Cela dit, il existe de réelles difficultés et le moral n'est plus celui de 2022. C'est parfaitement normal. Dans toutes les guerres longues — de la Première Guerre mondiale au Vietnam, en passant par l'Irak ou l'Afghanistan — les populations finissent par s'épuiser, douter et chercher une issue.
C'est la nature même de la guerre. Confondre fatigue, lassitude et volonté de capituler est une façon de déformer la réalité du terrain.
16. « Le récit du bien contre le mal est imposé »
Oui, Monsieur Taché.
La Russie a envahi un État souverain sans la moindre justification valable, détruit des villes entières et provoqué la mort de centaines de milliers de personnes.
L'Ukraine, elle, subit une guerre dont elle n'est en rien responsable.
Dans ce conflit, il n'est pas difficile d'identifier l'agresseur et l'agressé.
Votre faculté à le faire est indigne pour un député, et j’espère que vous ne le serez plus prochainement. Vous n’avez clairement pas les compétences pour.
17. « Les Russes sont présentés comme le mal et l'OTAN comme le bien »
Caricature grotesque.
La plupart des observateurs occidentaux ne présentent pas l'OTAN comme une organisation parfaite ou irréprochable. Les interventions en Irak, en Afghanistan ou en Libye ont fait l'objet de critiques extr��mement sévères en Europe comme aux États-Unis.
En revanche, dans le cas de l'Ukraine, le problème n'est pas une question de « bien » ou de « mal », mais de faits.
La Russie a envahi un État souverain, annexé des territoires, bombardé des villes, déporté des civils et commis de nombreux crimes documentés par les organisations internationales.
Le fait de rappeler ces réalités ne relève pas d'un récit manichéen, mais de la description d'événements observables.
L'argument est d'ailleurs révélateur : il ne répond pas aux accusations portées contre la Russie. Il cherche à les relativiser en suggérant qu'elles ne seraient qu'un produit de la propagande occidentale.
Or ce ne sont pas les médias occidentaux qui ont lancé l'invasion du 24 février 2022, bombardé Marioupol ou massacré des civils à Boutcha.
On peut critiquer l'OTAN autant qu'on veut. Cela ne change rien à la responsabilité de la Russie dans la guerre qu'elle a elle-même déclenchée.
18. « Les États-Unis ne sont même plus derrière cette ligne »
Plutôt vrai. Mais dans ce cas, il faudrait savoir : cette guerre est-elle une guerre américaine « provoquée par Washington », comme l'affirment depuis des années les propagandistes du Kremlin, ou non ?
Les États-Unis ont réduit leur implication et multiplié les signaux contradictoires. C'est précisément l'une des raisons pour lesquelles les Européens sont aujourd'hui contraints d'assumer davantage leurs responsabilités.
19. « L'Allemagne réarme à 100 % américain »
Factuellement faux.
L'Allemagne a certes acheté des F-35 américains, mais elle investit simultanément des dizaines de milliards d'euros dans son industrie nationale et européenne :
- Plus de 100 milliards d'euros de fonds spécial pour la Bundeswehr ;
- Commandes massives auprès de Rheinmetall (chars, munitions, véhicules) ;
- Participation aux programmes européens MGCS et FCAS ;
- Investissements dans les systèmes de défense aérienne européens.
Dire que l'Allemagne réarme « à 100 % américain » est tout simplement faux.
Mais bon, vérifier les faits avant de parler semble être devenu optionnel pour certains.
20. « L'Allemagne veut reprendre l'hégémonie militaire en Europe »
Prétendre que l'Allemagne cherche l'hégémonie militaire en Europe parce qu'elle réarme face à la plus grande guerre sur le continent depuis 1945, c'est confondre défense et expansionnisme.
Si Berlin voulait dominer l'Europe, elle ne placerait pas son réarmement dans le cadre de l'OTAN, de l'Union européenne et de programmes militaires communs avec ses voisins.
La doctrine officielle allemande met l'accent sur la défense collective, le soutien à l'Europe et la dissuasion face à la Russie. Rien de sensationnel.
21. « Quand les Allemands réarment, ce n'est jamais bon »
Honteux et insultant pour nos voisins allemands.
L'Allemagne de 2026 n'est ni celle de Guillaume II ni celle d'Hitler. C'est une démocratie libérale intégrée à l'Union européenne et à l'OTAN, dont l'armée est placée sous un contrôle parlementaire strict.
Son réarmement est une réponse directe à l'invasion de l'Ukraine par la Russie et s'inscrit dans un cadre collectif de défense avec ses alliés.
Par ailleurs, si l'on appliquait ce raisonnement à tous les pays, il faudrait considérer que la France est une menace dès qu'elle augmente son budget militaire à cause des guerres napoléoniennes, ou que le Royaume-Uni ne devrait plus avoir d'armée en raison de son passé colonial.
Voilà. 25000 signes pour debunker une connerie de 3 minutes. Aurélien Taché est une tâche pour la France et pour l’Assemblée. Vivement les prochaines élections pour qu’il soit battu.
Suite à ce post pourtant anodin, je reçois une tempête de m... qui me fait finalement assez plaisir. Je n'imaginais pas pareille notoriété, ni intéresser autant les fermes à trolls russes. Merci, vraiment. Je passe un bon moment.
🚨 Lewis Hamilton ainsi que plusieurs médias ont révélé les décisions prises par la FIA concernant la première phase d'ADUO ! 👀
Red Bull Ford a été désigné comme étant le moteur de référence dans cette première partie de saison ✅
Mercedes, qui a longtemps été pressenti comme étant le meilleur moteur de la grille, se trouve à plus de 2 % du moteur Red Bull Ford en termes de performance. De ce fait, le motoriste allemand bénéficiera d'une amélioration possible sur son groupe motopropulseur, ainsi que d’une augmentation supplémentaire du plafond budgétaire de 3 millions de dollars et de 70 heures supplémentaires de banc d’essais.
Ferrari et Audi se trouvent derrière, avec un écart de plus de 4 % pour le moteur italien et un écart compris entre 4 % et 6 % pour le moteur allemand. De ce fait, ils bénéficieront de deux améliorations moteur, ainsi que de 4,65 millions de dollars et de 100 heures de banc d’essais.
Enfin, pour Honda, la situation est compliquée, car le moteur japonais se situe entre 6 % et 8 % du moteur Red Bull Ford. Le constructeur bénéficiera également de deux améliorations, ainsi que de 6,35 millions de dollars et de 150 heures de banc d’essais.
(🗞️ @wearetherace / #F1 / #MonacoGP)
Monsieur Pigasse perd ses nerfs et se dévoile…
Je combats l’extrême droite depuis trente ans (Franc-Tireur aussi), avec bien plus d’efficacité que lui.
La gauche Charlie vous reproche d’avoir tué l’Esprit Nova pour en faire une Radio Dieudonné… C’est donc ça être d’extrême droite ? Refuser l’antisémitisme et critiquer LFI ?
Ce n’est pas sérieux, plutôt glaçant de sectarisme narcissique.
Mais cela fait beaucoup rire l’extrême droite. 👇
C’était en janvier 2006. Il avait neigé, il faisait froid, et celle qui était alors première dame de France, décédée ce vendredi 5 juin, avait débarqué du célèbre TGV Pièces jaunes avec le judoka David Douillet. https://t.co/6RZ5Fe2VOX
« Femme de », « compagne de », « ancienne compagne de », « mère de ses enfants »…
Depuis peu la presse m’affuble de qualificatifs tous plus misogynes les uns que les autres me réduisant, au choix, à un rôle domestique, à celui d’extension de Matthieu Pigasse, de répudiée ou encore de ventre.
Aucun des auteurs de ces articles ne me connaît, mais tous ont un avis sur ce que je suis ou ne suis plus.
Le Figaro va plus loin : il sait que je suis une imposture professionnelle, que j’ai été « casée » par mon conjoint surpuissant, celui qui murmure à l’oreille du plus grand chef d’État du monde pendant les projos, celui qui va sauver le peuple vénézuélien en lui redonnant de l’air et du pouvoir de vivre et… peut-être plus si affinités en 2027. Tout est possible.
Bien-sûr, Le Figaro n’a jamais pris la peine de me contacter, ni moi ni aucun de mes associés du Huffington Post Maghreb, non il s’est contenté d’instrumentaliser mon nom pour atteindre sa cible, parce que pour lui je suis quantité négligeable, parce que lorsqu’on n’est pas médiatisée, finalement on ne vaut pas mieux qu’un PNJ, on n’est même pas un être humain.
Avant de retourner à mon tricot, je précise que j’ai choisi de ne pas porter le patronyme du « père de mes enfants » après notre mariage en 2010, bien que j’en sois fière, de mes enfants j’entends.
Merci donc de nous laisser tranquilles mon lien conjugal et moi.
@Le_Figaro@franctireurmag@PaulSugy@CarolineFourest@KellerThierry@JeremyChichepo@MPigasse
Viginum affirme que 13 sites de désinformation, visant notamment la France, sont directement liés à CGTN.
C'est à dire la télévision publique chinoise.
Viginum a notamment retrouvé dans la structure du site des éléments d'identification d'un informaticien de chez CGTN Digital.
L'opération est considérée par Viginum comme un échec.
Source: Le Monde
https://t.co/khggrhPJJY
Les 177 visages du Commando Kieffer, ces héros français qui ont débarqué le 6 juin 1944
Avec ma participation @jdomerchet@franceculture
https://t.co/g22ffWGR95 via @franceculture
🍴 Le Clariant, situé à Corrençon-en-Vercors (Isère), est un ovni dans la restauration.
🔌L'établissement, prisé des locaux et des touristes est situé à deux kilomètres à pied du dernier parking. Et il est autonome en chauffage, eau, électricité !
🎥 Benoît Lagneux et Jean-Benoît Vigny
Who’s “we”?
EU countries don’t need anyone’s permission to apply their own laws.
Another highly consistent argument from those most bent on accusing Europe of imposing its laws beyond its borders.
Adresse privée livrée en pâture, mise en cause sans pouvoir se défendre, instrumentalisation politique par LFI , comment une CPE vit désormais dans la terreur .
Alors très rapide debunk
1/ la France est décrite comme le pays avec le taux de cadmium le plus élevé dans la population mais jamais on ne vous dit que cela vient d’une étude qui n’a testé que 9 pays et où la France était sur représentée
Voici l’étude en ACCÈS LIBRE donc même @franceinfo y a accès !
https://t.co/XGoB01as75
et la carte des prélèvements
Vous voyez le problème ?!
1/⤵️