« Alors je lance cette bouteille à la mer. À vous qui avez vingt ans et le cœur en feu. Votre révolte contre l'injustice est belle — gardez-la. Mais par l'amour de Dieu, apprenez l'histoire. Lisez Hayek. Lisez ce que fut réellement le XXᵉ siècle, non pas la caricature qu'on vous en sert. »
La route du pire est toujours pavée de bonnes intentions
Quand je vois la jeune génération réclamer toujours plus de marxisme, plus de socialisme, plus d'État, plus de « planification » pour réparer un monde qu'on lui a appris à détester — je n'ai pas envie de ricaner. J'ai envie de crier.
Parce que je reconnais le premier chapitre d'une histoire dont je connais, moi, la dernière page.
Cette histoire, un homme l'a écrite en 1944, sous les bombes. Friedrich Hayek. Le livre : La Route de la Servitude. Et il l'a dédié — lisez bien — « aux socialistes de tous les partis ». Pas par mépris. Par affection. Par urgence. Parce qu'il avait vu, de ses propres yeux, une Europe entière basculer.
Retenez ceci, c'est le cœur de tout : le totalitarisme ne commence jamais avec des monstres. Il commence avec des gens bien.
Il commence avec des idéalistes qui veulent le bien commun. Des jeunes gens généreux qui ne supportent plus l'injustice. Des partis mous, consensuels, qui promettent de tout arranger si on leur confie juste un peu plus de pouvoir. Le problème n'est pas leurs intentions. Le problème est le mécanisme qu'ils enclenchent.
Voici ce mécanisme. Suivez-le, il est implacable.
Pour planifier une économie, il faut une décision unique là où il y avait des millions de choix libres. Il faut donc concentrer le pouvoir. Or aucune société n'est jamais d'accord sur un plan unique — chacun a ses fins, ses rêves, ses priorités. Le planificateur se heurte alors à un mur : le désaccord. Et le désaccord devient un obstacle à éliminer. On commence par convaincre. Puis par contraindre. Puis par réduire au silence. Non par sadisme — par nécessité logique. Le plan exige qu'on écrase ce qui lui résiste.
Et arrive alors le chapitre le plus glaçant de Hayek : « Pourquoi les pires accèdent au sommet. » Dans un système qui réclame un pouvoir total, ce ne sont pas les meilleurs qui gagnent. Ce sont ceux qui sont prêts à tout. L'homme scrupuleux hésite ; l'homme sans scrupule agit. La machine collectiviste, quelles que soient ses couleurs, sélectionne mécaniquement les brutes.
Regardez l'Allemagne. On vous a raconté que Hitler tombait du ciel, une anomalie, un accident du mal. C'est faux, et c'est dangereux de le croire. Ce que Hayek a compris, c'est que l'Allemagne avait passé un demi-siècle à abandonner le libéralisme classique — l'individu, le droit, le marché — au profit du culte de l'organisation, du collectif, de l'État qui sait mieux que vous. La gauche et la droite partageaient déjà la même prémisse : l'individu doit se soumettre au plan de la nation. Hitler n'a pas eu à construire cette machine. Il l'a trouvée déjà montée, chauffée, prête. Il n'a eu qu'à saisir le volant.
C'est ça, l'avertissement. Le totalitarisme n'est pas une idéologie. C'est une structure. Vous pouvez la remplir de rouge, de brun, de n'importe quelle couleur généreuse. Une fois que vous avez accepté que l'individu doit plier devant le collectif, que la propriété n'est qu'un privilège révocable, que la liberté d'échanger, de parler, d'entreprendre s'arrête là où commence « le bien commun » décrété d'en haut — vous avez posé les rails. Le train, lui, viendra tout seul.
Et il vient toujours avec les meilleures intentions du monde. Chaque marche vers l'abîme est justifiée, raisonnable, compassionnelle. Un impôt de plus pour les pauvres. Un contrôle de plus contre les méchants. Une liberté de moins, mais « juste celle-là ». Personne ne choisit la servitude. On y glisse, une bonne intention après l'autre.
Alors je lance cette bouteille à la mer. À vous qui avez vingt ans et le cœur en feu. Votre révolte contre l'injustice est belle — gardez-la. Mais par l'amour de Dieu, apprenez l'histoire. Lisez Hayek. Lisez ce que fut réellement le XXᵉ siècle, non pas la caricature qu'on vous en sert. Les dizaines de millions de morts qu'il a laissés derrière lui n'ont pas été tués par des sadiques venus d'ailleurs, mais par des systèmes bâtis, au départ, sur des rêves de justice.
La liberté n'est pas le problème à réparer. Elle est le trésor qu'on est en train de vous convaincre de brader.
Réveillez-vous.
Hier j'ai fait un post pour expliquer comment j'en suis arrivé à écrire sur la French Theory — ce post qui m'a valu un follow d'Elon Musk et de Javier Milei, et qui a fait 80 millions de vues.
Mais la French Theory n'était que la conséquence. La cause première, celle qui m'a poussé à creuser tous ces sujets aussi profondément, c'est l'économie.
Et quand je vois Lecornu déclarer qu'« il y avait un sentiment d'inégalité dans la répartition de la richesse, et que ça, il faut bien le traiter », je me dis qu'on tient là, en une phrase, tout ce qui ne tourne pas rond dans ce pays.
Parce que ça fait 50, 60, 70 ans qu'on SAIT. On sait exactement ce qu'il faut faire pour générer de la prospérité et rendre un pays fonctionnel. Ce n'est pas un mystère, ce n'est pas une opinion de comptoir, c'est démontré empiriquement sur tous les continents et à toutes les époques : libéraliser à fond, baisser les impôts au maximum, réduire le poids de l'État partout où c'est possible.
Pourquoi réduire l'État ? Pas par idéologie. Par mécanique pure.
Un bureaucrate est structurellement incapable d'allouer du capital efficacement. Ce n'est pas une question de méchanceté ni d'incompétence individuelle — c'est mathématique. Il n'a pas les signaux de prix, il n'a pas le retour du réel, il n'a pas de skin in the game. Il dépense l'argent des autres, pour des gens qu'il ne connaît pas, sans jamais payer le prix de ses erreurs. Hayek et Mises avaient tout expliqué il y a un siècle : sans marché, tu es aveugle. Tu ne peux pas calculer. Tu ne peux qu'improviser à l'échelle de 68 millions de personnes.
Résultat : des services publics qui s'effondrent, un pays qui décroche, des gens qui galèrent pour de vrai. Et devant ce désastre, on leur explique que le coupable, c'est le voisin qui a réussi. Que si l'hôpital ferme, si l'école ne forme plus, si tu n'arrives plus à te loger, c'est parce qu'il existe des gens riches.
C'est faux. Radicalement faux.
Le problème n'a JAMAIS été qu'il existe des gens riches. La richesse des uns n'a appauvri personne — un euro gagné en créant de la valeur n'est pas un euro volé à quelqu'un d'autre, c'est un euro qui n'existait pas avant. Le vrai problème, c'est un État qui te prend la moitié de tout ce que tu produis pour le cramer dans une machine qui ne fonctionne pas, puis qui vient te dire que ton sentiment d'injustice, c'est la faute du type d'en face.
Taxer davantage, ce n'est pas « traiter le sentiment d'inégalité ». C'est nourrir la bête qui l'a créé.
Le sentiment d'injustice est réel. Mais il ne vient pas de ceux qui créent la richesse. Il vient de ceux qui la confisquent pour la gaspiller — et qui ont besoin que tu regardes ailleurs pendant qu'ils le font.
Is er al iemand op het idee gekomen, dat de belastinginkomsten in België plafonneren omdat de belastingvoeten te hoog zijn? En dat het Laffereffect-dat-niemand-vindt recht voor hun neus staat? Er zijn geen "lekken" aan inkomstenkant, er zijn dambreuken aan uitgavenkant.
Je kan een kleine groep, de meest productieve mensen en het meest productieve kapitaal, niet blijven belasten om alle andere dingen te betalen zonder economische gevolgen.
Trop is teveel!
Nog 3 op 10 Belgen werkt in de private sector. 5 op 10 in Nederland en Duitsland. De rest werkt niet of voor de staat.
7 op 10 zal niet stemmen voor slankere overheid, wel voor meer belastingen op ondernemingen en “sterke schouders”.
https://t.co/FS0PXN5Ycj
Le système actuel ne tiendra pas indéfiniment.
Il tiendra aussi longtemps que la divergence entre les slogans et la réalité sera tenable. C'est toute la leçon de la fameuse parabole du marchand de légumes de Václav Havel.
C'est le marchand de légumes qui affiche le slogan du moment, "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !" alors qu'il n'y croit absolument pas.
C'est une vie de mensonge dans laquelle les individus jouent un rôle. Ils obéissent, et cette obéissance est suffisante pour maintenir le système en vie.
"Ils n'ont pas à accepter le mensonge. Il leur suffit d'avoir accepté de vivre avec lui et en lui. Car, par cela même, ils confirment le système, ils l'accomplissent, ils le font, ils sont le système." - Havel
Ce monde s'effondrera quand suffisamment de personnes oseront dire la vérité.
Ce qui se passera ensuite, c'est exactement ce qui s'est passé à la chute de l'URSS en 1991 : tout le monde y croyait jusqu'à la chute, puis tout le monde a juré qu'en réalité, personne n'y avait jamais cru.
Le système qui paraissait éternel et indétrônable la veille, devient subitement grotesque.
C’est la plus grande faute de @EmmanuelMacron
Je ne pourrai pas pardonner cette immense erreur stratégique
C’est juste fou. C’est une faute contre la France !
Sans nucléaire pas de data centers et pas d’IA
📲 Saviez-vous que dans iOS 27, Apple a prévu une liste de pays où le chiffrement des messages RCS (SMS) est interdit ?
Chine 🇨🇳. Corée du Sud 🇰🇷. France 🇫🇷.
Le reste du monde déploie l'E2EE, le chiffrement de bout en bout entre iPhone et Android. Une avancée majeure pour la confidentialité de vos SMS.
En France, c'est bloqué.
Les opérateurs sont prêts techniquement. Ce n'est pas un problème d'infrastructure. C'est un choix politique.
Les raisons sont multiples, la France ayant toujours une longueur d'avance pour affaiblir votre sécurité et s'assurer de pouvoir garder un oeil sur vous. Mais l'une des pistes probables : La PNIJ - la Plateforme Nationale des Interceptions Judiciaires. Un outil qui permet à l'État d'accéder à vos communications. Le chiffrement de bout en bout sur ces millions d'échanges quotidiens lui couperait l'accès. Définitivement.
Alors notre gouvernement fait tout pour que vous restiez exposés.
# Amateurisme institutionnalisé de l'app européenne de vérification d'âge
La chronologie de ce fiasco se passe presque de commentaire. Le 15 avril 2026, Ursula von der Leyen annonce triomphalement une application qui « coche toutes les cases » : confidentialité maximale, open source, universelle. Douze heures plus tard, Paul Moore la démonte en éditant un fichier XML. Vingt-quatre heures plus tard, les équipes EUDI publient un patch en urgence, baptisé sans ironie « Security Improvements from Security Audit » — avec une faute de frappe dans le message de commit (« cert pining » au lieu de « pinning ») qui trahit le panache d'un travail bâclé à la va-vite.
Le contenu du code initial défie l'entendement. Le commentaire « Shared preferences are encrypted » figurait en clair au-dessus d'une fonction qui n'effectuait qu'un Fisher-Yates shuffle avec une graine codée en dur `[1, 3, 5, 7, 9, 2, 4, 6, 8]` — autrement dit, une permutation déterministe de neuf octets publiée sur GitHub, que n'importe quel développeur débutant peut inverser en cinq lignes de Python. Appeler cela « chiffrement » relève de la fraude sémantique. Ajoutez à cela un `userAuthenticationRequired = false` qui transforme chaque justificatif en jeton au porteur, un exemple de désactivation SSL recopié dans la documentation officielle, et une base SQLite en clair contenant trente justificatifs signés : on ne parle plus de bugs, mais d'une culture d'ingénierie défaillante à tous les étages.
Et c'est là que l'observation de Kruptos devient délicieusement cruelle. Le correctif d'urgence remplace le shuffle maison par `EncryptedSharedPreferences`, la bibliothèque Android Jetpack Security — laquelle a été officiellement dépréciée par Google. Autrement dit, pour « durcir » une application qui vient d'échouer publiquement, l'équipe a pioché dans le stock des composants que leur propre éditeur a marqués comme obsolètes. Google recommande explicitement de migrer vers d'autres solutions. La réponse européenne à un scandale de sécurité consiste à brancher du matériel en fin de vie sur un système critique destiné à 500 millions de citoyens. Le patch tamponne la plaie avec un pansement périmé, et se donne l'air d'avoir agi.
Mais le vrai problème est en amont de la technique, et c'est là que réside la critique fondamentale. Quand un ingénieur privé livre un produit aussi défaillant, il en porte les conséquences : licenciement, réputation brûlée, poursuites, faillite de son entreprise. Quand une startup lève 4 millions d'euros et livre ce code, ses investisseurs la coulent. Ici, nous parlons d'un appel d'offres public de 4 millions d'euros, d'une Commission qui a présenté le produit comme « techniquement prêt » malgré l'alerte préalable de 400 chercheurs en sécurité, et d'un système qui encadrera l'accès de tout un continent à Internet. Qui paye ? Personne. Ursula von der Leyen ne démissionnera pas. Thomas Regnier, le porte-parole numérique, s'est contenté d'expliquer que « quand on dit version finale, c'est toujours une démo ». Paula Pinho a réaffirmé que l'app « est prête, et peut toujours être améliorée ». La responsabilité se dilue dans un discours circulaire où l'échec devient une étape normale de l'amélioration continue.
C'est le cœur du problème : confier un pouvoir à une entité qui ne peut pas défaillir — parce qu'elle s'est organisée pour que l'échec ne la touche pas — déconnecte structurellement la décision de ses conséquences. L'ingénieur qui a laissé `userAuthenticationRequired = false` pour avoir une « démo fluide » ne sera pas celui qui verra sa fille de 13 ans accéder à des sites interdits avec le justificatif de son voisin. Le commissaire qui valide un tender à 4 millions d'euros sans audit technique indépendant ne sera pas celui dont l'identité numérique fuitera lors de l'« énorme brèche » que Paul Moore annonce comme « une question de temps ». Quand le décideur est immunisé contre le coût de ses décisions, le calcul coût-bénéfice se déséquilibre mécaniquement au profit de l'annonce, du slogan, de la coche verte — et au détriment de la rigueur, qui est lente, ingrate et invisible quand elle réussit.
Un système où celui qui fait prendre un risque à autrui n'est jamais celui qui en paie le prix produira, statistiquement et sans faute, du code comme celui-là. Le problème n'est donc pas qu'un stagiaire ait écrit un Fisher-Yates à la place d'un AES-GCM. Le problème est qu'une chaîne hiérarchique, politique et contractuelle entière a validé, financé, annoncé et défendu ce code sans que personne, à aucun étage, n'ait eu quelque chose à perdre en signant. Tant que cette asymétrie demeure — pouvoir régalien sans responsabilité personnelle —, aucun patch, aussi bien intentionné soit-il, ne corrigera la vulnérabilité principale du système : son architecture incitative.
🚨😅🇪🇺 L’UE a sorti sa mise à jour de durcissement de l'App après le hack en 2 minutes de @Paul_Reviews… et c’est encore plus comique !!
🤦♂️ En réalité, ils ont ajout�� des bibliothèques Android officiellement dépréciées depuis 2020-2025 pour "durcir" le stockage...
Le check root c'est juste les vieux chemins de 2015 que Magisk contourne en 30 secondes !
➡️ Le PIN est haché avec PBKDF2-SHA256… mais seulement 210 000 itérations (OWASP recommande minimum 600 000 pour SHA256, et encore pour des vrais mots de passe !!)
👉 En bonus, les photos de passeport/selfie restent mal chiffrées et le root/jailbreak reste une vaste blague
L’UE appelle ça la « première étape de durcissement »… la suite au prochain épisode 😂
🤨 Et ils osent dire que c’est "privacy-by-design"… sérieux @vonderleyen... la suite au prochain épisode ?
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Ce tweet est important. La majorité des jeunes de 15-20 ans qui se disent de gauche sont de bonne foi. Ils veulent un monde plus juste. Leur intuition de départ est saine. Le problème c'est pas eux, c'est ce qu'on leur enseigne.
L'Education Nationale fait un travail de sape sur l'économie depuis des décennies. Les profs d'éco sont majoritairement formés sur des grilles marxistes. La valeur-travail est enseignée comme un fait. Le profit est présenté comme un vol. L'entrepreneur est au mieux absent des manuels, au pire le méchant de l'histoire.
Un gamin de 17 ans qui sort de ce système et qui pense que "les patrons exploitent les salariés", c'est pas un idiot. C'est quelqu'un à qui on a donné une seule grille de lecture pendant 10 ans et qui n'a jamais eu accès à l'autre.
Et c'est exactement pour ça qu'il faut pas les tourner en ridicule. Moquer un gamin de 18 ans qui répète ce qu'on lui a appris c'est facile et c'est contreproductif. Le mur c'est pas lui, c'est le système qui l'a formé.
Ce qu'il faut c'est de la pédagogie. Pas de la pédagogie d'intellectuel avec des citations de Hayek en allemand. De la pédagogie simple, factuelle, accessible. Des chiffres. Des exemples concrets. Des comparaisons entre pays.
Parce que quand tu donnes les faits à quelqu'un de bonne foi, il change d'avis. C'est exactement ce qui s'est passé avec la fille de cette dame. Sans patrons, pas de salariés. Sans investisseurs, pas de machines. C'est basique mais personne ne le leur dit.
Et je vais dire un truc que beaucoup savent mais que personne n'ose dire publiquement.
Une grande partie des youtubeurs et des twitcheurs français sont des défenseurs de la liberté économique en privé. Ils ont parfaitement compris comment le système fonctionne. Ce sont des entrepreneurs. Ils ont créé leur boîte, ils gèrent leur tréso, ils optimisent leur fiscalité, ils négocient leurs contrats. Ils vivent le capitalisme à 100% au quotidien.
Et sur leurs chaînes, devant la caméra, ils jouent les collectivistes. Du virtue signaling pur. Parce que leur audience est jeune, que la jeunesse est culturellement anti-libérale, et que défendre la liberté économique en 2026 sur YouTube français c'est un suicide algorithmique.
Tant que les idées de liberté économique seront perçues comme sales ou inhumaines par la jeune génération, ces créateurs continueront à être hypocrites. Ils continueront à défendre en public l'exact opposé de ce qu'ils pratiquent en privé. Pas par conviction. Par calcul d'audience.
Et c'est exactement pour ça que la bataille culturelle doit aussi se mener au niveau de la jeune génération. Pour normaliser l'idée que la liberté économique c'est pas un gros mot, c'est le meilleur outil qu'on ait trouvé pour sortir les gens de la pauvreté. Le jour où cette idée sera culturellement acceptable, les créateurs arrêteront de se cacher et diront ce qu'ils pensent réellement.
Le combat c'est pas contre la jeunesse. C'est contre l'ignorance organisée et l'hypocrisie qu'elle engendre.
Je viens d'aller regarder ton profil en profondeur et tout s'éclaire.
Porte-parole d'Attac France. L'organisation qui "mène des actions contre le pouvoir de la finance et des multinationales". Bannière "Tax the Rich". Ok, je comprends mieux pourquoi mon tweet te fait réagir.
Parce que concrètement, si les Français étaient un peu plus éduqués sur les mécanismes économiques de base, si ils comprenaient comment la richesse se crée, comment l'allocation du capital fonctionne, pourquoi la liberté économique est corrélée à la prospérité dans tous les pays du monde, alors l'intégralité des idées que tu défends professionnellement s'effondrent.
Et je dis bien professionnellement. Parce que toi c'est pas un hobby. C'est ton poste. C'est ta position. C'est ta raison d'être médiatique. Tu as un intérêt structurel à ce que les gens restent dans l'ignorance économique. Plus les gens pensent que "les riches volent les pauvres", plus Attac a une raison d'exister. Plus Attac existe, plus tu as un micro.
Donc oui, je comprends que quelqu'un qui dit "il faut éduquer les jeunes sur l'économie" te fasse tilter. On doit arriver à 100 à l'heure pour que tu sortes l'attaque ad hominem directement.
Et cette attaque ad hominem elle prouve exactement mon point. Consciemment ou pas, tu sais très bien que si les jeunes s'éduquent sur l'économie, toute ta narrative et potentiellement tout ton business s'effondrent.