@SpurRestaurant
I took my family to the Golden Spur in Rondebosch and the waitress asked me to generate the meal token when we ordered, I mentioned that it would expire before we paid and she said it would not.
Well it did expire and I feel slightly cheated!
Pourquoi on n'a plus eu de Michael Jackson, de Freddie Mercury, de Beatles depuis 40 ans.
Tout le monde a une théorie. "C'est les réseaux sociaux, les stars n'ont plus de mystère, plus de vie privée, avant c'était caché donc ça créait du mythe."
Foutaises.
Le problème n'est pas que les stars sont trop visibles. Le problème est qu'il n'y a plus rien à voir. Le monde est devenu chiant à mourir. Plus personne n'a de couilles. On a émasculé l'Occident.
Ça a commencé dans les années 70. Sous couvert de "protéger les gens", on a anesthésié une civilisation entière. Principe de précaution, normes, conformité, comités d'éthique, sensitivity readers, HR, compliance, ESG. Chaque décennie, une nouvelle couche d'ouate. On a transformé des hommes libres en patients sous sédatif.
Michael Jackson, Freddie Mercury, Lennon, Bowie — ces gens étaient des aberrations statistiques produites par une époque qui tolérait encore l'aberration. Aujourd'hui ils seraient cancel à 23 ans, médicamentés à 25, et finiraient consultants en bien-être à 30. Le système ne produit plus de génies parce que le système a été conçu pour rendre le génie impossible.
Peter Thiel l'avait théorisé il y a longtemps : le projet mondialiste/progressiste n'a jamais été autre chose qu'un communisme qui n'osait pas dire son nom. Même obsession de l'égalité, même haine de l'excellence individuelle, même bureaucratie tentaculaire, même mépris pour celui qui dépasse. Juste mieux marketé. "Inclusion" au lieu de "collectivisation". Même came, packaging premium.
Et ce système est en train de crever sous nos yeux.
On vit la fin d'un cycle de 50 ans. L'Occident — qui a porté à peu près toute la culture, la science, la liberté humaine depuis 500 ans — a éteint sa propre flamme. Volontairement. Par culpabilité, par lâcheté, par confort.
Mais l'Occident va se réveiller. Bientôt. Les signaux sont partout : retour du builder, mépris croissant pour les intellos de salon, montée du e/acc, effondrement de la confiance dans les institutions, génération entière qui ne veut plus jouer au jeu débile que ses parents ont accepté.
Et le vrai accélérateur, c'est l'IA. Pas parce qu'elle va remplacer les gens. Parce qu'elle va WIPE la bureaucratie. Chaque norme absurde, chaque commission, chaque couche administrative, chaque rente parasitaire qui empêchait les gens audacieux de construire — tout ça va sauter. L'IA est l'arme de destruction massive du conformisme institutionnel.
Ce qui arrive est une Renaissance x1000. Une explosion qu'on est littéralement incapables d'imaginer depuis le marasme dans lequel on baigne. Quand tu retires les chaînes à une civilisation qui a inventé l'imprimerie, le télescope, le moteur, l'ordinateur et internet — tu n'obtiens pas un retour à la normale. Tu obtiens un Big Bang.
On va avoir des centaines de Michael Jackson. Des centaines de Freddie Mercury. Des centaines de Newton, de Mozart, d'Edison. Pas parce que les gènes auront changé — ils n'ont jamais changé — mais parce que le filtre qui les écrasait aura sauté.
On va vivre dans un monde complètement fou où l'intensité, le dépassement de soi, la création pure redeviendront le jeu par défaut. Pas le confort. Pas la sécurité psychologique. Pas le wellness. Le DÉPASSEMENT.
Les gens qui pleurent qu'on n'a plus de mythes n'ont rien compris. Les mythes reviennent. Mais pas pour ceux qui regardent. Pour ceux qui construisent.
Build.
Je n'ai jamais été aussi enthousiaste sur le futur.
L'IA accélère les prises de conscience à une vitesse inédite. Ce qui prenait 30 ans en prend 3.
Le pattern historique est limpide : les bureaucrates qui défendaient hier le contrôle, le socialisme, la régulation comme religion d'État ne feront pas mea culpa. Ils ne le font jamais. Les communistes d'Europe de l'Est ne se sont pas excusés en 1989 ils sont devenus consultants, sociaux-démocrates, oligarques. Les mandarins de Vichy ont repeuplé la IVe République. La noblesse d'État française a survécu à 1789, à Napoléon, à la République.
Ils pivotent. Silencieusement. Sans rien admettre. Et c'est très bien comme ça.
Pendant ce temps, regardez qui crée la valeur, qui inspire, qui construit le futur. Les hommes les plus riches du monde aujourd'hui sont alignés sur la liberté individuelle, la liberté d'expression, l'accélération technologique. Musk en est l'incarnation pure : il a racheté la place publique numérique pour la libérer, il envoie des fusées, il construit des IA, il fait des voitures, il connecte des cerveaux. Un homme. Pendant que des ministères entiers produisent des rapports.
Le calcul est devenu public en temps réel. Un Argentin voit en direct ce qui marche à Dubaï. Un Français voit la Silicon Valley. Un développeur compare la régulation IA européenne au laissez-faire américain et choisit son ticket. Les feedback loops sont passés de décennies à mois.
Milei démontre que le démontage frontal de l'appareil d'État est possible quand la douleur devient évidente. 50 000 fonctionnaires en moins. Excédent budgétaire en un trimestre. Inflation divisée par 10. Ce n'était pas censé être possible selon les manuels.
Le contrôlisme ne sera pas vaincu par la conversion de ses prêtres. Il sera vaincu par exit, par comparaison, par évidence. Les bureaucrates rebranderont. Ils parleront d'"IA souveraine" au lieu de "régulation numérique", de "transition juste" au lieu de "décroissance". Peu importe. Leur surface se réduit.
L'histoire ne progresse pas par mea culpa. Elle progresse par funérailles, par remplacement générationnel, et c'est nouveau par accélération technologique qui rend le mensonge institutionnel impossible à maintenir.
Nous sommes la génération qui voit ��a en temps réel.
Construisez.
Je veux présenter mes excuses, au nom des Français, pour avoir enfanté la French Theory (qui a enfanté la pire des merdes idéologiques : le wokisme).
Nous avons donné au monde Descartes, Pascal, Tocqueville. Et puis, dans les ruines intellectuelles de l'après-68, nous avons donné Foucault, Derrida, Deleuze. Trois hommes brillants qui ont fabriqué, dans l'élégance de notre langue, l'arme idéologique qui paralyse aujourd'hui l'Occident.
Il faut comprendre ce qu'ils ont fait. Foucault a enseigné que la vérité n'existe pas, qu'il n'y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir. Que la science, la raison, la justice, l'institution médicale, l'école, la prison, la sexualité, tout n'est qu'une mise en scène de la domination. Derrida a enseigné que les textes n'ont pas de sens stable, que tout signifiant glisse, que toute lecture est une trahison, que l'auteur est mort et que le lecteur règne. Deleuze a enseigné qu'il fallait préférer le rhizome à l'arbre, le nomade au sédentaire, le désir à la loi, le devenir à l'être, la différence à l'identité.
Pris isolément, ce sont des thèses discutables. Combinées, exportées, vulgarisées, elles forment un système. Et ce système est un poison.
Car voici ce qui s'est passé. Ces textes, illisibles en France, ont traversé l'Atlantique. Les départements de Yale, de Berkeley, de Columbia les ont absorbés dans les années 80. Ils y ont trouvé un terreau qui n'existait pas chez nous : le puritanisme américain, sa culpabilité raciale, son obsession identitaire. La French Theory s'est mariée à ce substrat, et l'enfant de ce mariage s'appelle le wokisme.
Judith Butler lit Foucault et invente le genre performatif. Edward Said lit Foucault et invente le post-colonialisme académique. Kimberlé Crenshaw hérite du cadre et invente l'intersectionnalité. À chaque étape, la matrice est française : il n'y a pas de vérité, il n'y a que du pouvoir, donc toute hiérarchie est suspecte, toute institution est oppressive, toute norme est violence, toute identité est construite donc négociable, toute majorité est coupable.
Voilà comment trois philosophes parisiens, qui n'ont probablement jamais imaginé leurs conséquences pratiques, ont fourni le logiciel d'exploitation à une génération entière d'activistes, de bureaucrates universitaires, de DRH, de journalistes, de législateurs. Voilà comment on a obtenu une civilisation qui ne sait plus dire si une femme est une femme, si sa propre histoire mérite d'être défendue, si le mérite existe, si la vérité se distingue de l'opinion.
C'est de la merde pour une raison simple, et il faut la dire calmement. Une civilisation se tient debout sur trois piliers : la croyance qu'il existe une vérité accessible à la raison, la croyance qu'il existe un bien distinct du mal, la croyance qu'il existe un héritage à transmettre. La French Theory a entrepris de dynamiter les trois. Pas par méchanceté. Par jeu intellectuel, par fascination du soupçon, par haine de la bourgeoisie qui les avait nourris. Mais le résultat est là. Une génération entière a appris à déconstruire et n'a jamais appris à construire. Une génération entière sait soupçonner et ne sait plus admirer. Une génération entière voit le pouvoir partout et la beauté nulle part.
Je m'excuse parce que nous, Français, avons une responsabilité particulière. C'est notre langue, nos universités, nos éditeurs, notre prestige qui ont donné à ce nihilisme son emballage chic. Sans la légitimité de la Sorbonne et de Vincennes, ces idées n'auraient jamais traversé l'océan. Nous avons exporté le doute comme d'autres exportent des armes.
Ce qui se construit maintenant, en silicon valley, dans les labos d'IA, dans les startups, dans les ateliers, dans tous les lieux où des gens fabriquent encore des choses au lieu de les déconstruire, c'est la réponse. Une civilisation se reconstruit par les bâtisseurs, pas par les commentateurs. Par ceux qui croient que la vérité existe et qu'elle vaut qu'on s'y consacre. Par ceux qui assument une hiérarchie du beau, du vrai, du bon, et qui n'ont pas honte de la transmettre.
Alors pardon. Et au travail.