Directeur Stratégie et Prospective AprcGroup. Fondateur de @NTCities ancien député (2012-17). Dir. du MBA Léonard de Vinci (Management des transitions urbaines)
Discrimination au travail : la C. de cass. ouvre le champ de l’action de groupe. Certains combats ne trouvent pas débouché dans l’action immédiate. Une longue maturation est nécessaire. Il faut avoir la sagesse de l’accepter et la fierté de la revendiquer. https://t.co/LSU4JnG9tD
La 4ᵉ canicule se dessine dès mardi. Reste désormais à en préciser la durée et l'intensité. Après avoir vécu le mois de juin le plus chaud jamais observé, la France s'apprête également à connaître son mois de juillet le plus chaud. Il est même probable que l'anomalie thermique de juillet dépasse encore celle de juin, pourtant déjà jugée exceptionnelle par de nombreux scientifiques.
Avez-vous remarqué qu'on n'entend presque plus les climatosceptiques depuis deux mois ? Où sont passés les « c'est normal, c'est l'été » ? Après des décennies de désinformation, de manipulation et de détournement du débat, leur discours se heurte désormais à une réalité devenue difficile à nier. Ils ne nous manqueront pas.
Non @ParisMatch les églises ne sont ni fermées ni interdites en Algérie. Attention à ne pas relayer des informations qui visent à dénigrer la visite du pape Léon XIV à Alger, pour des raisons peu glorieuses (dont on devine hélas la motivation) . Renseignez-vous auprès du cardinal Jean-Paul Vesco, archevêque d’Alger, qui pourra vous dire que non seulement les églises sont ouvertes mais qu’elles sont protégées et entretenues. Car les algériens se souviennent eux, que pendant l’effroyable guerre coloniale d’Algérie, le clergé en Algérie comme le fit l’archevêque d’Alger Léon-Etienne Duval a dénoncé la torture et toutes les violences militaires, soutenu l’évidence de l’indépendance, plaidé pour une solutions de respect, d’égalité et de coexistence pacifique contre la logique coloniale, qui aurait permis aux européens de rester, comme il le fit lui-même. Et interdit, par refus de la militarisation du fait religieux, à Massu d’entrer armé dans la cathédrale. Aujourd’hui, plus que jamais, dans le chaos du monde, le dialogue interreligieux est indispensable et tous ceux qui veulent agir pour la paix, devraient se réjouir de cette visite du Pape en terre d’Islam au lieu de la dénigrer, pour la seule raison qu’elle démontre l’absurdité des tensions entretenues entre nos deux peuples, par des voix qui font de la hargne contre l’Algérie un fond de commerce bien peu glorieux @Pontifex_it #Algerie @TebbouneAmadjid
BREAKING: Rabbi Yehuda Gilad, head of Yeshivat Ma’ale Gilboa, visited Khirbet Humsa in the West Bank following a settler pogrom in which a 29-year-old Palestinian farmer was sexually assaulted, his family was beaten, and hundreds of his sheep were stolen.
Below is his full statement, translated from Hebrew:
Letter from the Head of the Yeshiva, Rabbi Yehuda Gilad
With God’s help, Rosh Chodesh Nisan — “a time of atonement for all their generations”
Yesterday I went through a very difficult and deeply disturbing experience. I visited Khirbet Humsa (about a 30-minute drive from our yeshiva), where a pogrom carried out by hilltop youth took place about a week ago.
I heard the details of what happened there from several sources, including Ruti — a woman I have known for years and trust completely.
It turns out that in the early hours of the night, a group of rioters (around 30–40 people) arrived, equipped with sticks and many zip ties. They bound the men (and apparently also two foreign volunteers, though I am not certain of this), and then beat them all over their bodies with fists and clubs. We saw many remnants of the zip ties on the ground. The men required treatment at the hospital in Afula for injuries of varying severity. At the same time, the attackers stole the entire herd — about 300 head — belonging to the few families living there, under unimaginable conditions of poverty.
At first, I heard that there had also been sexual violence, and I did not believe it…
Yesterday we arrived at the site with Ruti, a friend of mine who is well known to them. When they saw us — Rabbi Avidan Friedman and myself — they visibly recoiled in terror and anxiously pointed to the kippot on our heads. Ruti tried to calm them, explaining that we were not among the attackers. Even so, at the beginning of the meeting, they were hesitant and afraid.
I heard directly from a young man — a firsthand witness — what had happened there. From his face, the blue bruise in his eye, and his sorrowful expression, it was clear he was telling the truth. In that same conversation (with the help of a translator), he described in detail the prolonged abuse they endured while bound. Then, with deep shame, he told us something I had previously found impossible to believe.
I find it difficult — my hands tremble as I write this about Jews — and yet I will write it, because I am convinced it indeed happened. Yes, these wicked individuals bound his genitals in an extremely painful way — not to mention the humiliation involved.
These events recall the pogroms our ancestors endured in various diasporas. Have we become like the worst of the nations?
I want to turn to the question: what should be done? But I feel that I am still at the stage of crying out.
Alas — what has become of us!
Le 24 mars 1529, François Ier crée une institution pour une seule raison : la Sorbonne refuse d'enseigner le grec et l'hébreu.
Les théologiens considèrent que le latin suffit. Tout ce qui vient de l'Antiquité grecque les effraie.
François Ier ne négocie pas. Il nomme deux professeurs, les paie sur ses deniers, et leur donne une mission : enseigner ce que la Sorbonne refuse d'enseigner. Gratuitement. À tout le monde.
La Sorbonne est furieuse. Elle tente de faire interdire les cours. Elle échoue.
Deux chaires deviennent douze. Le grec, l'hébreu, les mathématiques, la médecine, la philosophie.
L'institution s'appelle d'abord le Collège des lecteurs royaux.
Aujourd'hui, c'est le Collège de France. Ses cours sont toujours gratuits. Toujours ouverts à tous. Sans inscription, sans diplôme, sans condition.
Près de cinq siècles plus tard, rien n'a changé. C'est l'un des derniers endroits en France où le savoir n'a pas de prix.
Il est illusoire de penser que l’adaptation agricole est sans limite. Avec des températures pouvant atteindre +45 à +50°C en France après 2050, aucune agriculture tempérée ni aucun écosystème actuel ne pourront réellement s’adapter. Je préfère être limpide avec vous... : cela signifie des pertes nettes, irréversibles, et de la mortalité végétale.
Je ne suis pas catastrophiste. C’est une réalité biologique. Le 28 juin 2019, en France, un stress thermique de grande ampleur a frappé le Languedoc : pertes foliaires, brûlures, mortalité importante… à "seulement" 46,1°C. Ce seuil nous rappelle qu’il existe des limites physiologiques que le vivant ne peut pas dépasser. Quoiqu'on investisse, même des OGM, quelques soit la molécule magique que vous trouverez, l'argent ne dépassera pas la réalité BIOLOGIQUE.
La meilleure stratégie d’adaptation pour l’agriculture après 2050 ? C’est vachement clair : réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre. Sans cela, aucune adaptation ne sera suffisante.
Extrait de l'émission La Terre Au Carré sur France Inter.
Premier succès pour le site Agroclimatologie. Notre modélisation du gel agricole a reproduit avec une grande précision l’intensité et la répartition spatiale de l’épisode, tout en permettant une détection du risque jusqu’à 5 jours à l’avance.
À droite, les observations de ce matin. À gauche, la prévision des pertes, illustrée ici sur un abricotier en pleine floraison.
Je suis profondément heureux de pouvoir contribuer, grâce aux connaissances scientifiques des équipes d’AgroClimat2050, à aider les agriculteurs à anticiper les risques et à s’organiser en conséquence. Avec de l'information de qualité, mise à jour toutes les trois heures, à une résolution d'1km², et surtout avec un accès gratuit et ouvert.
La prochaine étape concerne la détection des risques pour la fin mars. Les signaux convergent : il devient de plus en plus probable qu’une période nettement plus à risque s’ouvre à partir de cette échéance.
N'hésitez pas à faire découvrir cet outil :)
https://t.co/SXaf6NXMTa
Confrontée à des audiences en berne depuis le début du conflit au Moyen-Orient, @CNEWS a tenté de se confronter aux concurrentes en envoyant pour la première fois une équipe sur le terrain !
Et surprise : Serge Nedjar, qui a sorti le porte-feuille pour la première fois, a chois @JordanFlrtn et les équipes de @Frontieresmedia pour aller couvrir la guerre depuis Israël.
Mais être journaliste est un métier ; encore plus lorsqu'on est au cœur du terrain. Et Jordan Florentin s'est rapidement retrouvé confronté à ses propres limites.
Duplex pas préparé, bégaiements intempestifs, micro-main partout sauf devant la bouche, Jordan Florentin a finalement été coupé net par @GauthierBret qui a continué sans lui, en le faisant attendre pour rien !
Avec cette crise en Iran, parfaitement couverte par @LCI et @BFMTV depuis une semaine, @CNEWS démontre ses limites : elle n'est pas une chaîne d'info.
Samuel Étienne victime de cyberharcèlement après les attaques de Charles Alloncle, rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public
➡️ https://t.co/XGjCMwkmYd
Monsieur le député UDR @CHAlloncle ,
Ce nouveau tweet ne fait que confirmer la prise d’otage militante de cette commission que vous avez initié pour votre petit intérêt personnel.
Quand vous n’inventez pas des chiffres (d’où provient celui de « centaines de milliers d’euros », quelle est votre source ?), vous occultez volontairement des informations essentielles car elles ne vont pas dans votre sens.
32 émissions sponsorisées deux ans après la création de ma chaîne sur 2.000 émissions produites sur ma chaîne, soit 1,6% ?
Un sponsor publicitaire parmi plus d’une centaine d’autres ?
Un départ du groupe France Télévisions si initié ni souhaité par moi ?
Toutes ces informations sont publiques mais pour les collecter il faut travailler un peu.
Si vous postiez moins sur les réseaux sociaux, vous pourriez approfondir vos dossiers et ne pas abîmer l’image de l’institution qui vous accueille.
Convoquez-moi à nouveau si vous le souhaitez devant la Commission, je prendrai le temps de vous expliquer deux ou trois petites choses.
Monsieur le député UDR @CHAlloncle,
Vos deux tweets du 25 février ont entrainé sur mes réseaux sociaux de très nombreux messages de harcèlement, d’insultes et de menaces.
Votre autorité de représentant de la République a encouragé de nombreux internautes à reprendre les fausses informations, analyses biaisées et propos militants contenus dans ces deux posts. Votre responsabilité est grande.
Je viens de réaliser un live sur la plateforme Twitch pour débunker les fausses informations dont vous êtes à l’origine.
En voici le replay, pour que vous puissiez en prendre connaissance : https://t.co/PjRskePoXk
Je vous demande de retirer ou de corriger vos tweets, et de vous excuser pour avoir participé à une entreprise de désinformation.
Je vous appelle également à cesser d’abîmer le travail de cette commission en le détournant à des fins militantes et partisanes.
Si cela est fondé. 3 questions.
Reste-t-il à l’antenne?
Le Parquet se saisit-il? Et la question la plus importante, si tout cela est réel et vérifié… d’ici la fin des vacances scolaires, retrouvera-t-il son poste devant des élèves en toute quiétude? @AcCreteil@Academie_Paris
🚨🇫🇷 Le chroniqueur de CNews et Sud-Radio, Kevin Bossuet, professeur d’histoire-géo dans une école publique en banlieue parisienne, a remis son compte X/Twitter en public après l’avoir mis en privé pour supprimer plusieurs tweets (+1053 posts effacés en 24 heures), tous aussi répugnants les uns que les autres (sexistes, racistes, etc).
🎁 On vous partage quelques-uns :
1️⃣ "Laure Manaudou, c’est bien celle qui a la chatte qui sent le chlore ?"
2️⃣ "Manif contre les violences faites aux femmes : Elles sont ni putes ni soumises, mais elles veulent bien un petit coup quand même…"
3️⃣ "Marseille : un ado de 15 ans soupçonné du viol d’une mamie. Ne dit-on pas que ce sont dans les vieux pots qu’on fait les meilleures sauces ?"
4️⃣ "Vous mettez Laurent Fabius dans du nutella et ça donne Harlem Désir…"
5️⃣ "Comme j’ai le cœur à gauche, je donne souvent quelque chose aux clochards de ma rue. Des coups de pied dans la tronche notamment…"
6️⃣ "Les Japonais et le nucléaire : un amour fusionnel depuis 1945. #Nagasaki #Hiroshima"
7️⃣ "Bizarrement, dans l’affaire Luka Rocco Magnotta, c’est le chien qui a mangé le chinois et non le chinois qui a mangé le chien. Étonnant, non ?"
[Criminel canadien accusé d’avoir, entre autres, dépecé un étudiant chinois en mai 2012.]
8️⃣ "Si seulement il y avait eu une bonne canicule en 2005 et en 2006, Sarkozy le candidat des vieux n’aurait peut-être pas été élu…"
9️⃣ "Mohammed Merah, celui qui contrairement à Jean-Pierre Chevènement a vraiment fait bouger les lignes... Momo est mort, vive Sarko ! #Toulouse"
🔟 "[Je viens] de voir une photographie de Mohammed Merah et bizarrement, c’est loin d’être une bombe... #Toulouse #Mohammed #moche #dentspourries"
1️⃣1️⃣ "Il est fort ce Momo ! Les Boches auraient eu un mec comme lui en 14-18, ils auraient gagné la guerre !"
[Ce dernier a assassiné de sang-froid sept personnes, dont trois enfants dans une école juive de Toulouse.]
1️⃣3️⃣ "Si tu veux que Momo sorte de la maison, envoie "Israël" au 4248, et si tu veux qu’il y reste, envoie "Allah" au 4248. #BFMTV #Toulouse"
1️⃣4️⃣ "Vouloir tirer un dernier petit coup avant de terminer sa vie seul en prison, quoi de plus humain ? #Toulouse #tuerie #terrorisme"
1️⃣5️⃣ "Voilà, tout est bien qui finit mal. Adieu Momo. Affaire classée ! Bon, on pourrait peut-être passer à autre chose maintenant, non ? #Toulouse"
1️⃣6️⃣ "On vient de m’annoncer que Laure Manaudou quitte Twitter. Laure Manaudou, c’est bien celle qui a la chatte qui sent le chlore ? #Manaudou"
1️⃣7️⃣ "Qu’a fait François Hollande pour attirer des bonnes femmes aussi casse-couilles ? Ce type est maudit ! #Royal #Trierweiler #ClaudineDupont"
1️⃣8️⃣ "Qu’est-ce qu’elle va prendre la pauvre Zahia !Les Bleus sont tellement énervés, qu’elle va mettre 3 ans avant de pouvoir remarcher ! #euro2012"
1️⃣9️⃣ "Ségolène #Royal : "Chez François #Hollande, je ne vois pas de points faibles !" Bah, pourquoi tu l’as quitté grognasse ? Ahlala, ces femmes."
Louis Sarkozy en cas de défaite : « Si j’arrive en troisième position, ça voudra dire que Menton me dit : “Je ne suis pas une fille facile, il faut recommencer, un an c’était trop vite, trop fort, trop rapide, pour me séduire” » - @Camille_Vigogne https://t.co/WGRBWqY4Gg
Je suis moralement aux côtés des parties civiles dans le procès Paty. Je n’ai rien à dire sur ce que m’inspire Brahim Chnina en instance de jugement. Mais la plaidoirie en défense de @frankberton3 est l’une des plus remarquables jamais lues.
⚖️ "Vous allez condamner 20 ans Chnina ; lui, la chèvre !"
La plaidoirie de Franck Berton en défense de Brahim Chnina au procès Paty en appel, lequel a utilisé la volte-face de @NunezLaurent (https://t.co/0TQHs6LuJG) pour défendre son client.
Il parle lentement, sans notes, avec cette gravité qui est sa marque, et une sorte de tristesse méthodique, martelant son anaphore : « Je n’ai pas aimé ce procès ».
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Madame la Présidente, je n’ai pas aimé ce procès. Depuis le premier jour, nous sommes à la défense d’un homme qui nous a demandé de ne pas plaider l’innocence, mais la culpabilité, pour soulager, sûrement, sa conscience, eu égard à la famille de Samuel Paty. Il ne demande rien. Il est posé là. On l’a interrogé un peu, sur ce qu’il a fait pendant cette période ; sur laquelle je vais revenir. Il a la tête courbée, les yeux remplis de larmes ; dès qu’il a une pause, il va là-bas, au bout du box, et fait signe à ses filles. (Chnina pleure.)
(Aux avocats généraux) Vous avez demandé vingt ans. Dix ans de plus qu’en premier instance. Et vous n’avez fait aucune démonstration. Vous êtes même allé au-delà de la complicité, à inventer qu’il aurait donné à Anzorov l’emploi du temps de monsieur Samuel Paty. Quand même ! Comment osez-vous ça… Je suis abasourdi. Je vous dis : je n’ai pas aimé ce procès ! Souvent j’ai préféré me taire, alors que ce n’est pas mon tempérament, je vous assure, mais lui, Chnina, me l’a demandé. Il ne veut pas autre chose qu’être jugé pour ce qu’il a fait, en tant que père de famille.
Les cours d’assises sont remplies de drames et de souffrances. Comme quand Brahim a dit à sa fille : « Ce n’est pas ta faute, c’est la mienne ». Mais si ma fille, que j’aime, me disait ce que Z… a dit à son père, je la croirais !
(…)
Je me dis que le seul espoir qui reste à l’accusé, ce sont ces juges : c’est vous ! Comme dit le pilote, à l’aéroport, c’est le dernier virage : pour lui, entre la vie et la mort. Vingt ans, pour lui, c’est la mort. Juger, c’est ça : c’est le regarder. Regardez-le. Comprenez-le. Brahim est un fantôme.
Moi, je dis que Chnina est une chèvre. Ce n’est pas le dévaloriser : c’est se situer dans ce qu’il a fait !
(Et Berton charge Sefrioui) : « Il vous voit faire une vidéo, mais ce n’est pas cette vidéo qui vous entraîne dans ce box ; c’est le caractère infernal de tout ça et la machine machiavélique mise en route. Mais Brahim Chnina voulait simplement être reçu par la principale du collège ! »
Un gamin vient d’être tué à Lyon. Des tas de médias ont évoqué qu’un parti politique avait, quelque part, conduit, ou était responsable de ce crime ; parce qu’on rend ce parti coupable d’être associé à ce crime… Eh bien Chnina, lui, n’a rien à voir ! On l’embarque dans une causalité qui n’est pas la sienne.
Chnina et Sefrioui n’ont pas les mêmes motivations. Chnina, c’est l’exclusion de sa fille. Pas un élément du dossier ne laisse penser qu’il n’est pas mû par la défense de sa fille et la discrimination dont elle vient d’être victime. Il recherche du soutien partout. Vous connaissez beaucoup de terroristes qui appellent la PEEP et le ministère de la Justice ? Il donne son numéro de téléphone : vous connaissez beaucoup de terroristes qui donnent leur numéro de téléphone ? Vous connaissez beaucoup de terroristes qui vont déposer plainte avec leur fille ? Il n’est qu’à la recherche d’une aide.
Je maintiens que c’est une chèvre ; et pardon, Brahim, de vous traiter comme ça ! Vous êtes allé dans un tunnel. Vous y êtes allé à l’aveugle, dans l’obsession d’un père. Et la folie, c’est qu’il se trouve dans un box de cour d’assises alors qu’il travaillait avec la DGSI pour arrêter le bourreau de sa sœur, ce père de famille ! Il était le premier à lutter contre la folie du jihad.
Enfin bon… bref. Je ne retrouve plus mes mots tellement on marche sur la tête. Pourquoi vous avez besoin de le représenter comme ça ? Mais vous n’avez pas besoin de prendre lui (il montre Chnina) pour avoir lui (il montre Sefrioui). On doit pouvoir, à l’audience, se dire ça : c’est un gâchis ! Chnina n’est pas motivé par une vision terroriste. Il est dans le hall du collège. Il demande à être reçu.
Vous pouvez y aller contre lui : il a pris le parti de se taire, pétri de remords. Il ne peut pas se lever sans demander pardon à la famille Paty. Je lui ai même dit : « Brahim, il faut arrêter ; ils vont considérer que vous le faites exprès. »
Merci, d’ailleurs, pour vos plaidoiries les parties civiles : dire que monsieur Chnina a évolué, ça, ça lui a fait plaisir. Brahim sait que, quelque part, il est entendu. Et il y tient, parce qu’il a perdu l’idée même d’être compris.
Mais il faut une dimension opérationnelle pour l’association de malfaiteurs terroriste. Le propre, c’est de sanctionner des actes préparatoires. Pour lui, c’est quoi, l’acte préparatoire ? Comme s’il avait la conscience qu’un cinglé, à Évreux, allait acheter une machette pour couper la tête de monsieur Paty !
Et on en arrive à monsieur Nuñez. On va arrêter de tourner autour du pot : en première instance, c’était un contexte ; et maintenant, ça serait un comportement !
(Berton relit la première déposition de Nuñez, qui déculpabilise Chnina) : Ce n’est quand même pas un neuneu, Nuñez ! Il dirige l’antiterrorisme ! Et il dit : « Non, cela ne l’expose pas nécessairement à un danger grave pour sa sécurité. » Le directeur de l’antiterrorisme dit que l’élément moral de l’infraction n’existe pas ! Et vous allez condamner vingt ans Chnina ; lui, la chèvre ! Sinon, je vais vous dire : c’est politique ! Je ne veux pas croire que vous répondiez à des sirènes qui ne sont pas celles de la justice.
On aurait pu porter plainte contre Nuñez pour faux témoignage après son mail de rétractation ; mais on ne fonctionne pas comme ça. Chnina ne fonctionne pas comme ça ! Faire une pression médiatique, faire des plateaux télé pour dire que c’est honteux, les réquisitions : on n’ira pas !
Si vous suivez les folies de l’accusation, il ressortira mort.
Il n’a rien d’un terroriste. Il mérite de sortir. Sa famille le mérite. Rostand disait : « On ne piétine pas un homme qui se repent de son crime. » Lui, il ne sait pas quel est son crime. Dites-le-lui avec bienveillance et humanité. Car le plus beau, dans le travail du juge, c’est de savoir quel est le prix de la liberté et de la privation de liberté ; c’est de savoir que votre verdict sera compris par celui qui l’entendra ; c’est de pouvoir rendre un peu d’espoir à un homme qui l’a perdu depuis longtemps.
Vous n’allez pas ramener Samuel Paty d’entre les morts… mais n’envoyez pas non plus Brahim Chnina de l’autre côté.
Vous jugez un homme. Je vous demande de le rendre à sa famille. Lundi.
J’ai défendu des gens qui méritaient la prison. Lui ne le mérite pas. Il ne mérite pas le sort que vous lui réservez. Je vous le confie : ramenez-le dans le monde des humains. Il y a sa place.
Municipales à Nice : donné vainqueur dans tous les cas, Ciotti prend l’avantage sur Estrosi... Bon ben cette année ce sera l’@IRONMANtri de Tours, après 3 participations à l’@IRONMANtri de Nice… Puisqu’on a le choix https://t.co/RnpdnR2l9Y