Entre 2021 et 2023, les exportations directes de La Réunion vers les États-Unis ont subi d’importantes fluctuations : elles sont passées de 29 millions d’euros en 2021 à 40 millions d’euros en 2022 (+38 %), avant de rechuter brutalement à 24 millions d’euros en 2023 (-40 %). Cette instabilité résulte principalement de la dépendance à quelques produits clés tels que la légine australe, le rhum artisanal et la vanille Bourbon, très sensibles aux variations des campagnes de production et de pêche.
Les produits exportés depuis La Réunion vers les États-Unis seront finalement soumis à un droit de douane de 10 %, comme ceux des autres territoires français. Initialement, l’administration américaine avait prévu d’appliquer un taux de 37 % pour La Réunion et de 50 % pour Saint-Pierre-et-Miquelon, selon une première liste diffusée dans le cadre de sa nouvelle politique tarifaire.
Cette décision met fin à une différence de traitement entre territoires français, mais soulève des interrogations sur les critères qui avaient conduit à cette première répartition inégale des droits de douane.
La Réunion frappée par des tarifs douaniers américains de 37 % ! Contrairement aux autres territoires français d’outre-mer, l’île est considérée séparément par les États-Unis, entraînant des taxes d’importation plus élevées.
Cette décision découle de la nouvelle politique tarifaire américaine, qui impose des droits de douane différenciés en fonction des régions, même au sein d’un même pays. Ainsi, la France métropolitaine est taxée à 20 %, tandis que Saint-Pierre-et-Miquelon subit un taux de 50 %.
🔍 Contrats PEC à La Réunion : quand les élus dénoncent… un système qu’ils entretiennent ? 🔍
Face à la nouvelle baisse de la subvention des contrats aidés PEC – tombée à 43,5 % de prise en charge par l’État – les élus locaux montent au créneau. Une mobilisation est prévue ce mercredi devant la préfecture. Mais derrière cette indignation, une question dérange : ne sont-ils pas eux-mêmes responsables d’avoir bâti un modèle public et associatif dépendant d’un dispositif précaire, temporaire par nature ?
🤝 Les contrats PEC sont censés être une passerelle vers l’emploi durable pour les publics éloignés du marché du travail. Pourtant, ils sont devenus une main-d’œuvre bon marché pour faire tourner des pans entiers de l’action publique locale : entretien, animation, périscolaire, environnement… Au lieu d’investir dans des postes pérennes, on a institutionnalisé la précarité. À Saint-Paul, 180 contrats sont jugés "indispensables" au fonctionnement des écoles. Faut-il vraiment que l’éducation des enfants repose sur des emplois de 6 mois, mal rémunérés et constamment menacés ?
🚨 GBH visé par une enquête sur ses activités de lobbying.
Déjà concerné par des plaintes pour entente et abus de position dominante, le Groupe Bernard Hayot fait l’objet d’une enquête de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Selon Libération, cette enquête a été ouverte après un signalement de Transparency International France, qui pointe l’absence de déclaration de certaines activités de lobbying du groupe martiniquais. L’ONG évoque des rencontres fréquentes entre Bernard Hayot et des ministres, qui auraient dû, selon elle, être déclarées conformément à la loi Sapin 2. GBH, bien que membre de la Fédération des entreprises des Outre-Mer (Fedom), n’apparaît pas dans le registre des représentants d’intérêts. L’enquête devra établir si cette situation constitue une infraction.
La profanation de la statue de la Vierge Marie à Saint-Denis a provoqué une onde de choc à La Réunion. Comment expliquer un tel acte dans une île où le respect des croyances est une valeur fondamentale ? Sur les réseaux sociaux, les images de jeunes s’en prenant à la statue de Notre-Dame de la Délivrance ont suscité une forte indignation, notamment parmi les fidèles. Cet événement dépasse la simple dégradation matérielle : il pose la question du respect des symboles religieux dans notre société multiculturelle.
L’intervention rapide des autorités a permis d’identifier plusieurs suspects, dont deux mineurs qui ont été placés en garde à vue avant d’être rel��chés. Deux autres jeunes impliqués auraient quitté l’île pour la métropole, compliquant les investigations. Mais au-delà des sanctions judiciaires, comment expliquer que de jeunes Réunionnais en viennent à commettre de tels actes ? Ce fait divers révèle-t-il une perte des repères religieux et culturels chez une partie de la jeunesse, ou bien un simple défi lancé sur les réseaux sociaux, où la provocation est souvent encouragée ?
Ce geste choque d’autant plus qu’il intervient en pleine période de Carême, moment de recueillement pour les catholiques. L’évêque de La Réunion, Mgr Pascal Chane-Teng, a appelé à l’apaisement et invité à prier pour les auteurs de ces actes, tandis que le préfet a rappelé l’importance du respect entre les différentes communautés. Mais suffit-il de condamner et de prôner l’apaisement ? Ne faudrait-il pas aussi interroger l’éducation, l’influence des réseaux sociaux et le rapport des jeunes à la religion dans une société qui évolue ?
Cet incident soulève une question essentielle : comment préserver la tolérance et le vivre-ensemble à La Réunion dans un monde où les tensions identitaires et religieuses peuvent être exacerbées ? Le respect des croyances a toujours été une pierre angulaire du modèle réunionnais. Mais face à ces actes, comment transmettre ces valeurs aux jeunes générations et éviter que ce type de profanation ne se reproduise ?
[Analyse] La question de la préférence régionale à l'embauche à La Réunion est un débat qui prend une acuité particulière dans un contexte de fort chômage et de ralentissement économique.
Avec un taux de chômage avoisinant les 18%, largement supérieur à la moyenne nationale, et une jeunesse qualifiée particulièrement touchée par la précarité, de nombreuses voix réclament des mesures ciblées pour favoriser l'emploi local. Cette revendication s'inscrit dans un contexte où le coût de la vie est nettement plus élevé qu'en métropole, aggravé par une inflation persistante et une dépendance économique aux importations. La volonté de donner la priorité aux résidents réunionnais dans le recrutement résulte donc d'une nécessité sociale et économique, mais elle se heurte à plusieurs obstacles juridiques et pratiques.
Le principe de la préférence régionale repose sur l'idée que les postes à pourvoir, notamment dans la fonction publique et les grandes entreprises présentes sur l'île, devraient bénéficier en priorité aux Réunionnais qualifiés. Il ne s'agit pas d'une revendication nouvelle : depuis plusieurs années, des collectifs et des associations dénoncent ce qu'ils considèrent comme un favoritisme systémique envers les candidats venus de la métropole, souvent au détriment de profils locaux compétents. Cette dynamique, parfois décrite sous le terme de "syndrome de la goyave de France", renvoie à un ressenti largement partagé par une partie de la population, qui estime que les décisions économiques et administratives sont trop souvent prises par des acteurs extérieurs, peu enclins à favoriser un développement endogène de l'île.
Cependant, la mise en place d'une préférence régionale se heurte à un obstacle juridique de taille : le principe d'égalité inscrit dans la Constitution française. En France, la discrimination à l'embauche fondée sur l'origine géographique est interdite. Si certaines régions comme la Corse ou des collectivités d'outre-mer comme la Nouvelle-Calédonie ont mis en place des dispositifs visant à privilégier l'emploi local, ces derniers ont souvent été limités à des secteurs stratégiques ou à des mesures incitatives plutôt que contraignantes. Toute initiative en ce sens à La Réunion devrait donc être soigneusement cadrée pour ne pas entrer en conflit avec les principes républicains. Des pistes existent toutefois, comme le renforcement des clauses de résidence dans les appels d'offres publics, l'incitation à la formation locale en lien avec les besoins des entreprises, ou encore la création de dispositifs de retour pour les jeunes Réunionnais ayant été contraints de partir étudier et travailler en métropole.
Au-delà de la question juridique, l'enjeu principal reste le développement économique de l'île et l'adéquation entre l'offre et la demande d'emploi. Si les entreprises locales peinent à trouver certains profils spécialisés, c'est aussi parce que la formation initiale et continue n'est pas toujours en phase avec les besoins du marché. Investir dans des secteurs porteurs tels que le numérique, les énergies renouvelables ou l'économie bleue permettrait non seulement de créer des opportunités pour les Réunionnais, mais aussi de rendre l'île plus attractive pour les investisseurs. Plutôt qu'une préférence régionale stricte, qui risquerait d'être difficile à appliquer, une politique globale visant à dynamiser l'emploi local, favoriser la formation et accompagner l'entrepreneuriat apparaît comme une solution plus durable et plus acceptable juridiquement. C'est dans cette perspective que les acteurs économiques et politiques doivent s'engager pour assurer un avenir plus prospère à La Réunion.
🌀 #Cyclone#Garance | Bilan à 18h30 : 3 victimes, 847 hébergés, 182k sans électricité, 171k sans eau, 134k sans internet, 342 relais HS. 2 000 bâches disponibles demain pour les zones impactées. Alerte rouge toujours maintenue.
Le cyclone tropical #GARANCE est ressorti sur mer au large de Saint-Louis et s'éloigne graduellement de l'île de #LaReunion.
Des vents forts de 100 à 150 km/h sont encore possible sur les hauts du SO.
De très fortes pluies orageuses concernent une grande partie de l'île.
#Cyclone#Garance 🌀 | Les vents les plus destructeurs s'éloignent. Le préfet lève l'alerte violette 🟣 L'alerte rouge perdure 🔴 et le confinement reste obligatoire.
⚠️ De fortes pluies persistent et des vents encore violents entre Saint-Leu et Saint-Joseph.
👉 Restés confinés
#GARANCE a atterri à 10h locale sur le N de l'île de la #Reunion, à proximité de Sainte-Suzanne au stade de cyclone tropicale. Les rafales dépassent les 200 km/h. L’œil va traverser l'île et devrait ressortir en mer par le S dans les 2-3 prochaines heures.
#Cyclone#Garance | Les effets du cyclone Garance débutent. 🟣 Face à un impact direct, avec des vents en rafales à plus de 200 km/h, le préfet déclenchera l'alerte violette à 9h.
Face au cyclone Garance, j’appelle nos compatriotes réunionnais à la plus grande vigilance et au respect des consignes de sécurité. L’État est à vos côtés et nos forces mobilisées. Solidarité de la Nation.
#Cyclone#Garance 🌀 | 🔴 Le préfet de #LaRéunion a placé le département en 𝐚𝐥𝐞𝐫𝐭𝐞 𝐫𝐨𝐮𝐠𝐞
🏠 restez à l’abri
⚠ ne prenez aucun risque
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#nouleresilient