Dans la série "les complémentaires santé privées imposées aux entreprises sont un non-sens économique et social et il faut y mettre fin" : le patron d'une très petite entreprise (moins de 10 salariés) me dit qu'il avait pris une mutuelle très à la mode, par simplicité, et qu'il se voit notifier pour 2025 une très forte augmentation de la cotisation. Pourquoi ? Parce que les remboursements dans cette TPE ont été, pour X raisons liées à la santé d'un ou plusieurs salariés ou de leur famille, statistiquement beaucoup plus lourds qu'ailleurs.
Plutôt que d'avoir une mutualisation du risque entre les 65 millions de Français, comme le faisait la sécurité sociale qu'on déshabille de plus en plus au gré des déremboursements au profit des assurances privées, on se retrouve avec un risque de plus en plus atomisé, où les petites structures connaissent un aléa très important selon leur propre risque, qu'elles ne peuvent en aucun cas maîtriser.
Et tout ça pour quoi ? Pour avoir des complémentaires qui remboursent moins bien, et coûtent plus cher, que ce que faisait la sécurité sociale, pour deux raisons majeures identifiées par la Cour des comptes : 1. elles ne peuvent structurellement pas faire les mêmes économies d'échelle qu'une assurance santé qui couvre 65 millions de personnes ; 2. elles ont des dépenses marketing énormes pour capter la clientèle, que n'a évidemment pas la sécurité sociale dont les frais de gestion sont très inférieurs à ceux du privé.
Ce qui se passe en P*lestine se répète au #Liban "Les frappes contre le #Hezbollah font près de 500 morts #Israel demande aux civils de s'éloigner", entend-on ce matin sur @franceinter Toujours à reprendre le narratif israélien. On a déjà oublié les milliers de blessés des bipers