@LoveroNicolas@GaccioB C’est les mêmes qui dénonçaient les juifs et les résistants pendant la seconde guerre mondiale, c’est juste qu’aujourd’hui avec internet et bien au chaud chez eux ils crachent leur haine à tout va, mais ce sont de très petites gens qui ne s’aiment pas beaucoup.
En communication de crise, on appelle ça « la stratégie du bunker » : tout nier, attaquer la source, judiciariser, puis rendre tout retour en arrière de plus en plus coûteux.
Cette mécanique a un fantôme : Jérôme Cahuzac.
Pour attaquer Mediapart, «Marine Le Pen et les lieutenants du parti ont reçu les éléments de langage à faire circuler, envoyés par François Paradol, directeur de cabinet de Bardella, lui-même passé par Egalité & Réconciliation, le mouvement d’Alain Soral» https://t.co/Csfg4cUysj
L’intro de Mediapart : « Jordan Bardella n’a pas seulement produit des écrits antisémites au début de sa carrière politique. Il a aussi menti à la France entière en n’assumant pas la paternité de ses propres textes. »
Fin.
De.
Carrière.
Nouvelles révélations de Mediapart.
Jordan Bardella a menti. Il est bien l'auteur de textes violemment antisémites. La preuve est apportée.
Marine Le Pen savait-elle qu'elle promouvait depuis des années l'auteur de tels écrits antisémites ? Va-t-elle continuer à présenter un tel homme comme son potentiel Premier ministre ?
L'extrême droite révèle son vrai visage : des racistes, des violents, et des menteurs.
Je ne comprends même pas pourquoi Bardella a menti.
Gagner du temps ? J’entends.
Gagner 48 heures ? Aucun intérêt.
Persister rend la chose pitoyable. Errare humanum est, perseverare diabolicum.
Fin de carrière méritée.
Je suis effaré par la réaction de @J_Bardella après la deuxième publication de @Mediapart le concernant. Il ne s’agit pas de « montages grossiers » mais de la restitution de conversations auxquelles il a participé et au cours desquelles il a tenu des propos antisémites. Qui donc s’amuserait à inventer tout cela ? À fabriquer ce scénario qui, s’il ne reposait sur rien, serait débile ? Les dénégations du président du @RNational_off ne tiennent pas debout. Elles posent de grandes questions pour la suite.
Les premières concernent @MLP_officiel Son objectif, s’il est sincère, est de devenir la prochaine présidente de la République. Que pense-t-elle de tout ce cirque ? Va-t-elle continuer, comme elle l’a fait mardi dernier à l’Assemblée nationale, à crier au complot ? Va-t-elle mettre sa campagne en danger en gardant en première ligne, auprès d’elle, cet homme qui ment et s’enfonce dans des dénégations stupides ? Qu’est-ce qui va l’emporter ? L’intérêt du pays tel qu’elle le conçoit ? Ou l’intérêt de la boutique tel que le définit le déni mensonger de Jordan Bardella ?
Il se joue ici quelque chose d’important, qui définit le caractère et les individus. Marine Le Pen, qui n’a pas encore réagi, a quelques heures devant elle pour définir une ligne politique. Soit elle s’embourbe dans le mensonge dont tout le monde voit les grosses coutures. Soit elle assainit la situation en se dissociant de Jordan Bardella. En tranchant le problème, elle en dira davantage sur elle même que toutes les biographies passées et futures.
Les 24 et 25 octobre, le Rassemblement sera en congrès à Orléans. La prévision était de réélire Jordan Bardella à la présidence de l’organisation. Un triomphe était en chantier puisqu’il n’y avaitpas de concurrent. S’il est maintenu en l’état, ce congrès ressemblera à une farce. Tous ceux qui y participeront seront contraints de défendre leur leader et d’endosser avec lui les accusations foutraques de complot organisé par le système médiatique. Au lieu de présenter une figure avenante et ouverte, le RN se montrera ainsi replié sur lui même, agressif, sclérosé, le contraire de l’image que doit donner un parti qui postule au pouvoir dans une démocratie. Et tout cela pourquoi ? Pour sauver la mise d’un homme qui n’assume pas le jeune homme qu’il a été.
Si l’on se projette un peu, la grosse casserole désormais attachée à la cheville de Jordan Bardella rend difficile la poursuite du discours sur sa possible nomination à Matignon. Il faudra sur ce point saisir l’inflexion à venir de Marine Le Pen. Je la subodore parce que j’ai du mal à croire à une stratégie du suicide collectif. En même temps, le fonds de pensée sectaire du Front National sur lequel repose le Rassemblement national peut conduire à une telle attitude.
Le test ultime est donc bien celui là. Si le RN a changé dans ses profondeurs, il se débarrassera de Jordan Bardella. S’il est demeuré tel que son histoire l’a constitué, il le gardera.
Etonnant, non ?
Bien sûr. Une discussion non altérée et constatée par un huissier, dans laquelle un certain Jordan parle de son engagement au FN 93 en laissant des éléments biographiques que seul Jordan Bardella connaissait ne pouvait être qu’un autre Jordan Bardella. C’est évident.
S’il veut réellement contredire Mediapart, Jordan Bardella doit demander à Meta d’extraire son archive Messenger et faire constater par huissier qu’il n’a jamais tenu les propos cités.
Jordan Bardella prétendait que ces messages étaient faux.
Ils sont vrais.
Ils signalent à quel point le RN est vérolé par la haine antisémite, dissimulée jusqu’au sommet du parti.
Combattre le racisme et combattre le RN, c’est une seule et même chose.
Jordan Bardella affirmait que Mediapart ne lui avait pas transmis les éléments avant publication, de sorte qu’il n’aurait pas pu préparer sa défense :
C'est FAUX révèle médiapart qui produit ses échanges avec le patron du RN
À lire ici
https://t.co/MeHKrxgUpa
Jordan Bardella a tenu, selon les éléments probants publiés par Mediapart, des propos orduriers, complotistes et antisémites.
S’il te plaît, @J_Bardella, cite-moi en diffamation. Vraiment.
Qu’on vérifie tout ça devant un tribunal.
Qu’on rigole.
Question simple :
Si tu es aussi sûr de toi que tu le prétends, pourquoi n’as-tu pas choisi la citation directe ?
Tu pouvais saisir directement le tribunal correctionnel et obtenir une audience dans des délais très courts. Un jugement aurait pu intervenir en quelques mois.
À la place, tu as choisi une procédure beaucoup plus longue, dont on ne connaîtra probablement pas l’issue avant longtemps.
Alors la question est simple : pourquoi éviter la voie la plus rapide pour faire trancher publiquement l’affaire par un tribunal ?