Le plus facile pour nous aurait été de simplement relayer ce post, comme d’autres l’ont fait. De rester neutres. De laisser défiler les commentaires racistes, violents et haineux, et de prétendre que cela ne nous concernait pas.
Mais justement, notre combat, c’est l’océan et le vivant.
Lorsqu’un bébé dauphin est utilisé pour servir une cause qui n’est pas la sienne, nous estimons que nous devons intervenir. Même si cela signifie perdre du soutien. Même si cela signifie perdre des dons.
Parce que la neutralité est rarement neutre.
« Éco-fachos », « gauchiasse », « pro-migrants »… mettez-nous l’étiquette qui vous plaît. Nous continuerons notre combat pour le vivant.
Et puisque ce post va faire parler, autant utiliser cette visibilité pour quelque chose d’utile: la consultation en ligne pour donner votre avis sur le développement de l’éolien offshore et ses impacts sur la biodiversité marine : https://t.co/IftSYQHhrs
Deuxième journée de campagne pour Les Vents de la Colère.
Lamya Essemlali nous a rejoints à bord pour entrer au cœur d’un sujet dont on parle encore beaucoup trop peu : le développement massif de l’éolien offshore et ses conséquences sur le vivant.
Parce que derrière les annonces, les objectifs énergétiques et les grands projets industriels, il y a une réalité trop souvent reléguée au second plan : celle des écosystèmes marins et des espèces qui en dépendent.
Le sujet est complexe. Et justement, il mérite mieux que des slogans, des raccourcis ou un débat réservé aux spécialistes.
Il mérite que chacun puisse s’informer, comprendre ce qui se joue et prendre part à la discussion.
Prenez 5 minutes. Informez-vous. Donnez votre avis. Faites entendre votre voix.
Commentez ce post, partagez-le et participez au débat.
Les Vents de la Colère reviennent en force.
Première journée de campagne pour Sea Shepherd France, au cœur d’un sujet majeur : le développement massif de l’éolien offshore et ses conséquences sur le vivant.
Notre objectif n’est pas d’opposer les énergies entre elles, ni de caricaturer le débat. Il est de poser les questions qui dérangent, aux côtés d’experts du sujet, d’aller voir ce qui se passe réellement en mer et de donner la parole à celles et ceux qui observent ces écosystèmes au quotidien.
Parce qu’une lutte contre le dérèglement climatique ne peut se construire au détriment de la biodiversité marine
Les Vents de la Colère ne font que commencer.
J-3 🌊
Madame la Ministre, où en est le Plan national d’actions ?
Sea Shepherd France est prête à être auditionnée. Nous avons des solutions concrètes à mettre sur la table.
Nous réclamons un Plan national d’actions à la hauteur de l’enjeu, pour réparer le préjudice écologique et protéger durablement les petits cétacés.
Interpellez la ministre en commentaire et partagez ce post.
🐬 Les solutions existent. Nous sommes prêts.
Merci à toutes celles et ceux qui nous soutiennent, se soucient de Ttikia et prennent le temps de comprendre comment la protéger. Votre curiosité, votre bienveillance et votre ouverture d’esprit nous font du bien. 💙
Cette mobilisation nous fait vivre des hauts et des bas, avec des réactions parfois diamétralement opposées. Les encouragements nous donnent de la force ; les insultes renforcent notre détermination. Chacun à votre manière, et quelles que soient vos intentions, vous nous motivez à en faire encore plus pour elle. 😉
Nous comprenons l’émotion que peut susciter une rencontre avec Ttikia. Mais même avec les meilleures intentions, s’approcher, insister ou chercher le contact peut lui nuire. Pour elle, les interactions s’accumulent, avec le stress et la vulnérabilité qu’elles peuvent entraîner.
Sa sociabilité ne constitue pas une invitation. Elle nous impose au contraire d’être particulièrement attentifs à nos comportements. Garder ses distances, c’est aussi prendre soin d’elle.
À celles et ceux qui écoutent, adaptent leurs gestes et transmettent ces consignes autour d’eux : merci d’agir avec nous.
Ce n’est pas à Ttikia d’apprendre à se méfier de nous. C’est à nous de lui laisser l’espace dont elle a besoin.
Lorsque nous vous avons appelés à participer à la consultation sur les mesures destinées à protéger les dauphins du golfe de Gascogne, vous avez été 447 à demander le lien pour agir.
Ce chiffre est important.
Ce genre de consultation technique se déroule habituellement dans une indifférence presque totale et ne recueille parfois qu’une dizaine de réponses. Les textes sont publiés discrètement, commentés par quelques initiés, puis adoptés sans que le grand public ait réellement eu connaissance de leur existence.
Cette fois, vous avez refusé de laisser le champ libre.
378 contributions ont été officiellement enregistrées. La protection des dauphins faisait presque l’unanimité, mais 293 contributions demandaient que le projet soit modifié et renforcé.
Parmi elles, 260 se déclaraient « défavorables en l’état ».
Pas défavorables à la protection des dauphins.
Défavorables à un texte jugé trop faible pour réellement les protéger.
Les demandes étaient pourtant claires :
277 contributions réclamaient une fermeture plus longue.
269 demandaient une fermeture simultanée pour tous les navires concernés.
264 réclamaient des caméras embarquées et une véritable surveillance.
261 contestaient les exemptions prévues.
L’État a reçu ces demandes.
Il les a lues.
Il les a comptées.
Il les a même publiées dans sa propre synthèse.
Puis il a adopté l’arrêté presque à l’identique.
Les seules modifications retenues ? L’ajout d’une référence scientifique et la clarification d’une phrase.
Sur le fond : rien.
On nous demande régulièrement d’utiliser les voies du dialogue et des institutions.
Très bien.
Nous l’avons fait.
Mais un dialogue ne peut pas consister à demander l’avis des citoyens, constater qu’une écrasante majorité réclame des changements, puis continuer comme si personne n’avait parlé.
Votre mobilisation n’a pourtant pas été inutile.
Elle laisse une trace officielle.
Elle prouve que les insuffisances de ce texte étaient parfaitement connues avant son adoption.
L’État ne pourra pas dire qu’il ne savait pas.
Merci aux 447 personnes qui ont répondu à notre appel et à toutes celles qui ont déposé leur contribution.
Les dauphins ne peuvent pas répondre aux consultations publiques.
Vous l’avez fait pour eux.
Et puisque leur voix n’a pas été entendue, nous continuerons à la porter partout où cela sera nécessaire.
Nous ne lâcherons rien.
En 2022, l’orque puis le béluga égarés dans la Seine ont brutalement révélé les failles de la prise en charge des mammifères marins en détresse en France.
Car vouloir sauver un animal ne suffit pas. Désenchevêtrer une baleine prisonnière de filets est une opération extrêmement dangereuse, qui exige une formation rigoureuse, du matériel adapté, de l’entraînement et une parfaite coordination.
C’est pourquoi Sea Shepherd France et Apex Cetacea ont accueilli les spécialistes britanniques de BDMLR afin de former leurs équipes aux standards internationaux du sauvetage des grands cétacés.
L’objectif : faire émerger en France une équipe capable d’intervenir efficacement et en toute sécurité lorsqu’une baleine se retrouve piégée.
Protéger, ce n’est pas seulement dénoncer. C’est aussi anticiper, apprendre et se préparer à agir concrètement.
Parce qu’une intervention improvisée peut coûter la vie aux sauveteurs… et condamner tous les animaux qu’ils auraient pu sauver ensuite.
Nous construisons aujourd’hui ce qui manque encore cruellement en France. Pour que demain, aucune baleine ne soit abandonnée à une mort lente et douloureuse. 🐋
https://t.co/6GpPWaYlEG
CEUTA : NE VOLEZ PAS AU DAUPHIN SA MORT
Depuis plusieurs jours, les images d’un jeune dauphin mort sur une plage de Ceuta circulent largement.
Elles sont choquantes et indignes.
Voir cet animal manipulé, porté et exhibé de cette manière provoque légitimement la colère. Chez Sea Shepherd aussi.
Les faits établis à ce stade sont toutefois limités : un dauphin a été retrouvé mort sur le rivage et son corps a été manipulé par plusieurs personnes qui affirment qu’il était déjà mort quand elles l’ont trouvé . Une plainte a été déposée afin que les circonstances de sa mort soient éclaircies.
Le reste demeure incertain.
Aucune image rendue publique ne montre le dauphin avant sa mort. Les vidéos disponibles ne montrent pas davantage le moment où il aurait été tué. Selon les versions rapportées, l’animal aurait été frappé avec un bâton ou avec des pierres selon les versions. Ces affirmations ont été répétées jusqu’à devenir, dans certains médias et sur les réseaux sociaux, une vérité.
Pourtant, le fait est qu’à ce stade, nous ne savons pas comment cet animal est mort.
Cela ne signifie pas qu’aucun acte répréhensible n’a été commis. Cela signifie que les faits doivent être établis par une enquête, et non par la répétition d’une accusation.
Nous voulons savoir dans quel état se trouvait le dauphin lorsqu’il est arrivé près du rivage. Était-il vivant, blessé, agonisant ou déjà mort ? Qu’est-ce qui lui a été fait ? Si des personnes l’ont volontairement blessé ou tué, elles doivent être identifiées et répondre de leurs actes.
Lorsqu’on prétend défendre les animaux, la vérité devrait compter.
C’est précisément pourquoi nous refusons que la mort de ce dauphin soit transformée en carburant politique.
En quelques heures, son histoire a cessé d’être celle d’un animal mort pour devenir celle de « migrants marocains ». Des médias et des comptes qui ne se distinguent habituellement pas par leur engagement en faveur des animaux découvrent soudain une indignation spectaculaire, au moment même où celle-ci leur permet de parler de « barbarie », de « migrants » et de « Marocains ».
Ce n’est plus défendre un animal.
C’est utiliser un animal.
Le choix des mots n’est pas neutre. Pourquoi l’origine supposée ou le statut administratif des personnes présentes sont-ils devenus l’information centrale ? Si un Français commet un acte de cruauté envers un animal en France, titre-t-on systématiquement sur « un Français » ? Si un Espagnol maltraite un animal à Ceuta, son identité nationale devient-elle automatiquement le sujet principal ?
La cruauté envers un animal est le fait d’individus. Elle n’a ni passeport, ni ethnie, ni statut migratoire.
À Ceuta, territoire marqué par une histoire complexe et par un conflit de souveraineté entre l’Espagne et le Maroc, qualifier immédiatement les personnes présentes de « migrants marocains » inscrit cette affaire dans un récit politique qui dépasse largement ce dauphin et l’indignation légitime que suscitent ces images.
Le dauphin, n’a rien à voir avec les frontières humaines. Il ne connaît ni Ceuta, ni Madrid, ni Rabat. Il ne connaît ni nos drapeaux, ni nos querelles de souveraineté, ni nos obsessions identitaires.
Et pourtant, après sa mort, il est devenu malgré lui l’un de leurs instruments.
C’est peut-être cela qui nous révolte le plus : que sa souffrance, réelle ou supposée, passe au second plan derrière le besoin de désigner un camp, un ennemi ou une population à mépriser.
Sea Shepherd combat la cruauté envers les animaux sans distinction. Nous demandons une enquête complète, transparente et rigoureuse : analyse des images originales, recueil des témoignages, examen des circonstances de l’échouage et détermination précise des causes de la mort
Si ce dauphin a été volontairement tué, nous demanderons justice pour lui. Mais nous ne participerons jamais à une mise en accusation collective fondée sur des faits qui ne sont pas établis.
Aimer les animaux ne signifie pas abandonner son esprit critique. Au contraire, c’est refuser qu’ils servent à nourrir notre part d’ombre.
Nous exigeons la vérité, la justice pour l’animal et la fin de son instrumentalisation.
Ce dauphin mérite mieux que de devenir après sa mort une arme dans une guerre qui n’était pas la sienne.
Lamya Essemlali
Présidente Sea Shepherd France
RAIN, DEUXIÈME BÉLUGA MORTE APRÈS SON TRANSFERT DE MARINELAND CANADA
Rain était née libre. Elle a été capturée dans la mer d’Okhotsk, en Russie, en 2008.
Arrachée à l’océan, elle a ensuite été envoyée à Marineland Canada, où elle aura passé près de dix-huit années enfermée. En 2015, elle avait déjà perdu un petit, mort le jour même de sa naissance.
Le 12 août dernier, Rain a de nouveau été soulevée hors de l’eau et transportée sur des milliers de kilomètres jusqu’au Shedd Aquarium de Chicago.
Trois semaines plus tard, elle était morte. Elle avait environ 20 ans.
Rain est la deuxième béluga provenant de Marineland Canada à mourir après son arrivée à Chicago. Peekachu était morte une semaine plus tôt. Le même jour que Rain, Beethoven, un autre béluga détenu depuis des décennies dans cet aquarium, est également décédé.
Trois bélugas sont ainsi morts au Shedd Aquarium en à peine plus d’une semaine. Les causes exactes de ces décès restent à déterminer et les résultats des autopsies devront être rendus publics.
Cette succession de morts ne peut que renforcer les inquiétudes que Sea Shepherd France exprime depuis des mois concernant les conditions et le calendrier envisagés pour le transfert des orques Wikie et Keijo depuis Marineland Antibes, notamment lorsqu’un déplacement en pleine période estivale était évoqué.
Ce drame rappelle que nos alertes ne sont pas théoriques.
Sea Shepherd France est par ailleurs toujours en attente d’une réponse du ministère afin de lui présenter le travail colossal de prospection et d’identification que nous avons mené sur le littoral français pour trouver des sites susceptibles d’accueillir des sanctuaires destinés aux orques et aux dauphins captifs.
Des solutions existent. Nous avons consacré un temps et une énergie considérables à les rechercher. Encore faut-il que les autorités acceptent de les étudier sérieusement.
Rain n’avait choisi ni Marineland, ni Chicago, ni la captivité. Elle était née dans l’océan. Elle est morte dans un aquarium.
Pour Wikie, Keijo et tous les autres, aucune urgence créée par l’industrie de la captivité ne doit servir de prétexte pour mettre davantage leur vie en danger
Et si la solution se trouvait sur le littoral méditerranéen ? Alors que l’avenir des dauphins et des deux orques de Marineland reste toujours bloqué, l’ONG Sea Shepherd France révèle avoir identifié plusieurs sites en Méditerranée susceptibles d’accueillir un sanctuaire marin. Mais l’ONG garde jalousement leur localisation secrète, tant que les collectivités concernées et l’État n’ont pas été informés. « On ne peut pas communiquer à l’heure actuelle sur les emplacements exacts », confirme Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France.
Avec son équipe, elle affirme avoir passé au crible plus de 300 sites sur les côtes françaises, en Méditerranée, en Corse et sur l’Atlantique. Une dizaine répondrait aux principaux critères. Certains se trouvent ici en Méditerranée. Profondeur (entre 12 et 40 mètres), température de l’eau (entre 9 et 30 degrés), exposition à la houle et au vent, qualité de l’eau, mais aussi présence de ports, zones militaires, trafic maritime ou activités de pêche : les contraintes sont nombreuses. « Les activités humaines très présentes sur le littoral français, notamment en Méditerranée, réduisent forcément les possibilités d’emplacement », souligne Lamya Essemlali. Pour la présidente de l’ONG, certains sites pourraient néanmoins être aménagés, « notamment en déplaçant des zones de mouillage ».
Dans l’attente d’une prise de position nette du gouvernement Sea Shepherd attend désormais un rendez-vous avec le cabinet de la ministre de la Transition écologique. « Nous avons été aussi loin qu’on peut aller sans le soutien du politique », estime la militante. L’ONG veut notamment offrir une alternative aux transferts des animaux vers l’Espagne.
Huit dauphins ont déjà été transférés en juillet dernier à Malaga, quatre autres devraient rejoindre l’Oceanogràfic de Valence, « d’ici la fin de l’année » confirme le parc antibois. Quant aux deux orques, Wikie et Keijo, le Marineland d’Antibes souhaiterait pouvoir les transférer au Loro Parque sur l’île de Tenerife. Mais le dossier traîne. Face à la levée de boucliers des associations de protection animale en France, le Loro Parque souhaiterait une prise de position nette du gouvernement espagnol qui pour l’instant tarde à venir.
Il y a encore quelques jours, auprès de nos confrères de Paris Match, Mathieu Lefèvre, le ministre délégué à la Transition écologique, appelait à faire preuve de pragmatisme et maintenait que l’Espagne était « la solution qui offre les meilleures conditions d’accueil ». De son côté, Sea Shepherd réclame que les cétacés antibois restent sur place dans l’attente d’un sanctuaire. Selon l’association, une structure pourrait être opérationnelle en 12 à 15 mois après validation politique, avec un coût de construction débutant autour de deux millions d’euros. Julie Baudin / Nice MatinL’ONG veut notamment offrir une alternative aux transferts des animaux vers l’Espagne. Huit dauphins ont déjà été transférés en juillet dernier à Malaga, quatre autres devraient rejoindre l’Oceanogràfic de Valence, « d’ici la fin de l’année » confirme le parc antibois. Quant aux deux orques, Wikie et Keijo, le Marineland d’Antibes souhaiterait pouvoir les transférer au Loro Parque sur l’île de Tenerife. Mais le dossier traîne. Face à la levée de boucliers des associations de protection animale en France, le Loro Parque souhaiterait une prise de position nette du gouvernement espagnol qui pour l’instant tarde à venir.
Il y a encore quelques jours, auprès de nos confrères de Paris Match, Mathieu Lefèvre, le ministre délégué à la Transition écologique, appelait à faire preuve de pragmatisme et maintenait que l’Espagne était « la solution qui offre les meilleures conditions d’accueil ». De son côté, Sea Shepherd réclame que les cétacés antibois restent sur place dans l’attente d’un sanctuaire. Selon l’association, une structure pourrait être opérationnelle en 12 à 15 mois après validation politique, avec un coût de construction débutant autour de deux millions d’euros.
Nous aurions préféré avoir tort.
Mais nous avions prévenu : « Un transfert en plein été peut tuer. »
Nous l’écrivions le 9 juillet dernier, alors que Marineland envisageait de transporter 8 dauphins vers l’Espagne au cœur d’une canicule historique.
Hors de l’eau, un cétacé doit être maintenu dans des conditions thermiques extrêmement strictes. Sous de fortes chaleurs, chaque étape du transport devient un risque supplémentaire de surchauffe, de déshydratation et de détresse physiologique.
Ce n’était pas une formule choc. C’était une alerte.
Le 26 août, Peekachu est morte.
Capturée dans les eaux russes alors qu’elle n’était encore qu’un bébé, cette femelle béluga de 23 ans avait passé plus de vingt ans en captivité. Elle venait d’être transférée de Marineland Canada vers Chicago.
Moins de deux semaines plus tard, elle ne s’alimentait plus correctement et présentait des signes de déshydratation. Elle est morte alors que les équipes tentaient de lui administrer des soins.
L’autopsie devra encore déterminer les causes exactes de sa mort. Mais ce drame rappelle pourquoi nos alertes ne pouvaient pas être balayées.
Peekachu avait un nom, une histoire, une sensibilité. Elle n’était ni un colis à expédier ni un dossier à solder après la fermeture d’un parc.
À Antibes, l’alerte n’a pas été entendue.
Dans la nuit du 22 au 23 juillet, huit des douze dauphins ont été envoyés au Selwo Marina de Malaga. Leur groupe a été séparé. Les quatre dauphins encore présents à Antibes doivent à leur tour être transférés vers un autre delphinarium, à Valence.
Le transfert à Malaga nous avait été présenté comme provisoire, dans l’attente de la construction d’une structure à Beauval. Beauval a depuis abandonné le projet. Le provisoire n’a désormais plus de destination, mais les dauphins, eux, restent prisonniers d’un autre bassin.
La France a autorisé pendant des décennies leur captivité et leur reproduction. Faute d’avoir anticipé leur avenir, elle en exporte aujourd’hui les conséquences.
Lorsqu’une vie est en jeu, le principe de précaution n’est pas une option.
La mort de Peekachu doit servir d’alerte.
🇫🇷 A-t-on tiré sur Toñi, la matriarche du groupe ? Partagez en masse.
Toñi est arrivée hier dans le détroit avec plusieurs marques sur la nageoire, compatibles avec des impacts de chevrotine. L’hypothèse évoquée est celle de gros plombs utilisés notamment pour la chasse au sanglier, et la disposition des blessures pourrait correspondre à un tir effectué à courte distance.
À ce stade, l’origine exacte de ces blessures doit encore être confirmée.
Mais si quelqu’un a volontairement tiré sur Toñi, nous voulons que les faits soient établis et que les responsables répondent de leurs actes.
Nous proposons une récompense de 10 000 € pour toute information vérifiable permettant d’identifier le ou les responsables et de contribuer à les faire condamner par les autorités.
Vous avez vu quelque chose ? Vous disposez d’une photo, d’une vidéo, d’un témoignage, d’un nom, de l’identification d’un bateau ou de toute autre information utile ?
Contactez-nous directement et de manière confidentielle : [email protected]
Chaque information peut compter. Partagez largement.
—
🇪🇸 ¿Han disparado contra Toñi, la matriarca del grupo? Comparte esta publicación.
Toñi llegó ayer al Estrecho con varias marcas en la aleta compatibles con impactos de munición de escopeta. Una de las hipótesis es que puedan tratarse de postas de gran tamaño, utilizadas entre otras cosas para la caza del jabalí, y la distribución de las heridas podría ser compatible con un disparo realizado a corta distancia.
Por el momento, el origen exacto de estas lesiones todavía debe ser confirmado.
Pero si alguien disparó deliberadamente contra Toñi, queremos que se esclarezcan los hechos y que los responsables respondan ante la justicia.
Ofrecemos una recompensa de 10000 € por cualquier información verificable que permita identificar al responsable o responsables y contribuir a que sean llevados ante las autoridades.
¿Viste algo? ¿Tienes fotos, vídeos, un testimonio, un nombre, la identificación de una embarcación o cualquier otra información relevante?
Contáctanos directamente y de forma confidencial: [email protected]
Cada información puede ser importante. Comparte.
—
🇬🇧 Was Toñi, the matriarch of the group, shot? Please share widely.
Toñi arrived in the Strait yesterday with several marks on her fin compatible with shotgun pellet impacts. One hypothesis is that they may have been caused by large hunting shot, including ammunition used for wild boar hunting, and the pattern of the injuries could be consistent with a shot fired at close range.
At this stage, the exact cause of these injuries still needs to be confirmed.
But if someone deliberately shot Toñi, we want the facts to be established and those responsible to be held accountable.
We are offering a €10,000 reward for any verifiable information that helps identify the person or persons responsible and contributes to their prosecution by the authorities.
Did you see anything? Do you have a photo, video, testimony, a name, the identification of a vessel or any other useful information?
Contact us directly and confidentially: [email protected]
Every piece of information could matter. Please share widely
Sur son rostre, on distingue au moins trois lésions à différents stades : de la peau arrachée, de la fibrine et un tissu cicatriciel plus ancien.
Autrement dit : ce dauphin se serait blessé à plusieurs reprises.
Ces lésions sont compatibles avec un comportement appelé rostrum rubbing : le dauphin frotte son rostre contre les parois, encore et encore, jusqu’à se blesser. Un comportement associé à l’ennui et au manque de stimulation.
Ce dauphin vit dans un espace encore plus petit qu’avant. Malaga ne réglera pas le problème et risque même de l’amplifier.
Le danger n’était pas de le déplacer.
Mais de l’envoyer là.
En pleine canicule.
Dans des conditions encore moins adaptées.
Nous défendons une solution temporaire réellement protectrice, comme Beauval, en attendant une véritable solution : la création d’un sanctuaire.
Pour la troisième année consécutive, Sea Shepherd France est présente dans le détroit de Gibraltar pour défendre l’orque ibérique, une population aussi fragile qu’incomprise.
En mer, nos patrouilles sensibilisent les plaisanciers et contribuent à éviter les interactions entre les orques et les voiliers.
À terre, notre campagne prend une nouvelle dimension avec Espartes - Chroniques de l’orque ibérique. Déjà projeté une dizaine de fois en France, en Allemagne et en Espagne, le documentaire a permis de sensibiliser des centaines de personnes.
Protéger ces orques, c’est aussi apprendre à mieux cohabiter avec elles.
Merci pour votre soutien. Sans vous, rien de tout cela ne serait possible.
Les dauphins d’ @aquasplash_antibes
Oui, Aquasplash. Parce qu’en France, Marineland n’est désormais plus qu’un parc fantôme… mais Aquasplash existe toujours. La marque change, les activités continuent et les animaux, eux, restent prisonniers de la même industrie. (Restez attentifs : une vidéo sur ce sujet arrive très bientôt.)
Ils savaient. Ils ont été alertés. Ils l’ont fait quand même.
La fermeture de Marineland aurait dû marquer un tournant historique : celui où la France cessait enfin de considérer les dauphins comme des attractions que l’on déplace au gré des intérêts économiques.
Mais au lieu d’organiser sérieusement leur avenir, le gouvernement a choisi la solution la plus lâche : les expédier à l’étranger pour pouvoir refermer le dossier au plus vite.
Huit individus ont été livrés à un autre delphinarium privé.
Huit êtres sensibles, intelligents et profondément sociaux, réduits à une simple opération logistique destinée à préserver les intérêts de l’industrie de la captivité.
Ce transfert n’était pas une opération de sauvetage.
C’était une opération de communication.
On les a déplacés pour pouvoir prétendre que le problème était réglé. Pour prononcer quelques phrases rassurantes devant les caméras. Pour que la France puisse détourner le regard pendant que leur exploitation continue, simplement de l’autre côté de la frontière.
Mais un dauphin ne devient pas libre parce qu’on change le nom inscrit sur son bassin.
Il ne devient pas sauvé parce qu’un camion a franchi une frontière.
Et une injustice ne disparaît pas parce qu’un ministre affirme que « tout s’est bien passé ».
Le gouvernement français avait la responsabilité de garantir une solution réellement meilleure. Il avait le devoir d’examiner toutes les alternatives, d’entendre les alertes, d’imposer des garanties strictes et de ne jamais autoriser un transfert tant que les conditions d’accueil n’étaient pas irréprochables.
Il a choisi de ne pas le faire.
Aujourd’hui, les images parlent.
Monsieur le Ministre, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.
Pourquoi Sea Shepherd France soutient-elle le projet Beauval alors que d’autres associations, notamment One Voice et C’est Assez !, s’y opposent ? Dans cette vidéo, nous revenons en détail sur l’affaire Marineland d’Antibes, le transfert des dauphins vers Malaga, l’avenir des orques et des dauphins captifs, ainsi que sur les limites actuelles des projets de sanctuaires marins. Sea Shepherd France ne défend pas la captivité. Mais face à la fermeture progressive des delphinariums européens, une question urgente se pose : où iront les centaines de dauphins qui ne peuvent pas être accueillis immédiatement dans des sanctuaires ?
https://t.co/mGPmXm3vHW
Des nouvelles des 8 dauphins de Marineland transférés à Malaga
Notre équipe présente à Malaga a documenté l’arrivée des huit dauphins transférés depuis Marineland. Entre l’atterrissage et la mise à l’eau du dernier animal, quatre heures et demie se sont écoulées, sous une température extérieure atteignant 31 °C.
Contention, isolement dans des caisses individuelles, chaleur, transport, stress, environnement inconnu, perte de repères… L’accumulation de ces facteurs représente une épreuve physiologique majeure pour un animal aussi sensible qu’un dauphin.
Les images montrent des signes particulièrement préoccupants :
— une immobilité prolongée en surface ;
— une absence de plongée ;
— une perte d’équilibre, avec des bascules de droite à gauche ;
— alors que les autres dauphins nagent normalement autour de lui.
Comme le nôtre, l’organisme des dauphins compense en permanence pour maintenir son équilibre : respiration, circulation, température, réponse au stress… Mais lorsque les contraintes deviennent trop importantes, ces mécanismes peuvent être dépassés. C’est ce que l’on appelle une décompensation : l’organisme n’arrive plus à retrouver son équilibre.
Ces images interrogent et rappellent qu’un transfert n’est jamais un simple déplacement.
Nous continuerons à suivre attentivement l’état de ces huit dauphins et demanderons des comptes sur les conditions dans lesquelles ce transfert a été organisé — mais aussi sur la décision même de les envoyer dans ce delphinarium.
Notre mobilisation continue également pour les quatre dauphins et les deux orques encore retenus à Marineland, ainsi que pour les dauphins de Planète Sauvage. Pour chacun d’entre eux, une solution digne doit être trouvée.
Ces propos sont ceux de Mathieu Lefèvre en 2025, alors qu’il venait d’être nommé ministre de la Transition écologique.
À l’époque, il présentait le projet de Beauval comme une « transition éthique » permettant de mettre fin à l’exploitation commerciale des dauphins.
Quelques semaines plus tard, il affirmait même clairement :
« Les dauphins ne partiront pas en Espagne, où ils pourraient être à nouveau exploités. »
Des mots dignes d’un ministre. Il ne manquait plus que les actes.
Cette nuit, huit dauphins ont pourtant été transférés en secret vers Selwo Marina, à Malaga : un autre delphinarium, exploité par le même groupe que Marineland.
Après les dénégations, les mensonges, l’urgence niée devant la justice puis soudainement invoquée pour justifier leur départ, que reste-t-il de cette parole ?
Ce transfert n’est pas une libération. C’est précisément le risque que Mathieu Lefèvre dénonçait lui-même : déplacer les dauphins pour permettre à leur exploitation de continuer ailleurs.
La seule urgence qui semble avoir compté était celle de la saison estivale de Selwo Marina dont les bassins sont vides. Comment avoir confiance en ceux qui nous gouvernent quand ils mentent de manière si éhontée ?
Ce cirque politique pourrait presque être drôle si ce n’était pas tragique.
TRANSFERT DE MARINELAND : ILS ONT MENTI. ILS DEVRONT RÉPONDRE.
Pendant des jours, le gouvernement et Marineland ont affirmé qu’aucun départ n’était imminent. Devant le juge, ils ont prétendu ne pas connaître la date du transfert.
L’objectif de ce mensonge : rendre notre requête devant le Tribunal, irrecevable.
Pourtant, tout était déjà organisé : les camions, les équipes et le dispositif policier déployé autour de Marineland.
Ces mensonges ont abouti au rejet de notre recours, quelques heures seulement avant que les dauphins soient emmenés en pleine nuit.
Ce n’est ni une erreur de communication ni un malentendu.
C’est un mensonge d’État.
Un mensonge qui a permis ce passage en force et qui a imposé à ces dauphins une grande souffrance et un risque inacceptable pour leur santé et leur sécurité.
Nous avions transmis des alertes vétérinaires précises sur les risques d’un tel transport en pleine chaleur. Elles ont été ignorées. Les conséquences peuvent être immédiates ou apparaître dans les jours et les semaines à venir.
Ils savaient. Ils ont choisi de passer outre. Un immense merci à nos volontaires présents sur place au milieu de la nuit, qui ont tenu bon et documenté jusqu’au bout ce que Marineland et l’Etat auraient préféré accomplir loin des regards.
Le départ des camions ne met pas fin à cette affaire. Nous allons suivre l’état des dauphins, documenter les conséquences de ce transfert et demander des comptes à Marineland comme au gouvernement français.
Ils ont fait partir les dauphins, mais ils ne feront disparaître ni les preuves, ni leurs mensonges, ni leurs responsabilités.
🚨 ALERTE — LE DEUXIÈME DAUPHIN EST EN TRAIN D’ÊTRE CHARGÉ DANS UN CAMION.
Le transfert des dauphins de Marineland a commencé.
Après le premier dauphin, un deuxième animal est en train d’être hissé dans un camion.
Hier encore, devant la justice, l’État affirmait ne pas connaître la date du transfert.
Aujourd’hui, le mensonge est sous les yeux de tous.
L’État savait. Marineland savait. Et pendant que les preuves étaient ignorées, les dauphins étaient préparés pour leur départ.
Un transfert en pleine période estivale, malgré les alertes vétérinaires et les risques majeurs pour leur santé.
Tout cela pour préserver les intérêts financiers de Parques Reunidos et permettre à ses delphinariums de remplir leurs bassins pour la saison touristique.
Pendant ce temps, Mathieu Lefèvre fait mine de ne rien savoir et engage directement la responsabilité de l’État français.
Les dauphins sont chargés un par un.
Les images sont là.
Partagez massivement.