Luc Julia, le co-créateur de Siri qui n’a pas créé Siri.
Regardez-le bien. Né en 1966 à Toulouse. Télécom Paris. Thèse d’IA en 1992. SRI International de 1994 à 2000. Il y croise Adam Cheyer. Ils travaillent sur l’Open Agent Architecture, un proto baptisé The Assistant. Des brevets. Puis il part. Start-up. HP. En 2007, Cheyer, Dag Kittlaus et Tom Gruber fondent Siri Inc. Sans lui. Apple rachète en 2010. L’iPhone 4S sort en octobre 2011 avec Siri dessus. Jobs est déjà mort. Julia arrive chez Apple en novembre. Dix mois. Il remplace Kittlaus. En 2012, Samsung. Neuf ans vice-président innovation. Avril 2021 : directeur scientifique de Renault. Début 2026, il s’en va « d’un commun accord », juste après Luca de Meo.
Voilà le CV. En France, ce n’est pas celui qu’on raconte. On dit « père de Siri ». « Pape de l’IA ». Lui-même a mis « co-créateur de Siri » sur la jaquette de son livre. « Siri, c’est notre bébé. » Les fondateurs, eux, sont plus secs. Tom Gruber : Siri a été fabriqué entre 2008 et 2010, « Luc n’en a écrit aucun » des brevets, « il n’a rien à voir avec Siri ». Dag Kittlaus : « définitivement pas un co-créateur ». Adam Cheyer : il a dirigé l’équipe après le lancement. En dehors de l’hexagone, on cite Cheyer, Kittlaus, Gruber. En France, on invite Julia.
Chez Renault, le numéro un scientifique d’un constructeur automobile répète la même antienne depuis des années : la voiture autonome de niveau 5 « n’existera jamais ». « Je ne vais certainement pas y travailler, et je ne pense pas que Renault devrait y travailler non plus. » Elon Musk ment depuis 2014. Une voiture niveau 5 serait bloquée place de l’Étoile entre 18 heures et une heure du matin. Plus tard, sur un podcast, Musk devient « un connard », « un menteur invétéré », « fasciste ». Le directeur scientifique d’un groupe qui vend des voitures passe une partie de son temps à expliquer qu’on ne fera jamais la voiture dont tout le marketing du secteur rêve encore. Ce n’est pas forcément faux. C’est surtout commode : on ne sera jamais pris en défaut sur un produit qu’on a déclaré impossible.
Le reste est un circuit. Chemises à fleurs. L’intelligence artificielle n’existe pas. IA génératives, pas créatives. ChatGPT se trompe 36 % du temps. GPT-4 repose sur « 1 200 milliards de données ». L’étude des 36 % porte sur du raisonnement logique, une version primitive, jamais publiée. Les 1 200 milliards confondent paramètres et données d’entraînement. Juin 2025, audition au Sénat. Août, Monsieur Phi. On le surnomme le Raoult de l’IA. Lui parle de rançon de la gloire.
Les médias français avaient besoin d’un visage hexagonal pour Siri et pour l’IA. Il a accepté le rôle. Il n’a pas beaucoup corrigé. Quand on le présente comme inventeur, il précise à la marge : co-créateur, pas fondateur, grand-père plutôt que père. Le titre reste. Les plateaux aussi. Renault l’a eu quatre ans.
Le faux prophète n’a pas inventé l’assistant. Il n’a pas non plus inventé la voiture qui se conduit toute seule. Il a inventé un personnage. Siri, tout le monde s’en plaint. La voiture autonome de niveau 5, il l’a enterrée lui-même. Luc Julia, lui, était encore invité.
Super vidéo de numerama qui debunk le catastrophisme sur la consommation d'eau de l'IA
Et oui, construirons des serveurs en France
C'est un des meilleurs pays au monde pour le faire d'un point de vue écolo
https://t.co/okXzBnrbIl
Faudrait demander à des historiens si on a déjà connu des mouvements organisés de manière quasi militaire, dédiés au culte d’un homme providentiel et faisant régulièrement appel à la rue.
Peut-être qu’ils trouveront des exemples.
Chère @valtrier "Chaque mini vidéo consomme 4 litres d'eau." Faux cadre, bon slogan.
Les 4,1 litres viennent du rapport UNU-INWEH 2026. C'est le haut de fourchette pour une vidéo complexe, empreinte hydrique de l'électricité comprise, pas le clip de 8 secondes que vous venez de regarder. Google mesure 0,26 ml pour un prompt texte Gemini. Une vidéo lourde coûte plus. Elle ne vide pas un seau à chaque like.
Une chasse d'eau moderne, c'est 6 litres. La petite touche, 3. Vous en tirez plusieurs par jour. Faites-vous pipi dans des toilettes sèches, ou la vertu s'arrête au seuil des WC ?
Physique simple. Une partie de l'eau des data centers tourne en circuit fermé. Ce qui s'évapore au refroidissement n'est pas la même chose que l'eau des centrales qui produisent le kWh. Coller les trois dans "4 litres par mini vidéo", c'est mélanger prélèvement, consommation et analogie de plateau.
Ordre de grandeur France, Arcep 2024 : 575 000 m³ prélevés par les data centers. L'agriculture : 3,5 milliards de m³. Soit environ 0,02 % des prélèvements agricoles. Si l'eau manque en août, le premier levier n'est pas le clown généré par un GPU. C'est le réseau qui fuit, l'irrigation et la douche de 12 minutes.
L'IA a un coût physique. Personne de sérieux ne le nie. Transformer un extrême statistique en interdiction morale, sans dire ce qu'on mesure, c'est de la sécheresse intellectuelle.
Formidable 🤣
À écouter entièrement 🙈
Clémence Guetté vient de nous offrir, sans même s’en rendre compte, une extraordinaire radiographie sociologique d’une certaine gauche.
Parents de gauche, études de lettres, puis de sociologie, puis d’écologie.
Elle reconnaît elle-même n’avoir jamais connu une grande « adversité idéologique».
Aujourd’hui députée, avec un bon niveau de vie et sans inquiétude matérielle, elle se considère comme privilégiée. Et cela lui provoque, dit-elle, une « culpabilité permanente », dont elle parle notamment dans la psychothérapie qu’elle suit depuis longtemps.
Jusque-là, chacun règle ses états d’âme comme il l’entend. Mais la suite est beaucoup plus politique.
Elle explique vouloir « changer la vie de beaucoup de gens » tout en constatant que « la plupart du temps on change la vie de personne ».
Et surtout, elle reconnaît qu’elle ne peut pas être amie avec des gens qui n’ont pas les mêmes opinions politiques qu’elle.
Tout est là 🤔
Une socialisation politique homogène.
Un parcours intellectuel homogène.
Un entourage idéologique homogène.
Une culpabilité de privilégiée.
Et pourtant la conviction de savoir ce qu’il faut faire pour changer la vie des autres.
Il y a quelque chose de vertigineux à vouloir représenter le peuple lorsqu’on ne supporte même plus, dans son cercle intime, la contradiction politique qui traverse ce peuple.
Moi, je viens d’un autre monde. Je n’ai aucune culpabilité à avoir réussi, aucune envie d’expier mon niveau de vie et aucune difficulté à aimer des gens qui votent différemment de moi.
Je préfère encore une bonne engueulade avec quelqu’un qui pense le contraire de moi à une vie entière passée dans un salon où tout le monde acquiesce. 🤣
La démocratie, ce n’est pas vivre entre gens qui pensent pareil. C’est réussir à faire peuple avec ceux qui ne pensent pas comme vous.
Et peut-être que c’est précisément ce que cette gauche a fini par oublier.
J’adore !
Merci pour ce moment 🤣
Cinq ans de travail.
Cinq ans d'enquêtes et de visites, de recherches et d'entretiens, de lectures et de nuits blanches, d'intimidations et de menaces.
Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) a réussi un tour de force rare : transformer l’Assemblée nationale, le Parlement européen et quelques mairies de banlieue en débouchés professionnels pour des militants dont le principal bagage est la fidélité au chef, le ressentiment identitaire et une culture politique réduite aux slogans. Ce n’est pas un accident. C’est le produit d’une méthode. Il a volontairement privilégié "l’incarnation du peuple" à la compétence, la proximité militante à la maîtrise des dossiers, la capacité à crier plus fort que l’adversaire à la capacité à argumenter. Le résultat est sous nos yeux et il est parfaitement prévisible.
Sébastien Delogu (@sebastiendelogu), élu des quartiers nord de Marseille et proche du leader, a été condamné en février 2025 à 5 000 euros d’amende pour violences aggravées contre un proviseur adjoint et une CPE lors d’un blocus lycéen. En mai 2024, il brandit un drapeau palestinien en séance, provoque le tumulte et écope de la sanction maximale : quinze jours d’exclusion. Hier encore, à Marseille, altercation avec des policiers venus interpeller un suspect dans son immeuble. Insultes relevées dans les PV : "bande de fatigués", "trou du cul". Il est aujourd’hui en garde à vue pour outrage à personne dépositaire de l’autorité publique. Le même homme qui explique qu’il se "fichait" des sanctions de l’Assemblée.
Raphaël Arnault (@ArnaultRaphael), député du Vaucluse sous un nom d’emprunt, cofondateur de la Jeune Garde (groupe antifa dissous), déjà condamné définitivement pour violences volontaires en réunion. Fiché S. Plusieurs de ses collaborateurs parlementaires mis en examen après le lynchage mortel de Quentin Deranque à Lyon. Mélenchon le défend comme un héros dont "le courage honore les Insoumis". On a donc un député dont l’entourage immédiat est impliqué dans une affaire d’homicide, et le mouvement le célèbre.
Andy Kerbrat (@AndyKerbrat), député de Loire-Atlantique : interpellé en flagrant délit d’achat de 3-MMC à un mineur dans le métro parisien. Il a ensuite reconnu avoir puisé largement dans son avance de frais de mandat (argent public) pour son train de vie personnel, avec des retraits nocturnes de plusieurs milliers d’euros. Addiction, chemsex, descente aux enfers après le décès de sa mère. L’Assemblée a remboursé. Le mandat, lui, continue.
Louis Boyard (@LouisBoyard) : altercation télévisée devenue folklorique avec Cyril Hanouna, huées et rappels à l’ordre à répétition dans l’hémicycle, "agent de l’Élysée" lancé à la présidente de l’Assemblée.
Rachel Keke (@KekeRachel), ancienne femme de chambre devenue députée : messages anciens de soutien à Marine Le Pen, à Bachar el-Assad et contenus homophobes partagés, logement HLM conservé pendant le mandat, défaite en 2024 puis licenciement à son retour au travail.
Danièle Obono (@Deputee_Obono) : Hamas qualifié de "mouvement de résistance", Fête de l’Humanité décrite comme "fête de la gauche blanche", racialisme assumé.
Bally Bagayoko (@BallyBagayoko), maire LFI de Saint-Denis : soupçons d’emploi fictif à la RATP pendant des années de cumul de mandats, horaires "élastiques", indemnités ajustées, plaintes pour détournement de fonds publics.
Ersilia Soudais (@ErsiliaSoudais) et Aurélien Le Coq (@Aurelien_Le_Coq) complètent le tableau : militants de carrière, parfois diplômés, mais formés d’abord à la conflictualité permanente plutôt qu’à l’exercice du pouvoir.
Ces profils ne sont pas des exceptions. Ils sont le produit d’un recrutement assumé. Mélenchon a théorisé le remplacement des "élites" par des "gens comme les autres". Sauf que "comme les autres" a signifié, dans la pratique, des personnes souvent sans formation juridique, économique ou historique solide, sans expérience de la contrainte institutionnelle, parfois proches de milieux où la violence physique, la drogue ou les arrangements avec l’argent public ne sont pas des tabous. Le critère n’était pas "sait-il lire un budget, un traité, une décision du Conseil constitutionnel ?". C’était "est-il loyal, visible, capable de faire le buzz et d’incarner une colère ?".
L’effet sur les institutions est mécanique. Le niveau des débats s’effondre : on brandit des drapeaux, on insulte, on interrompt, on transforme l’hémicycle en happening. Les altercations physiques ou verbales se multiplient, y compris avec les forces de l’ordre. Les gardes à vue d’élus deviennent un fait divers récurrent. La vulgarité n’est plus un dérapage, c’est un style. On ne discute plus d’amendements, on joue une pièce de théâtre identitaire dont le public est TikTok.
Mélenchon n’est pas un naïf. C’est un homme cultivé qui a lu les classiques. Il savait exactement ce qu’il faisait. Il a choisi de sacrifier la dignité de la représentation nationale à une stratégie de polarisation et de captation d’un électorat spécifique. Le prix est payé par tout le monde : par ceux qui croient encore que le Parlement sert à légiférer, et par les électeurs qui découvrent que "le peuple au pouvoir" peut aussi signifier le peuple le moins préparé à l’exercer. La République n’a pas besoin de plus de "diversité" de ce type. Elle a besoin de gens capables de penser plus loin que le prochain clash. Mélenchon a fait le choix inverse. On en voit le résultat, semaine après semaine.
Mon édito dans @franctireurmag en accès libre : « Nous ne sommes pas devant un parti comme un autre, mais devant un regroupement de factieux assoiffés de revanche ».👇
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Est-ce que tout le monde se rend compte qu’à partir de mai 2027, la dette de la France sera effacée et que les 20% des Français les plus riches seront enfin sanctionnés ?
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İnternet, algoritmanın önünüze koyduğu o beş siteden ibaret değil.
Bravo Nico,
C’est un petit chef-d’œuvre. Incisif. Bien écrit. Rien de ce que tu dis n’est faux, pris isolément. Et pourtant c’est un modèle de sophismes et d’insinuations.
Étonnant de la part de quelqu’un qui se veut fact-checker sourcilleux, toujours prompt à tenter de discréditer un article de 12 000 signes pour un mot qui ne lui convient pas, ou à crier à la « fabrique du doute » dès qu’on ne cadre pas exactement avec sa lecture.
Le plus amusant est qu’on retrouve ici, en beaucoup moins subtil, plusieurs des procédés que tu traques chez les autres.
La paille et la poutre, toussa.
Allez, c’est parti...
« La France s’assèche et brûle.
En 2023, elle a pourtant exporté près de 4 milliards de litres d’eau en bouteilles. »
1) Premier procédé : deux faits vrais, et un « pourtant » chargé de faire tout le travail de suggestion.
La France connaît une sécheresse sévère. La France a exporté de l’eau embouteillée en 2023. Deux phrases vraies. Le « pourtant » invite à comprendre que l’exportation de cette eau est pertinente pour expliquer la pénurie, ou qu’elle entre directement en concurrence avec l’eau que l’on voudrait stocker.
Ce qui reste entièrement à démontrer.
« 4 milliards de litres »
2) Deuxième procédé : donner un nombre immense sans fournir le dénominateur qui permet d’en comprendre l’ordre de grandeur.
4 milliards de litres, c’est beaucoup.
Cela représente 0,013 % des prélèvements d’eau douce. Rapporté non pas aux prélèvements bruts, dont une énorme partie est restituée au milieu, mais aux 3,8 milliards de m³ effectivement consommés en France cette même année (car les dénominateurs, c’est important), on est autour de 0,1 %.
Exactement le genre de détail de cadrage que tu reproches aux autres et transformes illico en « fake news ».
« On nous parle sans cesse de "stocker l’eau". Il serait peut-être temps de parler aussi de qui la prélève, qui la vend, qui l’exporte et pour quels usages.»
3) Troisième procédé : comparer un flux annuel à une capacité de stockage comme s’ils remplissaient la même fonction.
Car il manque une dimension assez importante dans ton post quand on parle d’eau, et assez surprenante dans un post qui prétend précisément nous expliquer comment gérer la ressource : la géographie.
Un mètre cube prélevé dans l’aquifère qui alimente une source minérale dans les Alpes n’est pas un mètre cube disponible dans la nappe du bassin Sèvre Niortaise-Mignon.
Additionner toute l’eau embouteillée exportée depuis toute la France pendant un an et la comparer à une retenue située à Sainte-Soline suppose implicitement que tous ces mètres cubes sont interchangeables.
Or ils ne le sont évidemment pas.
Pour savoir si un prélèvement d’eau minérale pose problème, il faut connaître la ressource locale, sa recharge, les volumes prélevés et les usages concurrents.
Une réserve de substitution ne sert pas principalement à augmenter la quantité annuelle d’eau disponible en France. Elle sert à déplacer dans le temps certains prélèvements, en pompant lorsqu’ils sont autorisés et que la ressource est davantage disponible afin d’éviter de le faire en période d’étiage.
Opposer « stockage » et « exportation » revient donc à comparer deux questions totalement différentes.
Pas très rigoureux, ça, non ?
« L’eau est une ressource qu’on privatise et qu’on commercialise. »
4) Quatrième procédé : le petit glissement sémantique final.
« Commercialise » ? Évidemment.
« Privatise », en revanche, n’est pas une description juridique neutre.
Le Code de l’environnement dispose que « l’eau fait partie du patrimoine commun de la nation ». Son exploitation peut être privée et commerciale, dans un cadre réglementé. Le mot « privatiser » importe donc déjà dans la phrase une lecture politique.
Et surtout, « privé » ou « public » ne nous dit strictement rien sur la soutenabilité hydrologique d’un prélèvement.
5) Résumons-nous.
Rien n’est faux. C’est même ce qui rend le procédé intéressant.
Un chiffre exact. Des phrases exactes, prises individuellement.
Un cadrage soigneusement choisi, puis une série de rapprochements qui font naître dans l’esprit du lecteur une conclusion que les données, elles, ne démontrent jamais.
La vraie question, parfaitement légitime, n’est tout simplement pas traitée : certains prélèvements d’eau destinée à l’embouteillage sont-ils localement excessifs au regard de la recharge des nappes et des autres usages ?
Pour y répondre, il faudrait regarder aquifère par aquifère, prélèvement par prélèvement.
Mais forcément, autour de 0,1 % de la consommation nette nationale, c’est moins spectaculaire que « six Sainte-Soline ».
6) Moralité : le fact-checking ne consiste pas seulement à vérifier si chaque chiffre est juste. Il consiste aussi à vérifier ce qu’on essaie de leur faire dire.
« Les chiffres ne mentent pas, mais les menteurs adorent les chiffres. »
Mark Twain (ou pas).
Le vieux monde se raidit. Rien de plus prévisible.
Celui qui a passé quinze ans à maîtriser la pioche hurle à l'injustice le jour où la pelle mécanique entre sur le chantier.
Les maréchaux-ferrants ont tenu exactement le même discours quand le pneumatique a tué le fer à cheval.
Le savoir-faire devenu obsolète se défend toujours avec les mêmes armes : la frustration, la peur pour le gagne-pain, l'invocation du "goût" et de "l'authentique".
Aucun de ces arguments n'a jamais ralenti une machine d'une seule seconde.
Adopter ou être dépassé. Il n'y a pas de troisième porte.
J'ai envie de faire de l'humour sur les belles-mères ou les bébés phoques, mais je connais le QI moyen des éléfistes et des wokes, souvent les mêmes, et donc pas de blague.
A la place je vais être plus sérieux: quelqu'un a-t-il vu sa vidéo sur le sort des femmes en Afghanistan, en Iran ou dans le monde musulman ou celle consacrée aux mutilations génitales en Afrique ? Je n'arrive pas à mettre la main dessus. Merci
"Soyez fiers d'être des amateurs".
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Les nazis c’étaient :
- Les camps d’extermination : Auschwitz-Birkenau, Treblinka, Sobibor, Majdanek, Chelmno, Belzec.
- Les chambres à gaz, où l’on entassait des centaines de personnes, nues, jusqu’à asphyxie totale.
- Le Zyklon B, un pesticide industriel détourné pour tuer par millions.
- Les fours crématoires, fonctionnant 24h/24 pour faire disparaître les corps.
- Les fosses communes, creusées par les victimes elles-mêmes avant d’y être fusillées.
- Les marches de la mort, dans la neige, à pied, jusqu’à l’épuisement et l’abattage.
- Les pendaisons collectives, pour terroriser les populations juives et les résistants.
- Les enfants arrachés à leurs parents, parfois jetés vivants dans des braseros ou contre des murs.
- Les wagons à bestiaux, scellés, sans lumière, sans eau, pour transporter des milliers de gens vers la mort.
- Les stérilisations forcées, sur des milliers de femmes jugées “racialement impures”.
- Les expériences médicales, incluant vivisections, infections délibérées, amputations, injections de produits chimiques dans les yeux d’enfants.
- Les ghettos murés, affamés, privés d’eau et de soins, avec typhus et famines organisées.
- Les lois raciales de Nuremberg, interdisant les mariages mixtes, la citoyenneté, l’enseignement, les professions.
- Les rafles, y compris d’enfants de moins de 5 ans, pour les déporter sans retour.
- Les marquages ethniques : étoiles jaunes pour les Juifs, triangles roses pour les homosexuels, triangles noirs pour les "asociaux", etc.
- Le fichage racial : dès la naissance, sur les papiers, les dossiers scolaires, les recensements.
- La déportation des Roms, des personnes handicapées, des Témoins de Jéhovah, des opposants politiques.
- Le programme Aktion T4, visant à éliminer les malades mentaux, les sourds, les handicapés physiques.
- La spoliation totale : maisons, commerces, tableaux, meubles, bijoux, comptes bancaires confisqués.
- La destruction de centaines de communautés juives millénaires, effacées de l’histoire.
- Les exécutions de masse, par balles, dans des ravins ou des forêts : Babi Yar, Ponary, Rumbula.
- Le génocide administratif, planifié à la Conférence de Wannsee, avec ingénieurs, juristes, cheminots.
- La transformation d’êtres humains en “pièces”, numérotées, comptabilisées, méthodiquement éliminées.
- La Shoah par balles : plus d’1,5 million de Juifs tués hors des camps, à bout portant.
- L’extermination de 6 millions de Juifs européens, dont 1,5 million d’enfants, pour le seul “crime” d’exister.
La “nazification d’Israël” n’est pas une dérive, c’est une stratégie. Elle n’est pas maladroite, elle est méthodique. C’est le nouveau langage mondain de l’antisémitisme.
Comparer Tsahal à l’armée nazie, c’est plus qu’une infamie historique. C’est une opération mentale. Une inversion calculée. Elle a deux objectifs :
- Révoquer définitivement le statut de victime des Juifs.
- Se débarrasser du fardeau moral de la Shoah en accusant les survivants d’en reproduire le crime.
C’est la version post-moderne du « ils l’ont bien cherché » : si les Juifs sont devenus les nazis, alors il n’y a plus rien à réparer, plus rien à devoir, plus rien à comprendre. On peut les haïr en paix, même avec bonne conscience.
C’est cela que décrivait Jankélévitch avec une lucidité implacable : “L’antisionisme est l’antisémitisme justifié, mis enfin à la portée de tous. Il est la permission d’être démocratiquement antisémite.”
La nazification” d’Israël blanchit les bourreaux d’hier en salissant les enfants des victimes. Elle recycle la haine juive en indignation vertueuse. C’est une entreprise éminemment antisémite, mais aussi négationniste, car elle efface la singularité abyssale de la Shoah en en faisant un simple miroir idéologique.
Et c’est pourquoi Aymeric Caron, en disant qu’“il y a peu de différences entre l’armée israélienne et les nazis”, n’est pas seulement outrancier, ignorant et indécent, il est antisémite.
La vidéo de l’enfer !
Rien ne tient. Rien ne va.
Les looks, les MacBooks, le thé, les coupes, les sapes, le décor Maisons du Monde, jusqu’au ventilo chinois.
Tout est calibré pour coller quatre stéréotypes de guignol.e.s sous nos yeux.
Et le pire arrive quand on active le son.
Je vais me chercher un Temesta.