Montesquieu is the most underrated thinker in the Western political tradition.
Not because he was obscure – The Spirit of the Laws sold out its first edition and went through twenty-two printings in 18 months. But because he was so completely absorbed into the foundations of Western constitutionalism that he became invisible – like load-bearing walls when the house is standing.
1. His central insight made America possible and France impossible: power must be separated. Different powers must belong to institutions with different interests, constituencies, and timescales, so no single force can accumulate enough authority to become tyrannical. In 1748, this was revolutionary. Every government that existed at that moment was, in some form, a concentration of power. Montesquieu looked at England — the only partial exception — and understood what France was missing.
2. He invented comparative political science. As a diagnostic tool: he asked not "what is the ideal government?" but "what kind of government produces what results, under what conditions?" This was Aristotle’s method applied to political systems: observe, compare, follow the evidence. The Spirit of the Laws is less a theory of how governments should be than an empirical study of how they actually work – and what their differences cost in human freedom.
3. The separation of legislative, executive, and judicial power was his most consequential contribution. Madison read Montesquieu closely; parts of the Federalist Papers are essentially Montesquieu translated into American. The Constitution’s architecture is his architecture. Every check, balance, veto, and independent court flows from one insight: the most reliable protection against the abuse of power is a system in which power constrains power. Not virtue. Not good intentions. Structure.
4. He understood that liberty is not the absence of government but the product of the right kind of government. This is the distinction the French Enlightenment repeatedly failed to make – and it helps explain why 1776 and 1789 produced such different results. Rousseau wanted a virtuous government. Montesquieu wanted a system in which government’s virtue was largely irrelevant because its structure constrained it regardless. One requires "philosopher-kings." The other requires architects. The architects won in Philadelphia. The philosopher-kings won in Paris. The results were not the same.
5. He understood that climate, geography, and culture constrain political possibility. Not all peoples are equally ready for all forms of government at all times. The institutions that produced English constitutionalism could not simply be transplanted onto a society with a different history and social fabric. You cannot design an ideal society from first principles and impose it on any population. The material matters. History matters. The accumulated habits of a people matter – and cannot be replaced by decree.
6. The French ignored him. France has a recurring habit of producing brilliant diagnoses and then abandoning them for the next beautiful abstraction. Montesquieu published in 1748. The Revolution came in 1789. The most precise available map of what produces freedom and tyranny sat largely unused by those who would soon build guillotines in the name of liberty. The Americans read Montesquieu. The French read Rousseau. The difference in outcomes requires little explanation.
7. He is present in every functioning constitutional democracy – and absent wherever power is concentrated in the name of efficiency, emergency, or "the greater good." The administrative state Tocqueville diagnosed, and which we increasingly inhabit, is the inversion of Montesquieu’s architecture: power concentrated, institutions captured, courts politicized, and executives expanding into every space legislatures vacate.
Montesquieu built the house.
The current tenants have been quietly removing the load-bearing walls.
They are surprised when the ceiling sags.
La bande de politiciens liberticides qui répètent les éléments de langage ont quelques "arguments" basiques pour promouvoir l'interdiction des réseaux sociaux, arguments qui parlent aux tripes de ceux qui les écoutent, donc dangereux. Mais ces arguments n'en sont pas moins mauvais.
Le premier: le "harcèlement". Il existe, c'est indéniable.
Le problème est que lorsque les harceleurs sont identifiés, la sanction est nulle. La conjugaison de l'excuse de minorité et du refus de sanctionner financièrement et pénalement des parents d'étrons fouteur de merde incapables de contrôler leur progéniture rend le harcèlement insanctionnable.
Mais l'interdiction des RS mettra-t-elle fin au harcèlement ? Pas du tout. Il se poursuivra dans les écoles, ou devant leurs parvis, parce que le laxisme judiciaire ne s'arrête pas au harcèlement numérique.
Le deuxième: "L'exposition à la propagande"
Alors là, grosse marrade. L'école est devenu un lieu où apprendre à lire correctement est presque un délit, mais où les gamins doivent suivre des sessions de propagande type "la fresque du climat" ou "la théorie du genre" et autres calembredaines wokes. Et les gouvernements restent de loin les premiers producteurs de fake news à des fins politiciennes.
Les réseaux sociaux sont au contraire le dernier espace où les plus agiles d'esprit peuvent rencontrer des opinions argumentées dissidentes. Je comprends que ça emmerde les élites qui voudraient fabriquer une population docile et socialiste.
Le troisième: "les influenceurs toxiques" qui provoquent des passage à l'acte délétères.
Là encore, si des personnes en position d'influence incitent explicitement à commettre des actes délictueux ou criminels, les lois existantes sont parfaitement capable d'apporter une réponse judiciaire correcte. Encore faut il que les juges se sortent les doigts et condamnent vraiment les fauteurs de crime.
Car naturellement, avant les réseaux sociaux, il n'y avait ni psychopathes, ni dictateurs, ni terroristes, ni pogroms, et ils n'avaient aucun moyen de toucher l'esprit des jeunes. Grâce à l'absence de réseaux sociaux, Karl Marx et Adolf Hitler n'ont pas pu faire progresser leurs idées sordides. Sans Facebook fondé en 2004, personne de censé n'aurait pensé à lancer des avions contre des tours en 2001.
Au contraire, les réseaux, par la confrontation d'idées qu'ils permettent (bonnes ou mauvaises, bien ou mal argumentées), permettent de trouver des contrepoints aux idées les plus aberrantes. Pour qui veut bien les chercher.
L'éducation des parents par la responsabilité ("si ton chérubin commet un acte qui a des conséquences néfastes, tu paieras cher pour ton chérubin") et l'application des lois existantes est largement suffisante pour faire face aux inévitables problèmes que font naître les quelques pour-cent d'utilisation nuisible des moyens de communication.
Après tout, ce n'est pas parce que le téléphone permet à des bandits d'organiser des braquages, qu'on songe d'abord à interdire le téléphone ? On commence par lutter contre les braquages ? Non ?
C'est cette logique qui devrait guider l'action publique contre les effets collatéraux négatifs des réseaux sociaux, qui ne sont qu'un outil, souvent bénéfique, parfois moins, comme n'importe quel autre outil. Les réseaux sociaux, comme les jeux vidéo il y a quelques années, sont la mauvaise excuse de politicards en faillite pour cacher leur incapacité à traiter les vrais problèmes du pays à la racine.
Je lis la macronie comme un livre ouvert.
Gabriel Attal demande un référendum pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
Le même qui, premier ministre, n’a jamais demandé l’avis des Français sur l’immigration alors que 70/80 % d’entre eux veulent des frontières et une immigration négative.
Intéressant, non ?
Parce que le vrai sujet n’est pas « protéger les enfants ».
C’est le contrôle du flux d’information.
Ils ont compris une chose simple :
si les gens restent exposés à X pendant la campagne, le récit officiel s’effondre.
Trop de faits, trop de vidéos, trop de dissonance cognitive.
La solution technique ?
Forcer une vérification d’identité pour accéder aux réseaux.
Les plus âgés, techniquement moins à l’aise, resteront majoritairement sur les médias traditionnels.
Les jeunes seront enfermés.
Et le débat public redevient gérable.
Le Conseil constitutionnel a retoqué la loi.
Donc maintenant on sort le référendum.
Urgent, bien sûr.
Alors que d’autres sujets, eux, peuvent attendre encore dix ans.
Ce n’est pas de la protection.
C’est de l’architecture de contrôle.
Et le plus drôle, c’est qu’ils le font au grand jour.
À bon entendeur.
Malgré la douleur, ce militaire dans l'âme, qui a accroché son béret rouge sur son lit et qui a affiché les paroles de la Marseillaise à l'entrée de sa chambre, donne une incroyable leçon de courage, mais 14 ans plus tard, Loïc Liber n'a toujours pas été décoré de la Légion d'honneur.
Il est tétraplégique et respire à l'aide d'un respirateur.
1/ 🧵 La DGFiP a confirmé le 13 août un accès pirate à son SI. ~678 000 contribuables potentiellement concernés. Le vrai sujet n'est pas « une faille » : il n'y en a pas eu. Quelqu'un est entré avec un badge volé. Décryptage ⬇️
Je vous jure que quand les données fiscales et patrimoniales de tous les élus de gauche vont être rendues publiques après la fuite de données, les fouets vont claquer pour colmater les breches d’ici la présidentielle. 😆
Piratage des impôts : «La cyberattaque la plus grave de l'histoire de France», constate SaxX le hacker, expert en cybersécurité https://t.co/jm84zoGsyV
@alexiscorbiere T’as la moitié des députés LFI qui se font des trips à longueur d’année, au bout de monde en classe affaire payés par les Français qui bossent, et les mecs osent la ramener alors que le Président est en vacances en France.
Vous êtes vraiment un ramassis de mange-merde.
Pendant que Le Parisien déploie l’artillerie lourde 10 sociologues, 15 experts en genre, un article de 3 pages et un titre larmoyant sur « le sentiment de ne pas être considérée »
@ZeClint , lui, n’a besoin de personne.
Cerveau monotâche → il fonce.
Cerveau multitâche → elle traîne.
Et bonus : moins d’achats inutiles.
Il regarde juste le réel en face, sans filtre et sans jargon.
Pas de construction sociale, pas de victimisation, pas de symposium.
Juste l’observation brutale, caustique, drôle et terriblement collée à la réalité.
C’est ça, une master class.
Clint 1 – Sociologie 0.🤣
A German soldier stopped at the front of the line. He stared at the old man leading the children.
He knew that face.
The man was Janusz Korczak. The soldier had grown up reading his books.
The guard leaned in and offered him a way out. Step aside. Disappear. Live.
Korczak shook his head. He took the hands of the two children beside him. And he kept walking toward the train.
That was the last offer. There had been many.
Here's who he was.
Janusz Korczak wasn't even his real name. He was born Henryk Goldszmit. A Polish Jew. A doctor.
By the 1930s he was famous across Poland. A pediatrician. A writer of beloved children's books. A radio host. Everyone knew his voice.
He could have had an easy life.
Instead he gave it to orphans.
In 1912, he built a home for Jewish orphans in Warsaw. Dom Sierot. The Children's Home.
It was unlike anything in the world.
The children ran their own little parliament. They had their own court. Their own newspaper. They were treated as people, not problems.
Korczak had one rule above all. A child is not someone who will matter one day. A child matters now.
He lived among them for 30 years. He never married. He had no children of his own.
They were his children.
Then the Germans came.
1940. The Nazis sealed 400,000 Jews inside the Warsaw Ghetto. A few city blocks. Walls. Starvation. Disease.
Korczak moved his orphanage inside. He moved in with it.
His friends begged him to run. He was famous. He looked Polish. He could pass. He could vanish onto the other side of the wall.
He refused.
Inside the ghetto, he fought for the children every single day.
He begged for food in the streets. He carried sacks of potatoes on his old back. He wrote in his diary by candlelight, tracking how much weight each child was losing.
He was starving too. Under 800 calories a day. His body was failing.
He kept going.
In July 1942, he staged one last play with the children. A story about a dying boy who is finally set free.
A friend asked why that play. Korczak answered quietly. He wanted to teach the children to meet death without fear.
He already knew what was coming.
On July 22, the trains began.
Day after day, thousands were marched to the Umschlagplatz. Packed into cattle cars. Sent to Treblinka. None came back.
The resistance came to him one more time. Fake documents. A safe house. A way out.
He said no. He would not leave the children to face it alone.
On the morning of August 5, the soldiers came to the door.
Korczak did not panic. He gathered the children. He told them they were going to the countryside. Fresh air. Open fields.
He had them put on their best clothes. Each child carried a small bag. A favorite book. A beloved doll.
Then 192 children and a handful of staff walked out into the street.
Witnesses never forgot it.
The children did not cry. They did not run. They walked in calm rows behind the old doctor, as if they were heading off on a trip.
Korczak walked at the front. A child holding each hand. The smallest ones carried in his arms.
They marched through the ghetto to the train. Three miles. He never let go.
At the platform, the offer came one final time. And one final time, he refused.
He climbed into the cattle car with his children.
He was never seen again.
Korczak, the staff, and all 192 children were almost certainly murdered the moment they reached Treblinka.
Here's what makes this story unbearable.
He could not save them. He knew it. There was no version of that morning where those children lived.
So he saved the only thing left to save.
He made sure not one of them walked to their death alone. Not one of them was afraid. Not one of them was abandoned.
In the worst place human beings ever built, he gave them the one thing the Nazis could not take. A hand to hold.
Today, Treblinka is a field of stones. 17,000 of them. A silent graveyard for nearly a million murdered people.
Only one stone carries a name.
It reads: Janusz Korczak, and the children.
He had no children of his own. He died beside 192 of them.
So that not a single one would face the end alone.
He couldn't save their lives. He made sure they weren't alone. The least we can do is remember them. Share this so 192 children are never forgotten again. Like if his courage reached something in you. And in the comments, say his name — Janusz Korczak
🚨 INFO : J'ai découvert ce que les médias vous cachent : vos factures d'énergie ont littéralement braqué votre salaire.
En comparant les chiffres depuis 2000, le piège est flagrant. Le prix du gaz a explosé de +255 % et l'électricité comme l'essence ont grimpé deux fois plus vite que le SMIC. Pendant que les élites vantent une inflation maîtrisée, la France qui bosse voit chaque euro gagné immédiatement englouti pour se chauffer et aller travailler.
Ce massacre de votre pouvoir d'achat est un choix politique. On avait le nucléaire pour payer l'électricité trois fois rien, mais nos dirigeants ont préféré brader notre souveraineté aux marchés européens et nous assommer de taxes à la pompe. Bilan : ceux qui se lèvent tôt paient l'addition pour des décideurs totalement coupés du réel.
Jusqu'à quand la France populaire va-t-elle accepter de trimer uniquement pour éponger leurs erreurs ?
Un pavillon de verre et d'acier à 53 millions d'euros, en plein Palais-Bourbon : le projet de Yaël Braun-Pivet a déclenché une levée de boucliers — plus de 135 000 signatures contre ce que les défenseurs du patrimoine appellent un « enlaidissement de Paris ». Mais pour @hadrienmathoux, l'affaire dépasse l'architecture : elle raconte l'obsession pour le fait de laisser une trace, la déconnexion, et le bilan introuvable d'une décennie macroniste qui s'achève.👇
https://t.co/yJXiIifHq7
Mythe n°3 : l’irrigation, ce serait des méga-bassines, une privatisation et un accaparement de l’eau. Trois mots, un même objectif. La guerre du vocabulaire sur l'eau.
• «Méga-bassine». Le terme technique est «retenue de substitution» : un stockage d'hiver qui remplace un prélèvement d'été. L'ouvrage ne prend pas plus d'eau, il la prend à un autre moment.
• «Privatisation de l'eau». En droit français, l'eau est un patrimoine commun de la nation. Un agriculteur n'achète pas d'eau : il obtient une autorisation encadrée, limitée, révocable, restreinte dès le premier arrêté sécheresse.
• Sur le prix : personne ne paie l'eau, ni l'agriculteur ni le particulier. Ce qui se paie, ce sont les services – captage, potabilisation, distribution, collecte et traitement des eaux usées. L'eau brute d'irrigation n'est ni traitée ni distribuée : elle relève d'une redevance de prélèvement, pas d'un achat.
• «Accaparement». L'eau potable reste prioritaire en toutes circonstances. L'agriculture est le 4ᵉ préleveur, 10% des volumes, et la première restreinte en cas de crise.
• Alors pourquoi ces mots ? Parce que le débat n'est pas technique. Derrière, il y a un projet idéologique assumé : produire moins. Moins d'élevage, moins de céréales, moins d'irrigation.
➡️ L'eau n'est pas le sujet. Elle est le levier. Quand on remplace un nom par un slogan, ce n'est pas un accident de vocabulaire mais une volonté de manipuler le débat.
#Eau #Irrigation
@AnnieGenevard@Agri_Gouv@Ecologie_Gouv@Irrigants_Fr
Mélenchon propose purement et simplement d'annuler la dette de la France.
C'est dans son programme : « Refuser le chantage : annuler la dette publique ».
Très bien. Simulation, heure par heure :
**JOUR 1 - 9H00 - SALLE DE LA COUPOLE**
Après plusieurs jours de rumeurs, le Président l'annonce enfin. Un discours, huit minutes, contre l'avis de tous les groupes politiques (sauf le sien).
Résumé à peine tronqué : « le peuple d'abord », « chantage des marchés », blabla souveraineté nationale, blablabla ensemble un meilleur futur...
**9H09 - 20 BOULEVARD DES ITALIENS**
Le desk obligataire souverain de BNP Paribas.
BNP est l'un des 15 SVT : Spécialistes en Valeurs du Trésor.
Le job : coter la dette française en continu.
Ce matin, c'est la panique. Le monde entier veut vendre, le prix ne veut plus rien dire, le taux non plus...
Le desk active la clause qui lui permet d'être exonéré de ses engagements de cotation en cas de « situations exceptionnelles ».
**9H15 - 139 RUE DE BERCY**
L'Agence France Trésor. 46 personnes qui pilotent 2 858 milliards d'euros de dette. Un plateau de PME.
Le lundi, c'est adjudication de BTF, la dette courte. Elle a été annoncée vendredi à 11h. Les soumissions arrivent via MAITRE, le système de la Banque de France. Heure limite : 14h50.
Sauf qu'à 9h15, personne ne sait quoi faire.
Le directeur général de l'AFT arrive... Il appelle le directeur général du Trésor... Qui appelle le ministre.
Décision : annulation. « À titre exceptionnel », comme dit la charte.
Il faut savoir un truc : ça ne s'est jamais produit avant...
Voilà, c'est fait. Il est 9h47.
**10H32 - 7 WORLD TRADE CENTER, NEW YORK**
Il est 4h32 du matin à Manhattan. Chez Moody's, l'équipe de veille est réduite, mais elle est là.
Le comité de notation est convoqué en urgence. Dégradation de la note de la France ? Personne ne va voter contre.
Mais avant de publier, il doivent attendre la clôture du marché... et c'est là que ça fuite. Ça fuite toujours.
**10h54 - ALERTE BLOOMBERG**
Dégradation massive attendue, plusieurs crans, les trois agences.
Deuxième explosion sur l'OAT. Le marché n'avait pas besoin de l'alerte. Mais maintenant, même ta belle-mère est au courant.
**11H45 - CHAÎNES D'INFO EN CONTINU**
Bandeau rouge, plateau d'experts, images de la Grèce en 2015.
Les files devant les distributeurs. Les retraités assis par terre devant leur agence... Ça tourne en boucle depuis ce matin.
Personne n'a besoin de comprendre la mécanique du collatéral pour comprendre qu'il se trame quelque chose de grave.
**12H30 - SIÈGE DE LA BANQUE DE FRANCE**
Communiqué officiel du gouverneur. Il se veut rassurant : le système bancaire français est solide, les dépôts sont garantis, il n'y a aucune raison de retirer ses liquidités.
(Il vient de donner à 68 millions de personnes l'idée de retirer leurs liquidités)
**13H04 - SERVICE MOMENTANÉMENT INDISPONIBLE**
Les applis bancaires saturent. Les exchanges crypto aussi.
C'est pas une cyberattaque, juste les serveurs qui prennent tout le pays d'un coup.
**14H40 - LA PANIQUE SE PROPAGE**
Plus une seule valeur du CAC 40 dans le vert.
L'indice affiche -15% : le pire jour de l'histoire du CAC, 11 écarts-types.
**16H50 - X**
Premier distributeur de billets vide. Un Tweet. 45 000 commentaires, 96 000 partages, 6 millions d'impressions.
Les réseaux s'enflamment et la spirale s'accélère.
**17H35 - PALAIS BRONGNIART**
Clôture de la bourse de Paris à -17%.
Les agences de notation publient officiellement dans la foulée.
S&P : passage en CC, un cran au-dessus du défaut, en attendant l'exécution.
Fitch : C, puis RD dès le premier paiement manqué.
Moody's (qui n'a même pas de symbole pour le défaut) : C, la note la plus basse de son échelle.
La France sort de la catégorie investissement. Des milliers de fonds à travers le monde ont désormais dans leur mandat l'interdiction formelle de détenir nos obligations.
Ils sont vendeurs, mécaniquement, sans que personne ne décide rien (de toute façon, Jean-Luc a décidé qu'ils ne seraient pas remboursés)
**17H39 - NEW-YORK**
Le comité de l'International Swaps and Derivatives Association (ISDA) se saisit du dossier : événement de crédit. Activation à venir des CDS.
Le CDS, c'est une assurance incendie sur la maison du voisin. Tu peux en acheter sans habiter dedans, et autant de contrats que tu veux. Le jour où la baraque brûle, tous ceux qui ont vendu ces assurances doivent payer en même temps. Pour payer, ils vendent ce qu'ils ont sous la main.
C'est comme ça qu'un feu dans une rue finit par cramer tout le quartier. Et c'est comme ça qu'une crise locale devient globale.
Panique sur les marchés. L'euro termine à -4% face au dollar. Record absolu depuis sa création.
**20H00 - FRANCE 2**
Léa Salamé ouvre le JT sur un ton qui se veut rassurant.
En plateau, Gabriel Zucman explique que pour une fois, on est allé chercher le grand capital là où ça fait mal.
Il a raison sur un point : 57,5% de la dette est détenue à l'étranger. Ils vont morfler.
Il oublie juste le reste. On y revient dans deux jours...
**21H15 - GROUPES WHATSAPP**
Les groupes WhatsApp familiaux tournent à plein régime. Ton oncle a un plan. Ta cousine relaie un TikTok qui raconte que l'or va être réquisitionné...
Tout est faux, mais ça n'a déjà plus aucune importance.
**JOUR 2**
** 8H58 - PRÉ-OUVERTURE**
Le CAC est attendu à -10%. Personne n'ose se mettre à l'achat.
Une comunniqué du président de l'AMF annonce interdire la vente à découvert sur l'ensemble de la place.
**9H00 - BOURSE DE PARIS**
Les trois grandes banques françaises sont réservées à la baisse dès la première seconde. Cotation suspendue.
Reprise trois minutes plus tard. Réservées encore. Reprise. Encore.
À 9h30, elles n'ont toujours pas coté une seule fois.
**9H35 - SIÈGE DE L'AMF**
Le président de l'AMF annonce utiliser un pouvoir que personne n'a encore jamais utilisé en France : l'article L.421-16 du code monétaire et financier. Suspension de tout ou partie des négociations.
Durée maximum sans passer par le ministre : deux jours. Ça finira par passer devant le ministre... et ça sera plus.
**10H05 - PARTOUT EN FRANCE**
Dans les agences bancaires, des files d'attente partout. Les mêmes files qu'on regardait à la télé, dans un autre pays, en se disant que c'était loin.
Un directeur d'agence explique qu'il ne peut pas servir plus de 300 euros par personne. Il n'a pas reçu de consigne... Il n'a juste plus de billets.
Un client de 70 ans lui demande où est son argent. Il ne sait pas quoi répondre. Techniquement, l'argent est là. Il est juste prêté à quelqu'un d'autre. Ça a toujours marché comme ça.
**11H00 - FRANCFORT, SIÈGE DE LA BCE**
Tous les jours, les banques françaises se refinancent auprès de la BCE en déposant des titres d'État en collatéral. Le seuil d'acceptation est fixé à BBB-
Depuis hier soir, on est en dessous. Fin du game.
**12H06 - PARTOUT EN FRANCE**
Plusieurs préfets ordonnent la fermeture des agences bancaires. Impossible de gérer les clients. Trop risqué.
Plusieurs centaines d'agences seront vandalisées dans la journée. Elles ne rouvriront pas avant trois semaines.
**15H00 - DAB**
Neuf distributeurs sur dix sont vides.
Les files se déplacent vers les stations-service, parce que quelqu'un a dit que le carburant serait rationné. Personne ne sait qui l'a dit en premier.
Dans les supermarchés, ce sont les mêmes rayons qu'en mars 2020. Riz, pâtes, huile, conserves, PQ... On connaît la chorégraphie.
Premières bagarres. Trois interpellations.
Premiers pillages aussi... Ça passe en boucle sur toutes les chaines... ce qui garantit qu'il y en aura 20 fois plus le lendemain.
**JOUR 3 - ÇA CONTINUE**
Rachats d'assurance-vie suspendus.
Parfaitement légal : loi Sapin 2, article 49. 3 mois, renouvelables 1 fois. Et ça ne passe pas par le Parlement.
L'assurance-vie, c'est 20 millions de Français et 2 162 milliards d'euros. Le fonds euros, ce truc « à capital garanti »... il est garanti par quoi, à ton avis ? Par des obligations d'État. Celles qu'on vient d'annuler.
**SEMAINE 2 - ÇA EMPIRE ENCORE**
Un pays qui ne peut plus emprunter doit équilibrer son budget immédiatement.
Le déficit public, c'est 150 milliards par an. C'est le trou qu'on comblait avec de la dette... Mais vu qu'Einstein-Mélenchon l'a annulée, 3 leviers s'offrent à nous et il faut tirer dessus tout de suite :
1/ Salaires du secteur public
2/ Pensions retraites
3/ Prestations sociales
**ET C'EST LÀ QU'ON TOUCHE LE VRAI MUR.**
L'Argentine s'en est sortie en dévaluant. La Russie aussi. Le peso a perdu les trois quarts de sa valeur, le rouble les deux tiers en deux mois. La France l'a connu aussi : Mitterrand a dévalué trois fois (tiens, coucou la Gauche).
Dévaluer, c'est simple : tu deviens pauvre du jour au lendemain, mais tes usines redeviennent compétitives et tu retravailles.
(Sauf que maintenant, c'est impossible. On n'a plus notre propre monnaie)
Le seul ajustement qui reste : la dévaluation interne.
Traduction : on baisse les salaires des fonctionnaires, on coupe les aides sociales et les retraites.
En Grèce, ça a donné ça :
Salaire minimum, -22% du jour au lendemain.
Pour les moins de 25 ans : c'est -32%.
Les pensions ont été coupées 12 fois (!) de suite.
De -15% à -44%.
En 2017, 1,2 million de retraités grecs vivaient avec moins de 500 euros par mois.
**ANNÉE 1 - LE BILAN**
PIB : -25%
Chômage : 28%
Chez les moins de 25 ans : 61%
Pauvreté, insécurité, FMI, plan de sauvetage, austérité...
**APRÈS**
La Grèce est revenue emprunter sur les marchés en 2 ans. Parce qu'elle était sous parapluie européen.
La Russie a mis 12 ans. L'Argentine 14.
Tout ça sans financer un hôpital, une école ou une ligne de train autrement qu'avec l'impôt encaissé le mois même...
Et la France ? Elle n'a pas de parapluie.
Le seul dispositif européen taillé pour ça exige le respect du cadre budgétaire européen pour être déclenché.
Un pays qui vient d'annuler sa dette n'y a pas droit. Merci Jean-Luc.
Le président aura condamné le pays, pile dans la décennie où on pouvait encore rattraper le retard... Maintenant, c'est game over.