Pourquoi certains gouvernements africains continuent-ils de payer les sélectionneurs à la place des fédérations ?
Très peu de nos États font honnêtement le nécessaire pour mener une politique sportive véritablement industrielle, créer des mécanismes économiques solides et durables, et construire un football capable de se financer et de se gouverner lui-même. Parce que le jour où le « football n’aura plus besoin de l’État » pour survivre, la politricherie perdra l’un de ses leviers populaires les plus puissants. Et cela, personne ne le dira officiellement. Mais tout le monde le sait.
Détrompons nous, la corruption, l’opacité et le dysfonctionnement économique qui règnent dans le football de certains de nos pays sont connus de nos gouvernements, mais délibérément tolérés, voire voulus dans les hautes sphères de nos États, précisément pour mieux contrôler la situation et maintenir une dépendance institutionnelle qui leur est politiquement profitable.
Le fait que l’État prenne en charge le salaire d’un sélectionneur national est souvent présenté comme un acte de soutien au football national, une forme de patriotisme institutionnel. Or, cette démarche relève de la manipulation politique, voire d’un mécanisme de contrôle délibérément entretenu depuis les indépendances.
En se positionnant comme l’unique bailleur capable d’assurer la rémunération du technicien le plus visible du football national, l’État s’assure une influence permanente sur les décisions de la fédération, sur le choix du staff technique et, indirectement, sur la gestion sportive des sélections.
Celui qui paie commande subtilement. Mais la réalité est bien plus complexe, bien plus cynique et bien plus systémique que cette formule ne le laisse entendre. Certaines sélections sont des facteurs puissants d’expression du sentiment d’appartenance, capables de réunir une nation entière, même déchirée, même en pleine crise politique ou sociale. Quand nos équipes nationales jouent, nous oublions collectivement nos divergences pour nous retrouver autour de nos couleurs nationales. Cette capacité de mobilisation populaire, nos politiciens l’ont parfaitement identifiée et ils l’exploitent avec une lucidité cynique que peu osent nommer publiquement.
C’est précisément pour cette raison que certains de nos États ne veulent pas vraiment mener des politiques économiques et sportives visant à rendre leurs fédérations de football économiquement indépendantes. Ces dernières, gérées très souvent par des affairistes sans réelle vision d’indépendance économique, entretiennent ce phénomène laxiste afin de tirer profit des avantages que cette situation leur procure.
Une fédération autonome, dotée de ses propres mécanismes de financement, n’a plus besoin de l’État pour résoudre ses crises. Et une fédération qui n’a plus besoin de l’État prive le ministre des Sports et le Président de la République de leur rôle de sauveur providentiel, ce rôle si précieux politiquement qui permet de rééquilibrer une popularité en berne au moment opportun.
Normalement, le sélectionneur doit être payé par la fédération : l’État le sait mieux que quiconque. Mais le fait qu’il soit payé par le gouvernement plutôt que par la fédération, malgré des salaires élevés, n’est pas un hasard administratif. C’est une décision politique délibérée, qui permet à l’État de maintenir une mainmise sur l’instance dirigeante du football, d’intervenir à tout moment dans les affaires de la fédération avec la légitimité du bailleur, et de transformer chaque crise contractuelle en une opportunité de démontrer publiquement son rôle central et indispensable.
Tant que nos États continueront de concevoir le football comme un outil de gestion politique plutôt que comme une industrie à construire, nous continuerons de danser au rythme de la même musique.
@Talladiagne222@sangomar94 Personnellement je n'ai pas de problème par rapport à l'entraînement. Mais dans les images, j'ai l'impression que les joueurs sont tout le temps avec l'équipe de la fédération. Et que d'autres s'en joignent.
Like... c'est comme si l'équipe était composée de 40 et plus joueurs..
@elou_sarr Je l'ai vu continuer son pressing vers la fin du match... Ah lalaa ! En fait, le gars a un gros volume de jeu.
J'espère qu'il fera une très belle carrière si les blessures l'épargnent, bien sûr !
@elou_sarr J'espère que les Spurs vont le céder à Man United (peut-être 😅), surtout avec le recrutement de Van Hécke et Sénesi!
Sinon j'aimerais vraiment le voir briller dans une bonne équipe !
@ballonrondfc Wallah je pense qu'il peut mieux nous servir en pointe. Sa vitesse et sa capacité à s'infiltrer dans la défense devrait nous aider à induire l'arrière garde des vikings en erreur!
Sinon on peut faire confiance à Mbaye ( titulaire)!
@elou_sarr C'est clair. En tout cas, Grand, pour plusieurs équipes africaines, je pense que si elles parviennent à sortir du groupe, on aura de belles surprises, inshaAllah !
@GodeyeGadaay@CherifSadio A un moment il le faisait! Mais là, je ne peux "plus" lui demander plus car il était bon et , en même temps,ma "star" quand il était un peu plus jeune!😅
Que lui et ses coéquipiers profitent de cette compétition tout en saisissant leurs chances.
#CapVert rek😅
Bravo au Cap-Vert pour cette entrée en matière remarquable. Cette prestation collective, aussi âpre que belle face à l’Espagne (0-0), est un vrai démenti adressé à ceux qui les avaient déjà enterrés avant même le début de la compétition. Beaucoup d’observateurs les ont sous-estimés à travers un prisme eurocentré qui les empêchait de mesurer leur vrai potentiel.