Le déni de démocratie d’Emmanuel Macron est patent, mais il n’est pas forcément là où on le croit. Il confond ses rôles de président impartial et de chef de parti, et détourne le sens des institutions pour servir son agenda - et préparer une alliance avec l'extrême droite. 🧵⬇️
@DeliceDumal @lIrhCxuMdIqRjP4 @AgChristie2 Traités de preneurs d’otages (les notes des copies du bac hein…) en 2019 pour dénoncer les effets désastreux d’une plateforme opaque…qui sauteront aux yeux de tous 5 après 👏🏿👏🏿👏🏿
@AgChristie2 En terminale, Angoisses liées au poids des notes (parcoursup) & rdv des recruteurs dans le supérieur sur les heures de cours en mai (parcoursup)
🧵Je suis professeur certifiée de SES depuis 12 ans. Ce métier, j'en ai rêvé depuis que j'ai 15 ans. Alors je me suis défoncée pour obtenir mes masters et mon concours. J'obtiens tout du premier coup, je suis fière de moi, j'ai tout donné pour réaliser mon rêve.
Trop de parents s'imaginent que l'école est telle qu'ils l'ont connue. Du point de vue des élèves, voici ce qui a changé :
- la place à l'université n'est plus un droit ouvert par une réussite, mais la conséquence d'un classement sans explication quant aux opportunités offertes.
- le bac est en réalité mort, il a été supprimé de telle façon que personne n'en a débattu. Ne reste que son idée, mais pas sa réalité. La majorité des élèves de Terminale sèchent donc à partir de mars.
- l'enseignant qui évalue tout au long de l'année pour Parcoursup n'est ainsi plus l'allié qui entraine et encourage en vue des épreuves futures ; il est l'arbitre même, et donc potentiellement l'adversaire qu'il faut intimider, menacer, manipuler, avec ou sans l'aide de certains parents.
- le nombre d'options ouvertes a diminué radicalement. Rares sont les classes internationales, rarissimes sont les options de langues rares, découragés sont les enseignants qui proposaient des projets bénévoles comme les voyages ou les aides à l'orientation.
- le bonheur des enseignants a changé. Il y avait encore jusqu'au milieu des années 2010 un certain angélisme qui caractérisait une partie de la profession, même s'ils étaient de plus en plus nombreux à sentir le vent tourner. Aujourd'hui, cette ambiance a disparu. S'il faut se souvenir des années Blanquer d'une façon, je les décrirai précisément comme ceci : la raréfaction des sourires.
- la violence inter-élèves s'est accrue. Faire l'expérience scolaire aujourd'hui, c'est aussi s'exposer dans la socialisation en ligne au partage de vidéos par des camarades de classe proches de la sociopathie, c'est faire l'expérience quotidienne d'une vie en ligne qui ferait de twitter un havre de paix. Les propos violents, misogynes, homophobes, racistes, sont assumés dans les établissements, même devant les adultes qui sont débordés par les incivilités, au point que lors de certains conseils de discipline, les menaces de mort proférées devant témoins ne sont pas toujours un motif évident d'exclusion.
- la proportion d'élèves en grande difficulté en 6ème est allée crescendo. Et la progression scolaire étant devenue automatique, dans de nombreux établissements, il y a toujours 2 élèves par classe de 2nde qui rendent des copies de 4 lignes tout au plus pour des devoirs d'une heure. Il n'est d'ailleurs plus possible de leur dire de se méfier de l'échec au bac, ce n'est pas un enjeu pour eux.
- tout le monde parle de l'absentéisme des profs, comme si les collègues n'avaient pas le droit de surmonter un cancer sans qu'on leur reproche d'être tombé malade, et tout le monde rate l'éléphant au milieu de la pièce : l'absentéisme des élèves, de plus en plus causé par des parents qui achètent les voyages hors vacances scolaires, ou par leur non-implication dans la scolarité.
- sur le papier, les élèves handicapés sont intégrés, mais dans les faits, cela s'est fait à moyen décroissant, causant une grande souffrance pour les encadrants comme pour les élèves.
- il n'a jamais été aussi facile de tricher.
- le turnover enseignant augmente. Il y a de plus en plus d'enseignants de passage, moins diplômés, recrutés rapidement et repartis aussi vite. Dans un pays qui n'a jamais eu autant de bac +5, le métier ne sera bientôt plus confié à ceux qui ont le niveau master.
- la géographie de l'habitation n'a jamais eu autant d'importance. Il y a toujours des inégalités de condition d'études. Mais jamais autant qu'aujourd'hui, jusqu'à l'état des bâtiments. Pécresse trouve vite un million pour les ascenseurs de Stanislas. Pendant ce temps-là ailleurs, les murs s'effritent, l'humidité menace, et il fait froid.
- le nombre d'élèves par classe dans les formations majoritaires, en collège et lycée général, a augmenté. Les statistiques se sont améliorées ailleurs, ne rendant pas le lycée professionnel plus attractif pour autant.
- au lycée professionnel, l'ambition de donner un peu d'une culture commune a fortement reculé. L'enjeu est l'intégration au travail, faire un travailleur jeune et gratuit pour le patron, payé par les finances publiques.
Il y a beaucoup de situations que je ne connais pas, et puis il y a une vérité intangible qui survit à tout ce que je décris ici : le rapport enseignant - élève ne sera jamais une mission feinte, il y aura toujours un fond de merveilleux à cela. Mais pour tout ce sur quoi le gouvernement a eu la main, ils ont transformé l'or en plomb.
Il y a certes des LBD et des lanceurs de grenades lacrymogène à hauteur de tête devant des adolescents... mais il y a aussi le zèle de certains CPE (voir #ConflansSainteHonorine) ou chefs d'établissements qui, au lieu de réfléchir aux situations en bonne intelligence, ce peut être le cas, préfèrent la menace et le tout punitif pour un résultat catastrophique à la sortie.
Le modèle macroniste c'est aussi cela, un sentiment de toute puissance dès qu'un pouvoir est donné. Aussi petit soit-il. Sentiment redoublé d'une épaisse bêtise dans la compréhension des situations humaines. Une incompréhension de ce qu'est le politique. Un ruissellement de caporalisation stupide qui donne l'impression que pour être un vrai républicain, il faut cogner comme un sourd avec des coups de menton en prime et bonus.
Connerie et destruction.
#ReformeDesRetraites #greve13avril #MacronEnChine
Contre des lycéens
Pour un blocus
Ce type, on veut son RIO
On veut sa suspension.
Son interpellation et sa condamnation.
Celle de toute cette foutue brigade qui a terrorisé une centaine de lycéens.
On veut la demission du commissaire du préfet.
Et évidemment celle de Darmanin
Merci à Cécile, professeure d’histoire. Cette lettre s’adresse à @PapNdiaye
J’aurais aimé être capable d’écrire quelque chose d’aussi complet et représentatif de ce que nous sommes nombreux à penser et à ressentir. Je vous préviens c’est un peu long mais c’est très très très bon
#DimancheJeVoteMelenchon, sans hésiter.
Je donne quelques raisons de faire de même.
🔽🔽🔽
(Fil qui s'adresse surtout à des "mélenchono-sceptiques" et à des fâchés avec Mélenchon)
Il y a 3 ans, on a alerté sur cette dangereuse réforme du lycée, on a fait grève, on a mis des 20/20 à tous nos élèves, certains ont tenté de bloquer le bac. On a écopé de blâmes administratifs du recteur. On pointait la bêtise d’abandonner une spé en term, l’incongruité de ne
1. "On ne pourra pas rester durablement dans un système où l’enseignement supérieur n’a aucun prix pour la quasi-totalité des étudiants". Ce que cette phrase de Macron, datée du 15 janvier, dit du fantasme bourgeois de remplacement de la politique par la technique :
PARIS - Action en cours devant le Ministère de l’Éducation Nationale.
Des militants parodient @jmblanquer à #Ibiza pendant que le #COVID19 circule dans les écoles. #Greve20Janvier