Je crois beaucoup à l’identité onchain.
Mais je ne vois pas pourquoi ça devrait signifier rendre publique toute sa vie financière.
Nos wallets racontent souvent beaucoup plus de choses sur nous qu’on ne le pense.
J’ai écrit un article là-dessus.
Vivons heureux, vivons cachés.
https://t.co/tZI3dZ7vne
THE FUTURE IS HOOD.
TIBBIR was built for real world assets. The Robinhood Chain has built an incredible ecosystem for tokenized assets onchain. It is clear that for the TIBBIR community to take the leap into the real world, the time has come to 🌉
Gribbit.
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AMA demain (mercredi) à 21h CET ⏰
On accueille @pokeitem_ sur le Discord @TheCryptomasks 🎭
L’app pour scanner et suivre la valeur de votre collection de cartes Pokémon.
On parlera produit, roadmap, et @0xPocho & @Farellis_ répondront à toutes vos questions.
Je crois beaucoup à l’identité onchain.
Mais je ne vois pas pourquoi ça devrait signifier rendre publique toute sa vie financière.
Nos wallets racontent souvent beaucoup plus de choses sur nous qu’on ne le pense.
J’ai écrit un article là-dessus.
Vivons heureux, vivons cachés.
https://t.co/tZI3dZ7vne
J’ai vu des gens avoir raison depuis le début. Et perdre quand même.
J’en ai vu d’autres avoir tort pendant des mois. Et finir par gagner beaucoup d’argent.
Le marché ne récompense pas toujours celui qui a raison.
Il récompense celui qui reste dans la partie assez longtemps pour que sa thèse se réalise.
Après presque une décénie dans la crypto, c’est mon constat.
On parle énormément d’analyse. Très peu de survie.
Imagine que tu découvres Bitcoin en 2013.
Tu comprends le concept. Tu comprends la rareté. Tu comprends pourquoi ça peut devenir énorme.
Tu achètes.
Puis le prix baisse de 80%.
Ta thèse n’a pas forcément changé.
Ton portefeuille, lui, oui.
Et soudain la question n’est plus : « Est-ce que j’ai raison ? »
C’est : « Est-ce que je peux encore tenir ? »
Et c’est une différence énorme.
Parce qu’une bonne idée avec une mauvaise gestion du risque devient une mauvaise position.
Et une mauvaise position finit souvent par te forcer à vendre au pire moment.
C’est là que beaucoup se trompent sur l’investissement.
Ils pensent que le travail consiste à prédire le futur. Ce n’est qu’une partie du travail.
L’autre partie consiste à construire une position capable de survivre à plusieurs futurs possibles.
Un marché peut rester irrationnel beaucoup plus longtemps qu'un levier mal géré ne peut rester ouvert.
Un token peut perdre 70% avant de faire x100.
Une narrative peut disparaître pendant un an avant de revenir.
Un projet peut avoir raison technologiquement et arriver quelques années trop tôt.
Être early et avoir tort se ressemblent exactement pendant un certain temps.
C’est ce qui rend les marchés crypto si difficiles.
Quand tu achètes et que ça monte, tu te crois intelligent.
Quand ça baisse, tu remets toute ta thèse en question.
Pourtant, dans les deux cas, le marché ne t’a encore presque rien appris.
Il t’a seulement donné un prix.
C’est humain. Et c’est dangereux.
Le problème, c’est que notre cerveau transforme chaque variation de prix en information.
Dans le vert à +30% : j’avais raison.
Dans le rouge à -30% : j’avais tort.
C’est du feedback émotionnel.
Et plus la position est grosse, plus ce feedback devient puissant.
À 1% de ton portefeuille, une baisse de 30% est une information.
À 50% de ton portefeuille, la même baisse devient une crise existentielle.
Les fondamentaux n’ont pas changé. Ton cerveau, oui.
C’est pour ça que la taille d’une position fait partie de la thèse.
On parle beaucoup du prix d’entrée. Pas assez du poids de la position.
Pourtant, deux personnes peuvent acheter exactement le même actif au même prix et obtenir deux résultats complètement différents.
La première qui met 5% de son capital peut attendre, observer, réévaluer.
La seconde qui met 80% regarde la chart toutes les dix minutes, dort mal, commence à chercher des tweets qui confirment son choix.
Puis elle vend sur la première vraie panique.
Même actif. Même entrée. Pas le même investissement.
Dans la crypto, le risque c’est de ne plus avoir d’options.
Plus de cash. Plus de marge. Plus de temps.
C'est là que tu perds ta capacité à réfléchir froidement et que le marché décide à ta place.
Et il choisit rarement le bon moment pour toi.
Parce qu’un portefeuille n’est pas uniuquement construit pour capturer de la performance.
Il doit aussi permettre de rester vivant entre deux opportunités.
C’est vrai en crypto, dans l’entrepreneuriat et dans presque tous les domaines où les résultats sont incertains.
Celui qui mise tout doit avoir raison immédiatement.
Celui qui garde des options peut avoir tort plusieurs fois.
On glorifie souvent les convictions extrêmes.
Les all-in, les « j’y croyais depuis le début ».
On voit beaucoup moins tous ceux qui avaient exactement la même conviction et qui ont disparu avant que l’histoire leur donne raison.
C’est le biais du survivant.
Les gagnants racontent leur conviction. Les perdants se taisent.
Le secret, c’est d’avoir une conviction suffisamment forte pour agir. Mais suffisamment mesurée pour pouvoir se tromper.
Parce que dans un marché incertain, pouvoir changer d’avis est un vrai avantage.
Pouvoir attendre aussi.
Le meilleur investisseur n’est pas forcément celui qui prédit le mieux.
C’est souvent celui qui n'est pas pressé et organise son risque de façon à pouvoir continuer à prendre de bonnes décisions après s’être trompé.
Avoir raison est utile. Survivre est indispensable.