Petit cours d’économie pour les gauchistes et les droitardés
On pourrait croire qu’ils sont opposés. L’un parle de redistribution, l’autre de souveraineté. L’un agite le drapeau rouge, l’autre le drapeau bleu-blanc-rouge. Mais sur les sujets économiques, les gauchistes et les droitardés ont, en réalité, exactement la même vision du monde.
Ils détestent la mondialisation, accusent les multinationales, fantasment sur un État fort qui protège, taxe et contrôle, croient qu’un bon dirigeant doit imposer des barrières, briser les chaînes de valeur, forcer les entreprises à relocaliser, et pensent que tout cela va “enrichir le peuple”.
La réalité, c’est que ce discours est économiquement absurde, historiquement faux, et stratégiquement suicidaire.
Voici un petit rappel factuel à destination des rêveurs en bonnet phrygien et des stratèges en casquette MAGA.
La mondialisation n’est pas un complot. C’est une conséquence.
La mondialisation, ce n’est pas un projet de l’élite contre le peuple. Ce n’est pas un plan tordu des multinationales pour voler les pauvres. Ce n’est pas une machine de destruction sociale conçue par l’OMC et quelques banquiers suisses.
C’est tout simplement ce qui se passe quand des humains libres peuvent commercer entre eux à l’échelle mondiale. C’est une conséquence logique de la liberté d’entreprendre et de l’amélioration des moyens de transport, de communication et de financement.
Quand une entreprise peut fabriquer ses composants en Asie, les assembler en Europe de l’Est et vendre ses produits dans le monde entier, elle le fait, parce que c’est efficace. Et ce gain d’efficacité se traduit, au bout de la chaîne, par des produits moins chers pour le consommateur.
Ce n’est pas “le capital contre les peuples”, c’est la rationalité contre la bêtise planificatrice.
Ce que produit la mondialisation : une baisse massive de la pauvreté
En 1990, plus de 1,9 milliard de personnes vivaient avec moins de 2 dollars par jour. En 2020, ce chiffre est tombé à environ 700 millions. C’est une chute de plus de 60 % en trente ans.
Ce recul historique de la pauvreté n’a pas été obtenu par le socialisme, les plans quinquennaux ou les politiques keynésiennes. Il a été permis par l’intégration progressive de pays comme la Chine, l’Inde, le Vietnam ou l’Éthiopie dans les chaînes de valeur mondiales. Autrement dit : par la mondialisation.
C’est en devenant l’usine du monde que la Chine a sorti 800 millions de personnes de l’extrême pauvreté. Pas en imposant des barrières douanières ou en taxant les riches.
Ce que produit le protectionnisme : moins de croissance, plus de pauvreté
À chaque fois qu’un pays a décidé de “protéger son peuple” par des taxes, il a produit l’effet inverse.
En 1930, les États-Unis ont voté la loi Smoot-Hawley : une flambée des droits de douane censée protéger les industries américaines. Résultat : effondrement du commerce mondial, rétorsions des partenaires, chômage record. C’est un des accélérateurs de la Grande Dépression.
En 2018, Trump a imposé des tarifs sur l’acier et l’aluminium pour “soutenir l’industrie”. L’industrie sidérurgique a gagné 8 000 emplois. Mais les entreprises consommatrices d’acier ont perdu plus de 75 000 postes à cause de la hausse des coûts. Un rapport coût/bénéfice calamiteux. Mais peu importe : l’important, c’était de montrer les muscles.
Le protectionnisme est une politique de ressentiment. Une politique qui dit : “Je préfère que mon économie souffre un peu, tant que la tienne souffre beaucoup.” C’est l’essence du raisonnement droitard. Ce n’est pas une politique d’efficacité. C’est une politique de vengeance.
Contraindre la production, ce n’est pas produire plus. C’est produire moins, et plus cher.
Ceux qui fantasment sur la “relocalisation” ne comprennent rien aux chaînes de valeur modernes.
Prenons l’exemple d’un smartphone :
Il est conçu en Californie, les composants viennent du Japon, de Taïwan ou de Corée, il est assemblé au Vietnam, puis vendu dans le monde entier. Ce n’est pas “du dumping”, c’est de l’optimisation logistique mondiale.
Empêcher cette optimisation, c’est obliger les entreprises à :
• Produire avec des coûts plus élevés ;
• Réduire leurs marges ;
• Augmenter leurs prix ;
• Ou fermer.
Croire que contraindre les entreprises va faire “revenir l’industrie” est un pur fantasme. Ce n’est pas une stratégie industrielle, c’est un slogan pour ceux qui ne comprennent pas comment fonctionne une entreprise.
Non, les États-Unis ne vont pas “liquider leur dette” en éclatant les marchés
Certains droitardés croient que Trump aurait une stratégie brillante : provoquer un effondrement des marchés pour faire fuir les capitaux vers les obligations américaines, ce qui ferait baisser les taux, permettant de “refinancer la dette à moindre coût”. C'est très con.
Les États-Unis ont une dette publique colossale, mais ils la gèrent en la roulant, comme toutes les grandes puissances. Ils n’ont aucun intérêt à effondrer la bourse américaine, qui est la principale vitrine de leur puissance économique.
Faire chuter les marchés pour manipuler les taux, c’est un niveau de cynisme et d’inefficacité rarement atteint. Cela briserait la confiance mondiale dans les actifs américains, ferait fuir les capitaux, affaiblirait le dollar, et donc accroîtrait la dette en proportion du PIB.
Bref, exactement l’inverse de l’effet recherché.
Les économies les plus ouvertes sont les plus prospères
Ce n’est pas une opinion, c’est un fait. Les pays les plus riches du monde sont aussi les plus ouverts au commerce international. Singapour, la Suisse, l’Irlande ou les Pays-Bas ont des taux d’ouverture au commerce bien plus élevés que la France ou les États-Unis. Et leur PIB par habitant est également bien supérieur.
À l’inverse, les pays les plus fermés au commerce sont aussi les plus pauvres : Cuba, l’Iran, l’Argentine, la Corée du Nord.
La fermeture économique n’a jamais enrichi un peuple.
Elle a toujours appauvri tout le monde. Sauf les bureaucrates.
French police is currently raiding X’s office in Paris. France is the only country in the world that is criminally persecuting all social networks that give people some degree of freedom (Telegram, X, TikTok…). Don’t be mistaken: this is not a free country.
Les expérimentations communistes les plus extrêmes de l'histoire:
- La Corée du Nord
- L'URSS stalinienne
- La Chine maoiste
- Le Cambodge de Pol Pot
- Le Cuba de Fidel Castro
- Le Venezuela de Chavez
Les expérimentations libérales les plus "extrêmes" de l'histoire:
- Le Royaume-Uni victorien
- Les Etats-Unis du Gilded Age
- Le Singapour de Lee Kwan Yew
- Hong Kong d'après-guerre
- La Suisse de 1900
- La France de Napoleon 3
- le Taiwan des années 2000
This is a nightmare for testing engineers
Here is a classic joke which describes the situation:
A testing Engineer walks into a bar.
Orders a beer.
Orders 0 beers.
Orders 99999999999 beers.
Orders a lizard.
Orders -1 beers.
Orders a ueicbksjdhd.
Everything worked as expected.
The first real customer walks in and asks where the bathroom is.
The bar bursts into flames.
La France vit ce que Hayek décrivait en 1944, mais en pire.
Une société qui a commencé à se dégrader à cause de politiques socialistes, et qui en conclut que le capitalisme a échoué.
Donc elle réclame… encore plus de socialisme.
Les gens voient leur niveau de vie baisser, les villes se dégrader, les services publics s’effondrer, la classe moyenne disparaître, et on leur explique que c’est la faute du marché.
Alors que c’est l’État qui a tout pris.
La France est aujourd’hui beaucoup plus profondément enfoncée dans le socialisme que les pays que Hayek analysait.
Et c’est précisément pour ça que le pays est pauvre, sale, bureaucratique et en train de sortir de l’histoire.
Mais le récit dominant inverse les causes.
On présente l’échec du socialisme comme un échec du capitalisme.
Et maintenant les écologistes arrivent avec la même logique totalitaire.
Ils expliquent que la planification est inéluctable.
Que la décroissance est nécessaire.
Que l’énergie doit être contrôlée.
Que la production doit être dirigée.
C’est exactement la mécanique que Hayek décrivait : les dégâts du contrôle servent de prétexte à toujours plus de contrôle.
La France est déjà une économie planifiée.
Et on veut encore renforcer ce système.
La seule vraie porte de sortie n’est pas politique.
Elle est individuelle.
La sécession fiscale est le seul moyen de ne pas finir broyé avec le reste du pays.
@jon_delorraine Le peuple vénézuélien fuyait jusqu'ici en masse le Vénézuela, même l'ancien président chilien Boric, soutenu par Mélenchon, avait dû déployer l'armée...
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Il ne sert à rien de sauter sur sa chaise comme un cabri en criant "souveraineté". Le devoir d'un homme d'État est de faire de son pays le pays fort pour ne pas être l'attaqué.
Immigration et drogue sont des guerres qui nous sont menées sans déclaration. Ce n'est pas parce que nous refusons la guerre que les autres ne nous la font pas.