Dolimont: la chute du MR n’a rien à voir avec les mesures prises par son parti: « malgré les mêmes mesures prises au fédéral, la NVA, en Flandre, augmente ». Raté! VB repasse au dessus. Morale: mesures MR/engagés détériorent la vie de la population ET font le lit de l’extr. droite!
« Statut de fonctionnaire: créé en 1937 en réponse à la montée de l’extrême droite. Objectif: instaurer une administration publique neutre, apolitique, impartiale empêchant le remplacement des fonctionnaires par les fidèles du parti. Protège l'agent contre influences politiques ou financières »
Les partis politiques reçoivent les résultats des nouveaux sondages la veille de leur publication.
Le président du MR a donc eu une bonne journée pour tricoter l'écran de fumée qui pourrait faire diversion au résultat catastrophique qui est le sien. 1/4
Ils ont voulu me faire condamner pour avoir dit la vérité. Ils ont perdu.
Quand j’ai qualifié l’Institut Thomas More de proche de l’extrême droite, ils m’ont attaqué en justice. Mais la justice a tranché. Et elle leur a donné tort !
Dans son jugement, le tribunal a notamment souligné qu’il existait une base suffisante pour qualifier l’Institut Thomas More d’institut d’extrême droite. Il cite aussi les proximités de l'institut avec l’extrême droite française, ou encore les collaborations politiques autour des attaques contre l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS).
En Belgique, le président du MR a aussi fréquenté et légitimé cet institut. Le tribunal rappelle même un échange officiel entre le président du MR et l’Institut Thomas More au sujet de l’EVRAS dans nos écoles, pour nos enfants.
A l’heure où le parti libéral vient de refuser de participer à plusieurs réunions sur le cordon sanitaire autour de l’extrême droite, on ne peut que constater aujourd’hui un rapprochement assumé entre la droite et l’extrême droite. Un rapprochement inquiétant, dangereux.
Je continuerai à dénoncer les passerelles qui banalisent l’extrême droite. Même quand ça dérange. Même quand certains essaient d’intimider par les tribunaux.
Rassembler et non diviser.
https://t.co/4U5rwA6sok
#Cyberharcèlement à la #Chambre (5):
Tour à tour, @PPrevot (PS) ("attention à la diffamation") et @claire_hugon (Ecolo) mettent aussi Julie #Taton (MR) en garde.sur les propos tenus, depuis son banc de députée, en séance publique, accusant Florence Hainaut et Myriam Leroy de harcèlement. "
Claire Hugon-Lecharlier: "Vous avez fait des déclarations et accusations ("elles ont fait ce qu'elles dénoncent") graves dans une réunion publique et que les intéressées démentent formellement" #TatonEnRoueLibre
Au-delà de la question « gauche/droite », ce que démontre magistralement @PPrevot , c’est que GLB est un menteur et manipulateur.
Les divergences idéologiques sont une chose mais la vérité a ses droits.
@GLBouchez
Que l'argent finisse dans votre poche ou dans celle de votre parti, il s'agit toujours d'argent public versé pour un mandat législatif qui n'a pas été exercé assidûment. On est plus proche du financement occulte que de la gestion de bon père de famille.
Vous soutenez que votre rôle de président de parti est une tâche à temps plein qui profite à la collectivité, même si vous n'êtes pas physiquement assis sur les bancs du Sénat. Pour vous, le travail parlementaire ne se limiterait pas à la présence en séance, mais à l'influence politique globale. C'est une vision très... extensible du contrat de travail.
Finalement, et de manière assez cynique, vous jouez sur le fait que le Sénat est une institution moribonde. En substance : "Pourquoi m'en vouloir de ne pas aller dans une assemblée qui ne sert à rien ?" C'est une défense audacieuse qui consiste à justifier son absentéisme par l'obsolescence de l'institution que vous êtes censé servir (tout en acceptant le budget qui va avec).
On est ici à l'opposé total de la transparence et de l'éthique. C'est le triomphe du capital politique utilisé pour maintenir un appareil, au mépris de la fonction de représentation.
Imaginez un instant (puisque, d'après vous, vos êtes un peu prolo sur les bords) : C'est un peu comme si un ouvrier expliquait à son patron qu'il a séché l'usine pour faire du prosélytisme pour le syndicat dans le quartier, tout en justifiant son absence par le fait que les machines sont de toute façon obsolètes.
Le plus beau dans cette fable, c’est que l'ouvrier demanderait quand même que son salaire soit versé directement dans les caisses du syndicat pour "frais de fonctionnement".
Dans le monde réel, cet ouvrier serait licencié pour faute grave en moins de temps qu'il ne faut pour dire "lutte des classes". Mais dans la stratosphère politique, l'absence devient une stratégie et le détournement de fonction, une preuve de dévouement partisan.
Mais la règle s'applique à ceux d'en bas, tandis que ceux d'en haut s'octroient le droit de définir ce qu'est le "travail" selon leur propre convenance.
Si on résume, en occupant ce siège physiquement vide, vous empêchez un suppléant de faire le travail pour lequel l'institution paie. C'est l'antithèse de la démocratie : vous ne représentez personne, vous "bloquez" une place. Dans votre lexique, on appellerait ça un "profiteur du système", non ?
GLB s'est déjà fait tackler par un professeur d'université sur ces comparaisons foireuses mais manifestement tous les journalistes ne lisent pas la Libre Belgique https://t.co/eQfArDUQQl
La principale raison pour laquelle nous aurions (proportionnellement) 60 milliards de dépenses publiques en plus que les Pays-Bas est purement comptable. Aux Pays-Bas, une grosse partie des dépenses de santé et de pensions sont comptabilisées en dépenses privées. #factcheck.
On bascule du cynisme politique à une forme d’absurdité quasi dystopique. On ne parle pas seulement d’une entrave à la circulation, mais d’une véritable mise sous tutelle du domicile privé au profit d’un événement partisan.
L’obligation de signaler les personnes qui viennent chez soi est une intrusion frontale dans la sphère privée. C'est l'antithèse absolue de la liberté individuelle dont le MR se revendique à chaque plateau télé. Pour qu’un parti puisse fêter son Premier Mai dans le calme, les riverains doivent soumettre leur vie sociale à une approbation administrative ou policière. C'est transformer un quartier en zone verte de haute sécurité.
On en revient à leur pétition du temps de la Foire du Livre : la censure qui se glisse dans les « protocoles ». Ici, le laissez-passer n'est pas un simple badge de stationnement, c'est un droit de circuler octroyé par l'autorité. Voir un libéral défendre l'idée qu'un citoyen doit demander une autorisation pour franchir le seuil de sa propre maison est une acrobatie mentale qui mériterait une médaille olympique.
Et en demandant aux gens de déclarer leurs invités, on instaure un climat de suspicion.
Pourquoi le MR a-t-il si peur ?
Si leurs idées sont aussi solides et populaires qu'ils le prétendent, pourquoi transformer le voisinage en camp retranché ?
Imaginez la réaction du MR si un syndicat ou un mouvement écologiste demandait aux habitants d'Uccle ou de Lasne de déclarer leurs invités pour organiser une manifestation. On entendrait hurler au bolchévisme et à la dictature rouge pendant des semaines. Mais à Blegny, sous prétexte de "sécurité" pour le Premier Mai libéral, cela devient une mesure de bon sens.
Le Grand Hold-Up : 30 ans de stratégie patronale et de verrouillage législatif
Le paysage économique belge actuel n'est pas le fruit d'une fatalité budgétaire, mais le résultat d'un scénario écrit il y a trente ans par le bloc patronal (FEB et Voka), avec la complicité d'une élite politique convertie au dogme de la compétitivité. Ce processus s'est déroulé en trois actes d'une efficacité redoutable.
L’Acte 1 : La Loi de 1996 ou le « Crime Parfait »
Tout commence par l'imposition de la Loi sur la compétitivité. Sous couvert de protéger l'emploi, cette loi a constitutionnalisé l'impuissance des travailleurs.
L'alignement par le bas : En forçant les salaires belges à suivre la moyenne des trois voisins (dont l'Allemagne et ses réformes d'austérité), on a ignoré la productivité exceptionnelle des travailleurs belges.
Le vol de la valeur : Le travailleur belge produit plus de richesse par heure, mais la loi interdit que cette richesse se traduise en salaire. Ce surplus est alors capté par les marges bénéficiaires. C'est l'essence même de ce que Bourdieu appelait une stratégie de dépossession : on transforme un rapport de force politique en une équation mathématique indiscutable.
L'Acte 2 : L’Assèchement des Recettes
Pendant trois décennies, le patronat a joué sur deux tableaux. D'un côté, il réclamait (et obtenait) des réductions massives de cotisations sociales et des niches fiscales pour rester « concurrentiel ». De l'autre, il bénéficiait d'un gel salarial structurel.
Le mécanisme du déficit artificiel : Chaque réduction de cotisation est un euro qui ne rentre plus dans les caisses de la Sécurité sociale.
L'alibi de la dette : En privant sciemment le système de ses recettes naturelles, le bloc au pouvoir a créé le trou budgétaire actuel. C'est le triomphe de l'amnésie : le patronat oublie aujourd'hui que c'est lui qui a exigé de ne plus contribuer, pour mieux pointer du doigt l'insolvabilité du modèle.
L'Acte 3 : le Coup de Grâce
Aujourd'hui, le piège se referme. Le déficit, pourtant organisé par les cadeaux faits au capital, est présenté comme la preuve d'un État-providence trop généreux.
La violence symbolique : Le travailleur, autrefois créateur de valeur, est devenu un handicap salarial. Le retraité ou le malade est désormais un coût insupportable pour la dette.
La solution finale néolibérale : Puisque la loi de 96 verrouille les recettes et que les traités européens interdisent de taxer le capital mobile, la droite explique, avec un cynisme magnifique, qu'il n'y a pas d'autre choix que de couper dans les pensions, la santé et le chômage.
De la Solidarité à la Gestion de la Pénurie
Comme le soulignerait André Gorz, nous sommes passés d'un modèle où la richesse produite servait à libérer du temps et à protéger la vie, à un système où la vie humaine doit se sacrifier pour maintenir les chiffres d'exportation.
Le déficit belge n'est pas le signe que nous vivons au-dessus de nos moyens, mais le signe que le capital vit au-dessus de ses contributions. On a réussi l'exploit de transformer le salaire socialisé (vos droits) en une dette que vous devez rembourser par votre sacrifice.
C'est le stade ultime de l'aliénation politique : faire payer aux victimes le prix du hold-up dont elles ont été l'objet.
Que de contrevérités proférées par le président du MR…
L’agence de notation Moody’s sanctionne une trajectoire budgétaire décidée par le Gouvernement fédéral, dont le PS est absent. Cette agence évalue la capacité d’un État à rembourser sa dette. Et quand cette confiance se dégrade, la note baisse avec des conséquences bien réelles : des taux d’intérêt plus élevés et donc moins de moyens pour financer les services publics. C’est la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. Et c’est du sérieux !
Dans le cas de la Belgique, il serait plus honnête de regarder les faits.
En 1994, lorsque j’entre au gouvernement, la dette publique atteignait 137 % du PIB.
Quatorze ans plus tard, en 2008, avec une présence continue du PS dans les gouvernements, elle était ramenée à environ 90 % du PIB. Une amélioration majeure.
Puis survient la crise financière de 2008. L’effondrement du système bancaire, notamment avec Fortis, oblige l’État à intervenir massivement pour éviter un chaos économique. Cela a mécaniquement alourdi la dette publique, stabilisée ensuite autour de 105–107 % du PIB dans les années 2010.
Faut-il rappeler que ce ne sont pas les socialistes qui ont provoqué la faillite des banques ?
Mais regardons surtout la période actuelle.
L’Arizona, auquel appartient le MR, a fait de la bonne gestion des finances publiques son cheval de bataille. Pourtant, les chiffres racontent une autre histoire. Le déficit budgétaire devrait presque doubler d’ici la fin de la législature, et l’objectif de revenir sous les 3 % du PIB est déjà abandonné.
Plus préoccupant encore. Tous les organismes indépendants tirent la sonnette d’alarme. La Cour des comptes, le Bureau fédéral du Plan et la Banque nationale de Belgique pointent un même constat : l’absence de sérieux budgétaire.
Ces politiques sont non seulement antisociales, mais aussi inefficaces sur le plan des finances publiques, alors même qu’elles sont présentées comme nécessaires pour faire des économies et “sauver notre modèle social”.
Plutôt que des attaques politiciennes, il est temps de faire preuve de rigueur, de justesse dans les choix politiques, d’honnêteté… et de responsabilité.
Quelle horreur ! Oser suggérer que le président du MR ne serait pas l'incarnation même de la sueur et de l'effort productif tel que l'entendrait un ouvrier d'Arcelor... C’est presque criminel.
C’est tout le sel de la rhétorique de Bouchez. Il a réussi l'exploit de transformer la politique spectacle en une forme de sacerdoce. Pour lui, "bosser", c'est saturer l'espace médiatique, enchaîner les plateaux télé à 8h du matin et tweeter plus vite que son ombre. C'est une vision très "start-up nation" du labeur.
Si tu es épuisé par ta propre communication, c'est que tu travailles dur.
Par contre, quand il dit "faites-en autant", il oublie subtilement que pour "en faire autant", il faut déjà posséder les codes, les réseaux et le capital social nécessaires pour entrer dans l'arène. Ce n'est pas une question de volonté, c'est une question de trajectoire de classe.
Et il y a ce mépris de la valeur d’usage…
Son "travail" ne produit rien de concret pour la collectivité, il produit de l'opinion. C'est l'archétype de la fonction qui s'auto-entretient, loin des réalités matérielles de ceux qui, eux, n'ont pas le luxe de faire de leur vie un "post" permanent.
Au fond, Bouchez est l'ingénieur en chef d'une réalité parallèle où le verbe remplace l'action. C'est assez fascinant de voir avec quel aplomb il renvoie la balle, comme si le simple fait d'occuper l'espace suffisait à légitimer son utilité.