Coup de gu*eule 🤬
Désolé d’avance pour la longueur !
À Albert Royer, quand vous arrivez avec un enfant malade, même en urgence, on vous dit d’abord : « Allez prendre une fiche. »
Ensuite, quand vous prenez la fiche, on vous dit : « Allez payer à la caisse. »
Montant : 6 000 F CFA.
Sans ça, pas de consultation. Pas de prise en charge. Pas de soin.
Et ce n’est pas une théorie. On parle par expérience.
Quelle que soit la situation de votre enfant, quelle que soit votre détresse, il peut y avoir quelqu’un, tranquillement assis derrière un bureau, qui vous répète avec une froideur terrible que vous devez d’abord payer.
Donc, en clair, le ticket d’entrée pour espérer faire soigner son enfant, c’est 6 000 F CFA.
Pour quelqu’un qui gagne 60 000 F CFA par mois qui correspond quasiment au SMIC sénégalais, c’est déjà 10 % du salaire. Et on ne parle même pas encore de la radio, de la prise de sang, de l’ordonnance, des médicaments ou d’une hospitalisation.
Aujourd’hui, on voit une enfant de 4 ans en pleine crise d’asthme, qui vomit, qui s’épuise, qui lutte pour respirer. Sa mère avait réussi à l’amener à l’hôpital, mais elle a dû la ramener à la maison faute de moyens pour son hospitalisation.
Voilà le vrai scandale.
Un hôpital ne devrait jamais être un endroit où un parent comprend que son enfant n’a pas le droit d’être soigné parce qu’il n’a pas d’argent sur lui.
Quand une mère arrive avec un enfant qui étouffe, elle ne vient pas demander un privilège. Elle vient sauver une vie.
Et au-delà du coût, il y a aussi l’accueil. Trop souvent, des familles en détresse sont reçues avec froideur, mépris ou indifférence. Pourtant, quelqu’un qui arrive à l’hôpital n’y va jamais par plaisir. Il y va parce qu’il souffre, parce qu’il a peur, parce que la vie de son enfant est peut-être en jeu.
Soigner, ce n’est pas seulement poser un diagnostic. C’est aussi se rappeler que la personne en face est un être humain.
Merci à LCIS et à toutes ces personnes qui se battent bénévolement pour les malades, les familles pauvres et les cas invisibles.
Parce que les pauvres n’ont pas de visibilité. Pourtant, ils sont les plus nombreux.
Merci à ceux et celles ayant cotisé pour sauver cet enfant. Longue vie à elle Inch’Allah