BlackRock à 15 000 milliards de dollars : pourquoi c'est un tournant ?
BlackRock vient de devenir le premier gestionnaire d'actifs de l'histoire à dépasser les 15 000 milliards de dollars d'encours. Ce n'est pas seulement une question de taille : cela montre que la gestion d'actifs devient un marché où le plus gros attire toujours plus de capitaux. Au deuxième trimestre, BlackRock a collecté 192 milliards de dollars supplémentaires, dont 178 milliards uniquement via ses ETF iShares.
Pourquoi tout le monde continue d'aller chez BlackRock ?
Plusieurs raisons expliquent ce phénomène :
> Les investisseurs privilégient les ETF, moins chers et souvent plus performants que beaucoup de fonds actifs.
> Plus BlackRock grossit, plus ses coûts unitaires baissent. Il peut proposer des frais encore plus faibles que ses concurrents.
> Les investisseurs institutionnels (fonds de pension, assureurs, banques centrales...) recherchent avant tout la liquidité, la solidité et la capacité à gérer des centaines de milliards sans difficulté.
> BlackRock ne vend plus seulement des fonds. Le groupe développe aussi des activités dans le private equity, le crédit privé, les infrastructures et surtout la technologie avec sa plateforme Aladdin, utilisée par de nombreuses institutions financières.
Les conséquences positives ✅
✔ Les coûts d'investissement continuent de baisser pour les particuliers.
✔ Les ETF rendent les marchés financiers accessibles à quasiment tout le monde.
✔ La liquidité augmente : acheter ou vendre des ETF devient extrêmement simple.
✔ BlackRock dispose désormais de moyens considérables pour financer des secteurs stratégiques comme l'IA, les infrastructures ou l'énergie.
Les risques qui commencent à inquiéter 🚨
C'est probablement la partie la plus intéressante. À force de concentrer autant d'actifs, BlackRock devient quasiment une infrastructure financière mondiale.
Cela signifie😱:
• Une concentration du pouvoir de vote dans des milliers d'entreprises cotées.
• Une influence croissante sur la gouvernance des plus grandes sociétés.
• Une dépendance accrue des marchés aux ETF passifs.
• Une concurrence de plus en plus difficile pour les petits gestionnaires, qui peinent à rivaliser sur les frais. Autrement dit, l'effet réseau devient presque impossible à casser : plus BlackRock grossit, plus il devient attractif...donc plus il grossit encore. Ce qui est fascinant
Le paradoxe, c'est que les 15 000 milliards ne lui appartiennent pas. Cet argent reste celui de millions d'épargnants, d'entreprises et d'institutions. BlackRock agit comme gestionnaire contre des commissions. En revanche, la taille de ces encours lui confère une influence considérable sur les marchés et les entreprises.
Ce que ça raconte vraiment🧐:
Selon moi, cette annonce ne parle pas seulement de BlackRock. Elle raconte surtout que la finance mondiale est en train de se concentrer autour de quelques géants. Après les "Magnificent Seven" dans la technologie, on assiste au même phénomène dans la gestion d'actifs : la taille devient un avantage concurrentiel presque impossible à rattraper. Au final, la véritable barrière à l'entrée n'est plus la technologie...c'est la taille.
Une fois que vous gérez des milliers de milliards, chaque nouveau dollar attire naturellement le suivant. C'est exactement ce qui est en train de se produire chez BlackRock !
Et sans aucune moquerie c’est là où tu vois que l’éducation financière aurait bien plus sa place à l’école que l’art plastique par exemple ou encore le latin 🙏
Petit tips pour les entrepreneurs.
(Accrochez vous, ça peut sembler costaud de bon matin)
Si vos sociétés opérationnelles et/ou une bonne partie de votre patrimoine sont détenues par votre holding,
Vous avez tout intérêt à démembrer celle-ci et à en donner la nue-propriété à vos enfants le plus tôt possible (je vous remets le thread associé en dessous de ce post).
Admettons que vous ayez 38 ans, une holding valorisée à 1 M d’€ et deux enfants.
Vous donnez 49% de la nue-propriété à chacun de vos enfants, et gardez 2% pour vous (+100 % de l’usufruit et 100% des droits de vote via modification statutaire).
Au vu de votre âge, fiscalement, la valeur de la nue-propriété de votre holding est de 30%, soit 300 000 € au lieu de 1 M. (Plus vous avancez en âge, moins le barème nue pro/usufruit devient favorable)
Si vous en donnez 98% à vos enfants (49% chacun), vous leur donnez donc pour chacun 147 000 € en théorie.
Vous profitez donc de l’abattement des 100 000 € par enfant sur la donation, et vous n’aurez, en théorie, des droits à payer uniquement sur les 47 000 € restants.
(Ce qui est déjà une très belle optimisation, sans nul doute.)
J’espère que vous suivez jusqu’ici ?
MAIS…
Il est possible d’appliquer des décotes sur la valorisation de votre société, principalement deux :
• Décote de 10 à 20 % pour illiquidité des titres (c’est une société non cotée, difficilement cessible)
• Décote de 10 à 15% pour minorité, aucun des enfants ne devenant majoritaire au capital suite à cette donation.
Vous pouvez donc, en étant joueur mais en gardant quelque chose de défendable en cas de contrôle, décoter la valo de votre holding de 20 à 25% avant donation. (À bétonner avec votre EC, voir un avocat fiscaliste)
Ce qui permet, dans l’exemple que j’ai présenté, de quasiment rester intégralement dans le seuil d’abattement des 100 k€ par enfant.
La holding, post décote (-25%), est désormais valorisée à 750 000 €,
La nue-propriété a toujours une valeur de 30%, soit 225 000 €,
Vous donnez 49 % à chacun de vos deux enfants, soit 110 250 € par enfant.
Vous bénéficiez des 100 k€ d’abattement, et ne payez des droits de donation que sur les 10 250 € restants.
Soit environ 1 250 € de droits,
Tout en ayant transmis 98% d’une holding valorisée à 1 M d’€.
Bravo, en anticipant vous venez de faire économiser plusieurs centaines de milliers d’€ de droits de succession (et potentiellement plusieurs millions d’€ dans le cas où vous comptez continuer de développer votre/vos sociétés).
Voilà le genre de mécanisme tordu qu’il est essentiel de connaître et d’appliquer pour ne pas se faire voler le fruit d’une vie en France.
Et pour ceux que ça intéresse, je vous remets en dessous deux trois infos complémentaires à tout ça 👇🏻
France is not a real country. They have the most taxes in Europe and still run a fiscal deficit of 6% during good times.
Without cutting the absurd pensions and other overblown state spending, France will face a debt crisis. Germany with its broken economy won’t bail them out.
Attention, les autoroutes n'ont pas été payés par nos impôts DU TOUT. L'investissement de la construction a été levé sur les marché, l'Etat était juste caution.
Et ils rapportent à l'Etat annuellement PLUS DU DOUBLE des dividendes de Vinci via :
- la Redevance Domaniale (429M€ en 2025)
- la Taxe d'Aménagement du Territoire (561M€)
- la Taxe d'Exploitation des Infrastructures de Transport Longue Distance (600M€)
- l'IS payés par les opérateurs autoroutiers : 1,6Md€
- la TVA collectée par ces opérateurs : 2,6Md€
Soit 5,8Md€ pour l'Etat en 2025 contre 2,66Md€ de dividendes versés par Vinci la même année 🤷🏻♂️
Oui c'est le contribuable qui paye, mais c'est toujours l'Etat qui crève tout le monde.
🧵Le thread qui réunit toutes les possibilités sur le monde des options est disponible juste ici.
Je vous ai réuni en un même endroit les threads qui reprennent les différentes stratégies avec un exemple concret sur $GOOGL
A RT et mettre en fav pour ceux qui veulent découvrir les options 👇
Le "millionnaire sans impôt", la marotte des gauchistes malhonnêtes.
La gauche radicale adore raconter que les riches vivraient hors-sol, protégés du fisc, pendant que le peuple paierait pour eux. C’est faux, mais c’est efficace : il suffit de confondre revenu et patrimoine pour fabriquer un scandale.
L’impôt sur le revenu taxe un flux encaissé. Il ne taxe ni une maison valorisée sur le papier, ni des actions qui montent, ni une entreprise dont la valeur théorique augmente. Des milliers de Français deviennent "millionnaires" dans les statistiques parce qu’une maison achetée il y a trente ans vaut aujourd’hui un million. Souvent, ce sont des retraités modestes, propriétaires d’un actif cher, avec une pension faible. Les traiter comme des rentiers fiscaux relève de l’escroquerie politique.
Même logique avec les entrepreneurs : une société valorisée 5 ou 10 millions ne signifie aucun chèque sur le compte courant. Tant que le capital reste immobilisé, il finance une activité, supporte un risque, fluctue, peut s’effondrer. Demander à l’IR de fiscaliser cette richesse latente revient à reprocher à un impôt sur les revenus de taxer les revenus.
LFI oublie aussi que plus de la moitié des foyers acquittent zéro impôt sur le revenu, tout en percevant bien des revenus. Elle oublie le quotient familial, qui tient compte des enfants et des charges réelles du foyer. Dans un pays où la natalité s’effondre, attaquer ce mécanisme dit beaucoup d’une gauche qui préfère compenser par l’immigration plutôt que soutenir les familles.
Reste le fantasme millionnaire qui vivrait à coût de prêts et de dividendes.
- Emprunter contre un actif, c’est payer des intérêts, donner des garanties et rembourser demain.
- Le dividende, lui, arrive après bénéfice, après impôt sur les sociétés, puis subit encore le PFU. Et surtout, il n’ouvre aucun droit à la retraite ou au chômage.
Bastiat aurait résumé le problème : LFI montre ce qui se voit, le patrimoine, et cache tout le reste, le risque, l’épargne, l’investissement, la fiscalité déjà payée et la production qu’elle rêve encore de ponctionner.
Alors, incompétents ou malhonnêtes ?
⚠️ Le gouvernement suspend la taxe de 2 € sur les petits colis dès mercredi.
Instaurée en mars contre Shein et Temu, elle devait rapporter 400 millions d’euros par an.
Bilan : seulement 2,3 millions par mois. Quinze fois moins.
Les avions cargos ont fui vers la Belgique et la Pologne, puis les colis sont arrivés par camion.
À Roissy : -92 % de déclarations douanières et -50 vols cargo par semaine.
L’aéroport de Vatry est menacé de fermeture.
Après avoir détruit des pans entiers du fret aérien français et causé des pertes de plusieurs centaines de millions, le gouvernement fait marche arrière.
Encore un bel exemple d’écologie punitive et d’improvisation gauche : on taxe sans réfléchir, on casse l’économie, on recule en catastrophe. 🤡
Manon Aubry nous explique que tout ce qu'elle possède, c'est un vélo.
Faisons le calcul honnêtement.
Eurodéputée depuis 2019, elle perçoit 10 800 euros bruts par mois, soit environ 8 400 euros nets. Sur sept ans de mandat, c'est environ 700 000 euros nets cumulés. Avant ça : Sciences Po Paris, enseignante à Sciences Po, porte-parole d'Oxfam France.
Elle vient d'une famille de journalistes, d'auteurs, de notables corses et d'un ancêtre banquier sous la Restauration.
Un vélo.
Il y a quelque chose de profondément indécent dans cette mise en scène. Pas parce que Manon Aubry est riche. Être bien payé est parfaitement légitime, y compris pour une eurodéputée de gauche.
Le problème, c'est le business model.
Manon Aubry gagne très bien sa vie en faisant semblant d'être pauvre.
Elle accumule du capital électoral en se présentant comme une militante sans le sou qui se déplace à vélo, pendant qu'elle touche 8 400 euros nets par mois financés par le contribuable européen.
Elle construit sa carrière sur la honte des autres d'avoir de l'argent. Elle désigne les riches comme des ennemis moraux. Elle réclame des taxes, des confiscations, des redistributions forcées. Et quand on la filme sur un bateau, elle invente un anniversaire du père pour se justifier.
Jouer à être pauvre quand on est riche, c'est de la tromperie ordinaire. Mais jouer à être pauvre pour gagner de la sympathie, transformer cette sympathie en votes, et transformer ces votes en salaire public de 8 400 euros par mois, c'est quelque chose de plus grave.
C'est monétiser la misère des autres. Vendre l'image de leur souffrance pour financer son propre confort. Se nourrir des inégalités qu'on prétend combattre, parce que sans ces inégalités, il n'y aurait plus de discours, plus de meetings, plus de mandat, plus de salaire.
La vraie pauvreté, Manon Aubry en a besoin pour vivre.
Elle n'a aucun intérêt à la faire disparaître.
Et le vélo, c'est la cerise sur le gâteau.
"En Suisse si tu te baignes en zone non surveillée (..) s’il t'arrive quoi que ce soit, c'est toi le responsable. Tu payeras le transport à l'hôpital, l'hôpital.."
VOILÀ UN PAYS SAIN. UN PAYS ADULTE
La mentalité socialiste en France est un poison. un virus mortel, un parasite
Elle est députée depuis 2019 et a donc touché un total de 624 000 euros de salaire net pour au final n’avoir qu’un miteux vélo en patrimoine mais après ça veut gérer les finances de la France PTDR.
Le trade sur l'IA est-il mort ? (Je vous préviens c'est un mega tunnel)
>Non
Mais pour la première fois, ce n'est plus la bonne question, et il faut faire un petit voyage dans le temps pour se remettre les idées au clair
L'IA est un vieux fantasme, très vieux fantasme.
Le terme naît en 1956, à Dartmouth. À l'époque, le transistor a moins de dix ans (une invention de la guerre), le circuit intégré n'existe pas encore, et l'« intelligence artificielle » n'est qu'une promesse de laboratoire. Suivront deux grands hivers, au milieu des années 70 puis à la fin des années 80, où les financements s'effondrent à chaque fois que la réalité rattrape le fantasme
Brève résurrection dans les années 80 avec les systèmes experts, nouvelle gueule de bois, puis l'attention se déplace, les années 90 et 2000 seront celles du software, d'Internet, de la bulle dot-com et de son krach. Personne ne parle de semi-conducteurs dans la rue, bien trop occupé à vivre le rêve américain porté par son softpower
2012, c'est le vrai basculement, que peu de gens voient. Cette année-là, un réseau de neurones nommé AlexNet pulvérise le concours de reconnaissance d'images ImageNet, entraîné sur deux cartes graphiques NVIDIA. Coup d'envoi du deep learning. Le message est énorme : l'IA ne se jouera pas seulement dans le code, mais dans le silicium qui le fait tourner
Pourtant, les marchés regardent ailleurs. En 2012, les caïds s'appellent Apple, Exxon, Microsoft. NVIDIA n'est encore qu'« une boîte de cartes pour gamers, juste bonne à faire tourner Crysis en 4K (lol)». Le vrai sujet est sous les yeux de tous, mais invisible
Puis vint le tour des hyperscalers : $MSFT, $AMZN, $GOOGL. Les années 2010, c'est la grande vague du cloud : AWS, Azure, GCP. Des data centers bâtis pour le software, pour héberger la donnée des réseaux sociaux et d'Internet. La couche infrastructure se monétise enfin, mais au service de l'ancien monde, celui du clic et du like
Puis vinrent les LLM. GPT-3 en 2020, ChatGPT en novembre 2022. Et à juste titre, jamais, ô grand jamais, l'humanité n'avait ressenti une telle augmentation capacitaire d'un coup, un tel levier sur l'un de ses outils les plus fondamentaux : l'écriture
Et le timing donne envie de pleurer
ChatGPT débarque juste après deux grands nettoyages,
>le "krach" Covid de 2020
>Le bear market de hausse des taux de 2022 qui avait massacré la tech.
Pile au moment où le marché touchait le fond. Le narratif arrive sur un marché qui rebondit, il amplifie le mouvement et apporte, pour la première fois depuis 2000, une VRAIE vague d'optimisme. Le retail entre par le biais des ETF, les flux affluent. Le paradigme change, dans une économie qui a changé, un monde redevenu bipolaire où la souveraineté est redevenue centrale, un duel Chine-USA, comme au temps de la guerre froide.
Enfin, l'argent et les yeux ont plongé dans la couche inférieure. Les composants. Et là, le marché a découvert les goulots d'étranglement les uns après les autres : le GPU ( $NVDA , $AMD ), puis la mémoire haute bande passante ( $MU , SK Hynix, Samsung), puis l'optique et la photonique ( $LITE , $COHR ...) , puis les substrats ( $AXTI (l'InP, le gallium), puis l'énergie $BE , $TE et le refroidissement... À chaque étage, de nouveaux rois. Les anciens souverains du software cèdent la place aux nouveaux princes de l'IA
Et nous voilà aujourd'hui
Aujourd'hui, le marché se déchire, et c'est ça le vrai changement de paradigme
Cette semaine, Micron publie des résultats historiques : ~41,5 Md$ de revenus, une marge brute record d'environ 85 % (avec une guidance qui pointe vers 86 % au trimestre prochain), une HBM sold-out pour tout 2026 et une pénurie annoncée au-delà de 2027. Sur le papier, c'est le scénario rêvé : $MU prouve que la mémoire ne serait plus cyclique, et doit « sauver » le trade IA en tirant tout le marché vers le haut
Sauf que ce n'est pas du tout ce qu'il s'est passé.
Juste avant l'ouverture, $AAPL annonce des hausses de prix massives sur ses Mac et iPad (jusqu'à +300 $, soit +18 à 25 %), en pointant explicitement le coût de la mémoire. Tim Cook parle d'une situation « intenable », « jamais vu en 40 ans ». $MSFT enchaîne sur la Xbox (+100 à 150 $), même justification d'enfant de 5ans
Le tout au lendemain d'un PCE (l'inflation préférée de la Fed) qui ré-accélère à 3,4 % sur un an, alors même que le pétrole, principal moteur d'inflation ces derniers mois, redescend. Et une Fed qui, sous son nouveau président Kevin Warsh, bascule en mode hawkish, le dot plot a effacé la dernière baisse prévue pour 2026, et la moitié des membres anticipe désormais une hausse, avec un fameux "Three hikes"
Résultat : le marché plonge dans tous les secteurs… sauf la sainte mémoire, qui donne maintenant les armes
Le paradoxe est lunaire, Les hyperscalers, ceux-là mêmes qui ont fait de $MU et $SNDK des multibaggers en déversant des centaines de milliards de capex, se font détruire.
Pourquoi ?
Parce qu'ils ne peuvent pas racheter leurs actions, qu'ils peinent à être FCF positifs, et qu'ils n'ont pas le pricing power de la mémoire. Pourquoi détenir un hyperscaler incapable de racheter ses actions, quand $MU pourra racheter plus de 25 Md$ d'actions par trimestre dès 2027 ? La mémoire restera-t-elle « le goulot de tous les goulots » de l'ère IA ?
$NVDA repasse sous les 200 $ pendant que Micron inscrit des plus-hauts historiques. Les fournisseurs de NVIDIA valent plus cher que les plus gros clients de NVIDIA. On assiste à une forme d'« AI-flation » : le coût de la mémoire se diffuse dans toute l'économie (auto, data centers, PC, smartphones) et fait vendre tout le reste.
Le vrai débat n'est plus « est-ce que l'IA gagne ? ». C'est « qui encaisse ? »
Voilà le VRAI changement de paradigme. Pendant des années, le marché s'est demandé si l'IA était la thèse centrale, ou si les value stocks allaient reprendre la main. Cette question semble tranchée. Personne, aujourd'hui, ne se demande sérieusement si l'IA va compter. Le déchirement actuel porte sur autre chose, à savoir : qui, dans la chaîne de valeur, va capter la rente, et combien de temps ?
C'est un débat de séquencement, pas un débat existentiel, ici l'essence précède l'existence. Et la réponse du marché, cette semaine, est radicale :
Le pricing power sur un composant rare et indispensable vaut une prime supérieure à celle d'une entreprise qui se contente d'utiliser l'IA, et même supérieure à celle des géants qui financent toute la construction.
Détenir le goulot d'étranglement bat détenir le client qui paie le goulot. NVIDIA, lui, conserve sa prime parce qu'il vend de l'IP lourde, difficile à répliquer. La vraie question que pose le marché : laissera-t-il un intrant peu « IP-intensif » comme la mémoire taxer durablement la planète entière ?
Attention : « qui en bénéficie » est une cible mouvante, le roi d'aujourd'hui peut devenir la commodité de demain.
Goldman Sachs le martèle : "la mémoire reste cyclique, ces 85 % de marge sont un sommet et non un plancher, et l'expansion synchronisée des capacités finira par écraser les prix"
C'est tout le paradoxe d'un goulot : il est extraordinairement rentable, jusqu'à ce qu'il ne le soit plus. Je ne nie pas la rente, mais je veux savoir à quel étage je l'achète, à quel prix, et pour combien de temps Et le marché, lui, semble pour le moment s'accorder dessus
Et le réel est déjà en train de tester cette idée. Cette semaine, le FT révèle qu' $AAPL lobbye l'administration Trump pour obtenir le feu vert d'acheter de la mémoire à CXMT , le premier fabricant chinois de DRAM (Qui va bientôt IPO), blacklisté par le Pentagone (liste 1260H, liens présumés avec l'armée chinoise). Apple n'est pas formellement interdit d'achat, mais réclame la garantie que CXMT ne basculera pas sur l'Entity List, qui imposerait, elle, de vraies restrictions de licence
Le signal est très très fort et double
D'abord, il confirme que le choc de coût est bien réel, la franchise hardware grand public la plus défendable du monde perd ~263 Md$ de capitalisation sur l'annonce de hausses évoquée plus haut, puis va quémander un fournisseur politiquement chimique voir radioactif (lol). Quand Apple en arrive à courtiser un acteur sous blacklist militaire, c'est que la douleur est réelle
Ensuite, et c'est LE point, la manœuvre dessine précisément où la thèse est attaquable, et où elle ne l'est pas. CXMT, c'est de la DRAM commodité, en nœuds anciens. Pas de la HBM. Même si Apple décroche son feu vert, ça ne résout en rien la pénurie de mémoire haute bande passante, celle qui alimente la marge des serveurs IA. Or c'est exactement là-dessus que repose le bull case de $MU, Samsung et SK Hynix : la HBM, rare et verrouillée sous contrat. La DRAM commodité, elle, est le seul étage o�� un CXMT financé par l'État finira par mordre, et c'est le seul étage que le geste d'Apple menace réellement.
Autrement dit en TLDR : la rente n'est pas un bloc. Le goulot HBM et le goulot DRAM ne vieilliront pas à la même vitesse. Le king commodity peut tomber pendant que le king HBM tient encore.
Pour finir ce tunnel, le vrai problème n'a jamais été de savoir si l'IA allait changer nos vies.
Nous le savons, de tout temps, l'homme a fantasmé le futur et c'est le propre de notre espèce, une façon de se projeter pour « survivre ». L'homme à toujours préssenti les évolutions qui lui seront dévoulu, Léonard de Vinci en a fait des machines, Asimov en a fait une science
Le futur existera, nous savons que les robots humanoïdes feront notre cuisine ou nous opéreront, nous savons qu'une nouvelle ère du Compute arrivera, que l'espace sera à nous et que les étoiles nous attendent
Le problème pour le retail, c'est le timing. TOUT va trop vite, Les narratifs s'achètent plus vite qu'ils ne se comprennent. Les gens cherchent le ticket gagnant avant d'avoir compris le jeu auquel ils jouent
Le trade IA n'est pas mort. Il a simplement cessé d'être une question de « si » pour devenir une question de « qui », de « où » dans la stack, et de « à quel prix »
Et le retail apprend souvent a ses dépens que ses seuls alphas sont ses convictions et sa durée de rétention d'actifs. Pas le timing. Jamais le timing
Qu’est-ce qui pourrait mal se passer avec des propositions aussi débiles que celle-ci ?
Alors même que de nombreux pays développés, notamment frontaliers de la France, ne taxent pas du tout l’héritage en ligne directe : 0 %, rien, nada.
Ces gens-là sont de purs inconscients.
🚨 Binance au bord de l’exclusion de l’Union Européenne !
Christine Lagarde aurait personnellement pesé pour bloquer ce dossier, afin de protéger l’euro numérique 👇
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