📺🇫🇷 FLASH — Sarah Saldmann tient tête à Pascal Praud et à l’ensemble de son plateau :
« NON ! Il y’a aucun rapport avec l’immigration. On ne peut pas mettre l’immigration à toutes les sauces non plus. »
Lorsque la proposition de loi #Yadan sera votée, si par malheur elle est votée, serons-nous encore libres de dire tout ce que nous pensons de ce qui se passe actuellement au Liban ? De rappeler ce qui s'est passé à Gaza ? De pointer du doigt tout ce qui se passe chaque jour en Cisjordanie ? De refuser d'être de quelque façon que ce soit les complices de l'instauration en Israël d'une peine de mort visant les seuls Palestiniens ? D'écrire une histoire complète et nuancée du sionisme, une histoire qui refuse de faire l'impasse sur celle de la Palestine et de sa population arabe, de la Nakba, de l'occupation et de ses effets délétères sur la société israélienne elle-même ? De refuser que les institutions juives « officielles » prétendent parler en notre nom alors qu'elles n'ont pour objectif que de faire passer les messages de propagande du gouvernement Netanyahou ? D'être des citoyens juifs français, d'être des historiens juifs français, d'être des Juifs citoyens du monde en mesure de faire entendre une voix critique, indépendante, et néanmoins profondément juive, sans être accusés d'être des Juifs antisémites, passibles des sanctions d'une législation-bâillon, dans un pays et une République, la France, ayant perdu ses repères fondateurs ? Nous accordera-t-on encore le droit, nous qui n'avons jamais appelé à la destruction d'Israël, de dire et d'écrire que seule une refondation complète des principes et des pratiques régissant la vie des deux populations - l'israélienne et la palestinienne - entre le fleuve et la mer est seule en mesure de garantir la justice, la paix et la prospérité aux uns et aux autres ?
Esther Benbassa et Jean-Christophe Attias
De mon livre "Les Juifs de France entre République et sionisme" . "Israël attend des Juifs du monde entier un soutien sans faille. S’amorce alors la formation du franco-sionisme : fidélité au pays d’appartenance, bien sûr, mais aussi à Israël et à sa politique, quelle qu’elle soit. C’est ainsi qu’aujourd’hui les institutions dominantes du judaïsme français s’efforcent de convaincre les Juifs que leur destin est lié non plus au principe d’une République juste et exigeante, mais à un « État nation du peuple juif » à tendance messianique et qui discrimine les minorités non juives" . https://t.co/rUpuK7tkcO