Il y a trois ans, lorsque j’ai commencé à enquêter sur cette affaire, je savais qu’elle serait sensible. Je ne savais pas qu’elle allait devenir l’une des plus éprouvantes de ma carrière.
Au fil des semaines, les témoignages se multipliaient et les révélations devenaient de plus en plus lourdes. Plus l’enquête avançait, plus les pressions se faisaient sentir. Des appels, des avertissements, puis des menaces.
À Touba, où je menais une grande partie de mes investigations, j’ai été pris en filature à deux reprises par des groupes d’individus. Ils semblaient vouloir savoir où j’allais et avec qui je m’entretenais. Dans les ruelles de la ville sainte, j’ai dû multiplier les détours pour les semer.
Mais l’épisode qui m’a le plus marqué s’est déroulé à Khayra, chez moi.
Pendant plus d’un mois, un van noir stationnait chaque nuit devant mon domicile jusqu’aux premières heures du matin avant de repartir. Je n’en savais rien. C’est ma mère qui a remarqué cette présence inhabituelle et qui m’a appelé pour m’en informer alors que j’étais en déplacement à Dakar.
Son appel m’a glacé.
À partir de ce moment-là, j’ai compris que les intimidations ne se limitaient plus à ma personne. J’ai alors informé le commissaire Thiobane, en poste à Touba à l’époque, ainsi que le commandant Goudiaby de la gendarmerie, afin de leur signaler la situation et les faits qui m’avaient été rapportés.
J’aurais pu abandonner. Beaucoup l’auraient fait. Mais chaque fois que le doute s’installait, je repensais aux victimes qui avaient accepté de parler malgré la peur. Leur courage m’obligeait à continuer.
Aujourd’hui, trois ans plus tard, le tribunal a rendu son verdict. Certains jugeront que la peine de 20 ans de prison ferme reste insuffisante au regard de la gravité des faits. Chacun est libre de son appréciation.
Moi, je retiens surtout une chose : cette enquête m’a appris que la recherche de la vérité peut parfois avoir un prix. Mais malgré les menaces, les filatures, les nuits d’inquiétude et les tentatives d’intimidation, je n’ai jamais renoncé.
C’était difficile. Très difficile.
Mais nous sommes allés jusqu’au bout.
Je remercie également toutes les personnes qui ont contribué à cette enquête. Sans leur aide, leur confiance et leur soutien, je n’aurais jamais pu aller jusqu’au bout de ce travail.
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Le jour d’Arafat . En partageant la publication maximum.
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Niak diegeulé ak diéleuler.
Quand j’ai compris la polygamie, comment elle est encadrée par l’islam et comment elle est pratiquée au Sénégal, j’ai décidé d’être monogame.
#spacepolygamie
À mon 1er accouchement en urgence dans un hopital public, j’ai du attendre que mon mari ramène un drap juste pour qu’on puisse me prendre alors que j’accouchais à 5 mois de grossesse et que c’était une urgence.
Il a fait plus de 2h en pleine nuit et plus de 5 pharmacies pour chercher un médicament vital pour la survie de mon grand prématuré et qui n’était pas disponible sur place a l’hopital
Après avoir accouché j’ai du rejoindre ma chambre avec ma robe couverte de sang. Traverser les couloirs devant des inconnus et couverte de sang, ma robe toute rouge, pas très beau à voir.
Les toilettes dans la salle d’accouchement mom je n’ose pas vous les décrire mdrr j’avais même pas d’eau
Les cafards se promenaient dans ma chambre et sur mon mari qui dormait par terre sur son tapis de prière.
Excusez nous de vouloir un peu de confort et de dignité