On a vendu Mai 68 comme une fête.
Une plage sous les pavés. Des étudiants heureux. Un général trop vieux. Une jeunesse qui voulait juste aimer et respirer.
C’est une légende. Et comme toutes les légendes utiles, elle cache l’opération.
Mai 68 n’est pas né de la misère. La France de 1968 est riche. Les Trente Glorieuses tournent à plein. On n’occupe pas Nanterre parce qu’on a faim. On l’occupe parce qu’on ne supporte plus qu’il existe encore un père, un professeur, un règlement, une chambre de filles fermée à clé, une vérité qui ne se négocie pas.
Le 8 janvier 1968, à Nanterre, Cohn-Bendit interrompt le ministre Missoffe : votre Livre blanc sur la jeunesse n’a pas un mot sur le sexe. Le 22 mars, cent cinquante étudiants occupent la tour administrative. Le détonateur est minuscule. Le logiciel, lui, est déjà là.
Le but n’était pas l’Élysée. De Gaulle l’a compris plus vite que les commentateurs. Le but était la transmission. Qui a le droit de dire à un enfant ce qui est vrai, ce qui est beau, ce qui se fait et ce qui ne se fait pas. Une fois que vous cassez ça, vous n’avez plus besoin de prendre le palais. Le palais suivra.
Ils ont trouvé la formule parfaite : il est interdit d’interdire.
Écoutez le verbe. Pas « interdit », l’état. Interdire, l’action.
Le slogan prétendait abolir la norme. Il a fait autre chose. Il a changé le titulaire du verbe. Désormais, ce n’est plus le père, l’école, l’Église, l’armée, la langue elle-même qui ont le droit d’interdire. C’est le militant, le département, la rédaction, le commissaire au récit. « Interdire d’interdire » voulait dire : nous seuls interdirons.
Politiquement, ils ont perdu. En juin 68, le pays vote gaulliste à la pelle. La rue se vide. Les usines rouvrent. Le cadavre du communisme politique est déjà froid, même si l’URSS mettra encore vingt-trois ans à s’allonger dans le cercueil.
Culturellement, ils ont gagné. C’est toute l’histoire.
Faute de coup d’État, un coup d’éclat : Vincennes, 1969. Une anti-Sorbonne plantée dans un bois. Foucault y dirige la philosophie. Deleuze arrive. Lyotard. Rancière. Badiou. On n’y cherche plus ce qui est vrai. On y cherche qui domine, qui est victime, quel récit imposer. J’ai déjà raconté comment cette manufacture a traversé l’Atlantique et enfanté le wokisme. Mai 68 est l’usine. La French Theory est le produit exporté.
Le journal aussi. En 1973, Sartre et Serge July fondent Libération. L’enfant déclaré de Mai 68. Quatre ans plus tard, une pétition paraît dans Le Monde et dans Libération. Elle demande qu’on cesse de traiter comme un crime les relations sexuelles entre adultes et enfants de douze ans. « Si une fille de 13 ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire ? »
Parmi les signatures : Sartre, Beauvoir, Deleuze, Guattari, Barthes, Lyotard, Sollers, Aragon, Lang, Kouchner. Et Philippe Gavi, cofondateur du journal. Ce n’est pas une dérive. C’est la consigne poussée jusqu’au bout. Si interdire est le crime, alors interdire de toucher un enfant de douze ans devient le dernier tabou à faire sauter. Le même logiciel. La même caste. Les mêmes pages.
Voilà le communisme qui a vraiment survécu.
Pas celui des kolkhozes. Celui-là a implosé. Le mur tombe en 89. L’URSS se dissout en 91. En 1999, on croit que c’est fini. Fukuyama a déjà écrit la notice. Les marchés ont gagné. L’histoire aurait atteint son terme.
On s’est trompé de cadavre.
Le communisme politique est mort. Le communisme moral était déjà dans les murs. Il avait changé d’hôte. Plus besoin de saisir les moyens de production. Il suffisait de saisir les moyens de signification : l’université, la langue, la rédaction, le concours, la DRH, l’école. Rudi Dutschke l’avait dit dès 67, de l’autre côté du Rhin : la longue marche à travers les institutions. Mai 68 a été le jour J. Les trente années suivantes ont été le débarquement.
En 1999, le virus n’était pas mort. Il était incubé. Il a condamné des millions de gens qui n’avaient rien demandé : des profs honnêtes formés à soupçonner au lieu de transmettre, des jeunes à qui on a appris que leur civilisation est une scène de crime, des femmes à qui on a vendu que la nature est une oppression, des pauvres à qui on a expliqué que le mérite est une violence. Les mauvaises idées tuent d’abord ceux qui y croient. Puis elles se reproduisent.
Ce ne sont pas des monstres. Ce sont des gens qui ont reçu un logiciel. Le même qui, en 68, a pris une faculté isolée au milieu d’un bidonville et en a fait le modèle de l’université occidentale.
Il nous faut un anti-Mai 68.
Pas une revanche. Un retournement du verbe. Remettre interdire à sa place : interdire le mensonge, interdire de détruire ce qu’on n’a pas construit, interdire de confondre la liberté avec la démolition de toute norme. Et rendre à l’école, à la famille, à l’entreprise, à la langue, le droit de transmettre.
Les bâtisseurs n’ont jamais eu le luxe de la déconstruction. Le réel les sanctionne tout de suite.
Pardon. Et au travail.
"Dans le christianisme, la transformation du monde est subordonnée à la personne humaine" (Père Alexandre Schmemann).
« Toutes les idéologies contemporaines déplacent le centre de gravité du combat intérieur de l’homme, en le transposant dans un combat extérieur au nom du bonheur de l’humanité, censé se réaliser à travers diverses structures politiques et économiques de la société. On peut dire, en simplifiant leur propos, que pour ces idéologies, l’homme n’est jamais sujet mais toujours objet du processus historique ; en d’autres termes, la vie intérieure de l’homme et son rôle déterminant dans l’histoire sont catégoriquement niés. D’une manière schématique, la collusion de ces idéologies avec le christianisme se présente de la façon suivante. Pour les chrétiens tout est subordonné à l’homme, à la décision intérieure que lui seul peut prendre et mettre en œuvre. En un sens, le destin du monde entier dépend de toi, de ta liberté, de ta pureté, de ta beauté, de ta perfection intérieures. Tout, en ce monde, est donc infiniment lié à la personne, et par-là même, c’est bien la personne humaine qui apparaît comme l’artisan du processus historique. Le Christ n’a absolument pas parlé des problèmes politiques ou sociaux de son temps. Son appel s’adressait toujours à chacun personnellement ; toutefois on ne saurait contester qu’historiquement le christianisme a accompli la révolution la plus radicale qui soit, car son enseignement sur la personne a profondément changé le visage de l’État, de la société et finalement de toute la culture.
(...)
« Le christianisme nous dit, par la bouche de saint Séraphin de Sarov : "Sauve-toi toi-même et des millions d’êtres seront sauvés autour de toi". Tandis que l’idéologie anti-chrétienne affirme de son côté : "Tu ne pourras te sauver qu’en changeant d’abord les formes de la société". Dans le matérialisme et le communisme, ce changement est donc lié aux transformations extérieures de la société. En revanche, dans le christianisme, le changement, la transformation du monde sont subordonnés à la personne humaine. De là, découle l’appel du christianisme à la liberté individuelle ainsi qu’à la responsabilité personnelle de l’homme, alors que la collectivité matérialiste cherche à s’inféoder totalement l’homme, à le faire fusionner avec le parti, la société, l’État, etc.
(...)
Le progrès technique, les conquêtes de la science, la nécessité de tout organiser, planifier viennent en quelque sorte corroborer l’idéologie anti-chrétienne : tout en ce monde surpasse tellement les possibilités de l’homme, tout semble désespérément le soumettre à la collectivité et le dissoudre en elle !
(...)
Ces idéologies qui proclament la prééminence des valeurs extérieures et qui inféodent sans merci l’homme à la collectivité impersonnelle l’ont conduit à un chaos sanglant, à l’absurde, à la peur et la souffrance : il suffit pour s’en convaincre de regarder tout simplement autour de soi, sans se livrer à de quelconques abstractions.
(...)
Toute personne qui a une connaissance du Royaume, qui vit de sa beauté, de sa lumière, de sa vérité fera, finalement, beaucoup plus pour le monde et pour les hommes que tous les propagateurs d’idéologies abstraites : ceux-ci promettent le bonheur futur de l’humanité en commençant par priver de liberté pratiquement tous les homme et en les transformant en esclaves.»
Père Alexandre Schmemann.
🐄 « Ces suspensions d’activité sont très contraignantes car elles nous interdisent d’acheter du bétail, de vendre et d’aller à l’abattoir, que ce soit pour notre propre consommation ou pour commercialiser nos produits. On sent que c’est une asphyxie économique qui est orchestrée dans un but de nous faire déposer le bilan, ou de nous faire plier à cette injonction d’injection vaccinale. »
🤝 « On a vraiment besoin de cette solidarité entre citoyens et défenseurs de la liberté, ça va bien au delà d’un simple problème de vaccin, c’est quelque part une atteinte grave à la liberté ! »
🤔 « Il y a des cas de DNC qui ressortent un peu partout dans le sud-ouest, notamment là où des troupeaux ont été vaccinés de force. »
Réécouter l’émission 🔗 https://t.co/lWCXQUM2rN
🗣️ Mathilde Messyasz, éleveuse de bovins et membre du @collectifLIBRe, témoigne des conséquences économiques et professionnelles qu’elle associe aux mesures sanitaires imposées à certains #élevages, et dénonce une #pression disproportionnée. Elle appelle également à une #mobilisation collective autour de cette #question, qu’elle considère comme dépassant le seul enjeu #sanitaire pour toucher plus largement aux #libertés des #agriculteurs.
Y a un truc qui me fascine.
Les phénomènes d’émergence.
Nietzsche l’avait vu clairement :
« La folie est rare chez les individus — mais dans les groupes, les partis, les peuples et les époques, elle est la règle. »
Tu prends 100 personnes.
Une par une, elles sont cool.
Raisonnables.
Elles aident un voisin.
Elles n’iraient pas cracher à la figure d’un inconnu.
Tu mets les mêmes 100 personnes dans un contexte de groupe.
Et il peut émerger quelque chose de très laid.
C’est ça, l’émergence.
Le tout n’est pas la somme des parties.
L’eau n’est pas humide molécule par molécule.
Un neurone n’est pas conscient.
Une fourmi n’est pas une colonie.
La folie non plus n’habite pas l’individu.
Elle apparaît au niveau au-dessus.
Tu l’as vue partout.
Une réunion.
Douze gens lucides.
Personne, seul, n’oserait défendre la décision absurde qui va sortir de la salle.
Elle sort quand même.
Parce que personne ne veut être celui qui casse l’harmonie.
Une meute sur X.
Personne n’irait dire ça à quelqu’un dans la rue.
Ensemble, ils brûlent une réputation en vingt minutes.
Demain matin, chacun dira : « j’ai juste retweeté. »
1793.
Des pères de famille, des boutiquiers, des voisins.
Pris un par un : des gens ordinaires.
Mis ensemble dans la logique de la Terreur : ils dénoncent, ils votent la mort, ils applaudissent.
Le voisin devient une pièce de la machine.
Le bataillon 101.
Christopher Browning l’a documenté.
Des policiers de réserve allemands. Des pères. Des commerçants. Pas des SS fanatiques.
On leur propose de reculer.
Une minorité refuse.
La majorité tire.
Pas des monstres.
Des hommes pris dans un logiciel de groupe.
Les émeutes.
Le type qui te tient la porte le lundi pille une vitrine le samedi.
Ce n’est pas qu’il « était méchant depuis le début ».
C’est que le groupe a dilué sa responsabilité et récompensé le geste.
Le mécanisme est toujours le même.
Anonymat.
Mimétisme.
Dilution de la responsabilité.
Récompense de la conformité.
Punition du lucide.
Girard a nommé la soupape.
Quand la tension monte, le groupe cherche un bouc émissaire.
Quelqu’un doit payer pour que la meute se sente de nouveau unie.
Le coupable change.
Le logiciel, jamais.
Ce n’est pas que les gens sont mauvais.
C’est que le groupe est une machine différente de la somme de ses membres.
Les mêmes 100 personnes, avec un nom sur chaque acte et le droit de dire non, restent humaines.
Sans ça, le logiciel prend le dessus.
L’émergence marche aussi dans l’autre sens.
Un marché.
Personne ne « design » le prix du pain. Il émerge.
Une ville.
Personne ne la dessine d’en haut. Elle s’auto-organise.
Un protocole open source.
Une startup.
Cent bâtisseurs alignés créent ce qu’aucun n’aurait inventé seul.
La question n’est pas d’éviter les groupes.
C’est de construire des groupes avec les bons incentives.
Responsabilité nominative.
Skin in the game.
Droit de dire non sans devenir le prochain coupable.
Vérité avant l’harmonie.
Le groupe sans individu responsable produit de la folie.
L’individu sans groupe ne construit rien de grand.
Le 21e siècle appartiendra à ceux qui comprennent que le groupe n’est pas une addition.
C’est un régime.
Alors on construit des régimes où l’émergence produit de la civilisation.
Pas de la folie.
🛑 Pour comprendre le conflit actuel, il faut écouter le colonel Douglas Macgregor expliquer pourquoi les mondialistes sont déterminés à détruire la Russie et à remplacer Poutine... L'Ukraine n'est qu'un pion sacrifié.
🛑"Leur agenda est de détruire la Russie. Pourquoi ? Ils voudraient remplacer Poutine parce que Poutine préside la dernière grande puissance en Europe qui possède une identité nationale, une langue nationale, une culture nationale fondée sur le christianisme orthodoxe.
Cela fait de la Russie l’ennemie des mondialistes".
🛑"Qu’ont fait les mondialistes contre nous ?
"Ils ont inondé nos pays de non-Européens dans le but spécifique de nous diluer, de détruire notre identité nationale, d’éliminer notre culture. D’expurger toute puissance culturelle restante que le christianisme pourrait encore exercer dans l’Occident, et ils veulent faire la même chose à la Russie".
🛑"C'est ce qu'ils veulent faire à la Russie parce que la Russie dispose d’énormes ressources, minérales, agricoles, pétrolières, gazières et métaux rares.
Ceux qui pourraient écarter Poutine, pourraient dépouiller le pays de ses ressources et s'enrichir.
C’est pourquoi la Russie doit disparaître.
Mais la Russie résiste...
Malgré les milliers de livres publiés chaque année, et les centaines de chefs-d'œuvre que nous voudrions tous découvrir un jour, il ne reste, au fond, que quelques ouvrages vers lesquels notre esprit revient sans cesse, avec la même passion intacte. « Vingt-quatre heures de la vie d'une femme » de Stefan Zweig fait partie de ceux-là.
Publiée en 1927, cette nouvelle tient en quelques dizaines de pages ce que bien des romans peinent à capturer en trois cents : la vérité nue d'une passion. Zweig, en orfèvre de l'âme humaine, y déploie toute sa sensibilité pour raconter vingt-quatre heures à peine qui pourtant contiennent tout.
Sur la terrasse d'une pension de la Riviera, une conversation mondaine dérape sur un sujet scandaleux : une femme vient de fuir avec un inconnu, abandonnant mari et enfants du jour au lendemain. Les convives s'indignent, jugent, condamnent. Une femme âgée, respectée, silencieuse jusque-là, décide alors de se confier au narrateur. Car elle aussi, autrefois, à Monte-Carlo, a connu ces vingt-quatre heures qui basculent une existence entière.
Tout commence par un visage. Celui d'un jeune homme au casino, dont les mains, seules, disent déjà toute la détresse avant même que son regard ne la trahisse.
Cette femme, respectable, veuve, installée dans une existence sans remous, se retrouve emportée par une fougue qu'elle ne se connaissait pas, pour un inconnu ravagé par le jeu, au bord du gouffre.
Zweig excelle dans la description clinique, presque insoutenable de précision, du combat intérieur qui s'ensuit. Cette nuit passée à arracher un homme au suicide devient, pour la narratrice, un théâtre de guerre intime où s'affrontent la morale d'une vie entière et une force qu'elle croyait éteinte en elle. La honte, le vertige, l'exaltation, la culpabilité : tout s'y mêle sans jamais se résoudre proprement.
C'est un texte d'une modernité stupéfiante sur la honte féminine, sur le jugement social, sur ce que l'on s'autorise ou non à ressentir passé un certain âge. Zweig, en 1927 déjà, dissèque avec une justesse rare ce que la société attend d'une femme, et ce qu'elle étouffe en elle pour s'y conformer.
Peu de livres tiennent en si peu de pages une telle densité émotionnelle. On le lit en une soirée. On y pense pendant des années.
François Mauriac était invité dans un lycée pour expliquer aux élèves les bases de sa création romanesque : « Pour faire un bon roman, il faut 1. une dose de spiritualité, 2. des personnages nobles ou d’un bon milieu, 3. un peu d’érotisme et 4. une intrigue enrobée de mystère». Après son départ le professeur de français demande aux élèves de faire une rédaction en appliquant ces principes. Il ramasserait les copies dans une heure. L’un d’entre eux qui ne voulait pas trop se fatiguer, résuma tout en une seule phrase : «Nom de Dieu, dit la marquise, je suis enceinte, mais de qui ? » 1, 2, 3, 4, tout y était. 😂
Un après-midi de 1892, un adolescent de 15 ans s'enfonce seul dans une forêt allemande avec un revolver chargé dans la poche. Écrasé par la rigidité de ses maîtres et la pression étouffante de sa famille, le jeune homme sort l'arme, la pointe contre lui et presse la détente.
Le coup ne part pas. Le percuteur s'enraye.
Cet adolescent s'appelle Hermann Hesse.
Quelques années plus tôt, sa vie semble pourtant toute tracée. Ses parents, de stricts missionnaires protestants, exigent qu'il embrasse la même voie religieuse. Ses professeurs veulent faire de lui un érudit discipliné. Son pasteur le pousse vers une carrière au service de l'Église.
Mais le cœur d'Hermann refuse ce destin imposé.
Sa sensibilité poétique et son désir de liberté sont vus comme une maladie mentale par ses proches. Face à son refus d'obéir, ses parents prennent une décision radicale : ils le font interner dans une clinique psychiatrique à Stetten.
Enfermé derrière les murs de l'asile, il subit la froideur du système.
Sa famille veut le réparer.
Ses maîtres veulent le dresser.
La société veut effacer son individualité.
Depuis sa cellule, le jeune homme écrit des lettres bouleversantes à son père : « Ceux qui prétendent sauver mon âme sont exactement ceux qui sont en train de la détruire. »
Plutôt que de le briser, cette épreuve forge son écriture. Tout au long de sa vie, les drames s'accumulent : la perte tragique d'un enfant, la folie qui frappe sa première épouse, la dépression profonde et les horreurs des deux guerres mondiales.
Pourtant, Hermann transforme chaque cicatrice en chef-d'œuvre.
Il refuse de s'éteindre.
Il continue d'écrire dans la douleur.
Il cherche la lumière au milieu des ruines.
De sa plume naîtront des romans immortels comme Siddhartha ou Le Loup des steppes, devenus des guides de vie pour des millions de lecteurs à travers le monde qui se sentent inadaptés ou perdus.
À la fin de sa vie, couronné par le prix Nobel de littérature en 1946, le vieil homme repense à cette balle qui n'est jamais partie dans la forêt de son enfance. Il comprend enfin que la sagesse ne se trouve ni dans les dogmes, ni dans les attentes des autres, mais dans la capacité à pardonner et à chérir le moment présent.
Il a fallu qu'une arme s'enraye pour qu'un adolescent désespéré offre au monde l'une des plus belles œuvres littéraires du XXe siècle.
Nos plus sombres moments ne sont parfois que le début d'un chemin vers une lumière que nous ne soupçonnons pas encore.
Charles H. Townes (1915–2015) était un physicien américain, prix Nobel de physique 1964, et l’un des pères du laser, notamment grâce à l’invention du maser.
Profondément chrétien, il consacra une partie importante de sa réflexion aux rapports entre science et foi.
Il reçut le prix Templeton en 2005 pour sa contribution au dialogue entre science et religion.
Il a quelque chose à vous dire.
L’UE a assassiné l’automobile européenne !
Il fallait oser.
Fixer une date butoir arbitraire, 2035, pour interdire de fait la vente de voitures thermiques neuves, alors même que ces véhicules devenaient d’année en année plus propres, plus efficaces, et qu’il restait encore une marge considérable de progrès technique.
C’était de l’idéologie pure, déconnectée de la physique, de l’économie et de la réalité industrielle.
Aujourd’hui, avec Volkswagen qui envisage jusqu’à 100 000 suppressions de postes et la fermeture possible de plusieurs usines allemandes, on en mesure le prix.
Pendant des décennies, les normes Euro successives et les objectifs de CO₂ ont fait baisser massivement les émissions des voitures neuves.
Depuis le début des années 2000, les émissions moyennes de CO₂ des voitures particulières neuves en Europe ont chuté d’environ 47 %.
Les moteurs étaient plus sobres, les hybrides progressaient, les systèmes de dépollution devenaient ultra-efficaces.
On pouvait continuer sur cette voie : améliorer encore le thermique, massifier les hybrides rechargeables, intégrer des carburants bas carbone, laisser la technologie et le marché décider.
Au lieu de cela, Bruxelles a choisi la rupture brutale.
Un calendrier fixe, sans neutralité technologique réelle, sans prise en compte des coûts, des chaînes d’approvisionnement ni de la concurrence asiatique.
Résultat ? Les constructeurs européens ont freiné les investissements dans le thermique pour se précipiter vers l’électrique. Ils ont perdu du temps, de l’argent et de l’expertise sur ce qu’ils savaient le mieux faire.
Quand la demande d’électrique s’est révélée plus faible que prévu et que les Chinois, soutenus par une politique industrielle cohérente et une domination sur les batteries et les aimants, ont déferlé avec des véhicules moins chers, l’Europe s’est retrouvée coincée.
Ni vraiment compétitive sur l’électrique, ni encore en pointe sur le thermique. Volkswagen, symbole de cette industrie, en paye le prix aujourd’hui.
Et pendant que l’on s’acharnait sur la voiture du particulier, on regardait ailleurs. Les navires, notamment ceux qui transportent les conteneurs chinois, continuent de brûler du fioul lourd, un combustible sale dont les émissions de soufre, d’oxydes d’azote et de particules restent massives malgré les plafonds partiels.
Le transport maritime international voit ses émissions de CO₂ augmenter.
En 2024, les voyages surveillés dans le cadre du système européen ont atteint un record.
Des analyses ont même montré que certaines flottes de croisière émettaient à elles seules plus d’oxydes de soufre que l’ensemble du parc automobile européen.
Mais ces bateaux ne passent pas devant le domicile des électeurs.
La voiture, si. Alors on a choisi la cible facile.
L’idéologie a aussi ignoré le reste de la chaîne.
On a imposé l’électrique sans sécuriser les terres rares, les aimants permanents, le raffinage des métaux critiques.
La Chine contrôle l’essentiel de ces maillons.
Quand elle resserre les exportations, les usines européennes tremblent.
C’est le comble : on a voulu « sauver la planète » en rendant l’Europe dépendante d’un concurrent stratégique pour les composants mêmes de la transition.
Ce n’était pas de la prudence. C’était de l’aveuglement.
On pouvait rendre les voitures encore beaucoup plus propres, progressivement, en gardant une industrie capable d’investir, d’embaucher et de concurrencer.
On a préféré le grand soir.
Aujourd’hui, des dizaines de milliers d’emplois sont menacés, des usines risquent de fermer, et les constructeurs chinois ouvrent tranquillement des concessions en Europe.
Les technocrates et les politiques qui ont imposé ce calendrier devraient rendre des comptes. Pas avec des formules creuses sur « la transition juste ». Avec les chiffres du chômage, des usines fermées et de la perte de souveraineté industrielle.
L’automobile européenne n’est pas morte par hasard. On l’a poussée.
nos données & nos infrastructures de calcul sont entièrement externalisées, nos fleurons industriels ont été vendus ou démantelés et on continue de faire comme si tout allait bien
la réalité, c'est que la désindustrialisation a préparé le terrain pour une forme de colonisation numérique total, on est devenus incapables de produire nos propres outils, nos propres puces et nos propres plateformes
résultat: on ne crée + de valeur réelle, on en consomme & quand un pays n'a plus ni usines ni contrôle sur ses technologies critiques, il lui reste quoi ??? servir d'hôte, vendre ses terres pour du divertissement et regarder les décisions stratégiques se prendre à Shenzhen ou dans la silicon valley
je le redis une nouvelle fois ici mais sachez que dans la division internationale du travail du 21e siècle, la valeur s’est concentrée aux 2 extrémités: la maîtrise matérielle des puces d'un côté, la captation des données et de l'intelligence artificielle de l'autre
enabandonnant ces deux piliers, la France glisse lentement vers un statut de réserve folklorique, une sorte de zone de villégiature mise sous perfusion de capitaux étrangers dont la seule fonction économique consiste à offrir du patrimoine historique, de la gastronomie et des parcs d'attractions aux élites américaines et chinoises
je pense que le drame n'est pas seulement technologique, il est existentiel dans la mesure où nous avons troqué notre souveraineté contre le rôle de figurants dans le décor des puissances qui possèdent le monde réel
c’est lamentable
The West is committing what I would call a "philocide" of the Ukrainians: sending systematically to death a population and/or provoking the annihilation of the Ukrainian society they present as an ally. Potentially the West will reach a total extinction of this ally. The 20th century invented many horrors, at the top of it genocides. But here is the genocide of a "friend" (philein=to love in Ancient Greek).
If they really liked the Ukrainians, they would have found a compromise with Russia. But the Western oligarchy still think they can topple the Russian government and seize Russian natural ressources if the war goes on indefinitly. So more Ukrainians, if not all, will have to die.
This is the most absurdly motivated way to kill a whole society. But a crime against humanity it is. No doubt.
La lecture du Journal d’un curé de campagne de Georges Bernanos il y a quelques années m’avait bouleversé.
Je vous livre plusieurs réflexions à son sujet :
Dès les premières pages, on est plongé dans la souffrance d’un jeune prêtre qui raconte son quotidien, ses doutes, ses combats intérieurs. Rien de grandiloquent : juste une voix fragile, tendre, terriblement humaine.
Bernanos ose écrire un roman où la foi n’est pas une abstraction, mais une lutte vécue dans la chair. Le malheur, la solitude, l’épuisement : tout est là. Et pourtant, une lumière traverse ces ténèbres.
Le passage avec la comtesse (pp. 179-182) m’a saisi :
« Le vide fascine ceux qui n’osent pas le regarder en face, ils s’y jettent par crainte d’y tomber. »
Ici, le curé parle autant de nous que de lui. La peur du vide, le vertige du sens, ça ne vieillit pas.
Le roman est plein de formules qui transpercent :
« Un jour, tu comprendras que la prière est justement cette manière de pleurer, les seules larmes qui ne salissent pas. » (p. 246)
La prière comme un sanglot pur : quelle image saisissante !
Et puis, il y a ces matins bénis :
« La délivrance de l’aube m’est toujours aussi douce. C’est comme une grâce de Jésus, un sourire. Que les matins soient bénis ! » (p. 248).
Ce souffle, cette joie fragile, on a l’impression d’entendre la voix du narrateur nous réchauffer.
Mais le passage qui m’a bouleversé, c’est celui de la jeunesse perdue (pp. 251-252) :
« Je n’ai jamais été jeune parce que personne n’a eu envie d’être avec moi. »
Comment ne pas être touché ? J’y ai retrouvé quelque chose de mon adolescence, de cette solitude muette.
Il dialogue aussi avec l’Histoire : avec Jeanne d’Arc (pp. 254-264), avec la figure du soldat, avec l’autorité. Ces pages sont d’une force incroyable, presque brûlantes.
À la fin, le narrateur fait une découverte bouleversante :
« Il est plus facile que l’on croit de se haïr. La grâce est de s’oublier. Mais la grâce des grâces serait de s’aimer humblement soi-même. » (p. 311)
Voilà peut-être le cœur du livre : apprendre à s’aimer malgré tout.
Pour moi, Journal d’un curé de campagne est un roman-frère. J’ai eu l’impression qu’il posait des mots sur des sentiments que je portais depuis longtemps avant de rencontrer celle qui partage ma vie : la solitude, la difficulté d’être jeune, la fatigue d’exister… et pourtant, l’espérance.
Bernanos écrit avec une langue splendide, dense, mais toujours limpide.
On comprend pourquoi Mauriac disait de lui :
« Le don magnifique de Bernanos, c’est de rendre le surnaturel naturel. »
Et même Camus, si éloigné de sa foi, lui rend hommage :
« Cet écrivain mérite le respect et la gratitude de tous les hommes libres. »
Difficile de dire mieux.
Je crois que c’est ça le propre d’un classique : mettre des mots sur ce que nous n’avions jamais su dire. Et Bernanos s’y emploie brillamment dans ce roman dont la portée est aussi intemporelle qu’universelle.
Dans une lettre adressée au président, la fondatrice de la Maison de l’Europe s’enflamme contre le texte qui autorise pour la première fois l’assistance au suicide → https://t.co/LTgYjqOXxA
𝐋𝐚 𝐂𝐨𝐮𝐫 𝐟𝐞́𝐝𝐞́𝐫𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 𝐫𝐞𝐣𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐯𝐨𝐢 𝐞𝐧 𝐜𝐚𝐬𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐃𝐫 𝐑𝐞𝐢𝐧𝐞𝐫 𝐅𝐮𝐞𝐥𝐥𝐦𝐢𝐜𝐡 – 𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐪𝐮𝐢 𝐧’𝐚𝐮𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐚𝐩𝐩𝐚𝐫𝐞𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐦𝐢𝐬𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐢𝐧𝐪 𝐦𝐨𝐢𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐭𝐚𝐫𝐝
Dans la soirée du 18 août 2026, la défense du Dr Reiner Fuellmich a reçu la décision de la Cour fédérale de justice rejetant son pourvoi en cassation contre le jugement du tribunal régional de Göttingen.
Le 24 avril 2025, le tribunal régional de Göttingen avait condamné #Fuellmich à une peine de trois ans et neuf mois d’emprisonnement. Il avait également ordonné que cinq mois de détention provisoire ne soient pas imputés sur la peine prononcée. Le pourvoi était pendant depuis plus d’un an.
Sur le fond, la #BGH confirme et motive notamment la non-imputation de ces cinq mois, déjà ordonnée par le tribunal régional. Elle fonde une nouvelle fois cette décision sur le comportement de Fuellmich au cours de la procédure pénale et de sa détention provisoire, comportement qu’elle qualifie de grossier.
La date figurant sur la décision de la BGH est particulièrement troublante : celle-ci est datée du 17 mars 2026, mais n’est parvenue à la défense que dans la soirée du 18 août 2026. Dans un premier temps, il ne pouvait être exclu qu’il s’agisse d’une erreur matérielle et que la date exacte soit en réalité le 17 août. Toutefois, en l’état actuel des informations disponibles, plusieurs éléments tendent à indiquer que la décision a effectivement été rendue dès le 17 mars et qu’elle n’a été transmise qu’environ cinq mois plus tard. Or, en matière de détention provisoire, le principe de célérité de la procédure pénale s’applique tout particulièrement : il exige que la procédure soit conduite aussi rapidement que possible.
Les circonstances exactes n’ont pas encore été définitivement établies. Maître Katja Wörmer, avocate du Dr #ReinerFuellmich, a donc déposé une demande de rectification ou d’éclaircissement concernant cette importante discordance chronologique.
De plus amples informations ainsi qu’un entretien approfondi avec la défense suivront.
C'est pourquoi, dans l'entretien réalisé avec Reiner Fuellmich, j'ai envisagé la possibilité de ce rejet de libération par la justice en lui demandant ce qu'il suggérait de faire pour l'aider.
Sa réponse était la suivante : diffuser son message le plus largement possible.
Donc merci de porter son message exprimé dans cet entretien : https://t.co/6SRvelmHtT
The Most Destructive Intellectual Project of the Twentieth Century.
The Frankfurt School. You should know what it was, what it built, and why you are still living inside it.
1. The Institute for Social Research was founded in Frankfurt in 1923 and relocated to Columbia University in 1934 when Hitler came to power. The civilization they had decided to dismantle gave them refuge when another tried to kill them. They spent the next five decades producing the theoretical infrastructure for that dismantling. Western civilization itself was the problem: reason, the Enlightenment, the family, tradition, authority. Not reformed. Dismantled.
2. They called it Critical Theory – and the name is the program. Everything is to be criticized; nothing is to be built. In The Dialectic of Enlightenment (1944), Adorno and Horkheimer argued that Western reason — the reason that produced Newton and the rule of law — contained the seeds of Auschwitz. Not that reason had been misused, but that reason itself, taken to its conclusion, produces the death camp. This was not a critique of institutions. It was an indictment of the civilization itself.
3. Adorno gave them the psychological weapon. The Authoritarian Personality (1950) classified conservatism, religious faith, patriotism, and the traditional family not as political positions but as symptoms of a proto-fascist personality. If you believe in the nation or the father’s authority, you are pre-fascist. The opponent was no longer wrong – he was sick. You don’t argue with a pathology. You treat it.
This made dialogue impossible. You don’t persuade someone who is wrong; you diagnose someone who is sick. Politics becomes therapy, and disagreement becomes pathology.
4. Marcuse gave them the political weapon. Repressive Tolerance (1965) argued that tolerating wrong ideas is itself oppression. True tolerance therefore requires suppressing intolerant ideas. The left decides which ideas are intolerant. Everyone else is silenced – not despite tolerance, but "in its name." Censorship dressed in the vocabulary of liberation.
5. The generation that read Marcuse at Columbia, Berkeley, and Yale went on to run universities, media, foundations, NGOs, content moderation departments, and the EU regulatory apparatus. They implemented the argument sincerely because they had been taught it as philosophy. This was the Frankfurt School’s greatest achievement: it produced true believers.
6. French Theory picked up the tools and made them aesthetic. Foucault made the critique of power literary. Derrida made the critique of meaning philosophical. Deleuze made the critique of identity elegant. A political program became a cultural sensibility. You can argue with a program. A sensibility is in the air you breathe. By the time these ideas reached the American campus through the French conduit, they were no longer ideology. They were the water. The fish did not know they were wet.
7. A civilization stands on three pillars: truth exists and is accessible to reason; good is distinguishable from evil; and there is an inheritance worth transmitting. The Frankfurt School attacked all three – systematically and with considerable intellectual sophistication. It produced a generation that knows how to deconstruct and has forgotten how to build. That sees power everywhere and beauty nowhere.
The ultimate achievement was to make destruction feel like progress. Every inherited institution became suspect; every constraint became oppression; every act of preservation became reactionary. Deconstruction became the default, while construction became something that needed to justify itself.
The answer is not another theory.
It is the thing the Frankfurt School most feared: the builder who simply builds, the scientist who follows the evidence, the father who transmits what was transmitted to him.
The deconstruction machine runs on the assumption that nothing is worth building.
Prove it wrong.
Tell the truth, have courage, and build.
Les analyses de @BugaultV sont les fondements de toute réflexion politique sérieuse sur les maux structurels qui frappent nos sociétés et sur les solutions à apporter à ces derniers.
À ces analyses remarquables, j'ajouterai :
1) la guerre du droit fait partie de la guerre menée aux peuples par l'oligarchie mondialiste qui repose en grande partie sur l'infiltration et la subversion. "Le régime n'est pas français. Il est britannique, importé entre 1814 et 1830. [...] La doctrine ne l'est pas davantage. Le nominalisme vient d'Occam ; l'utilitarisme et la loi-commandement, d'Angleterre ; le positivisme, d'Allemagne et de Vienne. Nous les avons greffés sur le seul bien qui fût nôtre, l'appareil centralisateur, dont nous avons gardé la puissance en perdant la fin."
2) le système économique et politique décrit ici, fondé sur la dissimulation du pouvoir réel, est indissociable de l’occultisme et des sociétés secrètes. Là encore, le rôle joué par l'Angleterre est central avec un pouvoir proche de l'occultisme dès la période élisabéthaine (John Dee) et ensuite, la fondation de la franc-maçonnerie moderne (1717). Au-delà de l'aspect spirituel, les sociétés secrètes sont des instruments de direction, de renseignement et de contrôle, pré-sélectionnant les futurs décideurs, faisant circuler les mots d'ordre et assurant l'obéissance par un certain nombre de dispositifs (serments, rituels etc.) Le pouvoir occulte financier et politique en est indissociable.
3) la notion de positivisme juridique critiquée ici à juste titre par Valérie Bugault s'oppose totalement à la métaphysique et à la philosophie chrétiennes. L'antidote au nominalisme d'Occam, c'est la métaphysique chrétienne, développée par la scolastique et saint Thomas d'Aquin, à savoir l'idée qu'il existe un ordre objectif fondé sur des universaux : le bon, le beau, le vrai, le juste. Et ces notions objectives n'ont de sens qu'en référence à la source de toute vérité, beauté, bonté et justice, à savoir Dieu. Il est compréhensible que Valérie Bugault, en tant que juriste, soit attachée à la neutralité mais sa réflexion est inscrite dans un cadre métaphysique, philosophique et politique chrétien.
Three traps of the devil that you fall into every day. You will notice them yourself now.
The first is fear of the past: mistakes, sins, grievances.
The second is fear of the future: what will happen tomorrow, what will people think, and what if everything collapses?
The third is ingratitude to God for the present. This is where despair begins: anxiety, panic, fear of acting.
How to get out?
The past: the devil brings you back to old sins and whispers: "God will not forgive you." And a person believes not in God's mercy, but in this whisper. This is no longer repentance, but disbelief. The saints simply said: if you have sinned, stop, repent, and move on. The Lord is waiting for you to rise.
The future: the devil wants you to go through terrible scenarios and get tired in advance, so that you do not pray and do not come to God. But it is said: do not worry about tomorrow. The future is not here yet, and fear is already stealing today.
The present is the most dangerous trap: we do not thank God for what we have. The past is no longer there, the future is not yet there, and the present is the only thing we have: this morning, the sky, the roof, food, life. You wake up — and you already have something to say: praise be to God.
All three traps converge in one — in despair. It diverts you from prayer, from work, from loved ones. It speaks of the past: "You can't fix anything." Of the future: "You won't succeed." And it paralyzes you now.
But we have a weapon — as the elder Anatoly of Optina taught: the Jesus Prayer. Lord Jesus Christ, have mercy on me, a sinner.
It returns you to God — not to the past or to the fear of the future, but here, to the present.Repent for the past. Trust in God for the future. For today — be thankful.
And stand up. And go on. And fear nothing.