@soumatheuzin People who tend to live together for awhile start to adopt the same facial expressions, cry and laugh at the same things. Further down in age this is reinforced through wrinkles appearing in the same places for both individuals.
L’individualisme contemporain a fait perdre de vue que les enfants sont le bien commun d’une société.
Les parents dépensent beaucoup plus pour ajouter de nouveaux membres à la société que ce que la société leur rend en aides et en infrastructures.
Être parent c’est faire don à la société d’un futur travailleur, cotisant, fournisseur de biens et de services.
Il faut un changement complet de perception sociale : quand une personne sans enfant voit des parents débordés avec des enfants agités - a fortiori sous les 3 ans, âge où l’éducation ne peut pas grand chose - ils devraient ressentir au lieu de l’agacement dont ils osent se revendiquer tout honte bue, une infinie gratitude.
Ce sont les enfants des autres qui payeront leurs retraites, feront le ménage chez eux et leur torcheront les fesses en EPHAD.
Pendant qu’ils dépensent l’argent qu’ils n l’ont pas à débourser pour assurer la seule fonction vitale de toute société - se reproduire - en investissements et voyages.
La société doit de ne pas s’effondrer au fait qu’à chaque génération suffisamment de personnes décident de consacrer l’essentiel de leurs ressources à son renouvellement.
Ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas faire cet effort se doivent d’être infiniment tolérants envers ceux qui portent cette charge qui leur bénéficie directement.
Et si l’on a le cœur trop sec ou le cerveau trop atrophié pour comprendre une chose aussi simple, on peut sans doute comprendre quand même que plus une société est hostile aux enfants et à leurs parents, plus sa retraite personnelle sera faible et son patrimoine dévalorisé faute d’acheteurs.
Si l’on n’a pas la hauteur de vue, il faut au moins essayer d’avoir le sens de ses propres intérêts.
Every single time a woman brags about her man-free and child-free life, all her free time revolves around : buying, consuming, buying, consuming, buying, consuming.
It's never " i'm gonna use my free time to build a new type of spaceship "
Ces dernières 48 h rebattent les cartes de la géopolitique de l'IA et dessinent une voie claire pour la France.
(et pourquoi le gros de ce que vous avez lu sur le sujet de Kimi K3 et du discours de Xi Jinping à Shanghai ces dernières heures passe à côté des vrais enjeux)
DEUX ÉVÉNEMENTS CLÉS EN 48H
1. Moonshot AI (startup pékinoise adossée à Alibaba, fondée par un brillant jeune homme de 33 ans, Yang Zhilin, passé par Google Brain et Facebook AI Research) a sorti Kimi K3 : 2,8 billions de paramètres, le plus gros modèle open weight jamais publié, presque le double du DeepSeek V4-Pro, le modèle chinois open source de référence. K3 est meilleur que Claude Opus 4.8 et GPT-5.6 Sol sur plusieurs benchmarks agentiques et de code. Nous sommes donc à la frontière technologique, ou quasi. Poids téléchargeables par quiconque le 27 juillet. Prix : 15 $ le million de jetons en sortie, contre 50 $ pour l'équivalent américain.
2. Xi Jinping, au sommet de l'IA de Shanghai a prononcé un discours qui fera date : dénonciation d'une sécurité nationale « surétendue » qui justifierait les restrictions d'export (coucou Trump), engagement open source réaffirmé, et surtout annonce de 5 000 formations et centres de coopération IA offerts aux pays en développement (ASEAN, Ligue arabe, UA, CELAC, OCS, BRICS).
LE NOUVEL ORDRE GÉOPOLITIQUE : PAX SILICA AMÉRICAINE VERSUS OPEN MODELS CHINOIS
Washington a lancé en décembre 2025 la Pax Silica : coalition de 24 signataires (Japon, Corée, Inde, Golfe, Royaume-Uni, et depuis juin l'UE, l'Allemagne, les Pays-Bas) qui verrouille l'amont technologique de la chaîne IA (minéraux critiques, énergie, semi-conducteurs, infra). Sa doctrine distingue alliés (intégrés à la pile, prioritaires en cas de crise) et clients (accès purement transactionnel). La France n'a pas signé, mais s'est retrouvée embarquée par le truchement de l'UE.
- La stratégie américaine est de construire une forteresse IA : organiser la rareté et trier les partenaires pour maintenir l'écart avec les ennemis géopolitiques, en premier lieu la Chine.
- La stratégie chinoise est en miroir l'ouverture : distribuer gratuitement le quasi frontière non seulement à tous ceux que l'Amérique refuse, mais aussi, grâce à des prix bas, pénétrer au cœur même de la forteresse Pax Silica.
Washington essaye de verrouiller son propre camp.
Le 23 juin, Jacob Helberg, sous-secrétaire d'État et architecte de la Pax Silica, publiait « The Digital Sovereignty Trap » : si l'Europe (et particulièrement la France) veut faire cavalier seul plutôt que de jouer le jeu de la Pax Silica, elle serait condamnée à la médiocrité de petits modèles tous nazes. Le Département d'État en a publié une traduction française.
LE MESSAGE EST CLAIR.
La France doit se calmer avec ses velléités d'indépendance, et la Pax Silica est explicitement construite contre la notion de souveraineté numérique défendue par la France.
L'ouverture chinoise, elle, n'est bien sûr pas de la générosité, c'est une stratégie redoutable qui repose sur deux piliers : l'open source/weight et les prix cassés.
1. En étant open weight, elle attaque directement le marché du souverain sur lequel se spécialise Mistral. Si l'on ne peut être sûr de ce que l'IA chinoise va faire, on peut au moins être sûr que ses données restent cantonnées à ses serveurs locaux. Dans beaucoup de cas, notamment en entreprise, cela suffit. Les seuls secteurs qui renâcleront longtemps à passer sur de l'open source chinois seront probablement la défense, le classifié, la santé, les secteurs régulés.
2. En cassant le tarif de l'intelligence, la Chine sape délibérément les revenus des labos américains fermés, dont les marges financent la course au calcul. Chaque entreprise qui bascule sur K3 est un dollar en moins pour la forteresse américaine. L'open source chinois est ainsi la prolongation du dumping historique du pays visant à détruire les bases industrielles de ses concurrents. Et dans l'informatique, c'est encore plus difficile à contrer.
LE PARADOXE MOONSHOT-MISTRAL : MÊMES MOYENS, INCITATIONS INVERSES, CAR GÉOPOLITIQUES OPPOSÉES
Moonshot a levé environ 2 Md$ en mai (valorisation 20 Md$) et négocie un tour à 31,5 Md$. Mistral a levé 1,7 Md€ en septembre (11,7 Md€) et négocie 3 Md€ à 20 Md€. Mêmes ordres de grandeur d'accès au capital, à un tour d'écart.
K3 prouve qu'on atteint la frontière avec ce capital-là, par l'efficience algorithmique (attention linéaire, 16 experts actifs sur 896) plutôt que par la force brute. L'argument de Helberg, toute pile indépendante serait condamnée à la médiocrité, est démenti par la Chine trois semaines seulement après sa publication/menace. Et tous les demi-habiles qui expliquent que ce qui manque à Mistral, c'est une valo à 1 000 milliards, sont démentis avec lui.
La question qui tue cependant : pourquoi Moonshot fait de la frontière et pas Mistral ?
- Réponse fausse : « PaRCQuE MisTRAl Y soNt NUls eT LES CHiNOiS YZonT des GRos Qi ».
- Réponse correcte : parce que les deux sociétés appartiennent à des blocs géopolitiques que tout oppose, ce qui crée des systèmes d'incitations qui tirent dans des sens opposés.
1. Moonshot est valorisée sur sa capacité à être un modèle frontière. Elle répond à la demande stratégique globale chinoise de fournir de la frontière open source comme arme géopolitique : tout le système d'incitations est aligné pour qu'elle pousse vers la frontière, et sa valorisation dépend intégralement de son classement au leaderboard.
2. Mistral n'est pas valorisée sur sa capacité à aller à la frontière, car l'Europe est intégrée à l'Empire américain et n'a ni l'ambition ni les moyens géopolitiques d'aller titiller ses maîtres. Personne aujourd'hui ne donnera plus de sous à Mistral sur une thèse frontière. Ses investisseurs (ASML, industriels) financent une stratégie en adéquation avec ses contraintes géopolitiques : répondre à la demande souveraine européenne, complémentaire des modèles américians et non en concurrence directe, qui se limite à des modèles de taille plus modeste, sur les activités les plus sensibles, souvent en auto-hébergé et surtout très efficients.
Comme je le répète depuis 10 ans, la technologie européenne est en aval de sa géopolitique, pas en amont. L'Europe n'a pas de GAFAM parce qu'elle n'a pas les moyens de les interdire comme la Chine l'a fait pour développer les siens. L'Europe n'a pas de modèles frontière car elle n'a pas la volonté de concurrencer les États-Unis, seulement celle de maintenir un minimum d'autonomie au sein de l'ensemble occidental. Les incitations financières reflètent cette réalité géopolitique.
LES ENJEUX DE L'IA SE CLARIFIENT : CE QUE CELA VEUT DIRE POUR LA FRANCE
1. La fausse thèse de la commoditisation, le vrai enjeu de l'écosystème vivant.
L'abondance actuelle de modèles frontière fait dire que l'IA se commoditise. C'est se tromper. Cette abondance est subventionnée par du capital stratégique chinois qui paie 100 fois l'ARR pour des raisons géopolitiques, pas par une structure de coûts stabilisée. L'objectif est de conquérir le monde et saper les bases productives occidentales. Quand cela sera fait, la main du PCC pourra fermer le robinet. Or l'IA n'est pas un produit finalisé, c'est un processus. Dès que les restrictions seront mises en place, tous ceux qui s'abreuvaient au robinet sans le posséder se feront larguer. Et là où une bombe nucléaire d'il y a 20 ans reste une bombe nucléaire qui fait mal, une IA qui a 18 mois de retard devient peu utile face à une IA frontière.
C'est le point clé qu'il faut comprendre : ça ne sert à rien de posséder une IA. Ce qui compte c'est posséder un écosystème qui produit des IA. Et les IA étant des actifs de défense, avoir sur son territoire des organisations qui non seulement maîtrisent l'entraînement de modèles de bout en bout, données, infrastructure, RL à l'échelle, mais bénéficient aussi de l'environnement économique nécessaire pour produire de façon pdurable de génération en génération de nouveaux modèles, est un élément de souveraineté indispensable.
=> Conséquence : le gouvernement français doit copier le PCC, et faire de l'IA frontière une stratégie géopolitique, afin de développer et maintenir sur son territoire un écosystème de pointe. Cela passe par de la commande publique (commander à Mistral des modèles d'agentique frontière pour sa défense), et des contrats d'export et de coopération avec tous les pays non alignés sur le duopole sino-américain. La France doit retrouver sa géopolitique historique de force d'équilibre indépendante, et proposer au Sud global sa version des centres de coopération IA chinois.
2. Une grande partie de la puissance est dans l'intégration de l'IA à la machine productive.
Le programme de diffusion et de formation annoncé par Xi acte un état de fait encore mal compris : l'économie, en tant qu'organisation humaine lourde, victime de problèmes de coordination et de régulation, est le vrai goulet d'étranglement. Les modèles actuels produisent déjà des miracles, mais il faudra de longues années pour que le monde productif se réorganise pour en tirer pleinement parti, comme il s'est écoulé des décennies entre la machine à vapeur ou l'électricité et le remplacement de l'artisanat par la production de masse. Si le quasi frontière est abondant et accessible à court terme, ce qui reste très compliqué est de l'intégrer aux économies : les pays les plus prospères seront ceux qui intégreront l'IA le plus vite et le plus profondément, et le pouvoir ira à ceux qui orchestrent cette intégration.
=> Conséquence : la France doit créer un environnement réglementaire extrêmement favorable à l'IA pour que l'intégration à notre économie se fasse au plus vite. La France a par ailleurs pléthore d'ingénieurs-consultants dans les services informatiques. Tout l'enjeu est de réorienter cette grande masse vers le passage à marche forcée de l'économie française vers l'IA.
3. La pile physique de production de l'IA, ce qu'il nous faut absolument.
Si les modèles open source chinois distribuent temporairement la frontière, cela ne résout pas pour autant la question de comment les faire tourner. L'enjeu économique (ne pas envoyer tout son argent à l'étranger et creuser les déficits commerciaux) et l'enjeu de souveraineté se déplacent alors sur la capacité à produire ses propres puces, ses propres centrales nucléaires et ses propres centres de calcul, sur son propre territoire.
=> Conséquence : Mistral construit aux Ulis un site de 200 MW pour 2027 et un campus de 1,4 GW pour 2028. C'est un bon début. Mais il nous faut construire beaucoup plus de centres de calcul alimentés par des centrales nucléaires au design simplifié et produites à la chaîne en masse pour avoir l'abondance et les prix bas nécessaires. Messmer 2 au plus vite.
Reste la question clé de la puce d'inférence, celle qui produit de l'IA au quotidien (pas celle qui permet d'entraîner les nouveaux modèles, la marche est trop haute pour l'instant). Le Français Vsora arrive en data center ce semestre avec sa puce Jotunn8 (3 200 Tflops, moitié moins d'énergie, gravée chez TSMC). Espérons que sa puce sera à la hauteur de nos espérances. La même commande publique qui financerait la frontière chez Mistral peut faire levier ici : une commande massive de modèles agentiques propulsés par un couplage Mistral-Vsora pourrait faire émerger une pile physique indépendante.
CONCLUSION
La Chine joue un jeu agressif en réaction au jeu encore plus agressif des États-Unis : elle sape la base productive IA occidentale par des modèles puissants à bas prix et achète le Sud global avec de l'IA gratuite, pendant que Washington étouffe les approvisionnements chinois et enferme l'Europe dans une Pax Silica qui renforce sa vassalité.
Dans ce duel, la France n'a qu'une voie, celle de sa tradition de puissance d'équilibre indépendante : entretenir sur son territoire un écosystème capable de produire de l'IA de frontière, intégrer l'IA à son économie plus vite que les autres, proposer aux non-alignés de la rejoindre et posséder les éléments clés de la pile physique.
Alors que les gagnants et les perdants de ce siècle se décident en ce moment même sur le champ de bataille de l'IA, il est absolument crucial que nous ne nous trompions pas de diagnostic et que nous déployions au plus vite la bonne stratégie.
Nous en avons les moyens concrets, ce qui nous manque, c'est un peu de vision.
China announced its global ambitions twenty years ago & nobody sensed a danger. China is finally achieving its strategic goals right now and everybody is panicking. I think a little bit of self-reflection is required here. Or are we going to hear again „we didn‘t see it coming“?
@UnCastellsMes@WEschenbach The 90% population collapse was driven primarily by Old World diseases, not Europeans literally killing 90% of the population you nincompoop. How can you be this ignorant?
@OuranosMK Complètement prévisible. Ce que je n’arrive pas à comprendre c’est justement cette sidération devant un résultat qui n’a rien de surprenant au vu des moyens mis à disposition et la volonté politique de se démarquer de, dépasser, et dépouiller l’Europe.
I think in a few years we'll discover the same foreign funding is responsible for the degrowth movement in Europe
It's a trick to make your rivals poor and backwards so you can then outcompete them
We know for a fact the nuclear power plant closures in Germany where due to activists funded by Russia (even the European Parliament published the evidence for that!)
The anti-AI, anti-AC, pro-low quality immigration and general anti-growth is a perfect movement to amplify for foreign countries to make Europe become poor and backwards, beware!
Concernant la canicule, je pense qu’il y a trois trucs dont la plupart des gens n’ont pas du tout conscience.
Je parle ici de gens qui pensent que le réchauffement climatique est réel, que c’est surtout dû à l’émission massive de CO2 par les humains, qui flippent de plus en plus de voir que les canicules s’enchaînent, se disent qu’ils vont faire un peu plus d’efforts sur leurs propres émissions, qui hésitent à installer la clim, pensent que les renouvellables c’est cool, mais qui se sentent essentiellement démunis.
1. L’echec de l’énergiewende allemand, le fait de tenter de faire tourner une économie moderne au soleil et au vent en Europe, un continent particulièrement sous-ensoleillé et sous-venteux, et qui a fait de l’Allemagne un des plus gros producteurs de carbone d’Europe, enterrine pour de bon que l’on ne décarbonera pas notre économie comme ça. Donc si l’on est dans le camp qui pense que même si la France fait moins de 1% des émissions, elle doit quand même continuer à chercher la neutralité carbonne, il n’y a que deux choix : soit construire du nucléaire à balle pour décarboner l’économie (à la grosse on parle de 60 EPR, un nouveau plan Messmer.), soit diviser le niveau de vie des Français par 4 ou 5.
2. L’Inde, un des plus gros pollueurs du monde, a annoncé qu’elle ne pensait pas pouvoir atteindre la neutralité carbonne avant 2070. Donc ça veut dire que dans le meilleur des cas, la planète va continuer a priori de se réchauffer jusqu’en 2070. Ça, ça ne dépend absolument pas de nous, et ça veut dire que le climat en France en 2070 sera alors environ de +3 degrés par rapport aux années 1990. (On est à +1?7 en ce moment). Ça veut dire concrètement que tous les Français vivants aujourd’hui ne verront plus jamais jusqu’à leur mort un été beaucoup plus frais que celui-ci. Pire, les canicules seront de plus en plus longues. Au lieu de 5-10 jours de climat saharien, dans 40 ans, quand on sera bien vieux, ce sera plutôt 30-40 jours.
Et comme tout le monde commence à s’en rendre compte, quand il fait chaud 6 nuits d’affilée, l’isolation ne sert plus à rien, ni la végétalisation. Il faut de la clim pour pas crever. Et aussi on va manquer d’eau notamment pour l’agriculture. Donc il va falloir dépolluer les eaux usées et désaler l’eau de mer. Clim et traitement des eaux : ça veut dire quelques EPR de plus. À la grosse 3 ou 4.
3. Imaginons que nous atteignons nos objectifs et que nous arrivons à la neutralité carbone mondiale vers les années 2070. Combien de temps à partir de ce moment là pour retrouver nos doux étés et nos vacances aux sports d’hiver ? Et bien à peu près jamais si on ne se met à capturer du carbone de façon massive. Et même avec la meilleure volonté du monde et la technologie actuelle, pour l’instant nous sommes sur des prévisions de gains de 0,02 à 0,1 degrés par décennie. Ça veut donc dire que ça va prendre 3 siècles avant de retrouver le climat des années 90. TROIS SIÈCLES. Donc il est probable qu’on ait pas enive d’attendre aussi longtemps, et que l’on va vouloir investir massivement dans les technologies sz stockage de carbone pour accélérer le refroidissement. Et ça… ben ça aussi ça demande masse d’énergie. Et la seule énergie en quantité suffisante c’est toujours le nucléaire. Donc si on ne veut pas que seuls nos arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière- -arrière-arrière-petits-enfants (c’est le bon nombre d’arrière) puissent savoir à quoi ressemblait un printemps de 1997, et que la France veut sérieusement prendre sa part dans cet objectif mondial, il va falloir y dédier une dizaine d’EPR de plus.
Je ne fais que décrire le scénario le plus probable. Pour l’instant tout le monde est encore dans le déni et le doute - même si cette semaine de canicule a fait gagner des années de maturité à l’opinion publique - mais à la fin des fin, il n’y a que deux choix :
- accepter de vivre dans une fournaise avec un niveau de vie réduit pour 4 siècles.
- doubler ou tripler notre parc nucléaire, installer des clims partout, mettre en place du traitement de l’eau massif et investir à fond sur la capture carbone.
Plus le temps va passer, plus les deux branches de l’aternative seront claires. Et il me semble évident que le nombre de pzrtisans de la première solution va drastiquement dimminuer à mesure que le scnéario se concrétise.
Il faut simplement que nous ne perdions pas trop de temps à souffrir inutilement.
Le problème de la crise de la natalité est surtout politique : les enfants qui n'existent pas encore ne votant pas, il est impossible de leur consacrer durablement autant que ce que l'on consacre aux personnes âgées qui elles votent.
Alors que puisqu'il s'agit d'une question existentielle - la survie tout court du pays - il serait légitime et rationnel, dans un pays qui aurait les institutions politiques capables de penser à long terme, de consacrer 15% de son PIB à ce que ses habitants produisent la génération d'après.
Qu’est ce qui fait la puissance et l’indépendance d’une nation ?
J’utilise la grille de lecture tripartite dumézilienne pour répondre à cette question.
Dans les sociétés indo-européennes, il y a trois fonctions.
1. La fonction sacerdotale, qui rend la justice et dit le vrai. Son rôle est d’assurer la cohésion interne en donnant un récit commun qui donne à chacun un sentiment d’appartenance et l’impression de ne pas se faire flouer. Dans les sociétés contemporaines cette fonction est assurée par la machine administrations-justice-enseignement -média-associations. Elle échoue quand les membres de la société n’adhèrent plus au récit commun ou quand ils ont l’impression que la justice est à deux vitesses. Les valeurs premières de cette classe sont l’égalité et la lutte contre l’oppression. Ses perversions sont l’égalitarisme et la déconnexion du réel. (C’est une classe qui vit essentiellement dans le monde symbolique.) Elle est donc foncièrement de gauche.
2. La fonction guerrière, qui assure la paix intérieure et la sécurité extérieure. Son rôle est de contenir les éléments internes anti-sociaux et d’empêcher le pays d’être envahi ou d’être contraint par la force. C’est l’appareil militaro-industriel, la police et l’armée. Elle échoue quand les individus ressentent le besoin de s’armer eux-mêmes ou quand une puissance extérieure peut imposer ses conditions. Les valeurs premières de cette classe sont la hiérarchie et la loyauté. Ses perversions sont la violence insensée, l’injustice et l’intolérance. Elle est donc foncièrement de droite conservatrice.
3. La fonction productive, qui assure la production de richesses. Son rôle est d’assurer les conditions matérielles de la prospérité. Ce sont les commerçants, les artisans, les industriels, les entrepreneurs. Elle échoue quand son peuple se paupérise, quand son retard technologique l’handicape, quand les fonctions productives essentielles sont dépendantes du bon vouloir de puissances étrangères. Les valeurs premières de cette classe sont la liberté et la performance. Ses perversions sont l’égoïsme, la domination, l’accumulation sans but. Elle est donc foncièrement de droite libérale.
Une société puissante est une société où chacune de ses trois classes remplit son rôle sans tomber dans ses perversions.
Une société mise sous tutelle est une société où chacune des trois classes est dépendante de l’étranger.
Dans le cas de la vassalisation de l’Europe par les Etats-Unis, la classe sacerdotale est mise sous tutelle par les universités américaines, ses relais idéologiques locaux, Hollywood et Netflix.
La classe guerrière par l’OTAN, le parapluie nucléaire, le matériel de guerre américain.
La classe productive par les GAFAM, le pétrole, les grands labs d’IA.
La France avec son armée et son nucléaire est semi-indépendante. Elle souffre surtout d’une capture de sa classe sacerdotale, mais qui semble se réveiller petit à petit, à mesure que la pax Americana se désintègre.
Le scénario se déroule comme je le prévoie modestement depuis trois ans.
La révolution technologique IA/robotique à l’instar de la révolution industrielle du XIXe siècle crée des différentiels technologiques majeurs entre nations, ce qui rend intenable sur la durée le commerce libre, sous peine pour les retardataires de se faire laminer.
C’est donc la fin de la mondialisation, avec l’Europe dans le rôle de la Chine d’il y a deux siècles qui va essayer de plus en plus de fermer ses frontières pour sauvegarder son industrie de moins en moins compétitive.
La chance que nous avons par rapport à la Chine de Cixi, c’est qu’il n’est pas certain que les Etats-Unis et la Chine puissent nous contraindre par la force à maintenir nos frontières économiques ouvertes.
Mais cela signifie que si nous ne rattrapons pas de toute urgence notre retard technologie, notre avenir reste tout de même celui d’une lente paupérisation. Toujours mieux que celui d’une vassalisation brutale, mais peu enviable tout de même.
Ce n’est néanmoins pas une fatalité, et je vous encourage à lire la série banane rouge épinglée sur mon profil pour avoir une idée d’un plan de redressement rapide et réaliste.
Maintenant qu’il devient clair même pour les retardataires que Mistral est un méga actif stratégique, l’enjeu est non seulement de ne pas le laisser se faire détruire par les puissances étrangères (80% des messages sur X qui critiquent Mistral en ce moment viennent de comptes dont la seule activité est de dire du mal de la France, ce qui ne laisse pas planer beaucoup de doute sur l’aspect coordonné et non organique de l’attaque) mais aussi de ne pas se le faire voler par les autres Européens, qui se rendent compte un peu tard qu’ils doivent choisir entre Trump et la France (comme pour leur électricité et leur parapluie nucléaire).
On donne souvent Airbus en exemple positif, mais rappelons qu’Airbus a commencé comme une société où la France disposait d’une participation paritaire avec l’Allemagne, d’un droit de veto et d’une avance industrielle de savoir-faire sur l’Allemagne, et qu’en 25 ans sa part est tombée à 10%, qu’elle a perdu son droit de veto en 2013 (énorme scandale passé inaperçu), que le centre de décision est désormais aux Pays-Bas et que l’Allemagne, à force de négociations, a comblé l’essentiel de son retard en utilisant son poids au capital pour capter des charges de travail.
Il est donc essentiel de ne pas encore se faire avoir, et tout comme les Pays-Bas protègent jalousement ASML par un dispositif anti-OPA dédié, nous devons protéger Mistral avec 3 mesures immédiates :
•droits de vote multiples pour les fondateurs, sur le modèle des actions à dix voix de Meta, désormais permises en droit français (loi Attractivité de 2024), pour qu’ils gardent le pouvoir décisionnaire mais s’ils sont minoritaires au capital.
•pacte capitalistique des gros institutionnels français type BPI, CDC, assureurs, pour participer à chaque tour de financement.
•mobilisation de l’épargne des Français avec création d’un véhicule dédié souveraineté IA garanti par l’État.
Il est essentiel de ne pas répéter les erreurs du passé.
@Amanda_Jodeh@daprofile@Devon_Eriksen_ You can think of it this way: historically we had high births and high deaths. Today we have low births and low deaths. The challenge is whether the second equilibrium remains economically and socially sustainable.
I say it isn’t.
@Amanda_Jodeh@daprofile@Devon_Eriksen_ The concern isn’t that the world population isn’t growing fast enough. It’s that many countries now have too few young people to replace aging generations, while life expectancy continues to rise.