Je déteste la gauche pour une raison simple et froide.
Pas par haine des personnes. Par haine des idées qui ont arnaqué un continent entier depuis 1945.
Ils ont menti. Systématiquement. Sur la nature humaine, sur l’économie, sur l’école, sur le sexe, sur la frontière, sur le progrès. Et nous avons cru. Parce que le mensonge portait le prestige de la Résistance, le vernis de la sophistication parisienne, et le monopole de l’école.
Voici comment on en est arrivé là.
Après la guerre, le Parti communiste sortait auréolé. De Gaulle, pour reconstruire, a fait le premier grand marché faustien : il a laissé l’Éducation nationale aux camarades. Pas un détail administratif. Une décision civilisationnelle. L’école est devenue le principal vecteur de transmission d’un logiciel qui niait la nature humaine, glorifiait le soupçon et préparait la table pour tout ce qui allait suivre.
Puis vint la deuxième erreur, plus grave encore. Mai 68. De Gaulle a cédé. Il a cédé au slogan le plus stupide et le plus destructeur jamais inventé en français : « Il est interdit d’interdire. »
Ce n’était pas une révolte d’étudiants. C’était la prise de pouvoir d’une génération qui avait décidé que toute norme était oppression, toute autorité violence, toute limite aliénation. Et derrière le slogan, les penseurs qui allaient formaliser le poison : Foucault, Derrida, Deleuze. La French Theory. Trois esprits brillants qui ont enseigné qu’il n’y a pas de vérité, seulement des rapports de pouvoir ; que tout texte se déconstruit ; que le désir doit primer sur la loi ; que l’identité est fluide et la hiérarchie suspecte.
Ces idées, illisibles en France, ont traversé l’Atlantique, se sont mariées au puritanisme américain et à sa culpabilité raciale, et ont enfanté le wokisme. Mais le mal était déjà fait ici. La génération 68 a cru son propre bullshit avec une arrogance absolue. Elle a produit une gauche déconnectée du réel, incapable de distinguer une femme d’un homme, un bien d’un mal, une frontière d’une ligne administrative. Et dans une certaine mesure, elle a flirté avec l’innommable : la pétition de 1977 signée par une partie de l’intelligentsia pour dépénaliser les relations sexuelles avec des enfants de 12-13 ans. Ce n’était pas un accident. C’était la cohérence d’un système qui avait décidé que toute limite était bourgeoise.
Macron est la synthèse chimiquement pure de cette trajectoire. Une intelligence réelle, un talent d’acteur hors pair, qui tourne à vide. Comme un moteur de Formule 1 qui hurle à 18 000 tours sans jamais entraîner les roues. Il incarne parfaitement la génération qui a appris à déconstruire et a oublié de construire.
La majorité des problèmes du monde d’aujourd’hui coïncident avec cette cassure.
Le projet globaliste. La social-démocratie qui a transformé l’État en machine à redistribution permanente. L’affaire Epstein et les réseaux d’élite qui se croyaient au-dessus de la loi. L’immigration de masse et les grooming gangs britanniques. Le blocage du vrai progrès technique depuis les années 70 (nucléaire, construction, médecine, énergie). Tout cela n’est pas une coïncidence. C’est l’inversion des valeurs qui a commencé quand « il est interdit d’interdire » est devenu la seule règle.
Nous allons devoir déconstruire la déconstruction.
D’abord, faire comprendre à cette gauche qu’elle s’est trompée sur tout. Que ses idées, qui nient la nature humaine, ne produisent que du chaos, de l’inefficacité et des catastrophes. Partout. Dans tous les ordres.
Ensuite, accepter que la majorité de la société occidentale vit, depuis les années 70, dans un monde fictif fabriqué par les médias, le cinéma et l’industrie du spectacle. Ces industries devront faire leur mue ou mourir.
Comprendre que la victoire des communistes à la fin de la Seconde Guerre mondiale a enfanté un cancer. Nous avons cru qu’il avait été éradiqué en 1989. Il s’était simplement métastasé. Dans les universités, les administrations, les fondations, les rédactions, les DRH.
Revenir à un optimisme radical sur le futur. Réaccepter la prise de risque dans tous les domaines que l’État a capturés : médecine, construction, énergie, éducation, transports, logement, défense. Le principe de précaution a été le linceul du progrès.
Aligner l’Occident autour d’une cause commune suffisamment grande pour transcendrer les divisions : la colonisation du cosmos. Elon Musk est l’exception qui a combattu ce système toxique pendant trente ans. Il a déjà pensé l’architecture entière : réutilabilité, coûts en chute libre, multiplanétarité, et surtout le refus de laisser l’avenir aux bureaucraties. Il a redonné un cap à une civilisation qui n’en avait plus.
Pardonner à ceux qui ont cru. La grande erreur serait de chercher des boucs émissaires et de lancer une purge. La plupart des agents de ce système y ont vraiment cru. Ils n’étaient pas des monstre. Ils étaient des êtres humains équipés d’un logiciel pourri. Ceux qui ont commis des crimes en conscience devront être punis. Les autres doivent pouvoir se reconvertir.
Enfin, se focaliser sur le futur et refuser l’introspection collective. La rumination est une catastrophe. Elle transforme l’énergie vitale en ressentiment. Elle empêche de construire. Les civilisations qui survivent sont celles qui regardent devant, pas celles qui dissèquent indéfiniment leurs péchés.
Nos ennemis ne sont pas des mauvaises personnes. Ce sont de mauvaises idées. Les mauvaises idées tuent d’abord ceux qui y croient.
La réponse n’est pas la haine. C’est le retour des bâtisseurs.
Pardon.
Et au travail.
be like switzerland which modeled itself after usa. welfare and such garbage handled at canton level (we can do it at state level). federal tax so low and federal government so minimal people don’t even know who is in charge of it and don’t care. people self sort to welfare or low tax. double majority vote for anything major and referendums.
@IbrahimDagher20 yeah, it prolly just mitigates it. steering/sft on a pretrained model isn’t foolproof either. let’s see what ilya has up his sleeve. very exciting times.
@StuartTodd50281@wil_da_beast630 Except that (only) in California IQ tests for special education placement is effectively banned for Black kids only due to court rulings. Funny that.
@VladTheInflator i dropped college at 18 worked 7 years travelled the world and haven’t stopped. been overall great but has its disadvantages like never wanting to settle for anywhere and can’t really connect with anyone who has stayed put (completely different world models).